Le Temps d'un week-end

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Le Temps d'un week-end
Description de l'image Scent of a Woman logo.png.

Titre original Scent of a Woman
Réalisation Martin Brest
Scénario Giovanni Arpino (roman)
Bo Goldman (adaptation)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 157 minutes
Sortie 1992


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Temps d'un week-end (Scent of a Woman, ou Parfum de femme au Québec) est un film américain de Martin Brest sorti en 1992. Il s'agit d'un remake du film italien Parfum de femme (Profumo di donna) réalisé par Dino Risi en 1974, avec Vittorio Gassman, d'après le roman de Giovanni Arpino, Parfum de femme (Il buio e il miele).

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Dans le New-Hampshire, Charles, un étudiant pauvre et timide originaire de l'Oregon est boursier (scholar on the foundation) au college de Baird, établissement très cher et huppé qui prépare les fils de famille de l'establishment à entrer à la prestigieuse université Harvard. Pour gagner le prix de son voyage en Oregon pour les prochaines vacances de Noël, Charles travaille à la bibliothèque, et effectue d'autres petits travaux. Il répond à une demande de services : il s'agit de garder une personne « à mobilité restreinte » pendant le week-end de Thanksgiving. En fait, il s'agit d'une famille qui veut partir de chez elle pour échapper pendant quelques jours à la cohabitation avec l'oncle de la femme. Cet oncle est le lieutenant-colonel Slade, à la retraite, aveugle, passablement ingérable et carburant au Jack Daniel's. Il eut son heure de gloire comme officier de commandos au Viêt Nam, puis comme agent des services secrets sous le président Lyndon Johnson, et a apparemment fait siennes les manières brutales et le langage ordurier du successeur de J.F. Kennedy.

Dès que la famille est partie, Slade révèle à Charles, médusé, qu'il a ses propres plans pour Thanksgiving et il embarque aussitôt son jeune garde pour New York. Dans l'avion, en première classe, Slade révèle à Charles qu'il est un womanizer (un coureur), que pour lui rien ne vaut la femme, dont il analyse les parfums, et qu'il célèbre en une tirade lyrique inspirée du Cantique des cantiques. Ils descendent au Waldorf-Astoria. Sur place, Slade se fait tailler un costume sur mesure et un autre pour Charlie, avant d'entamer un week-end de plaisirs où il a l'intention de mener grand train : limousine, déjeuner au restaurant de grand luxe (l'Oak Room du Plaza Hotel...). Le colonel lui révèle qu'à la fin de ce dernier merveilleux week-end il se suicidera, mais Charlie réussit à le laisser lui donner les balles de son pistolet d'ordonnance.

Le soir, impeccablement vécu, accompagné de Charles, il rend visite à son frère aîné et perturbe complètement le repas rituel de Thanksgiving, symbole de la cohésion et de l'abolition des différends familiaux. Le neveu de Slade que celui-ci venait d'humilier veut l'humilier à son tour en racontant comment Slade a toujours été un matamore inconséquent, jamais promu à cause de ses frasques, et dit à Charlie comment Slade est devenu aveugle par accident en jonglant avec des grenades alors qu'il était sous l'emprise de l'alcool. Slade encaisse sans réagir mais agresse son neveu quand celui-ci se met à dénigrer Charlie.

Ils se rendent le lendemain au restaurant du palace où se trouve une piste de danse. Slade arrive à faire servir la bière que Charles avait commandée, en prétendant que c'est son fils et qu'il a 23 ans (il en a 17). Il aborde Donna, une jeune et jolie inconnue qui attendait seule son fiancé en retard, dont il a reconnu la subtile fragrance de son savon de toilette. Lui et Charlie s'installent à sa table et Slade lui propose de danser un tango, ce dont elle avait toujours rêvé, et l'entraîne dans une danse merveilleuse devant les clients du restaurant charmés. Le soir, Slade va voir une escort-girl de luxe qu'il avait demandé à leur chauffeur de lui trouver, pendant que tous deux l'attendent dans la limousine.

