La Mort aux trousses

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La Mort aux trousses

Description de l'image  Northbynorthwest1.jpg.
Titre original North by Northwest
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Ernest Lehman
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1959
Durée 136 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Mort aux trousses (North by Northwest) est un film américain réalisé par Alfred Hitchcock et sorti en 1959.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Capture d'écran du titre

Un publicitaire new-yorkais, Roger Thornhill (Cary Grant), a un rendez-vous d'affaires au Plaza Hotel. Mais il y est enlevé à la suite d'un malentendu : ses ravisseurs le prennent pour un certain George Kaplan. Thornhill est amené dans la somptueuse maison de M. Townsend. Il fait la rencontre de ce dernier, qui est bien persuadé d'avoir enlevé George Kaplan. Thornhill refusant de coopérer avec ses ravisseurs, l'assistant de M. Townsend, Leonard, lui fait avaler une bouteille entière de whisky. Puis, aidé d'un autre sbire de Townsend, il le met dans une voiture volée, et pousse celle-ci en direction d'un ravin afin de faire croire à un accident. Mais Roger Thornhill, qui réussit à reprendre ses esprits, empêche la chute mortelle dans le ravin et roule, jusqu'à ce qu'il se fasse arrêter par la police. En état d'ébriété, il passe la nuit dans une cellule. Le lendemain, personne ne croit à son histoire, pas même sa mère. Les enquêteurs se rendent à la maison de Mr Townsend. La femme de celui-ci les informe que son mari tient l'après-midi même un discours aux Nations-Unies. Les enquêteurs sont alors persuadés que Thornhill ment. Mais le publicitaire, bien déterminé à prouver son innocence, se rend à l'hôtel Plaza dans la chambre de George Kaplan. Après avoir interrogé le personnel, il se rend compte que personne n'a jamais vu le mystérieux Kaplan. Après avoir réussi une fois de plus à échapper aux sbires de Townsend, Roger Thornhill se rend aux Nations-Unies. Il y demande à rencontrer Mr Townsend, mais quelle n'est pas sa surprise : ce n'est pas le même homme que la veille au soir. Au moment où il comprend que l'homme qui occupait la maison de Townsend n'était pas Townsend, mais le dangereux malfaiteur Philip Vandamm (James Mason), le vrai Mr Townsend est poignardé par un sbire de Vandamm et tombe dans les bras de Thornhill, immédiatement accusé.

Il s'enfuit à la gare et monte dans un train pour Chicago, prochaine destination de Kaplan selon les kidnappers, poursuivi par la police. Une séduisante blonde, Eve Kendall (Eva Marie Saint), l'aide alors à se cacher. Thornhill la retrouve au wagon-restaurant et les deux tombent sous le charme. Eve Kendall cache Thornhill dans son compartiment, où elle l'embrasse langoureusement. Mais un petit mot arrivant dans les mains de Vandamm (« Qu'est-ce que je fais de lui demain matin ? Eve ») fait comprendre qu'elle est en fait liée aux méchants. Au matin, le train arrive en gare de LaSalle à Chicago. Thornhill, déguisé en porteur à la descente du train, va se changer aux toilettes pendant qu'Eve doit téléphoner à George Kaplan pour qu'il rencontre Thornhill. La jeune femme remet à Thornhill les instructions de Kaplan, que le New-yorkais suit à la lettre pour se retrouver dans une immense prairie peu fréquentée. Mais personne n'est au rendez-vous... C'est alors qu'un petit avion attaque Thornhill, qui se réfugie dans un champ de maïs. L'avion largue alors des produits chimiques sur le champ, et Thornhill est forcé de sortir. Coup de chance, un camion transportant de l'essence passe. Il s'arrête au dernier moment et renverse Thornhill. L'avion percute alors le camion, provoquant une immense explosion. Thornhill vole la voiture de témoins de la scène et retourne à Chicago. Il se rend à l'Hôtel Ambassador. Mais au lieu d'y trouver Kaplan, il trouve Eve Kendall, qui semble surprise de le voir vivant. Kendall s'échappe pendant que Thornhill fait mine de prendre une douche. Ce dernier a réussi à récupérer l'adresse d'une salle des ventes, où Eve Kendall est allée. Il la retrouve alors avec Vandamm, et comprend que le malfaiteur s'est servi d'elle pour tenter de le faire tuer. Mais Vandamm est bien décidé à ne pas laisser partir Thornhill, qui pour se tirer de ce guépier déclenche un esclandre et se fait arrêter par la police. Les policiers reçoivent l'instruction d'emmener Thornhill à l'aéroport, où les attend le Professeur, chef de la CIA. Il révèle à Thornhill qu'Eve Kendall travaille en fait pour l'agence et est donc un agent double, et que le personnage de George Kaplan est en fait un leurre destiné à tromper Vandamm...

