Retour vers le futur

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Retour vers le futur
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo français du film.

Titre original Back to the Future
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario Robert Zemeckis
Bob Gale
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 116 minutes
Sortie 1985

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Retour vers le futur (Back to the Future) est un film de science-fiction américain réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1985.

L'intrigue relate le voyage dans le passé d'un adolescent, Marty McFly, à bord d'une machine à voyager dans le temps fabriquée par le docteur Emmett Brown à partir d'une voiture de modèle DeLorean DMC-12. Parti de l'année 1985 et propulsé en 1955, Marty, aidé du « Doc » de 1955, doit résoudre les paradoxes temporels provoqués par ses interventions dans le passé et trouver le moyen de faire fonctionner la machine pour retourner à son époque d'origine.

Le succès commercial du film a donné lieu à deux suites, Retour vers le futur 2 (1989) et Retour vers le futur 3 (1990), formant ainsi une trilogie, et au développement d'une franchise sur divers supports.

Résumé[modifier | modifier le code]

Décor de la façade de l'Hôtel de ville de Hill Valley dans le film, avec son horloge.

Hill Valley, le . Marty McFly, adolescent typique des années 1980, mène une existence d'un garçon de son âge. Son père, George McFly, timide, couard, et ne supportant pas le conflit, s'écrase sans cesse devant son chef de bureau, Biff Tannen, qui l'oblige à rédiger ses propres comptes-rendus. Sa mère, Lorraine Baines McFly, boit beaucoup, son mariage avec George lui pesant ; très possessive, elle s'indigne que son fils sorte avec Jennifer et lui fait souvent des remontrances. Marty a un frère, Dave, et une sœur, Linda.

Marty a pour ami un extravagant scientifique, le docteur Emmett Brown, dit « Doc ». Ce dernier a mis au point une machine à voyager dans le temps au terme de trente ans de recherches, machine prenant la forme d'une voiture DeLorean DMC-12 modifiée (parce que, explique-t-il, « quitte à voyager à travers le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! »). Un soir, sur un parking d'un centre commercial, Doc invite Marty à venir le rejoindre pour lui faire une démonstration de son invention, et envoie son propre chien Einstein une minute en avance dans le temps, sous l'œil effaré de Marty. Il lui explique que la machine a besoin de plutonium pour alimenter en énergie le convecteur temporel de la DeLorean — le dispositif qui permet de voyager dans le temps —, celui-ci ayant besoin de 1,21 gigawatts (2,21 en VF)[Note 1] d’énergie électrique pour fonctionner.

Peu après, des terroristes libyens surgissent en fourgonnette et abattent Doc, car ce dernier les avait trompé en leur subtilisant le plutonium, qu'il devait utiliser pour leur construire une bombe. Marty, qui s'était caché, s'échappe avec la voiture, poursuivi par les Libyens. Lors de la poursuite, il met involontairement en marche les circuits temporels de la DeLorean ; franchissant la barre des 88 miles par heure (141,62 km/h) avec la voiture — vitesse nécessaire pour activer le convecteur temporel —, il se retrouve projeté à Hill Valley à la dernière date entrée par Doc sur le boitier de contrôle du convecteur, date correspondant au matin de la révélation qui l'a amené à créer celui-ci… le . Marty « atterrit », trente ans en arrière, dans la grange d'un fermier, qui, le prenant pour un martien du fait de sa tenue (combinaison anti-radiation jaune avec un énorme casque et un masque à gaz), lui tire dessus au fusil de chasse. Marty se sauve avec la DeLorean.

Décor du Lyon Estate, lieu de résidence de la famille McFly dans le film.

Marty, déboussolé, poursuit sa route mais, reprenant ses esprits, freine brutalement et arrive devant le « Lotissement Lyon » — le lieu où il habite en 1985 —, à cette époque encore un lotissement en construction. Puis, il se rend en ville où il croise ses parents, qui, en 1955 sont encore des adolescents. Tout d'abord, il rencontre son père Georges dans un café et le sauve ensuite d'un accident de la circulation, étant renversé à sa place par la voiture de son futur grand-père maternel, et tombe inconscient. Marty se réveille le soir, neuf heures plus tard, dans la chambre de sa mère, Lorraine Baines, alors une adolescente en fleur ; celle-ci tombe sous le charme de Marty, au grand effarement de celui-ci. Invité à rester manger à la maison des Baines, il part en catastrophe quand sa mère (qui ne sait évidemment pas que c'est son fils) commence à le draguer avec insistance.

Marty, essayant avant tout de retourner en 1985, se rend à l'adresse de Doc Brown en 1955, pour le convaincre de l'aider à retourner à son époque. Après avoir surmonté ses sarcasmes (le Doc de 1955 le prenant pour un fou), il lui montre la DeLorean. Après réflexion, Doc se rend compte qu'il ne peut pas renvoyer Marty chez lui car, en 1955, il est impossible de se procurer du plutonium, nécessaire au convecteur temporel. Quand Doc dit à Marty que seule la foudre pourrait produire une telle énergie, Marty lui répond alors qu'il sait, grâce à un prospectus de 1985, que la foudre va s'abattre sur le clocher de l'Hôtel de ville dans une semaine, et amène Doc à envisager une solution. Après avoir mis en garde Marty de ne rien faire durant cette semaine qui risquerait de modifier le futur, celui-ci lui apprend qu'il a déjà rencontré ses parents, et donc a déjà commencé à modifier le futur. Incidemment, ils découvrent que cette intervention fait peu à peu disparaitre Marty, son frère et sa sœur, d'une photo de famille que Marty lui avait montré, et que si cela continue, Marty ne tardera pas à être « effacé de la réalité ». Marty a donc une semaine pour se préparer au voyage temporel et faire en sorte que ses parents tombent amoureux.

La Ford 46 (en) de Biff Tannen dans le film.

