Landrecies

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Landrecies
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Landrecies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal
Maire
Mandat
Didier Leblond
2014-2020
Code postal 59550
Code commune 59331
Démographie
Gentilé Landreciens
Population
municipale
3 490 hab. (2014)
Densité 161 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 35″ nord, 3° 41′ 27″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 179 m
Superficie 21,70 km2
Localisation

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Liens
Site web landrecies.fr

Landrecies est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Du XVIe au XXe siècle, elle fut une place forte de grande importance.

Géographie[modifier | modifier le code]

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Landrecies est marqué par l'inflexion du cours de la Sambre : en amont, elle s'écoule vers le nord-ouest, en aval vers le nord-est.

Cette inflexion a une signification géologique profonde. La Sambre s'écoule d'abord depuis les contreforts des Ardennes, où elle prend sa source. Arrivée à hauteur de Landrecies, elle est captée par l'ancien bassin d'avant-pays du microcontinent avalonnais. Ce bassin fut créé par ploiement du Brabant sous le poids de la chaîne hercynienne. Il est d'orientation sud-ouest - nord-est.

Il est marqué par ce que les géologues belges ont appelé la "faille du midi". Cette bordure nord des Ardennes forme donc un creux : au sud, le massif ardennais ou ses contreforts, au nord le bassin houiller carbonifère. Ce sillon dit de "Sambre et Meuse" commence donc à Landrecies, se poursuit jusqu'à Namur (confluent avec la Meuse, qui à cet endroit s'engouffre à son tour dans le Sillon) et Liège.

Landrecies est donc le point de départ d'une structure fondamentale qui structure la géographie du massif ardennais, et par là elle fut une clé dans le contrôle de l'espace entre les Pays-Bas espagnols et la France ; elle est aussi un point de passage évident pour une armée contournant les Ardennes, quoique moins importante que la trouée de l'Oise. C'est pourquoi cette ville fut fortifiée par Vauban, même si la fortification fut par la suite rasée.

Les environs de Landrecies sont typiques de la région verdoyante qu'est l'Avesnois. Entourée de prairies bocagères, la ville est également traversée par le Canal de la Sambre à l'Oise, d'où l'existence de quelques zones faiblement marécageuses.

Landrecies est situé tout près de Maroilles, village typique de la Thiérache du Nord, où les paysans, depuis le Moyen Âge, avaient leurs chartes. Ils étaient exempts de nombreuses servitudes traditionnelles de la féodalité, pouvaient clore leurs terres, pratiquer l'élevage et n'étaient pas soumis à l'assolement obligatoire : ainsi s'est constitué le bocage de l'Avesnois, au cœur duquel Landrecies.

Arrondissement avesnes nord 59.png

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Landrecies
Fontaine-au-Bois Locquignol
Landrecies Maroilles
Ors La Groise Le Favril

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'un nom de personne germanique Landeric + -iacum[1].

Landerschie en flamand[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques ont démontré que le lieu a été habité dès la préhistoire et l'époque romaine, mais la localité actuelle de Landrecies a vu le jour au VIe siècle, probablement grâce au regain des échanges commerciaux le long de la Sambre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Situé dans la sphère d'influence de la Lotharingie puis du Saint-Empire romain germanique, le village de Landrecies est une communauté de paysans autonomes (un alleu) jusqu'en 1096,date à laquelle les seigneurs d'Avesnes-sur-Helpe en prennent le contrôle.Ils y construisent un château (aujourd'hui disparu) et octroient une charte aux habitants en 1191.

Aux seigneurs d'Avesnes succèdent ceux du comté de Hainaut, puis du duché de Bourgogne.

La domination de la seigneurie d'Avesnes (1096 - 1330)

1096 n'est qu'une date très approximative. En réalité,on ignore comment l'alleu de Landrecies est passé aux mains par Les seigneurs d'Avesnes (une ville moyenne, à 17 km à l'Est, aujourd'hui chef-Lieu d'arrondissement). Si l'on choisit généralement de retenir cette date, c'est qu'en 1096 le seigneur d'Avesnes, Gossuin, fait élever un puissant donjon carré au bord de la Sambre, en aval de Landrecies. On pense qu'il se situait au niveau des Étoquies,entre la rivière et la Forêt de Mormal, et que le contrôle de la rivière était assuré par un gué, le "Mauwé".

La construction de ce donjon symbolise donc la prise de pouvoir des seigneurs avesnois. En fait, cette domination sera très bénéfique à Landrecies, puisqu'elle va enfin permettre son développement. Deux seigneurs, notamment, vont beaucoup apporter à la jeune commune au XIIe siècle : Nicolas d'Avesnes, puis son fils Jacques.

