Steve McQueen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Steve McQueen (homonymie).
Steve McQueen
Description de cette image, également commentée ci-après
Steve McQueen le 21 août 1959 dans la série télévisée Au nom de la loi (Wanted: Dead or Alive).
Nom de naissance Terrence Stephen McQueen[1]
Surnom The King of Cool[2],[3]
Naissance
Beech Grove (Indiana, États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 50 ans)
Ciudad Juárez (Chihuahua, Mexique)
Profession Acteur (1953-1980)
Films notables La Grande Évasion
L'Affaire Thomas Crown
Bullitt
Papillon
La Tour infernale
Séries notables Au nom de la loi

Steve McQueen, né Terrence Stephen McQueen le à Beech Grove dans l'Indiana, et mort le à Ciudad Juárez au Mexique, est un acteur, producteur, pilote automobile et pilote de moto américain.

Surnommé « Le Roi du cool », ses rôles d'anti-héros se développèrent au plus fort de la contre-culture des années 1960 et firent de lui l'un des acteurs les plus populaires au box-office des années 1960 et 1970.

Révélé au grand public avec la série télévisée Au nom de la loi (1958-1961), McQueen reçoit une nomination aux Oscars pour son rôle dans le film La Canonnière du Yang-Tse (1966). Ses autres films populaires incluent Le Kid de Cincinnati (1965), L'Affaire Thomas Crown (1968), Bullitt (1969), Guet-apens (1972) et Papillon (1973), ainsi que les films réunissant plusieurs stars, comme Les Sept Mercenaires (1960), La Grande Évasion (1963) et La Tour infernale (1974).

En 1974, il devient la star de cinéma la mieux payée au monde[4], bien qu'ensuite il ne joue plus de films pendant quatre ans. McQueen était combatif avec les réalisateurs et les producteurs, mais sa popularité l'a placé en forte demande et lui a permis d'obtenir de gros salaires. Incarnant plus que tout autre la liberté et l'individualisme chers aux Américains, sa devise confirme la personnalité de l'acteur : « Je vis pour moi et n'ai de comptes à rendre à personne »[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Terrence Stephen McQueen nait au Beech Grove Hospital (Indiana) le . Sa mère, Julia Crawford (1910-1965), âgée de 19 ans, est la fille de Victor Crawford et Lilliam Thomson, de Saint-Louis[6].

Enfant unique, il n'a pas connu son père, William McQueen, un pilote d'avion de voltige aérienne et ancien militaire de la Navy qui quitte sa mère six mois avant sa naissance. Danseuse de cabaret qui gagne sa vie en couchant avec des hommes[7], sa mère, alcoolique (tout comme son père)[3], l'abandonne à sa naissance dans une ferme. Il est élevé par son oncle, Claude W. Thomson (1857-1957), à Slater dans le Missouri dans la ferme appelée « Thomson Farm ». Son oncle possédait quelque quarante vaches laitières[8]. Dans un documentaire de 2014, Neile Adams raconte que McQueen fera plus tard des recherches pour retrouver son père, mais qu'il ne retrouvera sa trace que quelques jours après la mort de celui-ci[5].

À l'âge de douze ans, sa mère revient d'Indianapolis pour le reprendre, mais le jeune Terrence ne lui pardonne pas de l'avoir délaissé. Il part vivre avec elle à Los Angeles. Adolescent incontrôlable, il se mêle aux bandes de voyous de Los Angeles. Il passe son temps à s’échapper du foyer Boys Republic (en) dans lequel il est placé et frôle la délinquance[3]. Il quitte très tôt l'école et s'engage dans la marine marchande et voyage jusqu'en République dominicaine. Il revient aux États-Unis à Port Arthur au Texas. Après un passage chez son oncle à Slater, il part pour l'Ontario au Canada et il travaille une saison comme bûcheron. Il revient aux États-Unis et participe à un cirque itinérant[9].

En avril 1947, à l'âge de 17 ans, il fait son service militaire chez les Marines[3] à Myrtle Beach en Caroline du Sud, où il est pilote de char et mécanicien dans la 2e division des Marines.

En 1950, il arrive à New York et, avec son pécule de soldat, s'installe à Greenwich Village où il loue une chambre avec lavabo pour 19 dollars par mois. Il rencontre sa mère, qui a aussi emménagé à New York. Il travaille comme docker en journée et, le soir, fait du porte-à-porte pour vendre des encyclopédies[10].

C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié à un étudiant en art dramatique, Mark Rydell. Sans vocation, McQueen décide d'embrasser la carrière d'acteur lorsque son copain Rydell lui dit qu'à Hollywood, il y a beaucoup de filles. En tant qu'ex-marine, il peut bénéficier des aides financières du G.I. Bill pour faire des études, si bien qu'il s'inscrit en juin 1951 à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre de Sanford Meisner, puis étudie à l'école HB Studio durant 2 ans, et à l'Actors Studio de New York[11],[12].

En 1955, il fait ses débuts à Broadway dans la pièce A Hatful of Rain. En juin 1956, il rencontre la danseuse professionnelle à Broadway Neile Adams, qu'il épouse le 2 novembre 1956[13]. La même année, le couple quitte New York pour Las Vegas, où sa femme trouve un emploi comme danseuse au casino Tropicana Las Vegas. Elle quitte le casino en 1958 et le couple part s'installer dans une maison à North Hollywood. C'est alors que le producteur de télévision Vincent M. Fennelly et l'agent artistique Abe Lastfogel le repèrent et lui font signer son premier contrat pour jouer dans une série télévisée de western, appelée Trackdown[14].