Le lendemain, Marty revoit son père pour le convaincre d'aller à la « Féerie dansante des Sirènes » (le bal du lycée) avec sa mère, alors que celle-ci est amoureuse de Marty et que Biff Tannen (qui tyrannisait déjà George à l'époque) a un œil sur elle. George refuse dans un premier temps d'essayer de sortir avec Lorraine. Usant d'un stratagème durant la nuit, Marty — déguisé avec sa combinaison anti-radiation en Dark Vador —, menace George de lui faire fondre la cervelle s'il ne sort pas avec Lorraine. Marty aide ensuite George à draguer sa mère dans un café, mais Biff arrive et interrompt la tentative de George. Marty provoque alors Biff et sa bande. Ceux-ci, en voulant poursuivre Marty en voiture, heurtent un camion transportant du fumier, sous lequel ils sont ensevelis. Lorraine, impressionnée, suit alors Marty jusqu'à l'atelier du Doc (que Marty lui présente comme étant son oncle) et lui demande d'être son cavalier au bal, au grand dam de Doc, témoin de la scène. Marty accepte et imagine un scénario où il se fera mettre KO par George, après que Marty, dans la voiture garée sur le parking du lycée avant le bal, se soit montré trop entreprenant avec Lorraine.

Le soir du bal arrive. Marty, assis dans la voiture avec Lorraine, attend que George arrive et qu'il applique le scénario qu'ils ont prévu ensemble. Mais sa mère, sous le charme de Marty, l'embrasse contre son gré ; elle se rend cependant compte que quelque chose est bizarre, ayant l'impression d'embrasser son frère. C'est alors que Biff arrive, en colère contre Marty pour l'épisode du fumier, alors que Marty pensait que c'était George qui arrivait. Biff veut dans un premier temps se battre avec lui mais, en voyant Lorraine dans la voiture, il remet Marty à la charge de ses amis (qui enferment Marty dans le coffre de la voiture des musiciens du bal, non loin) et tente d'abuser de Lorraine par la force. C'est alors que George arrive sur les lieux, mais, ne reconnaissant pas Biff dans la voiture, il est surpris de le voir lorsque celui-ci se retourne vers lui. Biff ordonne à George de partir. Mais George, pour la première fois de sa vie, décide de lui tenir tête. Biff sort alors de la voiture et lui fait une clé de bras. Lorraine, essayant d'aider George, se fait mettre à terre par Biff. George, en colère, trouve alors la force d'infliger un violent coup de poing à Biff et le met KO, avant d'emmener Lorraine au bal. Pendant ce temps, les musiciens essaient de libérer Marty du coffre de leur voiture. Dans la manœuvre, le chanteur-guitariste s'ouvre la main avec un tournevis. Marty sort du coffre et arrive juste à temps pour voir son père mettre son coup de poing à Biff.

Puisque le musicien blessé ne peut plus jouer de la guitare, Marty se propose de jouer à sa place afin que le bal ait bien lieu et que ses parents puissent amorcer leur histoire d'amour. Durant la danse des deux tourtereaux, George se fait pousser par un autre danseur, le séparant de Lorraine et provoquant le début de l’effacement temporel de Marty. George, au dernier moment, repousse l'intrus et se décide à embrasser Lorraine, sauvant ainsi Marty, son frère et sa sœur. À la fin de la chanson, Marty se fait convaincre de jouer une dernière chanson, beaucoup plus rythmée. Marty interprète alors Johnny B. Goode, alors que le chanteur blessé du groupe, qui se nomme Marvin Berry, appelle son cousin Chuck pour lui faire écouter un « son nouveau ». À la fin du morceau, Marty passe du style de Berry à celui de Jimi Hendrix (en jouant notamment « avec les cheveux »), puis se déhanche au sol tout en jouant sous le coup de l'excitation pour finalement s'arrêter sur une note aiguë et saturée. Il dit alors au public qu'ils ne sont « pas encore prêts » pour ce genre de musique, et s'esquive de la scène.

Après avoir fait une recommandation à ses parents concernant leur comportement face à leurs futurs enfants, Marty se rend à l’Hôtel de ville, où Doc a tout planifié pour le voyage temporel. Quand Marty veut le prévenir qu'il sera assassiné en 1985, celui-ci refuse et déchire la lettre que Marty avait écrite à ce sujet. L'orage provoque alors la déconnexion d'un câble reliant le dispositif pour la DeLorean à l'horloge de l'hôtel de ville. Doc doit remettre rapidement le câble en place pendant que Marty se rend avec la voiture à l'emplacement où il devra démarrer au bon moment pour atteindre les 88 miles à l'heure lorsque la foudre tombera sur le dispositif alimentant la DeLorean en énergie. Malgré des difficultés, Doc parvient à reconnecter les câbles juste à temps et Marty, au volant de la voiture, retourne en 1985. Cependant, ce dernier, avant de partir de 1955, avait modifié les réglages du convecteur temporel pour se donner quelques minutes en plus avant que Doc ne soit tué par les Libyens en 1985, pour le prévenir. Mais le timing est tout de même trop juste et Marty assiste de nouveau, impuissant, à la mort de Doc. Puis il voit son double de 1985 se rendre lui aussi dans le passé au volant de la DeLorean, et les Libyens subir un accident. Arrivé près du corps de Doc, il s'avère que celui-ci est finalement vivant : Doc avait fini par recoller les morceaux de la lettre de Marty de 1955, et avait revêtu un gilet pare-balle.

