Rain Man

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Rain Man
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Dustin Hoffman oscar du meilleur acteur en 1989
pour le film "Rain Man"

Réalisation Barry Levinson
Scénario Barry Morrow
Ronald Bass
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro Goldwyn Mayer
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie dramatique
Durée 133 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rain Man est un film américain réalisé par Barry Levinson, sorti en 1988 aux États-Unis et en France en 1989.

Ce film fut l'un des premiers à aborder le thème de l'autisme, même si le personnage incarné par Dustin Hoffman donne une image discutée du syndrome d'Asperger et n'est pas représentatif de la majorité des autistes.

Aux États-Unis, le film reçut quatre Oscars et en Europe à la Berlinale, il reçut l'Ours d'or du meilleur film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Charlie Babbitt, jeune revendeur de voitures de Los Angeles, apprend que son défunt père a légué presque toute sa fortune à son frère aîné dont il ignorait l’existence, Raymond Babbitt. Il découvre que Raymond est un autiste soigné dans une pension psychiatrique de Cincinnati. Furieux de son sort financier, Charlie enlève Raymond dans le but de récupérer la part d’héritage qu’il considère lui revenir. Débute alors un voyage à travers les États-Unis en direction de la Californie, au cours duquel les deux frères apprendront à se connaître…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Roger Birnbaum, producteur américain, a été le premier à donner son accord pour produire le film. Il l'a fait immédiatement après que Barry Morrow ait écrit le scénario du film.

En souvenir de cet appui, le producteur Roger Birnbaum a reçu des remerciements spéciaux qui ont figuré dans le générique du film[2].

Analyse du personnage de Raymond[modifier | modifier le code]

Raymond Babbitt a des comportements répétitifs : il a l'habitude de regarder la télévision à une certaine heure pour ne pas manquer son émission favorite, le moindre contretemps risquant de provoquer une crise d'angoisse que son frère redoute (à tel point que lorsque les deux frères font un long trajet en voiture, Raymond voulant absolument regarder la télévision, Charlie doit s'arrêter à la première maison au bord de la route, et, après avoir tenté de faire illusion auprès de l'occupante des lieux avec un prétexte inventé à la hâte, demande à ce que Raymond puisse regarder la télévision, sans quoi elle assisterait à une de ces crises). Il n'a pas la moindre capacité à nouer des relations sociales, que ce soit avec son infirmier qui le connaît depuis des années, ou avec son frère (cependant, au cours des quelques jours mouvementés passés avec Charlie, dont il avait été séparé lorsque tous deux étaient enfants, Raymond montre des signes d'évolution inespérés en ce sens : à la fin du film il partage une danse, puis un baiser, avec la petite amie de Charlie, il comprend mieux les plaisanteries, et semble heureux à l'idée de revoir son frère régulièrement).

Il a aussi un vocabulaire limité ; il ne peut faire que des phrases très simples, et répète inlassablement les mêmes mots, les mêmes formules, les mêmes histoires dont il n'a qu'une compréhension très superficielle (par exemple le sketch « Qui est en première base ? », qu'il répète en boucle, notamment dans les situations stressantes, et dont Charlie tente vainement de lui expliquer le ressort humoristique).

Raymond Babbitt excelle dans certains domaines très spécifiques ; par exemple, il connaît avec précision la liste des accidents d'avion par date et par compagnie (ce qui entraîne une peur panique à l'idée de monter dans un avion), ou peut donner le numéro de téléphone d'une serveuse d'après son nom inscrit sur sa blouse après avoir littéralement lu l'annuaire. Il peut aussi compter en un seul coup d'œil un grand nombre d'objets ou réaliser de tête des opérations mathématiques complexes (il dit simplement « voir » le résultat). Au casino, dans certains jeux de cartes demandant une mémoire eidétique, il est surdoué. En revanche, il est incapable de comprendre un problème concret impliquant un calcul simple.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le personnage de Raymond Babbitt est inspiré de Kim Peek[3], atteint du syndrome du savant. Le film est souvent cité pour avoir abouti, en mettant en scène un personnage atteint du syndrome d'Asperger, à populariser cette forme d'autisme auprès du grand public[4], notamment à travers l'image du génie autiste[5]. Roselyne Bachelot note que « pour nombre de gens qui n'ont pas l'expérience de ce handicap, l'autisme correspond au syndrome d'Asperger, illustré par le personnage incarné par Dustin Hoffman dans le film Rain Man », ce qui ne leur permet pas de comprendre la situation de la majorité des autistes[6]. Pour plusieurs personnes diagnostiquées Asperger, dont Daniel Tammet et Josef Schovanec, Raymond, qui ne saurait être représentatif de la diversité du spectre de l'autisme, donne en outre une vision datée[7], caricaturale[8] et en partie inexacte[9] du syndrome qu'il présente.

