The Revenant

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The Revenant
Description de l'image The Revenant.svg.
Titre québécois Le Revenant
Réalisation Alejandro González Iñárritu
Scénario Alejandro González Iñárritu
Mark L. Smithy
Acteurs principaux
Sociétés de production New Regency Pictures
Anonymous Content
RatPac Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Western
Durée 156 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Revenant ou Le Revenant au Québec est un film d'aventure américain réalisé, coécrit et coproduit par Alejandro González Iñárritu[1], sorti en 2015.

Le film est partiellement adapté du roman Le Revenant de Michael Punke[2] et est fondé sur une histoire vraie, celle de l'exploit accompli en 1823 par le trappeur Hugh Glass.

The Revenant est le film le plus nommé aux Oscars 2016, avec douze nominations au total. Il en remporte trois : celui du meilleur réalisateur pour Alejandro González Iñárritu, celui du meilleur acteur pour Leonardo DiCaprio, et celui de la meilleure photographie pour Emmanuel Lubezki. Le film échoue toutefois à remporter l'Oscar du meilleur film, et ce, même s'il était grand favori[réf. nécessaire]. Il remporte egalement trois Golden Globes, dans les catégories meilleur film dramatique, meilleur réalisateur et meilleur acteur dans un film dramatique [3].

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Dans une Amérique profondément sauvage — le territoire septentrional de la Louisiane achetée à la France en 1803, aujourd'hui entre autres les États de Dakota du Nord et Dakota du Sud — un groupe de trappeurs, dirigé par le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry, subit de lourdes pertes lors d'une attaque menée par les Indiens. En effet, alors que le trappeur Hugh Glass ainsi que deux de ses équipiers, dont son fils métis Hawk, chassent un orignal dans les bois, leur campement établi près d'une rivière est brutalement attaqué par des Arikaras qui massacrent sans pitié et pillent le camp. Trente-trois hommes périssent tandis que Glass, Hawk, Henry, John Fitzgerald, Jim Bridger et quelques autres hommes parviennent à prendre la fuite en bateau.

Les trappeurs survivants décident, sur conseil de Glass, de continuer leur expédition à pied, dans les bois, loin de la rivière que les Indiens sillonnent. Des tensions se forment alors au sein du groupe, notamment entre Glass et Fitzgerald, qui semble haïr le fils de Glass en raison de son origine amérindienne. Le groupe établit son campement dans la forêt. Le lendemain, Glass part seul à la recherche de gibier et surprend deux oursons grizzli, mais remarque très vite l'absence de leur mère. Cette dernière, dissimulée dans les hautes herbes derrière Glass, se précipite sur lui et lui inflige de profondes blessures sur tout le corps. Glass parvient cependant à tuer l'ourse en la poignardant, avant d'être découvert par Henry, Fitzgerald, Hawk et Bridger qui le ramènent au campement et tentent de le soigner.

La nuit venue, quelque part ailleurs dans les montagnes, le chef des Arikaras, Elk Dog, réclame armes et chevaux à un groupe de trappeurs canadiens français dirigés par Toussaint, en échange des fourrures volées lors de leur précédente attaque. De leur côté, Fitzgerald, Henry et les autres hommes doivent atteindre le plus rapidement possible le village de Fort Kiowa, mais sont ralentis par Glass, transporté sur un brancard de fortune. Pour écourter ce calvaire, Henry décide d'achever Glass, mais renonce au dernier moment et propose une scission en deux groupes, l'un constitué de Fitzgerald, Hawk et Bridger pour protéger Glass en échange d'une prime, l'autre pour continuer la route jusqu'à Fort Kiowa.

La tension monte entre Fitzgerald et Bridger, qui se révèle extrêmement fidèle à Glass. Fitzgerald tente d'étouffer Glass pour enfin se débarrasser de lui et regagner l'autre groupe. Mais il est surpris par Hawk qui le frappe et appelle Bridger, qui s'était éloigné vers la rivière. Fitzgerald neutralise Hawk et le tue froidement sous les yeux de Glass, impuissant et incapable de parler, avant d'éloigner son corps du campement. Au retour de Bridger, Fitzgerald fait mine de ne pas savoir où est Hawk et affirme qu'il pensait qu'il était avec lui au bord de la rivière.