Doc ramène Marty chez lui dans la soirée et lui annonce avoir l'intention de se rendre 30 ans dans le futur. Marty lui suggère de lui rendre visite à cette époque et de faire attention. Le lendemain, Marty remarque des changements dans sa famille : la maison est beaucoup mieux meublée ; son père — devenu un écrivain à succès — a plus d'assurance ; sa mère est en bien meilleure santé ; son frère et sa sœur ont une vie bien plus attrayante ; Biff, qui n'est plus le chef de George mais un garagiste, respecte et craint son père. De plus, Marty possède le 4x4 dont il avait rêvé avant de partir en 1955. Pendant qu'il admire son véhicule, Jennifer, sa petite amie, lui rend visite et Marty ne cache pas son soulagement de la revoir après tout ce temps (bien que, pour elle, une seule journée soit passée). Tout d'un coup, la DeLorean surgit dans la rue ; Doc, habillé bizarrement, en descend et dit à Marty qu'il doit venir avec lui, car il faut faire quelque chose pour ses enfants, à lui et Jennifer. Entrant dans le véhicule avec sa petite amie, Marty fait remarquer à Doc que la route est trop courte pour atteindre les 88 miles à l'heure. Mais Doc lui répond que, là où ils vont, ils n'ont « pas besoin de route ». La DeLorean se met alors à décoller et repart en volant vers le futur…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : version française (VF) sur Allodoublage[3]

Plusieurs personnes font un caméo dans le film :

  • Le coordinateur des cascades Walter Scott : le conducteur de la jeep en 1985
  • Le musicien Huey Lewis (doublé en VF par Hervé Bellon) : le juge de l'audition avec un mégaphone
  • Le décorateur Hal Gausman : le maire Red Thomas (sa photo est utilisée sur une affiche électorale)
Généalogie de la famille McFly.

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Le scénariste et producteur Bob Gale a eu l'idée de Retour vers le futur après avoir rendu visite à ses parents à Saint-Louis (Missouri), dans le Missouri, après la sortie de La Grosse Magouille. Lors d'une recherche dans le sous-sol de leur maison, il trouve un annuaire de son père à l'époque du lycée et a découvert que ce dernier fut président de sa promotion. Gale pensa au président de sa promotion, qui n'avait rien à voir avec lui[4]. Gale s'est demandé s'il aurait été ami avec son père s'ils avaient été au lycée en même temps. Lors de son retour en Californie, à Los Angeles, il parle de son nouveau concept à Robert Zemeckis[5]. Par la suite, Zemeckis a pensé à une mère qui prétend n'avoir jamais embrassé un garçon à l'école, alors qu'elle était légère en réalité[6]. Les deux hommes ont présenté le projet à Columbia Pictures, et ont conclu un accord de développement pour un script en [5]. Zemeckis et Gale ont placé l'histoire en 1955 car, mathématiquement, selon eux, un adolescent de 17 ans qui voyage pour rencontrer ses parents du même âge signifiait de voyager dans cette décennie. La période était marquée ; l'ascension des adolescents en tant qu'élément culturel important, la naissance du rock 'n' roll et l'expansion des banlieues, qui seraient la saveur de l'histoire[7].

La caisse de Doc contenant le plutonium dans le film.

À l'origine, la machine à voyager dans le temps devait être un réfrigérateur qui devait, pour son utilisateur, utiliser l'énergie d'une explosion atomique sur le site d'essais du Nevada pour rentrer chez eux[8]. L'idée fut rapidement abandonnée, les auteurs craignant que les enfants n'essaient de s'enfermer à leur tour dans leur réfrigérateur[9]. Zemeckis a trouvé qu'il serait plus pratique que la machine à voyager dans le temps soit mobile. La DeLorean a été choisie car sa conception contribue à crédibiliser le gag concernant la famille d'agriculteurs qui prend par erreur le véhicule pour une soucoupe volante. En outre, le point culminant d'origine a été jugé trop cher par les dirigeants d'Universal et a été simplifié. Les auteurs ont eu du mal à justifier les liens d'amitié entre Marty et Doc avant de créer l'amplificateur géant de guitare électrique et ont résolu la relation œdipienne de Marty avec sa mère quand ils ont écrit la ligne de dialogue « C'est comme si j’embrassais mon frère ». Le personnage de Biff Tannen fut nommé d'après un directeur des studios Universal, Ned Tanen, qui a eu un comportement agressif lors d'une réunion sur le script de Crazy Day[6].

Le premier projet de Retour vers le futur fut achevé en . Columbia Pictures mit le projet en turnaround, arrangement dans l'industrie du film dans lequel les droits d'un projet sont vendus à un autre. Selon Gale, ils pensaient que « c'était un film très agréable, attirant et chaleureux, mais pas suffisamment sexuel ». Il ajoute qu'ils ont suggéré qu'ils l'emportent chez Disney, mais ils ont décidé « de voir si un autre des grands studios voulait un morceau de nous »[5]. Chaque grand studio de cinéma a rejeté le script durant les quatre années suivantes, tandis que Retour vers le futur connut plus de deux versions. Dans les années 1980, les comédies pour adolescents (tels que Fast Times at Ridgemont High et Porky's) étaient osées et visaient les adultes, de sorte que le script a été généralement rejeté parce qu'il était trop léger[6]. Gale et Zemeckis ont finalement décidé de le proposer à Disney, mais ils leur ont dit que « l'histoire de la mère qui tombe amoureuse de son fils n'était pas appropriée pour un film familial sous la bannière Disney[5] », selon Gale.

Le duo tenta de s'allier avec Steven Spielberg, qui avait récemment produit Crazy Day et La Grosse Magouille, deux échecs commerciaux. Spielberg fut initialement absent du projet par la crainte de Zemeckis qui sentait que s'il produit un nouvel échec avec lui, il ne serait jamais en mesure de faire un autre film. Gale déclara qu'ils avaient « peur d'avoir la réputation de deux gars qui ne pouvaient pas obtenir un emploi » parce qu'ils étaient amis avec Spielberg[10]. Un producteur fut intéressé, mais se ravisa lorsqu'il apprit que Spielberg n'était pas impliqué dans le projet. Zemeckis choisit plutôt de réaliser À la poursuite du diamant vert, qui rencontra un succès au box-office[11]. Maintenant, devenu un réalisateur à haut profil, Zemeckis approcha Spielberg pour le concept, et le projet fut mis en place par Universal Pictures.

