Alien (film)

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Alien
Le Huitième Passager
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Logo du film.

Titre québécois L'Étranger : Le Huitième Passager
Titre original Alien
Réalisation Ridley Scott
Scénario Dan O'Bannon
Walter Hill
Acteurs principaux
Sociétés de production Brandywine Productions
20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Science-fiction
Durée 117 minutes
116 minutes (Director's cut)
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Alien, le huitième passager[N 1] ou L'Étranger : Le Huitième Passager au Québec (Alien) est un film de science-fiction horrifique américano-britannique réalisé par Ridley Scott, sorti en 1979.

Le titre du film se réfère à l'antagoniste principal, une créature extraterrestre très agressive qui chasse et tente de tuer les sept membres de l'équipage d'un vaisseau spatial, interprétés entre autres par Tom Skerritt, Sigourney Weaver, John Hurt et Ian Holm.

À sa sortie, Alien, le huitième passager a reçu un succès critique et commercial. Il a remporté l'Oscar des meilleurs effets visuels, et a dominé les Saturn Awards remportant trois prix dont celui du meilleur film de science-fiction. Il possède désormais le statut de film culte et a été sélectionné en 2002 par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine pour être conservé comme étant « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ».

Le succès du film a engendré une franchise, dont trois suites directes appartenant à la saga Alien où l'on retrouve l'héroïne principale Ellen Ripley en confrontation avec la même espèce de créatures, appelées par la suite les xénomorphes. En 2012, Ridley Scott a réalisé Prometheus, initialement prévu comme une préquelle directe à Alien, mais le projet est devenu une histoire indépendante toutefois située dans le même univers.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2122, le remorqueur interstellaire Nostromo retourne vers la Terre lorsque l'ordinateur de bord — appelé « Maman » — interrompt le trajet et réveille l'équipage maintenu en biostase.

Surpris de ne pas être arrivés à destination, les sept astronautes apprennent qu'un signal sonore inconnu a été capté à mi-chemin, émis depuis un planétoïde. Leur contrat stipulant qu'ils sont tenus d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre, ils décrochent la remorque du vaisseau et se rendent sur la petite planète LV-426. L'atterrissage, rendu difficile par le relief, provoque des avaries. Pendant que le lieutenant Ripley, l'officier scientifique Ash (en), l'ingénieur Parker et le technicien Brett restent à bord pour effectuer les réparations et guider leurs coéquipiers, le capitaine Dallas, l'officier en second Kane et la navigatrice Lambert s'aventurent vers la source du signal.

Ils y découvrent un vaisseau extraterrestre à l'intérieur duquel repose le cadavre fossilisé d'un gigantesque humanoïde. En l'examinant, ils remarquent que des os de son thorax sont éclatés, comme s'ils avaient explosé de l'intérieur. Pendant ce temps, Ripley informe Ash qu'après analyse par l'ordinateur de bord, le signal apparaît être une sorte d'avertissement. Comme les transmissions avec leurs coéquipiers sont interrompues, elle veut aller les avertir. Ash l'en dissuade, lui rétorquant que le temps qu'elle les rejoigne, ils sauront déjà si c'est effectivement un avertissement. À bord du vaisseau extraterrestre, Kane trouve un passage menant aux soutes. Descendant le long d'un filin, il aperçoit des centaines d'objets ressemblant à des œufs. Alors qu'il s'approche de l'un d'eux, celui-ci s'ouvre et éjecte brutalement une créature arachnéenne qui transperce la visière de son casque et s'agrippe à son visage.

De retour au vaisseau, l'équipe reste bloquée dans le sas par Ripley. Elle veut les maintenir en quarantaine pendant 24 heures — conformément au règlement — pour ne pas contaminer l'ensemble de l'équipage. Comme elle reste sourde aux menaces de Dallas, Ash, de sa propre initiative, ouvre le sas. Kane est ensuite emmené dans l'infirmerie où Dallas et Ash s'ingénient à détacher la créature de son visage. Alors qu'ils commencent à découper une de ses pattes, de l'acide en jaillit qui dissout aussitôt le plancher de l'infirmerie et celui du pont situé en dessous. De peur de tuer Kane et d'endommager la coque du vaisseau, ils décident de ne plus rien tenter. Ash, comme fasciné, commence alors à étudier la créature. Celle-ci meurt quelques heures plus tard, après s'être détachée d'elle-même du visage de Kane.

Le vaisseau réparé, l'équipage décolle et s'arrime à la remorque restée en orbite. Kane se réveille peu après, groggy mais apparemment sauf. Pour fêter l'événement, les astronautes décident de se restaurer avant de reprendre leur voyage en biostase. Mais à peine ont-ils commencé à manger que Kane est pris de convulsions. Son thorax est soudain perforé par une créature reptilienne d'une trentaine de centimètres qui s'extirpe de son corps et s'enfuit par un couloir. Après avoir éjecté la dépouille de Kane dans l'espace, l'équipage s'emploie à retrouver l'Alien, s'équipant de détecteurs de mouvement et d'aiguillons électriques. Vu la taille du vaisseau, les astronautes décident de se séparer en deux équipes.

Au cours de leurs recherches, Brett, Parker et Ripley détectent quelque chose mais il ne s'agit que de Jones, le chat de l'équipage. Alors que Brett part à sa poursuite pour que l'incident ne se reproduise pas, il est attaqué par l'Alien qui, après avoir mué, a une taille de plus de 2 mètres. Lorsque Parker et Ripley accourent, il s'échappe par une bouche d'aération en emportant le corps de Brett. Informé des événements, Dallas décide de parcourir méthodiquement les gaines d'aération pour repousser l'Alien vers un sas et l'éjecter dans l'espace. Sur le conseil d'Ash, il s'équipe d'un lance-flamme, la plupart des animaux fuyant devant le feu. Mais il ne peut rien contre la rapidité de l'Alien et se fait prendre à son tour. Lambert, paniquée, insiste alors pour qu'ils abandonnent le vaisseau et s'échappent à bord de la navette de secours. Ripley lui répond que c'est impossible car elle ne peut pas transporter quatre personnes.