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1956, Steve McQueen tourne dans son premier film, Marqué par la haine, sous la direction de Robert Wise. Sa figuration étant peu importante, il n'apparaît pas au générique. Insolent et incontrôlable, il est longtemps condamné à faire de la figuration[15].

Virginia Gregg et Steve McQueen en 1959 dans Au nom de la loi.

En 1958, il obtient le premier rôle majeur de sa carrière cinématographique avec Danger planétaire (The Blob), un film d'horreur et de science-fiction. Film à l'intérêt limité (l'acteur en plaisantera par la suite, affirmant que c'est son « meilleur rôle »), ce film sera pourtant déterminant pour McQueen, car il sera repéré par le producteur Dick Powell qui demandera à visionner le film. Impressionné par le jeu de l'acteur qui campe un rebelle solitaire et sans peur, Powell lui obtiendra un rôle dans la série télévisée Au nom de la loi[3], celui de Josh Randall, un chasseur de primes de l'Ouest américain armé d'une carabine Winchester modèle 1892 à crosse et canon sciés. Bien décidé à ne pas laisser passer sa chance, McQueen apporte son expérience et fait modifier ses dialogues et les scenarios pour rendre son personnage plus crédible. De 1958 à 1961, l'acteur jouera dans les 94 épisodes des trois saisons de la série. Du jour au lendemain, il acquiert le succès et, en peu de temps, devient l'une des figures télévisuelles les plus connues d'Amérique[5],[3].

Dans les années 1960, il tourne à plusieurs reprises avec John Sturges, d'abord dans La Proie des vautours en 1959, qui le révèle auprès des cinéphiles. Mais il fait surtout partie du casting du film Les Sept Mercenaires (1960) aux côtés de Yul Brynner, Charles Bronson et James Coburn entres autres. Yul Brynner, la star du film, est la « cible » pour McQueen qui, du fait de son caractère de compétiteur-né, s'ingénie à « voler les scènes » où il apparait avec la vedette[3], multipliant les stratagèmes pour déconcentrer Brynner. Pour ce film, McQueen a dû simuler un accident de voiture afin de se libérer du tournage de la série Au nom de la loi.[réf. nécessaire] Avec ce rôle, McQueen est l'un des premiers acteurs de télévision à faire une transition réussie vers le cinéma[5].

Steve McQueen sur l'affiche du film Branle-bas au casino (1961).

Libéré de son contrat pour Au Nom de la Loi dès la fin de l'année 1960, il remplace Cary Grant pour la comédie Branle-bas au casino, puis tourne dans deux films de guerre, L'Enfer est pour les héros et, en Angleterre, L'Homme qui aimait la guerre.

Au cours de l'été 1962, il retrouve John Sturges, en Allemagne cette fois, à l'occasion de La Grande Évasion (The Great Escape). McQueen, ayant désormais la faveur des producteurs de cinéma, comprend que pour rester au sommet il lui faut imprimer sa marque dans ses rôles. Ne voulant pas n'être qu'un simple acteur dans un film choral, il cherche à donner de l’importance à son personnage. Déçu, il claque la porte du studio. Pris de panique, United Artists accepte de lui adjoindre un scénariste pour mettre en valeur son rôle et McQueen fait réécrire des scènes. Ivan Moffat, le scénariste, lui ajoute pour ce rôle des détails, comme l'utilisation de la balle et le gants de baseball[3], qui seront par la suite la marque de fabrique de McQueen. L'acteur, fan de moto et de courses dans le privé, intègre sa passion pour le film, suggérant lui-même des idées, comme dans la scène de l'évasion à moto de son personnage. Il fait plusieurs des cascades du film, les autres étant réalisées par le cascadeur d'Hollywood Bud Ekins (en) dont il est proche, notamment la scène où le personnage de McQueen saute la barrière de la frontière avec sa moto, scène qui est restée dans les mémoires[3]. Le film est un succès et confirme McQueen comme l'un des acteurs les plus populaires du moment[5].

De retour aux États-Unis, on le retrouve, pour la première fois dans une comédie sentimentale Une certaine rencontre de Robert Mulligan en 1963 où il a pour partenaire l'héroïne de La Fureur de Vivre, Natalie Wood. Suivront, en cette année 1963 bien remplie, deux films mineurs médiocres, La Dernière Bagarre et Le Sillage de la Violence, qui feront douter ses fans pour la suite de sa carrière.

Fin 1964, il retrouve les plateaux de cinéma en incarnant Eric Stoner, un joueur de poker professionnel des années 1930, dans Le Kid de Cincinnati. Pour sa première collaboration avec Norman Jewison qui remplace Sam Peckinpah, congédié par le producteur, ce film est l’occasion pour McQueen de se confronter au légendaire acteur d'Hollywood Edward G. Robinson. Toujours animé de son esprit de compétition, il demande à Jewison un avis sur Robinson, n'étant pas sûr d'être de taille. Dans la scène ou les deux acteurs jouent au poker l'un contre l'autre, la tension est palpable. D'autres acteurs du film se plaignent des manies de McQueen au réalisateur, l'acteur faisant exprès de ne pas les regarder dans les yeux quand il joue. L'apparente décontraction, la réserve et le self-control de l'acteur cachent en fait un manque de confiance en soi, Norman Jewison disant à McQueen qu'il a besoin d'un metteur en scène plus âgé que lui, une sorte de père de substitution, pour le faire avancer. C'est le début d'une association fructueuse et loyale entre les deux hommes. Dans ce film, McQueen montre la facette magnétique et glaçante de son jeu d'acteur, liée à sa personnalité à cause de son enfance et de sa jeunesse difficile[5].