Un des dirigeants d'Universal, Sidney Sheinberg, fit quelques suggestions pour le script : changer le prénom de la mère de Marty, initialement Meg, en Lorraine (le prénom de la femme de Sheinberg, l'actrice Lorraine Gary), changer le nom de « Professeur Brown » en « Doc Brown », et remplacer son chimpanzé par un chien comme animal de compagnie[6]. Sheinberg souhaita également le changement du titre, Spaceman from Pluto, convaincu qu'aucun film à succès n'a jamais eu le mot futur dans le titre. Il suggéra de présenter Marty comme « Dark Vador de la planète Pluton » habillé en un alien pour forcer son père à sortir avec sa mère (plutôt que « la planète Vulcain »), ainsi que le comics du fils du fermier se nomme Spaceman from Pluto plutôt que Space Zombies from Pluto.

Consterné par le nouveau titre que Sheinberg voulait imposer, Zemeckis demanda l'aide de Spielberg, qui, ensuite, dicta un mémo pour convaincre Sheinberg, dans laquelle il écrit qu'ils pensaient que son titre était juste une mauvaise blague, l’embarrassant ainsi en laissant tomber l'idée du titre[12].

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Harry Waters Jr. (en) en 2015, dans son costume de Marvin Berry, avec une poupée représentant le personnage.

Michael J. Fox fut le premier choix pour incarner Marty McFly, mais il tournait à l'époque dans la sitcom Sacrée Famille[13]. Le producteur de ce feuilleton, Gary David Goldberg, refusa de le laisser tourner un film car sa co-vedette de Sacrée Famille, Meredith Baxter, était en congé de maternité. Retour vers le futur était initialement prévu pour et ce fut seulement à la fin 1984 que Fox apprit qu'il ne pourrait pas tourner le film[6]. Les deux choix suivants du réalisateur furent C. Thomas Howell et Eric Stoltz, ce dernier ayant impressionné les producteurs par sa prestation dans Mask. En raison de la difficulté dans le casting, la date de lancement fut repoussée à deux reprises[14].

Quatre semaines après le début du tournage, Zemeckis, insatisfait, décide que Stoltz était une erreur de casting et se sépare du jeune acteur : il remplace aussi celle qui devait jouer sa petite amie dans le film, Melora Hardin[15]. Zemeckis et Spielberg décidèrent de repartir à zéro malgré le surcoût de 3 millions de dollars que cela ajouterait au budget de 14 millions. D'après Spielberg, Zemeckis trouvait l'interprétation de Stoltz trop dramatique et dépourvue d'humour. Gale expliqua qu'ils sentaient que Stoltz jouait simplement le rôle, tandis que Michael J. Fox avait une personnalité proche de Marty McFly, ajoutant qu'il sentait qu'il était mal à l'aise en skateboard, tandis que Fox ne l'était pas.

Le calendrier de Michael J. Fox se dégagea en lors du retour de Meredith Baxter sur le tournage de Sacrée Famille après sa grossesse. L'équipe du film rencontra à nouveau Goldberg, qui accepta que Fox fasse le film à condition que Sacrée Famille[16] reste sa priorité en cas de conflit de tournage. Fox aima le script et fut impressionné par la délicatesse de Zemeckis et Gale lors du départ de Stoltz, puisqu'ils ont alors néanmoins « dit beaucoup de bien de lui »[6]. Per Welinder et Bob Schmelzer l'ont aidé pour les scènes de skateboard[17]. Fox s'est projeté en Marty McFly de façon très personnelle : « J'ai passé mon temps au lycée à faire du skateboard, courir après les filles et jouer dans des groupes. J'ai même rêvé de devenir une star du rock[13] ».

Christopher Lloyd a obtenu le rôle de Doc « Emmett » Brown après l'indisponibilité de John Lithgow, qui fut le premier choix[6]. Ayant travaillé avec lui sur Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension, le producteur Neil Canton (en) lui proposa le rôle, mais Lloyd refusa, avant de changer d'avis après avoir lu le script et sur l'obstination de sa femme. Il a improvisé certaines de ses scènes[18] en s'inspirant d'Albert Einstein et du chef d'orchestre Leopold Stokowski[19].

Crispin Glover joue le rôle de George McFly. Le réalisateur a dit qu'il a improvisé une grande partie des manières ringardes de George, comme ses mains tremblantes. Zemeckis plaisante en disant qu'il « jetait sans cesse un filet sur Crispin parce qu'il était complètement éteint environ cinquante pour cent du temps dans son interprétation du personnage »[6]. À la suite d'un désaccord sur les contrats, Glover fut remplacé par Jeffrey Weissman pour les deuxième et troisième volets[20].

Design de la DeLorean[modifier | modifier le code]

Article détaillé : DeLorean (Retour vers le futur).
La DeLorean du film.
Réplique de l'intérieur de la DeLorean.

Les deux scénaristes Bob Gale et Robert Zemeckis ont choisi la voiture DeLorean DMC-12 pour son design futuriste pour l'époque (portes papillon, carrosserie en acier inoxydable de type 304 austénitique non-magnétique[21].).

Son apparence va évoluer au cours des trois épisodes au gré des modifications apportées par Doc. Les scénaristes voulaient une voiture donnant l'impression d'être « bricolée » par son créateur, savant original plus proche de l'expérimentateur que du théoricien. Ce désir a été matérialisé par l'ajout de nombreux fils électriques sur les côtés de la voiture et à l'arrière près du réacteur alimentant le « convecteur temporel ».