En consultant l'ordinateur de bord pour trouver une solution, Ripley apprend qu'Ash a reçu secrètement un ordre prioritaire de leur compagnie : ramener la créature sur Terre pour analyse. Toute autre considération est secondaire, y compris la survie de l'équipage. Ash la surprend et l'attaque pour qu'elle ne prévienne pas les autres. Au moment où il tente de l'étouffer, ils sont rejoints par Parker et Lambert. Dans la mêlée qui suit, Parker arrache la tête d'Ash en le frappant avec un extincteur. Le liquide blanchâtre qui s'échappe de son corps leur révèle alors sa nature d'androïde. Encore capable de se jeter sur Parker, il est mis hors d'état de nuire par Lambert qui le pique avec son aiguillon électrique. Espérant qu'il pourra leur dire comment tuer l'Alien, Ripley décide de rebrancher ses circuits. Ash, qui admire la créature, leur explique qu'ils n'ont aucune chance mais tient à leur témoigner sa sympathie. De rage, Parker enflamme les restes de son corps.

Les trois membres restants décident de s'enfuir et de faire exploser le Nostromo. Alors que Ripley prépare la navette de secours, Parker et Lambert vont chercher des bombonnes de fréon nécessaires à leur biostase. Ripley se rappelle soudain qu'ils ont oublié le chat Jones. Elle le retrouve dans la cabine de pilotage du vaisseau et l'enferme dans une cage. Entendant Parker et Lambert crier, elle court leur porter secours mais arrive trop tard. Désormais seule survivante, elle active le système d'autodestruction du vaisseau et se dirige vers la navette avec Jones. En chemin, l'Alien lui barre le passage. L'explosion étant imminente, elle fait demi-tour pour désactiver le système d'autodestruction mais n'y parvient pas. Elle se rue à nouveau vers la navette et découvre le passage libre. Elle attrape la cage de Jones, entre dans la navette et l'éloigne du Nostromo qui est détruit dans une explosion titanesque.

Ripley place Jones dans une couchette et se déshabille pour se mettre en biostase. Elle découvre alors avec effroi que l'Alien s'est caché à bord. Il est étrangement passif, comme endormi. Elle enfile une combinaison spatiale, s'arme d'un pistolet lance-grappin et s'attache à un siège. Puis elle force l'Alien à sortir de sa cachette en déclenchant un jet de gaz. Au moment où il s'apprête à l'attaquer, elle ouvre le sas. La décompression expulse l'Alien, mais il parvient à s'agripper au cadre de la porte. Elle lui tire dessus avec le lance-grappin. L'Alien, blessé, lâche prise, est entraîné dans l'espace, mais la porte du sas se referme et coince le câble du lance-grappin. Retenu par le câble, l'Alien parvient à s'agripper à une tuyère de la navette et commence à se faufiler dedans. Ripley, qui a vu la manœuvre par un hublot, enclenche les moteurs dont la poussée propulse l'Alien dans le vide sidéral. Ripley enregistre un message dans le journal de bord expliquant la destruction du Nostromo et la perte de l'équipage, puis se met en biostase avec Jones pour le voyage de retour vers la Terre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage[1]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Étudiants en cinéma à l'Université de Californie du Sud, Dan O'Bannon et son camarade John Carpenter ont créé une comédie de science fiction de fin d'études appelée Dark Star, sorti en 1974, avec l'aide de Ron Cobb également. O'Bannon a ensuite écrit un début de brouillon de scénario reprenant la même idée, quelques astronautes dans un vaisseau spatial avec une entité extraterrestre, mais en film d'horreur plutôt qu'une comédie. Il l'appela Starbeast. Entre temps, le producteur Ronald Shusett venait d'obtenir les droits pour ce qui deviendra Total Recall, et ayant aimé le brouillon de scénario de O'Bannon, ils décident de se lancer dans ce projet d'abord puisqu'ils déterminent qu'il demandera un budget moins élevé. Alejandro Jodorowsky, qui travaillait sur une adaptation du roman Dune, avait été impressionné par Dark Star et a invité O'Bannon à venir en Europe où se faisait le tournage. Ce dernier a alors pu rencontrer plusieurs artistes qui travailleront par la suite pour Alien. Il rencontre notamment H. R. Giger lors d'une exposition à Paris et est immédiatement séduit par ses dessins qui inspireront largement l'aspect final de la créature dans Alien[2].

Lorsque le tournage de Dune s'est effondré, O'Bannon est retourné sans argent aux États-Unis avec l'intention de vendre un scénario. Il se remet alors pendant environ trois mois à l'écriture du scénario de Starbeast et décide de l'appeler Alien. Pour faire en sorte que l'extraterrestre arrive dans le vaisseau, Ron Cobb lui soumet l'idée qu'un membre de l'équipage est « fécondé », une originalité qui plut énormément à O'Bannon et au producteur Ronald Shusett. Ils ont ensuite cherché une société pour produire le film, avec des difficultés. Le scénario est finalement tombé entre les mains de David Giler, Walter Hill et Gordon Carroll de la toute nouvelle société de production Brandywine Films. David Giler a initialement trouvé le scénario très mauvais mais a été encouragé de le lire jusqu'à la scène du chestburster qui l'a convaincu. Il l'a ensuite apporté à Alan Ladd Jr., alors président de la Fox, qui était intéressé. Toutefois, Giler et Hill ont réécrit une bonne partie du scénario, rajoutant notamment l'androïde Ash. Avec l'immense succès de Star Wars sorti en 1977, la Fox voulait rapidement enchainer avec un autre film de science-fiction, et avec le scénario d'Alien disponible, ils ont alors approuvé le commencement de la production[2].

