Everything Everywhere All at Once

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Everything Everywhere All at Once

Titre québécois Tout, partout, tout à la fois
Réalisation Daniel Kwan
Daniel Scheinert
Scénario Daniel Kwan
Daniel Scheinert
Musique Son Lux
Acteurs principaux
Sociétés de production A24
AGBO
Ley Line Entertainment
IAC Films
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 139 minutes
Sortie 2022

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Everything Everywhere All at Once, ou Tout, partout, tout à la fois au Québec, est un film américain écrit et réalisé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert et sorti en 2022. Comédie d'aventure et de science-fiction, le film met en vedette Michelle Yeoh, Ke Huy Quan, Stephanie Hsu (en), Jenny Slate, Harry Shum Jr, James Hong et Jamie Lee Curtis.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Une femme sino-américaine usée par la vie est emportée dans une aventure irréelle où elle doit sauver ce qui est important pour elle en se connectant aux vies qu'elle aurait pu avoir dans d'autres univers.

Synopsis détaillé[modifier | modifier le code]

Première partie : Tout (Everything)[modifier | modifier le code]

Evelyn Quan Wang est une femme sino-américaine issue des premières générations d'immigrants du pays qui tient une laverie avec Waymond, son mari. Les tensions montent dans sa famille : la laverie est inspectée par l'IRS ; Waymond essaie désespérément de lui faire signer un acte de divorce ; Gong Gong, son père, vient d'arriver de Hong Kong ; Joy, sa fille, essaye de lui faire accepter sa relation lesbienne avec Becky.

Lors d'un rendez-vous avec Deirdre Beaubeirdre, une inspectrice de l'IRS, la personnalité de Waymond change totalement alors que son corps est brièvement emprunté par Alpha Waymond, une version de Waymond venant d'un univers parallèle appelé « l'Alphavers ». Alpha Waymond explique à Evelyn l'existence du multivers, composé de tous les choix faits dans l'univers. Des habitants de l'Alphavers, menés par la regrettée Alpha Evelyn, ont réussi à développer une technologie permettant aux gens d'accéder aux talents, aux souvenirs et au corps de leurs homologues d'univers parallèles par des « sauts d'univers » en remplissant des conditions loufoques. Le multivers est menacé par Jobu Tupaki, qui se révèle être la version de Joy dans l'Alphavers : son esprit a été scindé après plusieurs expériences de sauts d'univers menées par Alpha Evelyn ; Jobu Tupaki expérimente à présent tous les univers à la fois et peut manipuler la matière et les univers selon sa volonté. Omnipotente, elle a créé un trou noir sous la forme d'un bagel capable de détruire le multivers.

Alpha Waymond donne à Evelyn la technologie nécessaire aux sauts d'univers alors que les sbires de Jobu Tupaki commencent à infiltrer le bureau de l'IRS. Evelyn apprend que Waymond veut divorcer et découvre ses vies alternatives, dont l'une où elle est devenue maîtresse de kung-fu et star de cinéma après avoir refusé de partir de Chine avec Waymond, qui est devenu un important businessman. Alpha Waymond pense qu'Evelyn, étant la version d'Evelyn la plus ratée de tous les univers, a le pouvoir caché de pouvoir vaincre Jobu Tupaki. Alpha Gong Gong ordonne à Evelyn de tuer Joy afin d'affaiblir Jobu Tupaki, mais Evelyn refuse et décide d'affronter Jobu Tupaki en acquérant les mêmes pouvoirs qu'elle : elle combat alors les sbires de Jobu Tupaki et les soldats d'Alpha Gong Gong avec des sauts d'univers à répétition. Après la bataille, Alpha Waymond est localisé et tué par Jobu Tupaki et l'esprit d'Evelyn se scinde.

Deuxième partie : Partout (Everywhere)[modifier | modifier le code]

Evelyn fait des sauts d'univers dans d'autres univers dont certains très étranges, comme celui où les humains ont des saucisses à la place des doigts et où elle a une relation amoureuse avec Deidre, et un autre où elle travaille avec Chad, un chef de teppanyaki manipulé par « Ratontouille », un raton laveur. Elle apprend que Jobu Tupaki n'a pas créé le trou noir pour tout détruire, mais pour se détruire elle-même, et cherchait une Evelyn qui puisse la comprendre. Jobu Tupaki pense que la multitude d'univers et le chaos qui en découle font que rien n'a réellement de sens et souhaite simplement ne plus exister.