La voiture présente aux personnages du film deux difficultés essentielles qui seront un enjeu de taille tour à tour dans l'épisode I puis dans l'épisode III, le voyage dans le temps s'effectue seulement si deux conditions sine qua non sont remplies ; le « convecteur temporel » doit être rechargé en énergie et la voiture doit atteindre la vitesse de 88 miles par heure (141,62 km/h). Ces deux éléments sont indépendants l'un de l'autre. Le moteur est alimenté par de l'essence ordinaire, le convecteur temporel nécessite une puissance de 1,21 gigawatt (2,21 dans la version française, voulu par les traducteurs pour des raisons pratiques : ça sonne mieux, et on ne sait pas si 1.21 est à mettre au singulier ou au pluriel) pour fonctionner. Il est alimenté tout d'abord par un réacteur au plutonium (fission ?) puis, après les modifications apportées par Doc dans le futur (intégration d'un réacteur à fusion "Mr Fusion"), grâce à n'importe quel élément atomique (des détritus, en l’occurrence), supposant que la fusion de n'importe quel élément est maitrisée dans le futur (en 2017, on ne maitrise pas encore la fusion de l'hydrogène, élément le plus "facile" à fusionner).

Musique[modifier | modifier le code]

Le thème principal est composé par Alan Silvestri. Huey Lewis signe deux titres The Power of Love et Back in Time. Il fait d'ailleurs une courte apparition dans le film ; lorsque Marty passe le concours de musique à son école, il fait partie du jury et renvoie durement Marty après que celui-ci joue un morceau dont les riffs de guitare sont basés sur le thème musical de The Power of Love. Toutes les musiques d'orchestre sont dirigées par Alan Silvestri durant toute la trilogie.

Le film comprend de nombreux morceaux qui sont utilisés pour décrire l'ambiance des années 1950 aux États-Unis :

  • lorsqu'il arrive dans Hill Valley pour la première fois, on peut entendre la chanson Mr Sandman écrite par Pat Ballard en 1954 et enregistrée par The Four Aces la même année ;
  • lorsqu'il rentre au café à cette même époque, on peut entendre la chanson tirée de la série sur Davy Crockett : The Ballad of Davy Crockett écrite par George Bruns et par Tom W. Blackburn, interprétée par Bill Hayes ;
  • au bal des étudiants, on peut entendre tour à tour Night Train, morceau instrumental enregistré en 1951 par Jimmy Forrest, Earth Angel (Will You Be Mine) enregistrée par The Penguins en 1954 et enfin Johnny B. Goode par Chuck Berry en 1958 ;
  • lorsque Marty veut faire peur à son père pendant la nuit se déguisant en mettant sa combinaison anti-radiations, afin de convaincre George de revoir Lauren, il passe un extrait du groupe Van Halen, il s'agit d'une chanson sans titre utilisée également en 1984 pour le film Attention délires ! (The Wild Life) dont Van Halen participait à la bande son ;
  • lorsque Georges Mc Fly entre dans le bar pour déclarer sa flamme à Lorraine, on peut entendre Roll with me Henry d'Etta James.

Scènes coupées[modifier | modifier le code]

  • Peu après le départ de Biff de la maison des McFly, Marty tente de faire comprendre à son père George qu'il faut savoir dire « non » dans la vie. Puis un marchand de cacahuètes vient frapper à la porte et propose une vente. George lui achète un sachet au grand désarroi de son fils.
  • Lorsqu'il découvre la date du 5 novembre 1955 sur le journal, Marty demande à une passante de le pincer pour le cas où il serait en train de rêver. Cette dernière, pensant que Marty lui dit une chose obscène, le gifle.
  • Doc Brown fait ses observations sur sa future invention puis jette un coup d'œil aux bagages du vieux Doc restés dans le coffre de la DeLorean. Il y découvre notamment le sèche-cheveux (que Marty utilisera plus tard pour faire peur à George) et demande à Marty ce que c'est.
  • Lorsqu'il arrive au lycée, Marty trouve Lorraine (sa future mère) dans une salle de classe. Il la découvre en train de tricher à un devoir et en ressent de la honte.
  • La scène de la visite de Marty en extra-terrestre dans la chambre de George, au milieu de la nuit, comporte un passage en plus. Dans cette scène on peut constater que sur certains plans, Marty ne porte pas le sèche-cheveux à la ceinture. Cela est dû aux deux écritures de cette scène, où Marty menace George avec ce sèche-cheveux, ce qui n'est pas le cas dans celle qui apparaîtra au montage.
  • Lorsque Marty explique le plan à George pour séduire Lorraine, il demande à celui-ci de faire un test en lui donnant un coup à l'estomac.
  • Quand l'agent de police demande à Doc s'il a une autorisation pour son « expérience météo », celui-ci lui sort de son portefeuille un billet de 50 $, laissant supposer qu'il achète son silence. Peu après, Doc demande à Marty ce qui l'angoisse.
  • Lorsque George regarde l'horloge du gymnase, il constate qu'il est presque 21 heures, et constate que sa montre s'est arrêtée. Il se précipite à la cabine téléphonique et appelle un opérateur pour s'assurer de l'heure. Des étudiants l'enferment alors à l'intérieur en barrant la porte de la cabine. Georges appelle à l'aide Strickland qui passait par là, mais ce dernier décide de ne pas le délivrer, considérant que cela lui sert de leçon.

Fin alternative[modifier | modifier le code]

Dans les premières versions du scénario, c'est l'explosion d'une bombe nucléaire lors d'un essai qui devait fournir les 2,21 gigawatts nécessaires pour que Marty McFly puisse repartir en 1985, et non la foudre qui s'abat sur l'horloge de l'hôtel de ville, reprenant ainsi le thème du conflit nucléaire, grande peur de ce début de Guerre froide (dans le film, le Doc de 1955 pense que son homologue de 1985 porte une combinaison anti-radiation à cause de retombées radioactives). L'essai nucléaire en question aurait dû être également mentionné en amont, lors d'un cours d'histoire auquel Marty participait[22]. L'idée fut finalement abandonnée en raison de contraintes budgétaires[23].