Réalisation et design[modifier | modifier le code]

Walter Hill est le premier réalisateur choisi par la production pour réaliser Alien, mais il se désiste, estimant qu'il n'a pas le talent nécessaire pour les effets spéciaux. L'équipe de production négocie alors avec plusieurs réalisateurs célèbres comme Robert Aldrich, Peter Yates et Jack Clayton, mais elle se heurte leur manque de motivation pour réaliser un « film de monstres » qui n'est pas en accord avec la vision sérieuse et grandiose qu'en a Carroll. D'autres réalisateurs célèbres refusent en arguant du manque de crédibilité de Brandywine Productions. Puis David Giler visionne au Festival de Cannes le premier long-métrage réalisé par Ridley Scott, Les Duellistes, et il le fait voir aux autres membres du projet qui apprécient la profondeur et la richesse de la mise en scène. Ils envoient alors le scénario à Scott, qui accepte immédiatement. Scott passe trois semaines à écrire le storybook du film, où il dit avoir été influencé par la vision de l'espace dans 2001, l'Odyssée de l'espace et Star Wars, mais également par le magazine français de science-fiction Métal hurlant et l'œuvre du dessinateur français Jean Giraud (alias Moebius). Ce dernier est engagé en 1977 par Ridley Scott pour participer à la conception graphique de certaines parties du film. Quand Jean Giraud présente son travail à la production, il voit son budget doublé, passant de 4,2 à 8,4 millions. Pour « éduquer » Scott en matière de films de science-fiction horrifique, Ronald Shusett lui fait voir des vieux classiques comme It! The Terror from Beyond Space, qui ont déplu à Scott, lequel s'est plutôt inspiré de Massacre à la tronçonneuse[3]

La difficulté majeure pour l'équipe de production et Scott consiste à concevoir une apparence appropriée pour la créature. O'Bannon présente à Scott l'œuvre de H. R. Giger et Scott est immédiatement convaincu par la beauté terrifiante de sa créature dans la peinture appelée Necronom IV (1976), qu'il décrit comme un insecte biomécanique avec des connotations sexuelles. Scott rencontre Giger chez lui à Zurich et lui demande de concevoir aussi l'apparence de l’œuf, du facehugger, et du chestburster. Pour le design de la créature, Giger lui enlève les yeux, pour le rendre plus effrayant car on ne sait pas où il regarde. La créature du film est aussi inspirée du Ixtl, une créature extra-terrestre du roman La Faune de l'espace de A. E. van Vogt. Une fois terminée la conception graphique des créatures, Giger travaille sur les décors de la planète. O'Bannon rassemble une équipe de conception visuelle comprenant Giger, Ron Cobb et Chris Foss. Cobb avait initialement dessiné des vaisseaux pour accompagner le script ainsi que les premières ébauches du monstre qui ne sont pas retenues par la suite. Il conçoit finalement l'intérieur du vaisseau, très réaliste, alors que Foss conçoit l’extérieur du vaisseau[3].

La maquette utilisée pour filmer le vaisseau lorsque celui-ci se pose sur la planète mesure plus de 2,40 m, pèse près de trois tonnes et est manipulée par une grue. Quant aux décors intérieurs, ils sont réalisés aux studios Shepperton.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Avec uniquement sept ou huit rôles à distribuer, Ridley Scott souhaitait initialement les meilleurs acteurs possibles qui toutefois n'avaient pas besoin de lui pour lancer leur carrière, étant donné qu'il souhaitait se concentrer sur l'aspect visuel du film. Ainsi il ne souhaitait pas non plus une star reconnue du cinéma. Mary Selway s'est occupée du casting car elle avait déjà travaillé avec Scott pour Les Duellistes. Le casting pour Alien était cependant très différent car il ne nécessitait pas d'acteurs de genre. Le scénario demandait toutefois à ce que les rôles soient vivants et clairement définis puisqu'il s'agit essentiellement d'un huis clos avec peu de personnages[4].

Le scénario était initialement écrit pour des hommes uniquement, mais au cas où la production souhaiterait que le film soit plus commercial, les scénaristes ont précisé que l'équipage du vaisseau serait « unisex » ; les rôles « interchangeables » entre hommes ou femmes. Les scénaristes n'avaient pourtant jamais considéré faire du personnage principal Ellen Ripley une femme, chose jamais vue dans un film d'horreur et de science-fiction, jusqu'à ce que David Giler le propose, estimant que ça rendrait le personnage plus intéressant. La production a accepté souhaitant jouer sur cette originalité. Meryl Streep a été approchée pour interpréter le rôle de Ripley. À l'époque, Sigourney Weaver était une actrice de théâtre montante, à Broadway. Elle a reçu le scénario et était initialement dubitative, puisqu'elle avait en tête une vision cliché de film de monstre coloré. Finalement, elle fut convaincue par son agent de passer une audition à New York, et en la voyant Ridley Scott était immédiatement séduit par sa carrure haute et son caractère. Comme elle était la dernière auditionnée, elle a pu faire des auditions directement dans les scènes en construction[4]. Les producteurs ont montré les essais de Sigourney Weaver à leur secrétariat féminin pour avoir une opinion féminine sur sa performance, et avec la réaction positive de celle-ci, ils ont décidé de la choisir pour le rôle[5].

Une actrice pour interpréter Lambert était plus difficile à trouver. Veronica Cartwright fut auditionnée initialement à Los Angeles pour jouer le rôle de Ripley. L'équipe de casting était impressionnée par son intensité et son physique peu conventionnel, et elle fut finalement choisie pour jouer Lambert. Elle n'a toutefois pas été mise au courant avant les essayages de costumes, et elle était au départ agacée de devoir jouer le rôle d'une femme faible, constamment en pleurs, mais la production l'a convaincu en lui expliquant que Lambert représentait le public, notamment sa frayeur[4].