Dans d'autres univers, les Wang perdent la laverie à cause de leurs dettes, la relation entre Evelyn-saucisse et Deirdre-saucisse prend fin, Evelyn-chef révèle la supercherie de Chad et Waymond-businessman rejette Evelyn-star après leurs retrouvailles. Après une longue discussion philosophique dans plusieurs univers, Evelyn est presque ralliée à la cause de Jobu Tupaki et poignarde le Waymond de son univers. Elle s'apprête à entrer dans le bagel avec Jobu Tupaki mais s'arrête quand elle entend Waymond suppliant la fin du combat, en demandant d'être gentil et d'avoir espoir même dans un univers où rien ne semble faire sens. Evelyn vainc les soldats d'Alpha Gong Gong et de Jobu Tupaki non pas en les blessant, mais en trouvant ce qui leur apporte du bonheur grâce à sa connaissance du multivers. Evelyn atteint Jobu Tupaki et lui dit qu'elle n'est pas seule et qu'elle choisira toujours d'être avec elle, peu importe ses choix. Pendant ce temps, dans un autre univers, Evelyn fait face à Gong Gong, se réconcilie avec Waymond et Joy, et trouve un commun accord avec Deirdre. Jobu Tupaki rejette d'abord Evelyn, avant de se retourner et de l'embrasser.

Conclusion : Tout à la fois (All at Once)[modifier | modifier le code]

Peu de temps après, les vies et les relations de la famille se sont améliorées : Becky est considérée comme faisant partie de la famille ; Waymond et Evelyn partagent un bref moment romantique pour la première fois depuis longtemps ; ils retournent dans le bureau de Deirdre pour classer leurs taxes. Pendant que Deirdre parle, l'attention d'Evelyn est momentanément attirée par le multivers, mais elle parvient à revenir dans son propre univers.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

icône image Médias externes
Images
Affiche du film sur le site internet de A24.
Vidéos
Bande-annonce officielle sur la chaîne YouTube de A24.

Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[7] et carton de doublage français.

Production[modifier | modifier le code]

En , la production reçoit un crédit d'impôt pour tourner en Californie[8]. Les réalisateurs annoncent ensuite, en septembre 2019, toujours attendre la validation du projet[9].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

En , Michelle Yeoh et Awkwafina sont annoncées dans les rôles principaux d'un « film d'action interdimensionnel » réalisé par le duo de réalisateurs Daniels (Daniel Kwan et Daniel Scheinert) et produit par les frères Anthony et Joe Russo[10].

Prise par d'autres projets dont, notamment, le tournage de Shang-Chi, Awkwafina quitte le projet en . Stephanie Hsu (en), James Hong, Ke Huy Quan, et Jamie Lee Curtis rejoignent ensuite la distribution, la première en remplacement d'Awkwafina. Le tournage débute en [11].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Everything Everywhere All at Once
Score cumulé
SiteNote
Metacritic81/100
Rotten Tomatoes95%
Allociné3.9 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Film Actu4.5 étoiles sur 5
Ecran Large4 étoiles sur 5
Le JDD4 étoiles sur 5
Le Journal du Geek4 étoiles sur 5
aVoir-aLire.com4 étoiles sur 5

En France, le site Allociné propose une moyenne de 3,95, à partir de l'interprétation de 34 critiques de presse[12]. Le site Rotten Tomatoes donne une note de 95% pour 341 critiques[13]. Le site Metacritic donne une note de 81100 pour 54 critiques[14].

Les critiques de presse, nombreuses et intriguées, sont très élogieuses à l'égard du film, ne laissant que peu de place pour les critiques négatives.

Pour la critique du site Film Actu, le film est une « véritable déclaration d’amour au septième art pleine de trouvailles et de bizarreries génialissimes, Everything Everywhere all at once est le genre de claque cinématographique qui fait incroyablement du bien. Le Multiverse comme vous ne l'avez jamais vu sur grand écran. »[15]. Pour GQ, le film est tout simplement « inclassable, [et] explore une multitude de genres du cinéma avec une gourmandise jamais factice ou opportuniste »[16].

Pour Le Parisien, « au final, on rit beaucoup, on est bluffé par une telle créativité, et on est ému par les conséquences de ce voyage virtuel pour cette mère de famille, qui pourraient tous nous concerner »[17].

Selon Écran Large, « Everything Everywhere All at Once réussit l’exploit d’être un pur chaos organisé, un bijou d’orfèvrerie tourné vers le n'importe quoi pour pleinement embrasser son délire cosmique… et revenir à la simple échelle de ses touchants personnages. Brillant »[18].