En 1965, il signe avec Paramount un western, Nevada Smith, mis en scène par le vétéran Henry Hathaway, avant de s'embarquer pour un très long tournage avec le réalisateur de ses débuts, Robert Wise, dans La Canonnière du Yang-Tse (1966). Le film, une épopée dramatique se déroulant dans la Chine des années 1920, est tourné en partie à Hong-Kong et Taïwan. La Canonnière du Yang-Tse est en lice en 1967 pour huit Oscars et son rôle vaudra à l'acteur sa seule nomination pour l'Oscar du meilleur acteur de sa carrière. L'acteur met à profit son expérience dans l'armée pour ce rôle, le film évoquant certains aspects de sa propre vie. Dans ce film, il parvient à faire passer des émotions sans dire un seul mot, en jouant de manière instinctive, et supprime plusieurs de ses textes pour mettre l'accent sur certaines répliques importantes. En 1966, le New York Daily News juge que c'est la meilleure performance de sa carrière[5].

La même année, il tourne dans un de ses films les plus célèbres : L'Affaire Thomas Crown, pour lequel il retrouve à nouveau Norman Jewison et donne à Faye Dunaway le baiser le plus long du cinéma[16], sur la musique de Michel Legrand[3] (couronnée aux Oscars). Dans ce film, l'acteur montre une nouvelle facette de son métier en incarnant le rôle à contre-emploi d'un millionnaire divorcé et séducteur qui prépare un casse, bien loin des rôles de cowboy, de soldat ou de sa passion pour le motocyclisme ; mais l'acteur est stimulé par ce défi et, bien qu'il ne soit pas au départ l'acteur favori, parvient à convaincre son ami Norman Jewison d'occuper le rôle. Il excelle encore une fois par sa capacité à exprimer son jeu par les non-dits, les jeux de regards, notamment lors de la scène de la partie d'échecs, un des moments forts du film[5]. Par ailleurs, il parvient à caser sa passion de la vitesse et du pilotage, avec la scène ou il conduit un dune buggy sur la plage avec une Faye Dunaway pétrifiée de peur à ses côtés[5] .

En 1968, il joue un flic dans Bullitt de Peter Yates, film qui contient une séquence de poursuite automobile à travers San Francisco qui fait date et qui deviendra culte[3]. Indiqué dans le scénario uniquement par deux mots : « course-poursuite », l'acteur imagina la scène, ayant carte blanche pour faire ce qu'il voulait. Il réfléchit notamment au type de véhicule qu'un policier pouvait se payer à l’époque, choisissant une Mustang GT 390 (en) pour chasser la « Mopar » Dodge Charger (en). Il fait engager le cascadeur Bill Hickman (en) et commence à s'entrainer sur le circuit de Cotati au nord de San Francisco. La scène, très réaliste, est le point fort du film. Avec Bullit, sorti en 1968, l'acteur deviendra une icône de la contre-culture[5].

En 1969, on le retrouve dans Reivers, avec un scénario inspiré du dernier roman de William Faulkner.

Par la suite, l'acteur tente de lier son amour pour la vitesse et les courses automobiles avec le cinéma. Il s'était déjà proposé à John Frankenheimer pour avoir un rôle dans Grand Prix, mais Frankenheimer refusa en déclarant qu'il souhaitait mettre en avant le spectacle automobile et non un acteur.

McQueen décide alors de réaliser un film sur les courses de formule 1 dans le sport automobile, Day of a Champion, un projet qui ne verra jamais le jour car les producteurs trouvèrent le scénario de Tom Purdy, critique automobile de Playboy, trop léger et aussi à la suite de quelques ennuis de santé durant le tournage de La Canonnière du Yang-Tse[17]. De ce projet avorté naîtra le film Le Mans en 1970.

Une Porsche 917 de 1970 comme dans le film Le Mans.

L'absence de scénario[a] pour Le Mans et les dépenses excessives de tournage conduisirent le réalisateur, John Sturges, et le monteur, Ferris Webster, à démissionner à la suite de pressions de la production. Par ailleurs, l'obsession de McQueen pour le film lui fit perdre les pédales, l'acteur passant son temps avec l'équipe des pilotes du film, puis ne tournant plus ses scènes, ayant eu une altercation avec Sturges[5]. Lee H. Katzin reprend la réalisation dans des conditions difficiles. Le tournage du film est par ailleurs retardé par de graves accidents, un des pilotes perdant même une jambe[5]. Le tournage s’avéra éprouvant et démoralisant aux yeux de l'acteur, puisqu'il y fut privé, à cause du refus des assureurs du film, d'une participation aux véritables 24 Heures du Mans, pourtant la raison principale de sa venue en France pour tourner ce film. À l'origine, McQueen voulait participer réellement aux 24 heures du Mans et inclure des images et séquences de la vraie course dans le film. Par ailleurs, McQueen, aux commandes du film depuis le départ de Sturges, n'en fit qu'à sa tête, prenant de mauvaises décisions, personne n'ayant le courage de le contredire. Enfin, la conduite de l'acteur hors plateau, notamment avec ses diverses conquêtes féminines et sa consommation de drogues, contribue à détériorer l'ambiance de tournage, et le couple qu'il formait avec Neile Adams[b] qui divorcera en 1972[5].

L'échec commercial du film entraînera la faillite de la société de production de l'acteur, Solar production[3]. Dans l’intervalle, il co-produit en 1971 le film culte sur le sport motocycliste, On Any Sunday (en) (Challenge One en France) de Bruce Brown (en).

Durant les années 1970, Steeve McQueen est l'acteur le mieux payé de tout le show-business et tourne dans des films importants. Il joue, coup sur coup, dans deux films sous la direction de Sam Peckinpah. D'abord Junior Bonner, une comédie dramatique dans laquelle il incarne un champion de rodéo, puis Guet-apens (The Getaway), un polar assez violent. C'est pendant le tournage de ce dernier film qu'il rencontre Ali MacGraw, alors épouse de Robert Evans, le patron de la Paramount. Ne pouvant résister au charisme de l'acteur, la jeune actrice débutante tombe sous son charme magnétique ; McQueen l'épouse en secondes noces[5] le 31 août 1973[13].