Le lendemain matin, Charles découvre le colonel en plein accès dépressif, qui lui demande de prendre son ticket d'avion et de le laisser seul afin qu'il puisse se suicider. Il l'en dissuade en lui proposant une virée en voiture. Ils se rendent chez un concessionnaire Ferrari, la deuxième chose que le colonel apprécie et admire après les femmes. Slade impressionne et séduit le vendeur, lui glisse 2 000 dollars pour obtenir l'autorisation d'essayer une Ferrari Mondial exposée. Dans les rues de New York, Charlie conduit à petite vitesse et fait grincer la boite de vitesses tandis que Slade ronge son frein. Slade décide de conduire à son tour la voiture. D'abord roulant au pas dans une rue déserte de Brooklyn en suivant les indications de Charles, puis en accélérant. Il obtient de Charles tétanisé qu'il le guide pour virer aux intersections, fait crisser les pneus en dérapant. Mais la sirène d'une voiture de police les oblige à s'arrêter. Slade entreprend de circonvenir le policier qui les a stoppés en présentant le jeune homme comme « son fils, un amoureux de la vitesse, trop jeune pour conduire lui-même et qui lui a demandé de pousser une pointe », et en parlant du Viêt Nam au policier de la route, qui les laisse après des conseils de modération sans avoir remarqué la cécité de Slade.

Après ces exploits, le colonel, qui a rempli ses objectifs, rentre à l'hôtel, terriblement fatigué et envoie Charles chez Dunhill pour acheter deux cigares. Arrivé dans le hall de l'hôtel, Charles, mû par un pressentiment, remonte rapidement dans la chambre, et découvre le colonel en train de revêtir son uniforme d'apparat : il s'apprête à utiliser son arme de service, dont il n'avait pas donné toutes les balles à Charlie, pour se suicider. Charles arrive encore à dissuader le colonel, qui voulait les tuer tous les deux, de mettre son funeste dessein à exécution.

Mais le jeune homme traîne aussi un autre immense souci : il doit comparaître devant un conseil de discipline spécial et doit dénoncer trois de ses condisciples qui ont ridiculisé le directeur du collège. Lors d'un entretien préliminaire avant le week-end, celui-ci avait cherché à acheter Charles en lui proposant un marché : son inscription à Harvard contre les noms des coupables.

Remettant à plus tard son suicide, le colonel ramène l'étudiant qu'il a pris sous son aile au campus de Baird, et lui fait ses adieux. Charles n'a que le temps de se préparer à affronter le conseil de discipline, réuni devant toute l'école au complet. Il est seul face au directeur hypocrite et vindicatif, qui accable Charles et réclame son exclusion, exonérant les héritiers des dynasties fortunées qui financent l'école. Mais soudain le colonel apparaît, et prend la défense de Charles. Avec aplomb, fort de son expérience de meneur de jeunes hommes au Viêt Nam, il rappelle à la future élite intellectuelle, économique et sociale des États-Unis (et à ses formateurs) la valeur de l'intégrité, du courage, de la droiture et de l'honnêteté. Il obtient l'acquittement de Charles, et la semi-condamnation (au bénéfice du doute) des coupables. Après la marche triomphale de l'acquitté et de son défenseur (qui séduit au passage la jeune professeur de sciences politiques, enthousiasmée par sa plaidoirie) sur le campus, les derniers plans montrent le retour du colonel chez lui : il tend la main à ses tous jeunes neveu et nièce jusque là insolents avec lui, et leur offre de faire la paix.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné à New York[1].

Bande originale[modifier | modifier le code]

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Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le Temps d'un week-end
Score cumulé
SiteNote
Metacritic59/100[Note 1]
Rotten Tomatoes88 %[2]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film récolte 88 % d'opinions favorables pour 43 critiques[2]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 59100 pour 14 critiques.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Al Pacino remporte l'Oscar du meilleur acteur à la 65e cérémonie des Oscars en 1992 pour sa prestation dans le rôle de l'officier aveugle.

Analyse[modifier | modifier le code]

Erreurs de traduction[modifier | modifier le code]

  • Lors de la scène de tango au moment où Slade va danser avec Donna (Gabrielle Anwar), il demande à Charlie quelques informations sur la piste de danse. Charlie répond, dans la version originale : « The floor is twenty [20] by thirty [30] », ce qui a été traduit au doublage par « vingt par trente mètres », alors que le spectateur découvre sur son écran une piste assez réduite. Le « 20 par 30 » de la version originale doit se comprendre : « 20 par 30 pieds », ce qui fait une surface d'environ 6 mètres sur 9, plus en accord avec l'image.
  • Tout au long du film l'arme de service de Slade est nommée comme étant un revolver dans les dialogues français, alors que c'est un pistolet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Moyenne réalisée sur 14 critiques

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]