Dans le storyboard de la scène présent notamment dans le coffret Blu-ray de la trilogie sorti en 2010[24],[25], après avoir été déposé par Doc en camion, Marty attend l'heure de l'essai nucléaire, caché dans une des maisons factices du site devant être atomisé, au Nevada, et entouré de mannequins. Au moment prévu, il prend le volant de la DeLorean, non sans avoir eu du mal à faire fonctionner les circuits temporels, tandis qu'Emmett Brown, qui observe la scène à bonne distance avec des jumelles, trouve dans sa poche une lettre que le jeune homme lui a écrite ; ce dernier tente alors de le convaincre par talkie-walkie de la lire afin de sauver sa vie, tout en changeant l'heure du retour sur le tableau de bord pour avoir un peu de temps devant lui et empêcher sa mort. Alors que la machine à voyager dans le temps prend de la vitesse, les militaires aperçoivent l'intrus s'approchant de la tour où se trouve la bombe et, pensant avoir affaire à un saboteur soviétique, décident de la lâcher précipitamment pour ne pas compromettre l'opération. Marty, qui a mis sa combinaison anti-radiation, et la DeLorean arrivent juste à temps à 88 mph lorsque l'engin explose et sont envoyés dans le futur avant que la déflagration n'anéantisse le site (habitations, végétations et mannequins). En 1985, à l'endroit même où la bombe a explosé 30 ans plus tôt, un groupe de touristes prend en photo une plaque commémorative de l'événement ; alors que l'un d'entre eux interroge le guide sur des phénomènes inexpliqués qui se seraient déroulés lors de l'essai, ce dernier lui répond simplement qu'il a vu trop de films, avant que la DeLorean ne débarque devant eux.

La scène de l'essai nucléaire sera reprise en partie dans le prologue du film Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008) de Steven Spielberg, le personnage d'Indiana Jones réussissant à échapper à l'explosion atomique en s'enfermant dans un réfrigérateur (élément qui devait servir à l'origine comme machine à voyager dans le temps dans Retour vers le futur)[26],[22].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

À sa sortie, le film a reçu des critiques mitigées de la part de la presse française :

« Cette mouture comédie S.F.-pop-corn a beau avoir battu des records d'entrées aux États-Unis, elle a beau être un pur produit de l'école Spielberg-Zemeckis, on a bien du mal à y voir autre chose qu'une exploitation facile de l'imagerie rock'n'roll et (encore) une glorification un peu bêta de l'Amérique, une ! »

— Stella Molitor, Première[27]

« On accepte ou non, on vibre ou non à cette charge démente concoctée par ces purs cinglés de cinéma que sont ceux de la bande à Spielberg, le producteur du film. Ne projetons pas notre moralisme sur ce conte déchaîné franchement drôle, témoignage paroxystique d'une société qui ne doute de rien. »

— Louis Marcorelles, Le Monde[27]

« Un exploit enchanteur qui s'accompagne aussi d'un retour aux fifties, très habile, à une ancienne fureur de vivre qui fait rêver aujourd'hui, sans oublier l'hommage au rock et à ses pionniers. […] Il faut donc saluer l'intelligence des prouesses de la mise en scène, qui ne se résume pas aux effets techniques, aux trucages époustouflants, mais réussit le mariage du style futuriste et rétro comme au temps fabuleux des surréalistes. »

— Anne de Gasperi, Le Quotidien de Paris[27]

« Back to the future, dites-vous ? On a plutôt envie de dire No Future. Pour l'instant, entre la guimauve faussement nostalgique et l'hémoglobine communiste, vous n'avez que l'embarras du choix. »

— M.P., Le Matin[27]

« […] un des plus consternants navets qu'ait produit la bande à Spielberg… […] Retour vers le futur est le ramassis d'images le plus inoffensif que l'Amérique nous ait envoyé depuis des années. Quant à Bob Zemeckis, son amour des mouvements d'appareils pour rien, son manque de temps absolu dans la direction d'acteurs, sa conception hystérique de la mise en scène en font d'ores et déjà le prétendant idéal de Tavernier américain. »

— L.S., Libération[27]

« Retour vers le futur, spectacle agréable et délassant, risque, avec le temps, de devenir un film de référence. »

— Robert Chazal, France-Soir[27]

« Cette comédie pétillante, et haute en couleurs, […] menées à un rythme trépidant, interprétées par des comédiens craquants et bénéficiant de nombreux effets spéciaux, ces réjouissantes aventures ont tout pour plaire. »

— Édouard Huber, Famille chrétienne[28]

Box-office[modifier | modifier le code]

Retour vers le futur est sorti aux États-Unis dans 1 341 salles et démarre en tête du box-office pour son premier jour d'exploitation avec 1 729 890 $ de recettes[29] et un total de 14 745 039 $ de recettes pour son premier week-end d'exploitation[1]. Il prend également la tête du box-office pendant trois semaines avec 57 173 008 $ de recettes engrangées[1] et avec une combinaison de salles variant jusqu'à 1 550 salles durant toute sa durée d'exploitation en salles. Retour vers le futur chute à la seconde place au profit de National Lampoon's European Vacation[30],[31], en ayant totalisé 73 161 888 $ de recettes en quatrième semaine[1], dont 66 639 288 $ en quatrième week-end[1], mais reprend vite dès la semaine suivante la première place du box-office durant huit semaines d'affilée avec un total de 151 187 560 $[1], dont 150 110 865 $ en huit week-ends[1]. Finalement, le long-métrage totalise 210 609 762 $ de recettes sur le territoire américain, ce qui est un véritable succès commercial, au vu de son budget de production de 19 millions de dollars américains[1], soit l'équivalent de 41 millions de dollars américains de 2013[32]. Avec 59 millions d'entrées il est le film ayant rencontré le plus grand succès aux États-Unis durant l'année 1985[33].