Le co-scénariste du film Barry Morrow, et initiateur du projet de film est membre des associations suivantes :L'« Association of Retarded Citizens », la « National Association of Social Workers », et de l'« Autism Society of America », prouvant ainsi son engagement personnel vis-à-vis des personnes handicapées mentales et qu'il revendique dans certaines déclarations personnelles[10].

Dans ce film, on peut découvrir la brève apparition de Barry Levinson dans le rôle d'un médecin.

Le titre québécois du film est L'homme de la pluie. Cela peut sembler aller contre le scénario (en effet, dans la version originale, Charlie a construit le nom Rain man à partir de Raymond) mais, en un sens, les souvenirs qu'il garde de ce personnage (qu'il croit imaginaire), à travers ses yeux d'enfants, sont attachés au sens qu'ont ces mots (l'homme de la pluie, un surnom enfantin pour un personnage imaginaire).

De nombreux clins d'œil à Rain Man existent dans la culture populaire, que ce soit dans l'épisode L'enfer du jeu (saison 5, épisode 10) des Simpson, l'épisode Casino (4x14) de Spin City, l'épisode Kafkaïen (saison 3, épisode 9) de la série télévisée Breaking Bad, les films Las Vegas 21 ou encore récemment Very Bad Trip ou encore dans FBI : Duo très spécial, Mozzie, ami et indic de Neal Caffrey, est souvent appelé "Rain man" en référence à son génie.

La version tronquée du film diffusée par les compagnies aériennes[modifier | modifier le code]

Le film Rain Man a été diffusé par plusieurs compagnies aériennes, mais amputé d'une scène[11] dans laquelle Raymond Babitt énumère plusieurs catastrophes aériennes, expliquant sa phobie du voyage en avion. Naturellement, le retrait de cette scène nuisait à la cohérence du scénario : au départ, Charlie voulait rentrer au plus vite à Los Angeles pour y régler un problème commercial urgent, mais la phobie de Raymond, refusant d'embarquer, les obligea à faire le trajet en voiture en plusieurs jours. Ce voyage lui permettra d'aimer ce frère nouvellement découvert. À la fin du film, au moment de la séparation, le frère cadet est sincèrement attaché à son frère aîné.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Musique originale du film composée par Hans Zimmer.

Chansons additionnelles :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Parodie[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode 10 de la saison 5 des Simpson, une scène de l'épisode parodie une scène du film. La scène parodiée est celle du casino où Charly a emmené Raymond pour compter les cartes au Blackjack. Dans l'épisode de la série, les deux personnages sont à une table de blackjack où Homer Simpson est croupier et demande à Raymond de lui remontrer de quelle façon il a compté les cartes, car cela l'a grandement impressionné.
  • Dans le film Very Bad Trip, Bradley Cooper et Zach Galifianakis parodient eux aussi cette scène en arrivant dans le même casino par le même escalator et en arborant des tenues et des postures assez proches de celle de Charlie et Raymond dans le film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. fiche du film dans imdb.com
  3. Video"The Boy With The Incredible Brain"
  4. Pierre Delion, Ecouter, soigner, Albin Michel, , 192 p. (ISBN 2226289569 et 9782226289568, lire en ligne), p. 58.
  5. Gilles-Olivier SILVAGNI, Christian GODIN, La Psychanalyse Pour les Nuls, EDI8, coll. « Pour les Nuls Psychologie/Développement Personnel », , 432 p. (ISBN 2754044779 et 9782754044776, lire en ligne), p. 115.
  6. Roselyne Bachelot, À feu et à sang : Carnets secrets d’une présidentielle de tous les dangers, Editions Flammarion, 263 p. (ISBN 2081287900 et 9782081287907, lire en ligne), p. 96.
  7. Daniel Tammet, Embrasser le ciel immense, Les Arènes, 330 p. (ISBN 2352042526 et 9782352042525, lire en ligne), p. 19.
  8. Jean-Jacques Le Gall, « Voyage au pays de l'autisme avec Josef Schovanec », Télérama,‎ .
  9. Christel Petitcollin, Je pense mieux : Vivre heureux avec un cerveau bouillonnant, c'est possible !, Guy Trédaniel, , 240 p. (ISBN 2813211834 et 9782813211835, lire en ligne), p. 49.
  10. Site de Laura Baker
  11. Quinze compagnies aériennes ont diffusé une version tronquée de rainman

Liens externes[modifier | modifier le code]