Dès les premières phases du projet Tom Skerritt était intéressé mais estimait que le film devait avoir un budget suffisant pour que la vision soit réalisée. Lorsqu'il apprit que Ridley Scott le réaliserait avec un budget acceptable il était immédiatement convaincu, et a été choisi pour le rôle du Capitaine Dallas[4].

John Hurt a d'abord été approché pour jouer le rôle de Kane toutefois il s'était engagé dans un autre projet, ainsi son rôle fut d'abord donné à Jon Finch, qui avait impressionné Ridley Scott par sa performance dans Macbeth de Roman Polanski. Toutefois, au premier jour de tournage John Finch a eu une crise de diabète et a dû quitter le plateau. Scott a alors pu retrouver John Hurt qui était désormais disponible et l'a convaincu en une soirée d'accepter le rôle. Hurt a commencé le tournage le lendemain matin[4].

Ian Holm était surtout connu pour des rôles de théâtre, et a finalement été choisi pour jouer le rôle de l'androïde Ash, qui ne ressemblait à aucun rôle qu'il ait joué auparavant[4].

Enfin, Bolaji Badejo, un étudiant londonien en design graphique originaire de Somalie, est l’acteur qui s’est glissé dans le costume de la créature xénomorphe. Il aurait été repéré dans un pub de Londres en 1978 par l'agent Peter Archer pour sa démarche particulière et son physique atypique, mesurant 2 mètres 18 pour un tour de taille très fin. Le réalisateur Ridley Scott voulait donner l’impression qu’aucun humain « normal » ne pouvait rentrer dans le costume[6].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute en juillet 1978 et se déroule jusqu'en octobre 1978. Il a lieu dans les studios de Shepperton près de Londres. Les scènes avec des miniatures (notamment le vaisseau spatial) ont été réalisées aux Bray Studios à Windsor[7].Afin de faire des économies sur les coûts de production, ce sont les enfants de Ridley Scott qui ont endossé des scaphandres de taille réduite lors de la scène du Space Jockey, rendant ainsi le décor plus monumental[8]. Le tournage s'est révélé éprouvant pour toute l'équipe du film, soumise à un planning particulièrement serré et aux contraintes d'un budget réduit. Ainsi, Ridley Scott a un jour crevé un plafond d'un coup de poing, dans un excès de colère face aux visites de producteurs extérieurs au film[8].

Bande originale[modifier | modifier le code]

D'un style très atonal et peu mélodieux, la musique d'Alien : Le Huitième Passager s'associe aux images d'une façon souvent minimaliste, ce qui amplifie les sensations de peur et de mystère que peut percevoir le spectateur. La musique accompagne, sans jamais dominer, les situations montrées.

Pour autant, l'ambiance sombre et ténébreuse de l’œuvre est aussi renforcée par des parties plus mélodieuses et, même, romantiques, comme celle de la séquence d'ouverture (Main Title), celle de l'atterrissage (The Landing), ou celle du dénouement (To Sleep).

À l'origine, Ridley Scott voulait travailler avec Isao Tomita pour la musique d'Alien. Mais les producteurs de la Fox en ont décidé autrement. Ils voulaient quelqu'un de formation plus classique. Leur choix s'est porté sur Jerry Goldsmith, qui avait auparavant travaillé sur Freud en 1962. Pour autant, les relations entre le compositeur, le monteur Terry Rawlings et le réalisateur ont été difficiles, puisque non content d'écarter une partie de la partition écrite spécialement pour le film par Goldsmith, Ridley Scott a conservé un morceau de la musique de Goldsmith pour Freud, passions secrètes, qui servait de musique temporaire et a également utilisé pour le générique final la 2e Symphonie « Romantique » de Howard Hanson. Ce thème musical n'apparaît pas dans le disque de la bande originale.

Le compositeur, Jerry Goldsmith, à qui l'on doit de célèbres musiques de films (La Planète des singes, Patton, La Malédiction, ...) a fourni un travail long et compliqué pour Alien. Le fait est que Goldsmith et Ridley Scott n'avaient pas toujours la même vision du projet. Alors, l'un et l'autre devaient trouver des compromis. Le morceau d'ouverture, qui insiste sur la vulnérabilité de l'équipage du Nostromo et sur l'immensité du vide spatial qui les entoure, n'a, par exemple été composée qu'en toute fin du développement du film ; Goldsmith ayant prévu un autre morceau à l'origine (c'est celle qui figure sur le disque).

Les conditions qui ont présidé à la création de la bande originale d'Alien ont d'ailleurs été tellement mauvaises que, pendant longtemps, le compositeur a renié son œuvre. Celui-ci alla jusqu'à désapprouver totalement sa réédition en CD. Pourtant, depuis sa réédition en 2007, il apparaît aujourd'hui très clairement que cette bande originale fait partie des grands classiques de la musique de film.

Alien
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Jerry Goldsmith
Sortie 1979
Durée 34:57
Genre musique de film
Producteur Jerry Goldsmith
Label 20th Century Records

Bandes originales de Alien

Liste des pistes édition 1979

Toute la musique est composée par Jerry Goldsmith.