Le film fut également un succès à l'international où il totalisa 170 500 000 $[1], portant le box-office mondial à 381 109 762 $ de recettes[1].

En France, Retour vers le futur rencontre un énorme succès commercial avec 3 457 648 entrées[34], se classant à la 4e place du box-office français de l'année 1985.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

La saga Retour vers le futur est riche en références et clins d'œil, notamment scientifiques, historiques, cinématographiques et musicaux. Voici les principaux, concernant ce premier volet.

Références scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Doc Brown prononce dans la version originale « gigawatts » de façon excentrique, ainsi qu'en français (« gigowatts ») pour imiter un physicien rencontré pendant la préparation de son rôle.
  • Dans la maison de Doc, on peut voir sur la cheminée quatre portraits de physiciens : de gauche à droite Isaac Newton, Benjamin Franklin, Thomas Edison et Albert Einstein. Dans la toute première scène, on peut distinguer deux de ces portraits qui sont posés sur le sol au milieu du fouillis de « Doc ». Benjamin Franklin est également un des pères fondateurs de la Déclaration d'indépendance des États-Unis.
  • Le chien du « Doc » de 1955 se nomme Copernic. Celui du Doc de 1985 se nomme Einstein.

Autres références[modifier | modifier le code]

Retour vers le futur fait plusieurs fois référence à cette scène célèbre du film Monte là-dessus ! (Safety last !).
  • Le générique de début de Retour vers le futur (une succession de plans d'horloges et de montres) est un hommage appuyé à La Machine à explorer le temps (1960) de George Pal, qui débute de la même façon.
  • Dans la première scène du film, lorsque Marty allume l'amplificateur dans le laboratoire du Doc, il manipule un bouton étiqueté « CRM 114 », hommage à Docteur Folamour de Stanley Kubrick, où apparaît un appareil du même nom dans le B-52 qui déclenche la catastrophe nucléaire.
  • Lors de son interprétation au bal de fin d'année, Marty fait de nombreuses références aux groupes de sa génération. Il réalise le duckwalk créé par Chuck Berry et cher au guitariste Angus Young d'AC/DC, joue de la guitare derrière sa tête à la manière de Jimi Hendrix, emprunte des techniques à Eddie Van Halen, termine son solo en jouant couché sur le sol encore une fois comme Angus Young, et renverse l'ampli avec son pied. Il conclut par la phrase : « Heu, je crois que vous n'êtes pas encore prêts pour ce genre de chose. Par contre vos gosses vont adorer ça. »
  • À son arrivée en 1955, Marty, portant encore sa combinaison anti-radiations, réveille et effraie les membres de la famille Peabody. Ce nom est une référence au dessin-animé Mr Peabody and Sherman du dessinateur Ted Key, diffusé aux États-Unis dans les années 1960. Le fils, incarné par Jason Marin, porte d'ailleurs le prénom Sherman. L'adaptation cinématographique de cette œuvre, M. Peabody et Sherman : Les Voyages dans le temps, réalisée par les studios Dreamworks en 2014, a également pour thème les voyages dans le temps.
  • Lorsque Marty s'immisce dans l'ancienne maison de son père en 1955 pour le convaincre d'inviter Lorraine au bal, il utilise sa combinaison anti-radiations pour l'effrayer. Ainsi déguisé, il dit à Georges qu'il est Dark Vador et qu'il vient de la planète Vulcain. De plus, Marty adresse un bonjour à son père de la même façon que monsieur Spock, un salut dans lequel l'annulaire et le majeur sont séparés par un espace. On a donc ici deux références explicites à la saga Star Wars et à la série Star Trek.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Retour vers le futur a été un des films marquants des années 1980 et beaucoup d'œuvres renferment des références à cette trilogie. L'expression est passée dans le langage courant en français comme en anglais (Back to the Future), grâce au président américain Ronald Reagan qui l'employa dans l'un de ses discours.

Suites[modifier | modifier le code]

Les différents allers et retours dans le temps des personnages principaux.
Autre représentation des différents allers et retours dans le temps des personnages principaux.

Les concepteurs du film n'avaient pas du tout prévu de faire une suite pour Retour vers le futur comme dit le scénariste Bob Gale dans l'interview qu'il donne dans le documentaire de Damien Piscarel en 2015 Retour vers le futur: 30 ans d'un film culte. D'ailleurs, la DeLorean volante de la fin du premier opus n'était à l'origine qu'une plaisanterie. Les demandes persistantes des fans ont conduit à la réalisation de Paradoxe en 1989-1990, devenu à sa sortie en salles Retour vers le futur 2 et 3. Zemeckis et Gale ont eu beaucoup de mal à construire une suite[réf. nécessaire]. De plus, certains acteurs du premier volet n'étaient plus partants pour tourner le second opus[réf. nécessaire].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Novélisation du film Retour vers le futur 2

Comics[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Une adaptation en manga du film est annoncée début 2018, sous le titre de BTTF (acronyme de Back to the future), réalisé par Yusuke Murata, un mangaka connu notamment pour la série One Punch Man. Le premier tome est prévu pour au Japon[35]. Le projet est finalement abandonné.

Série animée[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Jouets[modifier | modifier le code]

Beaucoup de DeLorean DMC-12 furent reproduites en jouets après la sortie du film. McDonald's a aussi sorti une petite série de jouets sur la trilogie.

Il existe 3 sets LEGO : le set référence #21103 « La DeLorean à voyager dans le temps » de la gamme LEGO Ideas, sorti en août 2013, et les sets de la gamme LEGO Dimensions #71201 ("Back to the Future Level Pack") et #71230 ("Doc Brown"), respectivement sortis en 2015 et 2016.