Les deux hommes s'envolent pour Rapid City, dans le Dakota. Dans une cafeteria du Mont Rushmore, où Thornhill qui continue à personnifier Kaplan a donné rendez-vous à Vandamm et Kendall, celle-ci tire sur Thornhill avec un pistolet chargé à blanc, pour lever les soupçons qui pesaient sur elle. Thornhill et Kendall se retrouvent alors un peu plus loin, dans une forêt, et Thornhill, après s'être excusé, apprend qu'Eve va accompagner Vandamm dans sa fuite en avion le soir-même. Thornhill se retrouve dans un hôpital, d'où il s'enfuit pour la maison de Vandamm afin d'empêcher Eve de partir. Espionnant, il surprend une conversation entre Vandamm et Leonard. Ce dernier a tout compris : le rôle d'agent double d'Eve et la mise en scène du Mont Rushmore. Vandamm décide de l'emmener quand même avec lui, afin de la supprimer au-dessus de l'océan... Thornhill réussit à la prévenir, et au moment de monter dans l'avion, elle s'empare de la statuette qui contient des microfilms que Vandamm trafique, et s'enfuit en voiture avec Thornhill. Mais la grille de la propriété étant fermée, et les sbires de Vandamm étant à leurs trousses, ils n'ont d'autre choix que de fuir en descendant le monument du Mont Rushmore. Après de périlleuses péripéties et l'arrestation de Vandamm, Thornhill et Kendall rentrent à New-York par le train qu'ils avaient pris à l'aller.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Capture d'écran de Cary Grant
Capture d'écran d'Eva Marie Saint

Récompense[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le Mont Rushmore est reproduit dans les studios
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  • Caméo : Hitchcock rate son bus, à la deuxième minute du film.
  • La Mort aux trousses contient quelques scènes d'anthologie, dont la moindre n'est pas celle où Thornhill (Grant) pense avoir rendez-vous avec l'agent fantôme Kaplan en rase campagne. Au lieu de la rencontre qu'il prévoyait, il se retrouve être la proie d'un petit avion dont les occupants finissent par le mitrailler. La séquence entière constitue un condensé de l'art et du génie du réalisateur.
  • Une petite erreur s'est glissée dans le film : lors de la scène se déroulant dans le restaurant jouxtant le Mont Rushmore, on peut voir un jeune figurant se boucher les oreilles déjà quelques secondes avant que le coup de feu ne soit tiré…[1]
Dessin d'une partie de la façade Est de la maison
  • La maison de Vandamm que l'on voit à la fin du film n'est pas une maison de Frank Lloyd Wright. Elle a été conçue par l'équipe de décorateurs du film à la demande du cinéaste. En effet, à la suite d'une expérience frustrante (il avait demandé 10 % du budget d'un film pour en concevoir les projets architecturaux), Wright refusait de travailler pour le cinéma. La maison n'a jamais existé, il s'agit d'un décor partiel construit dans la campagne près des studios et inséré en matte painting dans les plans de paysages. Une légende tenace veut pourtant que l'on attribue cette maison à Wright qui avait 90 ans au moment du tournage. Elle est néanmoins inspirée de la maison de la cascade[2].
  • La séquence ayant pour décor les portraits sculptés dans la montagne est censée se dérouler au Mont Rushmore, dans le Dakota du Sud. En fait, la majeure partie a été tournée en studio et les détails des sculptures ont été reconstitués[1].
  • La scène finale, dans laquelle les deux héros se retrouvent dans le train fonçant dans un tunnel et consomment leur amour est une des plus célèbres du cinéma, grâce à l'ultime plan du film symbolisant par une ellipse visuelle l'acte sexuel afin de contourner le code Hays. D'après Bill Krohn, devant l'insistance des producteurs à mettre dans la bouche de Cary Grant/Thornhill une réplique indiquant qu'il allait épouser Eve Kendall (« Come on, Mrs Thornhill! »), Hitchcock, légèrement irrité par ce respect des convenances, décida d'introduire ce plan symbolique — le seul de sa carrière, avoua-t-il à François Truffaut[3].
  • Depuis l'année scolaire 2007-2008, La Mort aux Trousses d'Alfred Hitchcock est au programme du Baccalauréat littéraire[Où ?] option cinéma audiovisuel et aux autres Baccalauréats en option Musique.
  • Le scénario est en partie inspiré d'une histoire vraie : l'affaire dite « Galindez », un professeur enlevé en plein milieu de New York.
  • Cary Grant ne voulait plus tourner et disait avoir pris sa retraite lorsque Hitchcock le supplia de venir faire le film. Il accepta mais fut quelque peu déboussolé par un tournage qui lui semblait ne pas avoir de sens, et demanda à plusieurs reprises à Hitchcock s'il savait exactement ce qu'il faisait. Après l'immense succès du film, Cary Grant, rencontrant par hasard Hitchcock à la cafétéria des studios MGM, se prosterna à ses pieds devant tout le monde et se répandit en salutations à l'orientale, remerciant ainsi le maître du suspens de lui avoir donné un si beau rôle[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Destination Hitchcock : le « making of » de La Mort aux Trousses (en bonus dans le DVD) - Turner Entertainement - 2000
  2. (en) The "Frank Lloyd Wright " Vandamm House - north-by-northwest.com (blog non-officiel), 7 septembre 2006 (voir archive)
  3. Jean-Baptiste Thoret et Stéphane Bou, « La censure a-t-elle du bon ? (Autour du code Hays) », émission Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert sur France Inter, 9 août 2012
  4. Patrick McGilligan, Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, Institut Lumière / Actes Sud, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Dvd icon.svg zone 2 : Alfred Hitchcock's La Mort aux trousses, Warner Home Video, 2001, EAN 7-321950-650163. – Contient un commentaire du scénariste Ernest Lehman et le documentaire Chez Hitchcock : Le tournage de La Mort aux trousses.