En 1973, on voit l'acteur dans Papillon de Franklin J. Schaffner, une adaptation du célèbre récit auto-biographique d'Henri Charrière dont le rôle-titre est tenu par McQueen. Aux côtés de Dustin Hoffman, l'acteur se donne corps et âme pour son rôle, encore une fois à contre-emploi, incarnant un homme qui s'effondre et dont l’humanité est mise à mal, à la différence de ses rôles habituels d'hommes durs et virils. Les conditions de tournage en Jamaïque sont difficiles et physiquement éprouvantes (chaleur moite et torride, vase, journées de tournage de 12 heures). L'une des scènes du film montre McQueen sauter d'une falaise à pic dans la mer ; l'acteur fera la cascade lui-même[5]. Il finit le tournage épuisé et se met en retrait des plateaux de tournage pendant quelque temps. Guet-apens et Papillon seront des succès, et montreront que l'acteur a digéré l'échec du film Le Mans en conservant une popularité intacte[5].

En 1974, McQueen tourne dans La Tour infernale (The Towering Inferno) sous la direction de John Guillermin. Film à suspense choral qui regroupe une pléiade de stars, c'est un immense succès commercial. C'est aussi l'occasion pour l'acteur de s'affronter avec Paul Newman, ce qui lui permet de relancer une rivalité qu'il avait avec lui depuis son premier rôle au cinéma dans Marqué par la haine en 1956, l'un des premiers grands succès de Newman[5]. Par jalousie, il insiste pour avoir le même nombre de répliques que Newman[5]. Il avait auparavant laissé passer l'occasion de tourner avec lui dans Butch Cassidy et le Kid en 1969[5]. Ce sera aussi le dernier film de McQueen à avoir un réel impact auprès du public. Ayant négocié des conditions financières favorables pour son rôle (pourcentage sur les bénéfices), l'acteur empoche, grâce au succès du film, la bagatelle de 14 millions de dollars de l’époque (entre 60 et 80 millions pour 2018)[5]. Après ce film, son image change. Il prend du poids, porte la barbe et la rumeur décrit de supposés problèmes de toxicomanie.

Sur les conseils d'Ali MacGraw, il s'engage en 1976 sur un film très austère, Un ennemi du peuple, d'après la pièce d'Henrik Ibsen, qui ne sera distribué qu'en 1978 dans un tout petit nombre de salles. Mais son état de santé se dégrade, il est en fait rongé par un cancer des poumons. Comme pour son épouse précédente, il obtient d'Ali MacGraw qu'elle arrête sa carrière, l'actrice devenant prisonnière de leur résidence de Trancas Beach à Malibu[18]. Son mariage avec Ali McGraw s’effrite. Le visage bouffi, les cheveux blanchis, il reste trois ans sans tourner, refusant quantité de scénarios (notamment le premier rôle d'Apocalypse Now, exigeant un cachet astronomique car il n'a pas envie de passer seize semaines dans la jungle des Philippines)[19], avant de produire un western crépusculaire Tom Horn. Sa carrière s'achève avec Le Chasseur, qui sort en 1980. Divorcé d'Ali MacGraw en 1978, il se marie avec le mannequin Barbara Minty (en) le 16 janvier 1980[13]. Elle reste avec l'acteur jusqu'à sa mort, quelques mois plus tard.

Maladie et décès[modifier | modifier le code]

Steve McQueen développe une toux persistante en 1978. Il arrête la cigarette et subit un traitement antibiotique, mais son état ne s'améliore pas. Le , après le tournage du film Le Chasseur, une biopsie révèle un mésothéliome pleural, un cancer de la plèvre incurable, typiquement associé à l’inhalation de poussières d'amiante, particules auxquelles il a été régulièrement exposé lors de ses courses de moto où il porte des combinaisons et des foulards traités à l'amiante pour être ininflammables[20]. Dans un documentaire de 2014, sa veuve Barbara Minty (en) affirme que sa maladie a été contractée alors qu'il était militaire chez les Marines, ayant dû nettoyer lors d'une punition des coques de bateaux et, à cette occasion, inhalant par accident des particules d'amiante[5].

En , on découvre dans son corps la présence de métastases. En juillet 1980, l'acteur qui refuse la chimiothérapie se rend à Rosarito Beach, au Mexique, pour suivre un traitement non conventionnel, après que les médecins américains lui eurent dit qu'ils ne pouvaient plus rien faire pour prolonger sa vie. Ce voyage suscite la controverse, car McQueen demande un traitement à William Donald Kelley (en). Celui-ci préconise une thérapie utilisant des lavements au café, des shampoings fréquents, des injections quotidiennes de fluide contenant des cellules de bétail et la prise d'amygdaline, un composé qui se transforme en cyanure lors de la digestion, et souvent présenté à tort comme un remède contre le cancer. La seule formation médicale de Kelley est un diplôme en orthodontie et son autorisation d'exercer a été révoquée en 1976[21].

L'acteur retourne aux États-Unis début octobre 1980. Malgré les métastases cancéreuses présentes dans tout son corps, William Kelley annonce publiquement que McQueen est en rémission. Son état se détériore pourtant et d'énormes tumeurs se développent dans son abdomen.[réf. nécessaire]

Fin octobre 1980, il retourne au Mexique, à Ciudad Juárez, pour se faire retirer une tumeur abdominale de plus de deux kilos sur son foie, malgré les avertissements des médecins américains, qui le préviennent que la tumeur est inopérable et que son cœur ne supportera pas une telle opération chirurgicale[22].