No Titre Durée
A1. Main Title 3:30
A2. The Face Hugger 2:32
A3. Breakway 3:00
A4. Acid Test 4:35
A5. The Landing 4:29
B1. The Droid 4:40
B2. The Recovery 2:44
B3. The Alien Planet 2:28
B4. The Shaft 3:57
B5. End Title 3:02
34:57
Liste des pistes édition complète 2007
CD 1
No Titre Durée
1. Main Title 4:12
2. Hyper Sleep 2:46
3. The Landing 4:31
4. The Terrain 2:21
5. The Craft 1:00
6. The Passage 1:49
7. The Skeleton 2:30
8. A New Face 2:35
9. Hanging On 3:39
10. The Lab 1:05
11. Drop Out 0:57
12. Nothing to Say 1:52
13. Cat Nip 1:01
14. Here Kitty 2:08
15. The Shaft 4:31
16. It's a Droid 3:28
17. Parker's Death 1:51
18. The Eggs 2:24
19. Sleepy Alien 1:04
20. To Sleep 1:56
21. The Cupboard 3:05
22. Out The Door 3:13
23. End Title 3:09
24. Main Title (Rescored Alternate) 4:11
25. Hyper Sleep (Rescored Alternate) 2:45
26. The Terrain (Rescored Alternate) 0:58
27. The Skeleton (Rescored Alternate) 2:31
28. Hanging On (Rescored Alternate) 3:08
29. The Cupboard (Rescored Alternate) 3:12
30. Out the Door (Rescored Alternate) 3:02
CD 2
No Titre Durée
1. Main Title 3:37
2. The Face Hugger 2:36
3. Breakaway 3:03
4. Acid Test 4:40
5. The Landing 4:31
6. The Droid 4:44
7. The Recovery 2:50
8. The Alien Planet 2:30
9. The Shaft 4:01
10. End Title 3:09
11. Main Title (film version bonus) 3:44
12. The Skeleton (alternate take bonus) 2:34
13. The Passage (demonstration excerpt, bonus) 1:54
14. Hanging On (demonstration excerpt, bonus) 1:08
15. Parker's Death (demonstration excerpt, bonus) 1:07
16. It's a Droid (unused inserts, bonus) 1:27
17. Eine kleine Nachtmusik (source, bonus) 1:49

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office initial[modifier | modifier le code]

Avec un budget d'environ 11 000 000 US$, Alien a été un succès commercial en salles. À sa sortie initiale, il a réalisé 102 944 891 US$ au box-office mondial, dont 78 944 891 US$ aux États-Unis et au Canada et 24 000 000 US$ à l'étranger[9]. Le film est sorti en Amérique du Nord le 25 mai 1979 : distribué dans 91 salles, il était numéro 1 au box-office dès le premier week-end, et avait déjà rapporté 3 527 881 US$. Alien a ensuite alterné entre les première et troisième places durant plus de vingt semaines consécutives[10]. Alien a rapporté 4 727 920 US$ en France (2 809 875 entrées[11]) et 228 889 US$ en Belgique, où il est sorti respectivement les 12 et 13 septembre 1979[12].

Box-office pour la version director's cut (2003)[modifier | modifier le code]

La version director's cut d'Alien est sortie dans les salles américaines le 31 octobre 2003, remportant 1 986 910 US$ supplémentaires, augmentant le total du box-office nord-américain à 80 931 801 US$[13], soit 329 504 entrées supplémentaires[14]. Lors de sa première semaine, il était diffusé dans 347 salles, et est resté au grand écran pendant 5 semaines[15].

En France, la version director's cut a d'abord été projetée au Festival du cinéma américain de Deauville le 13 septembre 2003[16], puis dans d'autres salles françaises à partir du 12 novembre 2003, faisant 76 243 entrées sur un total de 6 semaines de projection[17], augmentant le total d'entrées françaises à 2 887 121[11]. Autrement, la version director's cut a obtenu 113 678 entrées au Royaume-Uni où il est sorti le 31 octobre 2003, 4 149 au Québec et 9 504 en Belgique où il est sorti le 22 octobre 2003[14].

Nombre d'entrées pour la version director's cut d'Alien (2003)[14]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1979
BAFTA Awards[18] Meilleure musique Derrick Leather, Jim Shield, Bill Rowe
Meilleure direction artistique Michael Seymour
Oscar du cinéma[19] Meilleurs effets visuels H.R. Giger, Carlo Rambaldi, Brian Johnson, Nick Allder, Denys Ayling
Festival de Saint-Sébastien[20] Meilleure photographie et meilleurs effets spéciaux
Saturn Awards[21] Meilleur film de science-fiction
Meilleure actrice dans un second rôle Veronica Cartwright
Meilleure réalisation Ridley Scott
1980
Prix Hugo[22] Meilleur film

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1979
BAFTA Awards[18] Meilleure nouvelle venue dans un rôle principal Sigourney Weaver
Meilleure acteur dans un second rôle John Hurt
Meilleurs costumes John Mollo
Meilleure musique Jerry Goldsmith
Meilleur montage Terry Rawlings
British Society of Cinematographers[23] Meilleure photographie Derek Vanlint
Golden Globes[24] Meilleure musique Jerry Goldsmith
Oscar du cinéma[19] Meilleure direction artistique Michael Seymour, Les Dilley, Roger Christian, Ian Whittaker
Saturn Awards[21] Meilleure actrice Sigourney Weaver
Meilleur scénario Dan O'Bannon
Meilleur maquillage Pat Hay
Meilleurs effets spéciaux Brian Johnson, Nick Allder
1980
Grammy Awards[23] Meilleure musique de film ou de téléfilm Jerry Goldsmith

Version director's cut[modifier | modifier le code]

Une version director's cut est sortie au cinéma en 2003. Elle ne présente que de légères différences avec l’œuvre originelle. Certains plans ont été élagués afin d’améliorer le rythme et deux scènes ont été ajoutées : une dispute entre Lambert et Ripley, et la découverte par Ripley du capitaine Dallas enfermé dans un cocon. À l'origine, Ridley Scott et le monteur Terry Rawlings n'avaient pas souhaité garder cette deuxième scène car ils estimaient qu'elle ralentissait sérieusement le rythme. À ce moment du film, Ripley cherche à s'échapper et cette digression fait retomber la peur que le spectateur doit alors ressentir pour elle.

Il est à noter que le montage du film sorti dans les salles en 1979 est celui que Ridley Scott a toujours préféré[25].

Dans le DVD de la version Director's cut, on apprend que l'acteur John Hurt, lorsqu'il se penche sur l'œuf, ignore qu'une créature va lui sauter au visage. De même, Ridley Scott a souhaité que les autres acteurs ne soient pas informés de ce qui allait se passer lors de la scène où l'alien sort du corps de John Hurt.