Le lendemain matin, dès l'aube, Fitzgerald réveille Bridger, lui apprenant la présence d'une vingtaine d'Indiens près de la rivière. Tous deux quittent le campement en abandonnant Glass que Fitzgerald a partiellement enterré. Glass parvient à sortir du trou et à ramper jusqu'au cadavre de son fils. Plus tard, Bridger découvre que Fitzgerald lui a menti et qu'il n'y avait aucun Indien près de la rivière. Bridger le menace alors avec son fusil mais Fitzgerald neutralise le jeune homme. Glass se remet en route, malgré ses lourdes blessures. Il parvient à faire du feu et trouve refuge sous une falaise près du lit de la rivière, mais il est découvert par des Indiens qui l'attaquent. Il prend la fuite à la nage et regagne tant bien que mal la rive.

De leur côté, Fitzgerald et Bridger découvrent un village indien détruit, sans aucun survivant à l'exception d'une femme à qui Bridger offre de la nourriture sans le dire à son partenaire. Après être parvenu à pêcher un poisson, Glass assiste, un peu plus loin, à l'attaque d'un troupeau de bisons par une meute de loups. Un bison est tué, et Glass se retire. Mais durant la nuit, il découvre que les loups ont été éloignés du bison grâce à des feux, par un Pawnee du nom de Hikuc. Ce dernier offre son aide à Glass, lui donne de la chair du bison, le soigne et le transporte sur son cheval. Cependant, peu avant l'aube, Hikuc est capturé et tué par le groupe de trappeurs français. Glass se rend discrètement jusqu'au camp des Français dans le but de leur voler un cheval, celui de Hikuc ayant pris la fuite. Il assiste au viol de Powoqa, une femme arikara qui est la fille du chef indien Elk Dog, que celui-ci recherche activement. Glass sauve cette femme, qui émascule son violeur.

En prenant la fuite, Glass laisse involontairement tomber la gourde gravée de Bridger qu'il avait conservée et, le lendemain, il est attaqué par la tribu indienne et réussit encore une fois à s'échapper. Fitzgerald et Bridger, quant à eux, arrivent enfin à Fort Kiowa, où ils annoncent à Henry la « disparition » de Hawk et la mort de Glass. Un homme blanc se présente aux portes du village et est questionné par Henry et d'autres hommes. Il dépose sur la table la gourde gravée de Glass qu'il dit avoir vu tomber. Tous pensent qu'il s'agit probablement de Hawk qui aurait finalement survécu seul, et se lancent immédiatement, malgré la nuit tombée, à sa recherche. Fitzgerald profite de ce moment pour fuir, comprenant qu'il s'agit de Glass.

Dans la forêt, les hommes trouvent Glass à bout de forces et le ramènent jusqu'à Fort Kiowa où il est soigné et peut enfin révéler la vérité sur ce qui s'est réellement passé avec Fitzgerald. Henry, furieux, recherche Fitzgerald dans le village mais découvre très vite qu'il a pris la fuite en direction du Texas, après avoir volé l'argent du coffre-fort. Henry accepte que Glass l'accompagne. Après avoir trouvé des traces au sol, les deux hommes décident de partir chacun d'un côté pour prendre Fitzgerald en tenaille.

Henry se retrouve face à Fitzgerald, qui le tue. Glass, alerté par le coup de feu, retourne sur ses pas et découvre le corps de Henry. Il se lance à la poursuite de Fitzgerald, et tous deux arrivent sans arme à feu sur le bord de la rivière. Une lutte acharnée s'engage entre les deux rivaux, qui s'affrontent à l'aide d'une dague et d'une hachette. Finalement Glass prend le dessus après avoir mutilé la main de son ennemi. Il livre alors Fitzgerald à la tribu arikara, arrivée sur les lieux durant la lutte, qui l'achève. Les Indiens traversent ensuite la rivière et passent à côté de Glass, qui remarque Powoqa parmi eux. La tribu passe son chemin, tandis que le corps de Fitzgerald s'éloigne dans le cours d'eau. Après le combat Glass, qui marche péniblement dans la neige, est en proie à une hallucination : il voit sa femme (une Indienne pawnee) qui le regarde en souriant et s'en va.

Le film se termine par un regard caméra de Glass, épuisé et définitivement seul dans la neige.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Leonardo DiCaprio en janvier 2016 à l'avant-première française du film.
 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[6] , AlloDoublage[7] et selon le carton du doublage français cinématographique ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[8]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

En , le producteur Akiva Goldsman acquiert les droits du manuscrit non-publié de Michael Punke[9]. Le Sud-Coréen Park Chan-wook est annoncé comme réalisateur, mais quitte ensuite le projet[10]. Le film est relancé dans les années 2010, avec John Hillcoat à la mise en scène[11]. Mais il quitte lui aussi le projet, en [12]. Le nom du Français Jean-François Richet est alors évoqué pour le remplacer[12], mais Alejandro González Iñárritu signe officiellement, en [13]. Il impose dès lors une condition : tourner en décors naturels. L'équipe a ensuite passé 5 ans à chercher des paysages qui puissent convenir à cette histoire[14].