Vers 1140, Nicolas d'Avesnes réalise ce qui peut être décrit comme l'acte fondateur de Landrecies : la construction d'un puissant château péager sur la rive droite de La Sambre,juste en face de la bourgade de la rive gauche (il n'en reste aujourd'hui presque plus rien). Les Landreciens, jusque là cantonnés de l'autre côté de la Sambre, vont peu à peu s'installer autour de la place forte, et le village prend progressivement de l'importance en se développant des deux côtés de la rivière : très vite, il se dote d'un petit rempart,d'un marché et d'une halle où les paysans du coin prennentl'habitude de venir vendre leurs produits.

Cette prospérité n'est pas sans attirer les convoitises de quelques puissants voisins, notamment le Comte Baudouin VIII de Hainaut . En 1185, ce dernier prend la ville d'assaut et la ravage de fond en comble. C'est la première destruction de la localité, qui en verra bien d'autres...

Malgré cette catastrophe, le seigneur d'Avesnes reprend vite le dessus et réinvestit une Landrecies en ruines. Les habitants ne se découragent pas et entament la reconstruction. Pour les y encourager, Jacques d'Avesnes, le fils de Nicolas, leur octroie quelques droits et libertés en rédigeant une charte communale, en 1191.

Landrecies jouit ensuite d'une longue période de paix et de prospérité. Le Château devient le centre d'un aménagement agricole : on assèche les prairies basses, on construit une ferme piscicole (= élevage de poissons) à La Folie, et un manoir agricole dans les pâtures du Plouvien. En 1314, Guillaume de Châtillon, seigneur d'Avesnes, accorde aux Landreciens une foire populaire à la Saint-Luc, le 18 octobre. Aujourd'hui encore, la foire de Landrecies se tient tous les ans à cette date et constitue un évènement important pour la commune.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le siège de 1543
Le mémorial siège de Landrecies de 1543 au-dessus le monument aux morts

À partir du début de la domination des Habsbourg (d'Autriche, puis d'Espagne) sur la région (voir Histoire du Nord), Landrecies va faire l'objet d'une longue lutte acharnée entre ces derniers et le royaume de France. Pillée à plusieurs reprises (par le duc de Vendôme en 1521, par François Ier en 1543), la ville occupée par les Français de 1543 à 1544 est assiégée en 1543 par Charles Quint, avant que le traité de Crépy ne la rende à ce dernier, qui en fait une place forte.

Landrecies ville espagnole

En 1635, la France déclare la guerre à l’Espagne[Note 1] et les Pays-Bas espagnols[Note 2].

Landrecies, ville espagnole bastionnée aux confins du comté de Hainaut et proche de la frontière avec la France, sera en premières lignes des incursions et bombardements des troupes de Louis XIII. En prévision, Pierre Pierson, receveur du roi d’Espagne dans les Pays-Bas, ordonna le renforcement des fortifications de la ville et des édifices attenant à celles-ci : il mandata, en 1636, en qualité d’experts en charpenterie, maçonnerie et couverture, Pierre de Sury, Joseph Monier et Nicolas Rolin[3],[Note 3] à la vérification de la qualité des ouvrages de consolidation effectués.

Sous Louis XIII, la ville est reprise en 1637 par le cardinal de La Valette, avant de retomber entre les mains des Espagnols.

Landrecies ville française

C’est sous Louis XIV que la ville est reprise,cette fois définitivement, par Turenne et La Ferté en 1655 (Vauban y participe sans commander[4]). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 19 juin et la ville tombe le 13 juillet[5]. Le traité des Pyrénées, en 1659, confirme la souveraineté française. Dans le cadre de la fortification des frontières du nord,Vauban entoure la ville de nouveaux remparts.

Article détaillé : Siège de Landrecies (1655).

En 1659, Le Traité des Pyrénées met fin (provisoirement) à la guerre franco-espagnole. Madrid accepte et reconnaît officiellement la souveraineté française sur la ville de Landrecies. Louis XIV continue ensuite à gagner des territoires sur les Espagnols dans le Nord de la France : la guerre de Dévolution (1667-1668) apporte notamment Lille et Douai. La guerre de Hollande (1672-1678) donne à la France Valenciennes, Maubeuge et Cambrai. En 1679, le Traité de Nimègue définit la frontière nord de la France telle qu'elle existe encore aujourd'hui...

Peu après son intégration au territoire français, Landrecies se refait une beauté : le célèbre Vauban élabore en effet de toutes nouvelles murailles, extrêmement bien conçues, et grâce auxquelles les deux derniers sièges de la place forte se solderont par des échecs.