Esthétique d'Alien[modifier | modifier le code]

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Style[modifier | modifier le code]

L'esthétique torturée, obscure, cauchemardesque d'Alien (le monstre, mais aussi la planète du monstre) est fortement influencée par l'œuvre de l'artiste suisse H.R. Giger[N 4]. Il a réalisé seul le design de la créature, considérée aujourd'hui comme une œuvre d'art. La maquette a été conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la « biomécanique ».

Le vaisseau extra-terrestre écrasé sur la planète LV-426, dont l'apparence est étrangement osseuse et arrondie, véhicule un message : celui d'une menace, d'un danger imminent, d'un avertissement. Sa structure d'acier et de résine biologique semble d'ailleurs endormie plutôt qu'inerte, vivante plutôt que morte. À la vue de cet univers biomécanique, hostile et moite, l'on ressent deux envies : fuir, ou explorer ce monde fascinant et si différent, qui s'adresse à l'inconscient du spectateur.

Lorsque l'équipage du Nostromo explore LV-426, ce sont eux les étrangers par rapport à la race du pilote décédé. Puis, lorsque l'alien erre dans le vaisseau des humains (vaisseau dont le style est beaucoup plus fonctionnel, ordinaire, que celui du pilote extra-terrestre), c'est lui l'étranger et on comprend qu'il était déjà Alien dans le vaisseau écrasé. À la seconde vision, on comprend alors que le pilote extra-terrestre est mort de la même manière que Kane, sa cage thoracique éclatée par un xénomorphe.

Monstre[modifier | modifier le code]

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Le succès du film tient notamment à l'alien, le monstre de la saga. On le voit peu dans le premier opus, ce qui le rend encore plus inquiétant et menaçant. Cette « discrétion » était en partie motivée par le fait que le personnage de l'alien était interprété par un acteur, Bolaji Badejo, qui endossait un costume en latex, ce qui pouvait porter atteinte à la crédibilité du monstre en tant que tel dans les scènes en gros plan.

Costume d'un Alien

Le système de reproduction de l'alien, ainsi que les différentes phases d'évolution avant d'atteindre son stade adulte, sont des points forts de la mythologie de la série : tout commence par la ponte d'œufs par une reine ; œufs desquels jaillissent des parasites arachnéens (appelé « Facehugger ») qui s'agrippent à la tête de tout être passant à proximité. Les parasites implantent alors un œuf à l'intérieur du corps de la victime (dans l'estomac par le biais de l'œsophage, ce qui justifie l'attaque à la bouche de la victime) puis se détachent de la victime après un laps de temps et meurent. Il faut également noter que ce parasite utilise une sorte de queue qu'il enroule autour de cou de la victime, si celle-ci tente de retirer le parasite de son visage, la queue se resserre et étrangle la victime, l'obligeant alors à se laisser faire. L'embryon ainsi implanté grandit, alors que la victime se réveille après avoir perdu connaissance, puis après une gestation très rapide (quelques heures), perfore violemment la cage thoracique de son hôte pour s'en échapper. Le « bébé » alien, de taille réduite, mais complètement formé, peut alors grandir à sa guise en traquant ses proies.

Le système de reproduction incluant une Reine fait penser à un type de société de genre « insectoïde », par exemple une colonie de fourmis. C'est une invention du réalisateur James Cameron. En effet, la version longue du premier film montre que la victime de l'alien se transforme petit à petit en cocon, comme l'avait imaginé Giger, le tout formant un cycle : l'œuf donne un « facehugger », qui féconde une victime, qui elle-même donne naissance à un alien, qui lui-même transforme une autre victime en œuf, et ainsi de suite. On le voit avec le personnage de Brett, lorsque Ripley retrouve le commandant Dallas, qui est à un stade de transformation avancée.

L'alien a un physique très particulier qui, sur de nombreux points, possède un aspect phallique : son crâne allongé tout d'abord ; sa « langue », un organe massif et puissant avec lequel il perfore le corps de ses victimes, et au bout duquel se situe une seconde bouche ; enfin une longue queue à l’extrémité acérée qu'il utilise comme une lance. Son corps possède tellement d'atouts, que dans le film Alien vs. Predator, un Predator fabrique des armes improvisées avec le crâne de l'alien en tant que bouclier et la pointe de la queue de l'alien au bout d'un os de sorte à en faire une lance.

Le système de défense de l'alien est tout aussi remarquable. Il comprend l'épaisse carapace, mais également une particularité physique diablement efficace : son sang. Celui-ci est un véritable acide, qui dissout le métal le plus dur et peut brûler intensément l'épiderme de quiconque a le malheur de rentrer en contact physique avec l'alien, en lui infligeant une blessure à main nue par exemple, ou bien en étant éclaboussé par le sang de l'alien. Ce qui rend l'alien encore plus redoutable, c'est sa propre connaissance de son acidité sanguine, à un tel point qu'un alien pourrait pratiquer l'automutilation pour tuer ses ennemis. La virulence de cet acide est soulignée dans le premier film, où l'on voit qu'il peut traverser plusieurs planchers du vaisseau spatial les uns en dessous des autres avant de perdre sa puissance corrosive. Ou bien dans Alien Résurrection, lorsque deux aliens tuent leur camarade de cellule pour s’échapper.

Au cours des différents films, le monstre garde un aspect général similaire mais évolue beaucoup dans son design de détail. Chaque film de la franchise se fait fort de présenter un alien d'un nouveau type : une reine pondeuse dans le deuxième film, un alien développé à partir de l'organisme d'un chien dans le troisième et un alien plus « humain » dans le dernier film. Dans le scénario inédit "Alien 5 Eternity" de Greg Orson, ce sont les humains, eux-même, qui sollicitent une mutation. Ellen Ripley deviendra alors la mère d'une humanité transformée.