Le , Steve McQueen meurt dans son sommeil d'un arrêt cardiaque à h 45 du matin, 12 heures après l'opération visant à retirer ses nombreuses tumeurs abdominales. Sa dépouille est incinérée et ses cendres sont dispersées dans l'océan Pacifique[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Steve McQueen et Neile Adams en 1960.

De 1956 à 1972, Steve McQueen est marié avec Neile Adams[24]. De leur union sont nés deux enfants : une fille, Terry Leslie (née le , morte le ) et un garçon, Chad McQueen (né le ). De 1973 à 1978, il se marie en secondes noces avec Ali MacGraw[25] et, le avec Barbara Minty (en)[26]. Il est notamment le grand-père de Steven R. McQueen, qui joue le rôle de Jeremy Gilbert dans la série télévisée Vampire Diaries.

Doté d'un pouvoir de séduction indéniable, l'acteur a la réputation d'être un bourreau des cœurs. Il aime s'amuser et, à l'écran comme à la ville, a les plus belles actrices à son bras. Parfois, la frontière entre sa carrière et sa vie privée s'estompe, notamment du fait de la période des années 1960, synonyme d'« amour libre » à cette époque. Il a du mal à résister à la tentation, malgré le fait qu'il aime sa femme et ses enfants[5]. Sa femme, Neile Adams, le laisse faire ; mais, lorsque sa liaison avec l'actrice Barbara Leigh apparaît au grand jour, elle l'accepte difficilement et leur mariage bat de l'aile. Lorsque l'acteur pense que sa femme le trompe, celle-ci lui confirme sa courte liaison avec un autre acteur, pour se venger de ses infidélités[5]. Du fait de sa consommation de drogues, McQueen devient de plus en plus paranoïaque et s'emporte facilement[5]. Finalement, Neile, prenant peur de ses réactions[5], demande le divorce en 1972.

En 1972, l'acteur entame le tournage du film Guet-apens (The Getaway), durant lequel il rencontre l'actrice Ali MacGraw, qu'il épouse en secondes noces le . Mais sa paranoïa grandit de plus en plus et ses addictions prennent une grande place dans sa vie, malgré son désir d'arrêter. Bien qu'il aime son épouse, Ali, il ne cesse de cumuler les liaisons et a une aventure plutôt sérieuse avec le mannequin Barbara Minty. Il se sépare d'Ali MacGraw en 1978, avec laquelle il a signé un contrat de mariage ne prévoyant pas de versement d'argent en cas de divorce. Aussitôt après le départ de sa seconde épouse, il installe la jeune Barbara chez lui. Elle deviendra sa troisième et dernière épouse en janvier 1980 jusqu'à la mort de l'acteur.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Photographie d'identité judiciaire (Mug shot) de Steve McQueen en 1972 en Alaska lors de son arrestation par la police d'Anchorage pour conduite en état d'ivresse.

Tenant farouchement à sa vie privée, Steve McQueen a déclaré dans une interview, « J'ai une conviction profonde : je veux vivre ma vie comme je l'entends ; en d'autres mots, ma vie privée n'appartient qu'à moi et je me battrai pour que cela reste ainsi ». Très proche de sa femme Neile Adams et de ses enfants, père attentionné, il emmenait toujours sa famille avec lui sur les plateaux de tournages, partout dans le monde[5]. Individualiste, il ne s'est jamais résolu comme les autres acteurs à se couler dans le « moule Hollywoodien » pour faire semblant de correspondre à une image ; son monde était plutôt celui des motards, des courses, de la vitesse ; le métier d'acteur était plus un « combat » pour lui[5]. Possessif, violent et jaloux, avec un machisme affirmé, il entretient toute sa vie avec ses épouses, ses maîtresses et ses compagnes une relation chaotique[27],[28].

Doté de sex-appeal, l'acteur possédait un mélange rare de qualités : un physique, un regard, un calme apparent, une réserve désinvolte mêlée d'un côté « gamin des rues », une virilité « dangereuse » et un charisme nerveux, un tel ensemble étant « convoité par les hommes et admiré par les femmes »[5].

L'acteur effectuait deux heures d'exercice quotidien, incluant de l'haltérophilie et un footing de cinq miles, et cela sept jours par semaine. Il apprit aussi le Tang Soo Do, un art martial de Pat E. Johnson (en), ceinture noire neuvième dan et s’entrainait avec lui, Chuck Norris et Bruce Lee[5]. Outre le fait d'apprendre à se battre, les arts martiaux lui servaient à améliorer son autodiscipline et à se maîtriser, du fait de son caractère impulsif[5].

Cependant, il était aussi connu pour son usage abusif de drogues[5] (William Claxton déclara qu'il fumait de la marijuana presque tous les jours, d'autres disent qu'il sniffait de la cocaïne depuis le début des années 1970)[c]. De plus, comme beaucoup d'acteurs de cette époque, il était un très gros fumeur. Il buvait parfois avec excès, et il fut arrêté pour conduite en état d'ivresse à Anchorage en Alaska en 1972.

Dans un documentaire de 2014 où plusieurs personnalités sont interviewées au sujet de l'acteur (dont Robert Vaughn), Gary Oldman parle de la fascination exercée par Steeve McQueen, surnommé le « Roi du cool » (King of Cool) : « Dès qu’il déboule à l’écran, il vous attrape. On ne peut pas s’empêcher de le regarder »[3]. Pierce Brosnan ajoute : « Il aimait les femmes, il aimait vivre dangereusement. Il était toujours sur le fil, parce qu’il avait eu un parcours de vie tumultueux », résumant la vie d'un homme caractériel, perfectionniste, qui a « repoussé les limites, enfreint les règles et vécu comme il l’entendait »[3]. McQueen, du fait de son enfance meurtrie et pauvre, a toujours fait preuve d'une attitude de « survivant permanent », bataillant avec les producteurs et les réalisateurs pour imposer ses poins de vue dans ses films. Il déclarera d'ailleurs, au faite de sa gloire : « Si je n’avais pas été acteur, j’aurais pu finir truand »[3].