À l'occasion de la Guerre de Succession d'Espagne, Landrecies joua un rôle important en permettant aux troupes françaises de tenir une grande partie de leurs ennemis sous les murs de la ville en 1712.Cela permit plus facilement au duc de Villars de remporter la fameuse Bataille de Denain, qui mit fin à cette guerre.

Il ne faut cependant pas oublier qu'à cette époque de nombreuses familles de la région sont divisées par les terres très morcelées entre les membres d'une même famille ; ainsi dans une même fratrie pouvait-on trouver l'aîné dépendre du Roi d'Espagne, le puîné du Roi de France, le cadet du Roi d'Espagne et les deux benjamins du Roi de France. C'était par exemple le cas très précis de la Maison de Haynin, dont deux frères dépendaient de l'Espagne et les trois autres de la France.

Notons que certains avaient des unions ou des postes relativement importants, ainsi pour cette ville :
Jacques de Haynin du Cornet (le Cornet étant au Nord de Baisieux-France), chevalier, général de Bataille et du Conseil de guerre de S.M. Catholique, colonel d’un régiment d’Infanterie, gouverneur de Dampvilliers, puis gouverneur de Landrecies, fut enfin gouverneur de Hulst ; il fut même l'époux d'Anne de Haynin, une de ses lointaines cousines, Dame d’Eth, fille de Charles de Haynin du Broeucq (à Seclin) et de Louise de Ruelin. Leur fille, Barbe Thérèse de Haynin, épousa par contrat passé le 26/05/1626 Don Juan Gomez de la Torre y Butron Muxica, d’une illustre Maison d’Espagne, lieutenant-colonel au service de S.M. Catholique, Maître de Camp de Cavalerie, qui fut le Gouverneur de Diest[6]. (Ainsi les descendants de ces deux gouverneurs vivent de très longue date ... en France)

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française
Article détaillé : Siège de Landrecies (avril 1794).

Au cours de la Révolution française, sous la Convention nationale, Landrecies subit un siège du 17 au 30 avril 1794 par les armées de la Première coalition. Onze batteries de canons et mortiers bombardèrent la ville pendant trois jours. La forteresse et la ville furent totalement dévastées. On compta environ 2 000 tués, militaires et civils , ces derniers participèrent à la défense aux côtés des bataillons de la Meuse et de la Moselle qui composaient la garnison. Les femmes soignèrent les blessés et assistèrent les mourants. Malgré la résistance acharnée de ses troupes et des habitants, le général Roulland, commandant la garnison dut se résoudre à la reddition

Fin août 1794, la ville fut reconquise par Schérer[7].

La Convention nationale décréta que Landrecies serait reconstruite aux frais de l’Etat et que « ses habitants ont bien mérité de la patrie ».

La ville de Landrecies fut décorée de la croix de la Légion d'honneur, le , en mémoire de ce fait de guerre.

Premier Empire

Pendant les Cent-Jours, Landrecies fut prise par l'armée prussienne, le 21 juillet 1815, après un siège de quatre jours.

Industrialisation aux XIXe et XXe siècles
La place Godart.

Au XIXe siècle, Landrecies s'ouvre davantage au monde extérieur, avec la canalisation de la Sambre de 1826 à 1839 et le passage de la voie ferrée Paris-Bruxelles-Amsterdam en 1855, permettant la création de la gare de Landrecies. Landrecies démantèle ses remparts à partir de 1894, contrairement à sa voisine Le Quesnoy qui s'y refuse.

Le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne d'Avesnes-sur-Helpe à Solesmes via Landrecies (47 km), une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée par la société générale des chemins de fer économiques. La ligne comporte une station et plusieurs haltes dans la commune. Un service régulier des voyageurs est assuré. En août 1914, le trafic voyageur est interrompu. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails sont démontés. La ligne de chemin de fer est dans l'impossibilité de fonctionner.

Première Guerre mondiale

Arrivés le 26 août 1914, les Allemands occupent Landrecies pendant presque toute la durée de la Première Guerre mondiale, la ville n’est libérée qu'en novembre 1918 au prix de bombardements anéantissant le centre-ville dans sa quasi-totalité.

Seconde Guerre mondiale
Article connexe : Bataille de la Sambre (1940).

Le 15 mai 1940, le général de division Rommel — à la tête de la 7e Panzerdivision — qui avait atteint Cerfontaine (Belgique) au centre de l’Entre-Sambre-et-Meuse — y est retenu une journée entière car son flanc nord est toujours tenu par les troupes françaises. Le lendemain à midi, après la prise de Boussu-lez-Walcourt (Nationale 40) par la 5e Panzer, il reçoit l’autorisation d’avancer vers l’ouest et la frontière française. A 15 h 15, ses tanks atteignent Sivry (village-frontière).