Attraction[modifier | modifier le code]

Forte de son succès, la saga Retour vers le futur a été déclinée en attraction dans le parc des studios Universal, à Los Angeles. Créée en 1991 et intitulée Back to the Future: The Ride, cette attraction emmenait les visiteurs dans un voyage à travers diverses époques, à la poursuite de Biff Tannen. Christopher Lloyd (Doc) et Thomas F. Wilson (Biff) ont participé à l’aventure. Les décors de la saga, dont l’imposante horloge de l’hôtel de ville, étaient également ouverts aux visites au sein des studios.

Après 16 ans, l’attraction a été fermée au public le 3 septembre 2007. Le décor avec l'hôtel de ville a été détruit en juin 2008[37] par un gigantesque incendie qui a ravagé une partie des studios Universal.

Flippers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1,21 gigawatt dans la version originale ; les 2,21 gigawatts sont liés aux problèmes de la synchronisation des lèvres par rapport aux dialogues lors du doublage français du film. Source : Review : "Retour vers Le Futur" (1985), sur le site silverscreenchannel.fr et la rubrique « Trivia » sur iMDB (consulté le 22 août 2015).
  2. Le PG signifie que « certaines scènes ne sont pas adaptées aux jeunes enfants ». L'accompagnement parental est donc recommandé.
  3. La novélisation du premier film donne le prénom de Strickland, que l'on n'entend pas pendant le film. Son nom était également mentionné dans les premières versions du scénario.
  4. Le jeu vidéo Retour vers le futur, le jeu donne un nom au père de Jennifer : Danny Parker Jr.
  5. Cette extrait du discours peut être traduit ainsi :

    « Il n'y eut jamais de meilleur moment pour être vivant : une période de merveilleux et héroïques accomplissements. Comme ils disent dans le film Retour vers le futur : « Là où on va, on n'a pas besoin de routes » »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j (en) « Back to the Future », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  2. http://www.cnc.fr/web/fr/rechercher-une-oeuvre/-/visa/60856
  3. « Fiche du doublage français du film » sur Allodoublage, consulté le 28 novembre 2014
  4. Back to the Future, The Complete Trilogy - "The Making of the Trilogy, Part 1" (DVD). Universal Home Video. 2002.
  5. a b c et d Klastornin, Hibbin (1990), p. 1–10
  6. a b c d e f g et h (en) Ian Freer, « The making of Back to the Future », Empire,‎ , p. 183–187
  7. Klastornin, Hibbin (1990), p. 61–70
  8. « Happy Birthday Marty! : Les 25 ans de « Retour vers le futur » - Le saviez-vous ? », sur Allociné (consulté le 13 janvier 2013).
  9. « Secrets de tournage de « Retour vers le futur » », sur Allociné (consulté le 13 janvier 2013).
  10. (en) Scott Holleran, « Brain Storm: An Interview with Bob Gale », Box Office Mojo, (consulté le 19 octobre 2008)
  11. http://www.boxofficemojo.com/people/chart/?id=robertzemeckis.htm
  12. McBride (1997), p. 384–385
  13. a et b Klastornin, Hibbin (1990), p. 11–20.
  14. Kagan (2003), p. 63–92.
  15. « Marty McFly’s Original Girlfriend Goes Back to the Future », WIRED, 8 décembre 2011, lien
  16. https://www.imdb.com/title/tt0088763/trivia.
  17. Robert Zemeckis, Bob Gale. (2005). Back to the Future: The Complete Trilogy DVD commentary for part 1 [DVD]. Universal Pictures.
  18. Klastornin, Hibbin (1990), p. 31–40.
  19. Robert Zemeckis and Bob Gale Q&A, Back to the Future [2002 DVD], recorded at the University of Southern California.
  20. (en) Michael Hickerson, « Glover Says Why He Was Left Out of "Back to the Future" Sequels », Slice of Sci-Fi, (consulté le 3 janvier 2011).
  21. DeLorean DMC-12 (1981 - 1983) - Sébastien Dupuis, L'Automobile-sportive.com, 26 juillet 2004
  22. a et b (en) Brian Cronin, « Did Marty McFly Originally Travel Back to the Future... in a Refrigerator? », sur TheSun.co.uk, (consulté le 13 février 2017).
  23. (en) Lauren Windle, « This is how Back To The Future was originally going to end... and it's pretty dark », sur TheSun.co.uk, (consulté le 13 février 2017).
  24. « Trilogie Blu-Ray Retour vers le Futur : le 3 novembre en France ! », sur HDNumérique.com, (consulté le 13 février 2017).
  25. (en) Movieclips Extras, « Back to the Future Storyboard - Nuclear Test Site (1985) - Michael J. Fox Movie HD », sur YouTube.com, (consulté le 13 février 2017).
  26. (en) Peter Sciretta, « How Back To The Future Almost Nuked The Fridge », sur SlashFilm.com, (consulté le 13 février 2017).
  27. a b c d e et f Happy birthday Marty ! - Les 25 ans de Retour vers le futur - AlloCiné
  28. « Retour vers le futur », sur Famille chrétienne (consulté le 13 janvier 2013).
  29. (en) « « Back to the Future » : Daily Box office », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  30. « Box-office du week-end du 26 juillet 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  31. « Box office de la semaine du 26 juillet 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  32. http://www.usinflationcalculator.com/
  33. « Box-office américain de l'année 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  34. « Box-office de « Retour vers le futur » », sur Jp's Box-office (consulté le 12 janvier 2013).
  35. « Retour vers le futur va être adapté en manga », sur Le Monde.fr, .
  36. Plus d'infos
  37. lefigaro.fr, consulté le 01/06/2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]