Relations[modifier | modifier le code]

Steve McQueen était un ami de Sharon Tate et Jay Sebring (en). Apprenant leur assassinat le par des membres de la « famille » de Charles Manson alors qu'il avait prévu d'aller passer la soirée fatidique chez eux, McQueen est sous le choc, d'autant plus que son nom figurait sur la liste noire de Manson. Il achète des armes pour protéger Neile et leurs enfants, devient méfiant, la prise de drogue le rendant paranoïaque[29].

Ami proche de Bruce Lee, qui lui enseigna le Jeet Kune Do, lorsque ce dernier décède en 1973, McQueen porte son cercueil avec James Coburn, Robert Lee (en), Taky Kimura et Dan Inosanto[30].

Collectionneur[modifier | modifier le code]

Steve McQueen posant avec son cheval Doc et sa Jaguar XK-SS sports, le .

Étant un fan de motocyclisme et de course automobile, Steve McQueen a collectionné certains des plus beaux modèles de motos et de voitures sportives de son époque tout au long de sa carrière : Shelby Cobra, Jaquar XK-SS, des Porsche (Speedster 58), des Ferrari, des Lotusetc. en passant par la Mini ou la Ford Mustang Fastback GT 390 (en) (comme celle utilisée dans Bullit)[5].

L'acteur a également collectionné durant vingt-cinq ans toutes sortes d'objets, allant de jouets d'enfants, en passant par des armes, des affiches, des photos et des vêtements. Le , cette collection est dispersée par sa veuve, Barbara McQueen Brunsvold. La vente, organisée par Bonhams & Butterfield, se composait de 216 lots, dont la paire de lunettes de soleil Persol que l'acteur portait dans le film L'Affaire Thomas Crown, adjugée à 70 200 $. Il y avait aussi la carabine Winchester modèle 1892 de Au nom de la loi, adjugée à 2 016 $, sa collection de motos Indian, dont la Powerplus Daytona de 1920, adjugée à 150 000 $, le script du film Tom Horn gravé à son nom, adjugé à 35 100 $ et un couteau gravé « To Steve from Dutch », adjugé à 38 025 $. Pour ce dernier, le donateur n'est autre que Von Dutch, alias Kenny Howard (en), un artiste peintre, père de la Kustom Kulture[31].

Sports mécaniques[modifier | modifier le code]

Photo d'identité utilisée par Steve McQueen sur différents documents, dont sa licence de pilote moto[d].

Steve McQueen était un grand amateur de sports mécaniques et réalisa lui-même plusieurs cascades dans ses films. C'est cette passion qui est à l'origine du film Le Mans. Il possédait d'ailleurs une collection privée composée des plus grandes voitures sportives de son époque.

Dès 1962, sa présence est signalée dans des courses californiennes organisées sous l'égide du Sports Car Club of America (SCCA), notamment à Laguna Seca, au volant d'une monoplace Cooper T56 (aussi appelée MKII FJ).

En 1970, lors des 12 heures de Sebring, il pilote une Porsche 908 en compagnie de Peter Revson. Après avoir mené la course pendant un temps, ils arrivent en deuxième position, 23 secondes après la Ferrari 512 S de Mario Andretti. Steve McQueen participe à cette course avec une jambe dans le plâtre, à la suite d'un accident de moto survenu deux semaines auparavant.

Également pilote moto, il dispute de nombreuses courses de désert de type « Baja » dans les années 1960 avant d'être sélectionné par la fédération américaine pour faire partie du « team USA » aux championnats du monde d'enduro par équipes, les ISDT (International Six Days of Trial (en)), en 1964. L'équipe est composée de son ami Bud Ekins, le cascadeur qui réalisa le saut à moto dans le film La grande évasion, son jeune frère, Dave Ekins et Cliff Coleman. L'épreuve se déroule à Erfurt, en Allemagne de l'Est et attire un grand nombre de reporters du monde entier, du fait de la présence de McQueen derrière le « rideau de fer ». Au guidon d'une Triumph de 650 cm3, il abandonnera le 4e jour, à la suite d'une violente chute.