Le projet étant finalement plus compliqué que prévu à mettre en place, Alejandro González Iñárritu se concentre d'abord sur Birdman, dont le tournage débute en et qui sort fin 2014.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Plusieurs acteurs ont été pressentis pour le premier rôle, dont Samuel L. Jackson (lorsque Park Chan-wook était sur le projet) et Christian Bale (sous la direction de John Hillcoat)[10]. Le rôle revient finalement à Leonardo DiCaprio.

Le rôle de Fitzgerald était d'abord promis à Sean Penn, mais il quitte finalement le projet et est alors remplacé par Tom Hardy[10].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute en [15]. Il se déroule au Canada, notamment dans les provinces de Colombie-Britannique et en Alberta (Calgary), aux États-Unis (Californie, Montana) et en Argentine[16]. Iñarritu installe sur place un camp d'entraînement afin que ses acteurs s’accommodent à la vie de trappeur[14].

Courant janvier 2015, il est révélé que le film est tourné entièrement en lumière naturelle, ce qui limite les heures de prises de vue par jour[17].

Le tournage du film s'avère également difficile à cause des conditions météorologiques, les températures pouvant descendre jusqu'à -30°. Dans les Rocheuses, le chinook, un vent sec et chaud, fit également fondre la neige à un moment inopportun. L'équipe a tenté d'y remédier en allant pelleter de la neige dans les hauteurs, mais celle-ci n'a malheureusement pas tenu et le tournage a du être arrêté. Des scènes supplémentaires ont donc du être tournées en Argentine quelques mois plus tard, faisant considérablement augmenter le budget du film[14].

Perspective historique[modifier | modifier le code]

Réalité historique[modifier | modifier le code]

Pour l'historien Gilles Havard, « The Revenant reconstitue fort bien tout ce qui relève de la culture matérielle : costumes, équipement de survie, armes à feu, apprêtement des peaux, bateau à quille, fortin, villages amérindiens, etc. »[18] En revanche, il relève « quelques anachronismes » eu égard aux préoccupations et aux univers sociaux retranscrits dans le film, ainsi que des « clichés de la culture populaire américaine à l’endroit des étrangers », en particulier francophones[18]. L'acteur canadien francophone Roy Dupuis, initialement sollicité pour jouer le rôle de Toussaint, réprouve la représentation des trappeurs français à travers leurs crimes envers les communautés amérindiennes, selon lui davantage imputables aux Anglo-Saxons sur le plan historique[19],[20].

Une des scènes marquantes du film voit l'indien pawnee Hikuc pendu avec un pancarte indiquant en français : "On est tous des sauvages". Cette scène est inspirée d'une photo découverte par le réalisateur lors de ses recherches pendant la préparation du film[21].

Discordance avec l'aventure réelle de Hugh Glass [22][modifier | modifier le code]

Environnement réel dans lequel Glass a évolué blessé (Thunder Butte, Dakota du sud).

Le film a été tourné en Alberta et en Colombie Britannique en hiver alors que l'aventure réelle de Hugh Glass a eu lieu dans le Dakota du Sud, autour du fleuve Missouri au mois d'août, en plein été. Ce qui fait une différence considérable : l'environnement est bien moins montagneux, moins escarpé, moins boisé et moins rocheux dans le Dakota du Sud que les paysages montrés dans le film. Le lieu où s'est produit l'histoire réelle est en réalité fait de grandes plaines bordées ci et là de collines. De plus, la température moyenne à la période et à l'endroit du tournage est de -8°C alors que Hugh Glass a vécu les événements rapportés sous une température moyenne de +20°C.

Autre chose, Hugh Glass n'avait pas de fils. "Fitz", de son vrai nom Thomas Fitzpatrick (appelé John Fitzgerald dans le film), n'a donc pas pu tuer ce dernier. Lorsque plus tard, Glass part à la poursuite de "Fitz", le film s'éloigne totalement de la réalité des faits car ce dernier s’était entre temps, engagé dans l’armée américaine. Or tuer un homme employé par l’Etat est punissable de mort à l’époque. Glass aurait fini par lui pardonner et a uniquement demandé à récupérer son fusil. Il a également perçu 300 dollars de la part des autorités. De plus, Andrew Henry n’a jamais été tué par Fitz comme le laisse croire le film. Il est mort d’une pneumonie en 1832.