Dans ses mémoires, Rommel dit redouter, ou du moins appréhender, le passage de la ligne Maginot prolongée. En effet, une ligne de blockhaus — construite en 1936-1937 — s’étire tout le long de la frontière belge jusqu’à la mer.

Arrivé au bureau (frontière) de Clairfayts — le 16 mai — un groupe de reconnaissance se dirige vers Solre-le-Château et essuie le feu nourri des blocs de Riamé et de la Perche à l’Oiseau. Rommel est impressionné également par l’explosion de mines de la place d’Épinois. La bataille fait rage, plusieurs chars allemands sont détruits mais les défenseurs des fortins doivent se rendre devant les forces ennemies de loin supérieures en nombre et en armement.

En soirée, Rommel fait dégager la route et malgré la nuit tombante, va profiter de sa percée et entrer profondément en France ; il fonce sur Avesnes où a lieu une bataille nocturne de chars — une première — qui se terminera à 3 h du matin. A l’aube, il atteint Landrecies et franchit le pont sur la Sambre qui n’avait pas sauté. Il poursuit au-delà de la rivière jusqu’à l’est de Cateau-Cambrésis où craignant une pénurie d’essence, il stoppe son avance, il est 5 h 15, le 17 mai. Rommel avait parcouru 85 kilomètres depuis Cerfontaine (Belgique)[8].

Après l'occupation allemande, les Landreciens sont libérés le par l'US Army.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la vingt-deuxième circonscription du Nord.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Landrecies[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Avesnes-sur-Helpe.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville est membre de la Communauté de communes du Pays de Mormal.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires successifs d'Ancien régime
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
XVe siècle   Jean de Martigny    
Liste des maires successifs depuis la Révolution française[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1856   Charles Desnez     
1899   Paul Deloffre  Républicain Conseiller général de Landrecies (1901 → 1907)
1940 1944 André Bonnaire   Employé des chemins de fer
1947 1962 André Bonnaire[11] Radical Employé des chemins de fer
Député du Nord (1956 → 1958)
Conseiller général de Landrecies (1949 → 1962)
1962 1979 Édouard Bantigny   Conseiller général de Landrecies (1962 → 1962)
    Bernard Dassonville PS Conseiller général de Landrecies (1979 → 1992)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Delva DVD Conseiller général de Landrecies (2011 → 2015)
mars 2008 en cours
(au 11 avril 2014)
Didier Leblond DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[12]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Manage (Belgique)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 3 490 habitants, en diminution de -3,19 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 010 2 867 3 292 3 819 3 726 3 679 4 111 3 991 3 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 419 4 193 4 021 3 990 4 183 4 203 4 251 3 867 4 069
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 866 3 924 3 880 3 147 3 546 3 736 4 027 3 545 4 047
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 396 4 720 4 451 4 146 3 941 3 858 3 667 3 556 3 490
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des en 2007
Pyramide des âges à Landrecies en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,2 
6,6 
75 à 89 ans
10,7 
12,7 
60 à 74 ans
14,8 
19,6 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
18,5 
18,9 
15 à 29 ans
17,4 
21,3 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le géant Dupleix et sa perruque frisée et poudrée.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Club de badminton (créé en septembre 2006)
  • Club de l'Amitié de Landrecies (créé le 30 octobre 1979
  • Collectif Parasites

Économie[modifier | modifier le code]

Une part non négligeable de l'activité locale repose sur l'agriculture et l'élevage bovin.

On compte néanmoins quelques implantations industrielles, certaines récentes et d'autres plus traditionnelles. Une usine de céramique (la société Desvres) existe par exemple depuis le XIXe siècle, tout comme une verrerie, fondée en 1802.