Au début des années 1970, il participe à diverses courses, tel le « Elsinore Grand-Prix », au guidon d'une Husqvarna 400 cm3, à moteur 2 temps, aux côtés de ses amis Malcom Smith et Mert Lawwill, des pilotes de très haut niveau qui participeront avec lui au tournage de On Any Sunday. On le verra ensuite dans une publicité pour la nouvelle Honda Elsinore de moto-cross, moto qu'il n'utilisera pas en compétition. À cette époque, les sociétés de production du cinéma lui interdisent de s'inscrire à des compétitions de sports mécaniques, il utilise alors une identité d'emprunt pour y participer, celle de « Harvey Mushman », mais ce qui n'empêchera pas les journalistes d'en informer le grand public[32].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Cinéma
Années Titres français Titres originaux Réalisateurs Rôles
Années 1950
1953 Girl on the Run (en) Arthur J. Beckhard et Joseph Lee Figuration
1956 Marqué par la haine Somebody Up There Likes Me Robert Wise Fidel
1958 Danger planétaire The Blob Irvin S. Yeaworth Jr. (en) Steve Andrews
Rackets à New York Never Love a Stranger Robert Stevens Martin Cabell
1959 Hold-up en 120 secondes The Great St. Louis Bank Robbery Charles Guggenheim George Fowler
La Proie des vautours Never So Few John Sturges Caporal Bill Ringa
Années 1960
1960 Les Sept Mercenaires The Magnificent Seven John Sturges Vin
1961 Branle-bas au casino The Honeymoon Machine Richard Thorpe Lieutenant Fergie Howard
1962 L'enfer est pour les héros Hell Is for Heroes Don Siegel Soldat John Reese
L'Homme qui aimait la guerre The War Lover Philip Leacock Capitaine Buzz Rickson
1963 La Grande Évasion The Great Escape John Sturges Capitaine Virgil Hilts
« le Roi du Frigo » (« The Cooler King »)
Une certaine rencontre Love with the Proper Stranger Robert Mulligan Rocky Papasano
La Dernière Bagarre Soldier in the Rain Ralph Nelson Sergent Eustis Clay
1965 Le Sillage de la violence Baby the Rain Must Fall Robert Mulligan Henry Thomas
Le Kid de Cincinnati The Cincinnati Kid Norman Jewison Eric Stoner, le Kid
1966 Nevada Smith Henry Hathaway Max Sand / Nevada Smith
La Canonnière du Yang-Tse The Sand Pebbles Robert Wise Jake Holman
1968 L'Affaire Thomas Crown The Thomas Crown Affair Norman Jewison Thomas Crown
Bullitt Peter Yates Lieutenant Frank Bullitt
1969 Reivers The Reivers Mark Rydell Boon Hogganbeck
Années 1970
1971 Le Mans Lee H. Katzin Michael Delaney
1972 Junior Bonner, le dernier bagarreur Junior Bonner Sam Peckinpah Junior Bonner
Guet-apens The Getaway Carter « Doc » McCoy
1973 Papillon Franklin J. Schaffner Henri « Papillon » Charrière
1974 La Tour infernale The Towering Inferno John Guillermin et Irwin Allen Michael O'Hallorhan, le colonel des pompiers
1978 Un ennemi du peuple An Enemy of the People George Schaefer Docteur Thomas Stockman
Années 1980
1980 Tom Horn William Wiard (de) Tom Horn
1980 Le Chasseur The Hunter Buzz Kulik Ralph « Papa » Thorson

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Empreintes de Steve McQueen devant le Grauman's Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard.

Oscars[modifier | modifier le code]