Produit dérivé[modifier | modifier le code]

VHS (France)[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Édition : CBS FOX Vidéo (Locations)
  • 1987 : Édition : CBS FOX Vidéo
  • 1988 : Édition : CBS FOX Vidéo (Collection « Les plus grands frissons »)
  • 1993 : Édition : FOX Vidéo (Collection « Les plus grands frissons »)
  • 1993 : Édition : FOX Vidéo (Coffret 3 Films)
  • 1997 : Édition : Twentieth Century Fox Corporations

Autour du film[modifier | modifier le code]

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  • Accroche du film : « Dans l'espace, personne ne vous entend(ra) crier » (« In space no one can hear you scream » dans la version originale).
  • Nostromo est le nom d'un roman de Joseph Conrad publié en 1904.
  • Le film reprend les grandes lignes de l'intrigue de La Planète des vampires (1965) de Mario Bava.
  • Ridley Scott avait envisagé que l'équipage développe des relations gay ou lesbiennes à la suite d'une promiscuité en huis clos s'étendant sur une longue période de temps passé dans l'espace. Il a déclaré que s'il avait à refaire le film aujourd'hui, c'est une direction qu'il développerait[26]. Le thème de l'homosexualité latente chez certains personnages de la saga est largement abordé, voire mis en évidence, dans le scénario "Alien 5 Eternity" de Greg Orson.
  • L'équipe des costumes avait oublié de munir les faux scaphandres de trous pour respirer, de sorte que Veronica Cartwright, John Hurt et Tom Skerritt inhalaient rapidement du gaz carbonique. Tom Skerritt faillit s'évanouir et l'intervention d'une infirmière fut nécessaire, John Hurt souffrant de claustrophobie[8].
  • Pas moins de 120 personnes ont travaillé pendant 6 mois pour créer les décors du film[8].
  • La substance visqueuse du film est du Slimy, produit créé par le Joker Group.
  • On ne connaît de chacun des sept astronautes que le nom, le prénom n'étant jamais mentionné. On apprendra au début du troisième film — ou à la fin de la version longue du second — que Ripley, seule survivante du Nostromo et héroïne des trois films suivants, se prénomme Ellen.

Adaptations et références[modifier | modifier le code]

  • En 1980, lors de son spectacle au théâtre Marigny (octobre 1979-juin 1980)[27], Thierry Le Luron fait dire à sa chère Alice Sapritch qu'elle a obtenu le rôle principal du film Alien, celui du monstre[28].
  • La série de jeux Metroid par Nintendo s'inspire largement de ce film : ainsi, le personnage de Samus est un clin d'œil à Ripley, de même que son grand rival porte le prénom du réalisateur du film : Ridley.
  • La série animée japonaise Cowboy Bebop comporte un épisode parodique rendant hommage à Alien, où le Bebop, le vaisseau des héros, est hanté par une créature inconnue qui contamine un par un les occupants.
  • Dans l'univers de Spelljammer, la description et l'apparence du Yitsan semblent être en référence directe à l'alien.
  • Un article de Dragon Magazine no 3 (janvier-février 1992) fournit les caractéristiques du monstre à différentes étapes de sa vie, selon les standards de Donjons et Dragons (AD&D 2e édition).
  • Dans l'univers de Warhammer 40,000, le design des Tyranides rappelle fortement celui de l'alien.
  • Le jeu Starcraft s'inspire du design de l'alien pour les zergs (les hydralisk pour être précis). Et la scène cinématique à bord de l'Amerigo est un clin d'œil au film. De plus, les unités Marines du deuxième épisode de la saga Alien ont inspiré de nombreuses unités du jeu. Exemple : les répliques anglaises de l'unité de transport Terrane : « We're on the pipe, 5 by 5 » ou encore « Hang on, we're in for some chop » que l'on retrouve à la 40e minute du film (le physique même de la pilote est identique dans le jeu et le film).
  • Une des missions du jeu 3D Pinball: Space Cadet à accomplir lors du grade de lieutenant de l'espace consiste à détruire les Xenomorphes.
  • La série American Dad! a parodié Le Huitième Passager dans l'épisode 18 de la saison 5, The Great Space Roaster, où Roger traque la famille Smith dans un vaisseau spatial.
  • À la fin de La Folle Histoire de l'espace de Mel Brooks (parodiant plusieurs films de science-fiction dont Star Wars), les deux héros se retrouvent dans un bar spatial et assistent à l'éclosion d'un mini alien qui sort du ventre d'un des clients joué par John Hurt en personne. L'alien prend un canotier et une canne et interprète une chanson à la manière de Fred Astaire avant de disparaître.
  • Dans le film d'animation Planète 51, on trouve beaucoup de références à Alien : le xénomorphe est ici un animal de compagnie (qui s'appelle Ripley), la phrase « Dans l'espace, personne ne vous entend crier » est prononcée par le capitaine Charles « Chuck » Baker, ou encore ce même animal de compagnie devient passager clandestin dans la capsule du capitaine Chuck Baker lorsque celui-ci quitte la planète à la fin du film. Également dans la scène où chaque militaire est chargé de tirer sur un de ses collègues en cas de « prise de cerveau », l'un d'eux se nomme Caporal Hisk, référence au caporal Hicks du Aliens de James Cameron.
  • La série a été adaptée assez librement par la société Capcom en 1994 en borne d'arcade sous le titre Aliens Vs Predator.
  • Dans le manga Dragon Ball, Freezer lors de sa deuxième transformation a une morphologie qui fait penser au xénomorphe (en blanc). Par la suite, le personnage de Puipui, un acolyte de Babidi lui aussi a un crâne qui peut faire penser au xénomorphe.
  • Dans la série Kookaburra, dans le tome 1 « Planète Dakoï », Skullface adopte un rat dakoïd qui a une morphologie similaire au xénomorphe. Dans le tome 3, le nom du rat va être un sujet de discussion entre Skullface et Preko, le premier voulant l'appeler Ripley, et le second proposant Sigourney.
  • Dans le manga City Hall, tome 1, p. 165, le commandant chargé des opérations lors de l'attaque de la National Bank est le commandant Ripley de l'escadron spécial Nostromo. Cet escadron est chargé des phénomènes anormaux.
  • Le boss de fin du jeu vidéo Conker's Bad Fur Day sorti sur Nintendo 64 en 2001 n'est autre que le xénomorphe éponyme du film.
  • Dans le film Dreamcatcher, l'attrape-rêves de Lawrence Kasdan sorti en 2003, le virus extraterrestre qui infecte les animaux et les humains s'appelle le Ripley. Le personnage du colonel Curtis joué par Morgan Freeman fait explicitement référence à Alien (en anglais : « The men call the red stuff "Ripley", after the broad in the Alien movies »).
  • Dans la série d'animation française Kaeloo, Dans l'épisode 43 de la saison 1, Moignon ( L'écureuil ) décrit un extraterrestre avec une bouche rétractible ce qui est une référence aux Xénomorphes.