Influences cinématographiques[modifier | modifier le code]

The Revenant s'inscrit dans le genre du film de trappeurs, sous-genre du western américain[18]. D'autres films sont inspirés de la vie de Hugh Glass, notamment Le Convoi sauvage de Richard C. Sarafian (1971) dont l'historien Gilles Havard estime que The Revenant est un « remake déguisé », n'étant jamais mentionné ni par Alejandro González Iñárritu, ni par les promoteurs du film[18]. Gilles Havard considère que « The Revenant fait écho en outre à la trame de Jeremiah Johnson : perte des êtres chers, désir de vengeance, final en forme de clôture amérindienne du cycle de la vendetta, etc. »[18].

Si le film est inscrit dans le genre film de trappeur, la qualité de la photographie est exceptionnelle et transcende les genres. L'esthétique des passages "mystiques" emprunte beaucoup à Andreï Tarkovski, notamment les films Andreï Roublev et surtout Le Miroir, dont les citations sont évidentes (main devant le feu, corps flottant dans l'air, vision dans église détruite, etc..).[réf. nécessaire]

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-Office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 183 637 894 $[23] 22
Drapeau de la France France 3 846 911 entrées[24] 13
Alt=Image de la Terre Mondial 532 950 503 $[23] 22

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « New Regency boarding The Revenant », sur Variety, (consulté le 27 décembre 2014)
  2. « The Revenant », sur Première (consulté le 15 octobre 2015)
  3. « Golden Globes 2016: The Revenant wins top prizes as Gervais skewers the stars », sur TheGuardian.com (consulté le 11 janvier 2016)
  4. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  5. « Images gores, agression sexuelle et violence : The Revenant interdit aux moins de 17 ans », sur Première (consulté le 15 octobre 2015)
  6. « Fiche du doublage français du film », sur RS Doublage, (consulté le 26 janvier 2016).
  7. « Fiche du doublage français du film », sur AlloDoublage, (consulté le 20 décembre 2015).
  8. « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage.qc.ca (consulté le 29 février 2016).
  9. (en) « Akiva Goldsman Mauled by Grizzly! », sur IGN, (consulté le 22 janvier 2015)
  10. a, b et c (en) « Tom Hardy in Talks for Alejandro González Iñárritu’s The Revenant », sur SlashFilm.com, (consulté le 22 janvier 2015)
  11. (en) «  ‘Vacancy’ Writer Pens ‘Martyrs’, Latest John Hillcoat Thriller! », sur Bloody-disgusting.com, (consulté le 22 janvier 2015)
  12. a et b (en) « Revenant, Orphanage Dropouts », sur www.darkhorizons.com, (consulté le 27 décembre 2014)
  13. (en) « Alejandro Gonzalez Inarritu Attached to Direct Warner’s ‘The Revenant’ (Exclusive) », sur The Wrap, (consulté le 22 janvier 2015)
  14. a, b et c Sophie Benamon, « Voyage au bout de l'enfer (blanc) », Studio Ciné Live n°76,‎ , p. 50 à 53
  15. (en) « First Look at Leonardo DiCaprio in The Revenant », sur ComingSoon.net, (consulté le 22 janvier 2015)
  16. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  17. « The Revenant : Leonardo DiCaprio crasseux sur les premières photos », sur Allociné, (consulté le 22 janvier 2015)
  18. a, b, c, d et e Gilles Havard, « Le trappeur, fantôme d’Hollywood. À propos du film d’Alejandro González Iñárritu », La vie des idées,‎ (ISSN 2105-3030, lire en ligne)
  19. « Roy Dupuis : «Iñarritu insulte l'Histoire avec The Revenant» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  20. « «The Revenant», un film anti-canadien-français selon Roy Dupuis », Le Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne)
  21. Frédéric Foubert, « Entre le ciel et l'enfer », Première n°468,‎ , p. 39
  22. http://www.screenreview.fr/the-revenant-la-vraie-histoire-de-hugh-glass/
  23. a et b (en) « The Revenant », sur Box Office Mojo (consulté le 29 mai 2016)
  24. (en) « The Revenant », sur jpbox-office (consulté le 26 mai 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]