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

  • En 1985, le groupe pop britannique Prefab Sprout donne le nom de l'acteur à son second album. Aux États-Unis, un conflit avec les héritiers de l'acteur empêcha que cet album soit publié sous ce nom.
  • En 1999, son nom est ajouté au Motorcycle Hall of Fame de l’American Motorcyclist Association (AMA)[33].
  • En 2002, la chanteuse Sheryl Crow écrit une chanson dont le titre est Steve McQueen extrait de l'album C'mon C'mon. Dans le clip, on peut voir apparaître l'étoile de McQueen sur le Walk of Fame à Hollywood.
  • Dans 2 Fast 2 Furious (2003), Brian O' Conner, le personnage principal du film, est surnommé « Bullitt » par ses amis en raison de ses aptitudes et de sa dextérité à conduire sa voiture lors de rodéos urbains.
  • En 2005, la marque d'horlogerie de référence en sport automobile TAG Heuer lui rend hommage avec une édition collector de son chronographe « TAG Heuer Monaco », que le pilote aura grandement contribué à rendre célèbre.
  • En 2008, le groupe The Automatic donne le nom de Steve McQueen à une de ses chansons.
  • En 2010, la marque de vêtements anglaise Barbour réédite la veste International portée par McQueen lors des ISDT 1964 (en) à l'occasion des soixante-quinze ans de ce modèle. La distribution est limitée à 75 vestes par pays.
  • La marque d'équipements moto Troy Lee Designs (TLD) édite depuis 2011 des casques de moto avec une décoration rendant hommage à Steve McQueen. Elle édite également depuis 2012 une ligne de vêtements à l'effigie de l'acteur.
  • En 2011, le groupe M83 écrit une chanson intitulée Steve McQueen, laquelle apparaît sur l'album Hurry Up, We're Dreaming, sorti en octobre 2011.
  • En 2012, la marque anglaise de motos Triumph sort une série limitée à 1 100 exemplaires de la « Bonneville Steve McQueen », une réplique moderne des motos qu'il utilisait dans les courses de désert des années 1960. La marque anglaise réédite également des tee-shirts comme ceux portés lors de ces courses.
  • Le personnage Flash McQueen des films Cars, Cars 2 et Cars 3 est un hommage à l'acteur pour ses courses automobiles, mais pas tout à fait. Les bonus du Dvd Cars indiquent le nom du personnage comme une double référence ; Son nom, McQueen est un hommage rendu à Glenn McQueen, un animateur de Pixar décédé en 2002, et une référence à Steve McQueen, dont une des grandes passions était la course automobile.
  • Steve McQueen: The Man & Le Mans (en), film documentaire de Gabriel Clarke et John McKenna, sorti le 4 novembre 2015 France.
  • La marque de moto Husqvarna Motorcycles a également surfé sur la notoriété de Steve McQueen, en éditant quelques vêtements à l'effigie de la star, ce dernier ayant roulé sous les couleurs « suédoises » au début des années 1970, dont un tee-shirt rappelant qu'il roulait sous la fausse identité de « Harvey Mushman », lors de courses de motos.
  • La marque américaine de casques Bell a également réédité deux modèles de casques utilisés par l'acteur, notamment celui aux couleurs de l'équipe des USA, porté par McQueen lors des ISDT 1964.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Jacques Thébault a été la voix française régulière de Steve McQueen[34],[35],[36]. Il y a également eu de manière occasionnelle Marc Cassot qui l'a doublé à trois reprises[37],[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le documentaire de 2014, il est indiqué que Sturges se plaignit du scenario, disant « Où est l’expérience humaine ? On ne parle que de machines », plusieurs fois lors du début du tournage. Par ailleurs, au niveau des dialogues, McQueen ne dit rien pendant les trente premières minutes du film.
  2. Résidant avec elle dans le château de Lornay pendant le tournage du film, il lui met un pistolet sur la tempe pour qu'elle donne le nom de son amant. Cf (en) Marc Eliot, Steve McQueen. A Biography, Aurum Press, , p. 133.
  3. Dans le documentaire de 2014, son fils Chad McQueen affirme que l'acteur Dennis Hopper lui a un jour dit qu'il avait, avec Steve McQueen, consommé de la mescaline seuls dans le désert.
  4. Licence de pilote délivrée par la Fédération Internationale de Motocyclisme en vue de sa participation aux International Six Days Enduro (en) (ISDT) 1964, après sa sélection dans l'équipe américaine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de naissance de Steve McQueen », sur cineartistes.com (consulté le 5 septembre 2017)
  2. (en) « LIFE With Steve McQueen: Photos of the King of Cool in 1963 », Time, 5 novembre 2014.
  3. a b c d e f g h i j k l m n et o « Arte se lance à la poursuite de Steve McQueen », Olivier Delcroix, Le Figaro.fr, 13 juillet 2018.
  4. Anthony Palou, « Steve McQueen, chat sauvage », Le Figaro.fr,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae et af Propos recueillis et citations tirés du documentaire I Am Steve McQueen de Jeff Renfroe (narr. de Robert Downey Jr., commentaires Kristin Kreuk, produit par Derik Murray, écrit par David Ray), États-Unis, Network Films Four inc., 2014, 1h30mn. [présentation en ligne] (fiche sur IMDB.com)
  6. Malachy McCoy 1975, p. 17.
  7. Jean-Alphonse Richard et Justine Vignaux, « Steve McQueen: "J'aurais pu devenir truand" », sur rtl.fr, .
  8. Malachy McCoy 1975, p. 25.
  9. Malachy McCoy 1975, p. 47.
  10. Malachy McCoy 1975, p. 56.
  11. (en) Marc Eliot, Steve McQueen. A Biography, Aurum Press, , p. 87.
  12. (en) Christopher Sandford, Steve McQueen. A Biography, Taylor Trade Publications, , p. 51-54.
  13. a b et c (en) Marcelo Abeal, Steve McQueen. The race of his life, Editorial Dunken, , p. 41.
  14. Malachy McCoy 1975, p. 78.
  15. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 58.
  16. « Ces baisers qui ont marqué l'histoire du cinéma », Adrien Morcuende, culturebox.francetvinfo.fr, 7 juillet 2016.
  17. Gérard Crombac, « Le Mans », Sport Auto no 117, octobre 1971.
  18. (en) Christopher Sandford, McQueen. The Biography, Taylor Trade Publications, , p. 336.
  19. (en) Christopher Sandford, McQueen. The Biography, Taylor Trade Publications, , p. 331-332.
  20. (en) Wes D. Gehring, Steve McQueen. The Great Escape, Indiana Historical Society, , p. 230}.
  21. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 381-382.
  22. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 390.
  23. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 392.
  24. (en) « Steve McQueen: King of Cool », LIFE,
  25. (en) Rachel Sexton, « Steve McQueen – Career Retrospective » [archive], moviefreak.com,
  26. (en) « Steve McQueen details »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur American Movie Classics Company LLC,
  27. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 272.
  28. Michael Munn, Steve McQueen, Nouveau Monde éditions, , 347 p..
  29. (en) Penina Spiegel, McQueen. The untold story of a bad boy in Hollywood, Knopf Doubleday Publishing Group, , p. 281-282.
  30. (en) M. Uyehara, Bruce Lee: The Incomparable Fighter, Black Belt Communications, , 144 p. (ISBN 9780897501200, lire en ligne).
  31. Magazine Dandy N.14 p. 24.
  32. Maroussia Dubreuil, « La Moto de Steve McQueen », So Film n°38,‎ , p. 17
  33. « Steve McQueen - Motorcycle Hall of Fame »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur motorcyclemuseum.org (consulté le 26 juillet 2018)
  34. a et b « Jacques Thébault, la voix de Steve McQueen, est mort », sur Le Figaro.fr,
  35. a et b « Jacques Thébault, voix française de Steve McQueen ou Clint Eastwood, est mort », sur France Bleu.fr,
  36. a et b « Décès de Jacques Thébault : voix de Steve McQueen. », sur AlloDoublage.com (consulté le 4 décembre 2017)
  37. a et b « Fiche de Marc Cassot », sur cineartistes.com (consulté le 4 décembre 2017)
  38. a et b « Hommage à Jacques Thébault, voix française de Steve McQueen », sur danslombredesstudios.blogspot.fr (consulté le 4 décembre 2017)
  39. « Décès de Henry Djanik : la voix française d'Anthony Quinn et de Telly Savalas » sur Objectif-cinéma.com
  40. « Biographie de Jacques Deschamps » sur Objectif-cinéma.com
  41. « Doublages effectués de Hervé Bellon » sur AlloDoublage.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • I am Steve McQueen, documentaire de Jeff Renfroe (États-Unis, 2014) de 90 minutes retraçant la vie de Steve McQueen (acteur + pilote, avec interview de ses descendants et de proches), diffué sur Arte en juillet 2018. [présentation en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]