Parmi les industries arrivées plus récemment figurent une usine spécialisée dans la confection de pompes hydrauliques (la société Renson implantée vers 1925), deux autres spécialisées dans l'alimentation animale et les engrais, et enfin une entreprise produisant des chaussures de sécurité pour les ouvriers travaillant en milieu difficile.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Landrecies est une étape française sur la via Gallia Belgica du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se prolonge par la via Turonensis. L'étape notable précédente est Maroilles ; la suivante est Le Cateau-Cambrésis[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cimetière militaire britannique de Landrecies, où reposent 151 soldats britanniques tombés pendant la Première Guerre mondiale en 1914-1918.
  • L'hôtel de ville actuel ne date que de 1921 en raison des destructions régulièrement subies par la ville, mais son origine est beaucoup plus ancienne. Sur sa façade, des inscriptions rappellent le décret du 27 Ventôse an III, selon laquelle « Landrecies a bien mérité de la patrie ».
  • Le musée Ernest-Amas, installé à l'hôtel de ville, inauguré en 2003 en l'honneur de Ernest Amas peintre né à Landrecies. Un grand nombre de ses toiles y sont rassemblées et exposées.
  • Le musée Dupleix
  • « La poudrière » est l'unique vestige subsistant du château-fort édifié par les seigneurs d'Avesnes en 1140. Cette petite tour est en bordure de la rue principale.
  • L'église Saint-Pierre-Saint-Paul, à l'exemple de l'hôtel de ville, a connu plusieurs destructions et reconstructions. L'église actuelle fut édifiée en 1818 : elle est de style baroque, entièrement en brique avec bandeaux et encadrements en pierre bleue.
  • Le cimetière militaire, au lieu-dit d'Happegarbes, un des nombreux emplacements de ce type dans la région.
  • La Gare de Landrecies
  • La statue de Joseph François Dupleix sur la place d'armes, du sculpteur Léon Fagel (1851-1913).
  • Verrerie de Sambreton

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les habitants de Landrecies, appelés les Landreciens, ont bien mérité de la Patrie[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Landrecies (Nord).svg

Les armes actuelles de Landrecies se blasonnent ainsi : « d’azur, à un château ouvert et donjonné de trois tours d’or, sur une terrasse du même ; sur la terrasse : une champagne chargée d'une Croix de Guerre 1914-1918, d'une Légion d'honneur et d'une Croix de Guerre 1939-1945, chacune sur les couleurs de son ruban. »


Blason de la ville de Landrecies (ancien) (59) Nord-France.svg

Les armes anciennes de Landrecies se blasonnent ainsi : « d'azur, à un château ouvert et donjonné de trois tours d'or, sur une terrasse du même. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La déclaration de guerre de la France à l’Espagne en 1635 : Accompagnés d’un trompette, les hérauts de France, firent leur apparition sur la place du Grand-Sablon à Bruxelles, où demeurait le héraut d’Espagne. N’ayant pu le rencontrer, ils jetèrent dans la foule la déclaration de guerre. Ce fut la dernière fois que l’on usa, en Europe, du chevaleresque défi comme prélude aux hostilités. Dans la suite les gouvernements eurent recours, aux ultimatums et à la rupture des relations diplomatiques. (Frans van Kalken, Histoire de Belgique, Anc. Etabliss. J. Lebègue et Cie, Editeurs, Bruxelles, 1944, p. 330.)
  2. Les Pays-Bas espagnols comprenaient globalement à l’époque (1635) : Belgique + Luxembourg + département du Nord en France.
  3. Ces experts consultés, étaient des « natifs » de la région de Landrecies : - Pierre de Sury (Pierre de Surie), était notable de Maroilles et demeurait avec son épouse Cécile d’Avesnes, en 1629 à Athis en prévôté de Mons. - Joseph Monier, dont la famille se rencontre mentionnée dans de nombreuses bourgades en prévôté du Quesnoy, aux 16e17e s. – Nicolas Rolin, se rencontre mentionné en région landrecienne au 17e s.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. roepstem.net - vlaanderen
  3. Archives Départementales du Nord, Lille : Chambre des Comptes, Comptes des domaines du roi d’Espagne, série B.8981
  4. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, (ISBN 2-35039-028-4), p 166
  5. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p 123 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
  6. Site officiel de la Maison de Haynin (ou de Hennin)
  7. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française 2/2009 (n° 356), p. 93-118
  8. Source : André Lépine & Guy Heynen, Mai 1940 - Rommel traverse l’Entre-Sambre-et-Meuse, de Dinant à Landrecies, Cahier du Musée de Cerfontaine (Belgique) n° 415, 40 pages, 45 photos & croquis, 2009. — Avance fulgurante de la 7e Panzer ou 7e division  qui traverse la Meuse à Bouvignes (Dinant) et fonce vers l’ouest, par Philippeville, Sivry et Avesnes où se déroule pour la première fois une bataille nocturne de chars.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Les maires de Landrecies », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 4 mai 2017).
  11. « André, Jean, Marie Bonnaire, 1901 - 1962 », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  12. N., « Didier Leblond réélu maire », L'Observateur de l'Avesnois, no 19462,‎ , p. 24 (ISSN 0183-8415)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Landrecies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. www.grsentiers.org Sentier Saint-Jacques de Compostelle
  19. Devise de Landrecies