Parmi les critiques les plus négatives, on peut retrouver celle du site Critikat qui trouve « dommage qu’un film obnubilé par l’infinité vertigineuse des possibles se révèle, sous sa surface rutilante, aussi convenu. »[19]. Pour Le Monde, « en roue libre, les « Daniels » confondent grand n’importe quoi et licence poétique. »[20].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le premier jour de sa sortie en France, le film réalise 26 199 entrées (ce qui inclut 10 130 en avant-première), pour 479 copies, se positionnant sur la seconde place du box-office des nouveautés derrière La Dégustation (32 250) et devant Avec amour et acharnement (15 072)[21]. Au bout d'une première semaine d'exploitation dans les salles obscures françaises, le long-métrage sur le multivers inverse sa place du premier jour d'exploitation avec celle du film La Dégustation, ce dernier ayant réalisé 125 997 contre 132 121 pour Everything Everywhere All at Once[22]. En seconde semaine, le film chute de trois places pour une quatrième position avec 76 098 entrées, derrière Revoir Paris (142 841) et devant Bullet Train (71 285)[23]. En troisième semaine, le long-métrage réalise

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, chutant à la neuvième place du box-office, derrière Bullet Train (55 892) et devant La Dégustation (51 821)[24], [25].

Distinction[modifier | modifier le code]

Sélection[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andreas Wiseman, « A24 Launches Sales On Michelle Yeoh Sci-Fi Everything Everywhere All at Once — AFM », sur Deadline.com, (consulté le )
  2. (en) James Y. Lee, « The Fractured, Deranged Genius of Everything Everywhere All at Once », sur Medium, (consulté le )
  3. (en) Alec Maskell, « Everything Everywhere All at Once is a multidimensional good time », sur thesuffolkjournal.com, (consulté le )
  4. (en) Colin Jacobson, « Everything Everywhere All at Once [Blu-Ray] (2022) », sur dvdmg.com, (consulté le )
  5. a et b Elodie Bardinet, « Everything Everywhere All at Once sortira le 31 août au cinéma en France », sur Première, (consulté le )
  6. a et b Renaud Baronian, « D'After Yang à Everything Everywhere All at Once, le Champs-Elysées Film Festival va crever l'écran », sur Le Parisien, (consulté le )
  7. « Fiche de doublage - Everything Everywhere All At Once », sur RS Doublage
  8. (en) Dominic Patten, « Leonardo DiCaprio Produced Akir Scores in Latest CA Tax Credits Allocation », sur Deadline.com, (consulté le )
  9. (en) Eric Kohn, « Swiss Army Man Directors Passed on Deadpool 2 to Make a Sci-Fi Movie With Michelle Yeoh », sur Indiewire, (consulté le )
  10. (en) Mia Galuppo, « Michelle Yeoh, Awkwafina in Talks for Film From Swiss Army Man Directors », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  11. (en) Mike Fleming Jr, « A24 Reunites With Swiss Army Man Directors; Finance & Distribute AGBO's Everything Everywhere All at Once », sur Deadline.com, (consulté le )
  12. « Everything Everywhere All at Once », sur Allociné (consulté le ).
  13. (en) « Everything Everywhere All at Once », sur Rotten Tomatoes (consulté le )
  14. (en) « Everything Everywhere All at Once », sur Metacritic (consulté le )
  15. Pierre Champleboux, « Everything Everywhere All At Once : la claque SF de 2022 ! notre critique », (consulté le )
  16. Adam Sanchez, « Everything Everywhere All at Once au cinéma : le film qui met une raclée aux blockbusters américains », sur GQ, (consulté le )
  17. « Sorties cinéma du 31 août : «Everything Everywhere All At Once», «La Page blanche», «Flee»... les films à voir (ou pas) » Accès payant, sur Le Parisien, (consulté le )
  18. Antoine Desrues, « Everything Everywhere All at Once : critique dans le vrai Multivers de la folie », sur Ecran Large, (consulté le )
  19. « La suture », sur Corentin Lê, (consulté le )
  20. « « Flee », « Les Cinq Diables », « Avec amour et acharnement »… Les films à l’affiche cette semaine », sur Le Monde, (consulté le )
  21. Vincent Formica, « Box-office : de l'amour et du vin avec La Dégustation, en tête du 1er jour France », sur Allociné, (consulté le )
  22. Vincent Formica, « Box-office France : Top Gun Maverick proche d'un nouveau record, Everything Everywhere All At Once en tête », sur Allociné, (consulté le )
  23. Brigitte Baronnet, « Box-office France : Kompromat avec Gilles Lellouche s'impose devant Le Visiteur du futur », sur Allociné, (consulté le )
  24. « Chronique d'une liaison passagère et Revoir Paris le suivent de près. (Source : Le Film Français) », sur Première, (consulté le )
  25. Maximilien Pierrette, « Box-office France : Kompromat conserve la tête, un podium 100% français », sur Allociné, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]