Adaptations vidéoludiques[modifier | modifier le code]

  • Alien Trilogy sorti en 1996, permet de revivre les évènements des trois premiers films.
  • Une série de jeux intitulés Aliens vs. Predator met en scène le combat des deux espèces ainsi que les humains.
  • Aliens: Colonial Marines sorti en février 2013, vous plonge dans la peau d'un marine américain lutant contre une invasion de xénomorphes.
  • Alien: Isolation sorti le 7 octobre 2014, fait une suite directe au premier film Alien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le titre d'exploitation principal en France est Alien. Le Huitième Passager n'est considéré que comme un titre secondaire (ou un sous-titre) dans la plupart des encyclopédies (La Cinémathèque française, Encyclociné, Dictionnaire des films Larousse, etc.).
  2. Le R (pour Restricted) signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés.
  3. La Pologne n'entrera dans l'Union européenne qu'en 2004.
  4. Crédité pour la créature dans le générique de fin du Laserdisc CLV CBS-FOX version française.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 25 février 2015
  2. a et b Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Ron Cobb, H. R. Giger, Ivor Powell, Gordon Carroll, David Giler, Alan Ladd Jr.. (). La Créature : Construction de l'histoire [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  3. a et b Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Alan Ladd Jr., David Giler, Gordon Carroll, Ridley Scott, Ivor Powell, H. R. Giger, Ron Cobb. (). Les Animateurs : Direction artistique [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  4. a, b, c, d, e et f Ronald Shusett, Gordon Carroll, Ridley Scott, Mary Selway, Ivor Powell, David Giler, Alan Ladd Jr., Sigourney Weaver, Veronica Cartwright, Tom Skerritt, Harry Dean Stanton, John Hurt. (). Les Convoyeurs de l'espace : Casting [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  5. Sigourney Weaver, Ridley Scott. (). Essai caméra de Sigourney Weaver, avec commentaire audio de Ridley Scott [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  6. « Bolaji Badejo, l'acteur qui joue l'alien dans Alien », sur http://www.laboiteverte.fr/
  7. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  8. a, b, c et d Making-of du DVD Alien: Director's cut.
  9. (en)« Box-office d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1er juillet 2012)
  10. (en)« Box-office domestique par week-end d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1er juillet 2012)
  11. a et b « Alien », sur jpbox-office.com (consulté le 1er juillet 2012)
  12. (en)« Box-office international d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1er juillet 2012)
  13. (en)« Lifetime gross », sur boxofficemojo.com (consulté le 1er juillet 2012)
  14. a, b et c « Alien », sur Base de données Lumière (consulté le 1er juillet 2012)
  15. (en)« Box-Office international d'Alien », sur The Numbers (consulté le 1er juillet 2012)
  16. (en)« Release dates for Alien », sur IMDB (consulté le 1er juillet 2012)
  17. « Box-office d'Alien (2003) », sur CBO Box-Office (consulté le 1er juillet 2012)
  18. a et b (en) « BAFTA Awards 1979 », British Academy of Film and Television Arts (consulté le 2 juillet 2012)
  19. a et b (en) « 52nd Oscars Ceremony », Academy of Motion Picture Arts and Sciences (consulté le 2 juillet 2012)
  20. (en) « 27th Edition of San Sebastian Awards », sur sansebastianfestival.com (consulté le 2 juillet 2012)
  21. a et b (en) « Past Saturn Awards Winners », Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur (consulté le 2 juillet 2012)
  22. (en) « 1980 Hugo Awards », Prix Hugo (consulté le 2 juillet 2012)
  23. a et b (en) « Awards for Alien », IMDB (consulté le 2 juillet 2012)
  24. (en) « 37th Annual Golden Globes », Hollywood Foreign Press Association (consulté le 2 juillet 2012)
  25. http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18592262/?page=8
  26. Commentaires audio de Ridley Scott sur le DVD Alien - Director's cut .
  27. « Thierry Le Luron à Marigny », Télé Loisirs
  28. « Extrait du spectacle de Thierry Le Luron à Marigny en 1980 »

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Hans Ruedi Giger, Giger's Alien, Morpheus International, , 76 p. (ISBN 978-1883398088)
  • (en) Michael Gross et Paul Scanlon, The Book of Alien, Titan Books, , 112 p. (ISBN 978-1852864835)
  • (en) David McIntee, Beautiful Monsters : The Unofficial and Unauthorized Guide to the Alien and Predator Films, Surrey, Telos Publishing Ltd., , 266 p. (ISBN 978-1903889947)
  • (en) Ian Nathan, Alien Vault : The Definitive Story of the Making of the Film, Voyageur Press, , 176 p. (ISBN 978-0760341124)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]