Bousignies-sur-Roc

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Bousignies-sur-Roc
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Bousignies-sur-Roc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Fourmies
Intercommunalité Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Daniel Massart
2014-2020
Code postal 59149
Code commune 59101
Démographie
Gentilé Bousigniens, Bousigniennes[1]
Population
municipale
417 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 51″ nord, 4° 10′ 58″ est
Altitude 160 m
Min. 130 m
Max. 224 m
Superficie 12,14 km2
Localisation

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Bousignies-sur-Roc

Bousignies-sur-Roc est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Hainaut français, située dans une très curieuse position frontalière : 70 % de la commune est entourée par la frontière franco-belge, sept routes carrossables relient le village à ses communes voisines, une seule conduit au village français de Cousolre, les six autres emmènent en Belgique et le village est français. Elle est entourée de bois parcourus par des chemins de douaniers. Elle possède une carrière de calcaire (Dhordain), dont la seule entrée est en Belgique, à Bersillies-l'Abbaye. Du côté ouest, la frontière belge suit la Thure, ce qui la rend sinueuse.

Communes limitrophes de Bousignies-sur-Roc
Hantes-Wihéries (hameau de Wihéries) Montignies-Saint-Christophe Thirimont
Bersillies-l'Abbaye Bousignies-sur-Roc Leval-Chaudeville
Cousolre Cousolre (hameau de Reugnies)

Les communes voisines sont : Bersillies-l'Abbaye, Hantes-Wihéries, Montignies-Saint-Christophe, Thirimont et Leval-Chaudeville (toutes cinq en Belgique), Cousolre (seule commune voisine située en France).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bousignies-sur-Roc fut d'abord une partie de la commune de Cousolre. Puis devint une commune à part entière appartenant au chapitre des Dames Chanoinesses de Maubeuge ainsi qu'à l'Abbaye des Dames de Beaumont qui y a déclaré des terres[2].

Il fut rattaché à la France, en même temps que Maubeuge lors du traité de Nimègue (1678).

Presque totalement enclavé en Belgique, son territoire fit l'objet d'une demande d'échange par l'Autriche lors du traité de Ryswick qui connut une issue étrange et inédite.

Lors des Conventions de Limites de 1699, faisant suite au traité de Ryswick, voulant sécuriser la route stratégique de Mons à Beaumont qui rejoint également Chimay, l’Autriche demanda la cession du village de Bousignies-sur-Roc en échange de celui de Bersillies-l’Abbaye. L’argument autrichien tenait au fait que la route en question jouxtait pratiquement la frontière à hauteur du bois de la Grande Comagne, face à Thirimont. L’Autriche soutenait que cette proximité permettait à la France de couper cette route stratégique à tout moment en massant des troupes dans le bois de la Grande Comagne. L’Autriche avait déjà obtenu précédemment, en échange de Rousies, Ferrière-la-Grande et Ferrière-la-Petite, les villages de Givry, de Montignies-Saint-Christophe, de Hantes et de Wihéries ainsi que la Cense de la Neuville à Solre-sur-Sambre ; ces villages, alors français, coupaient effectivement la route de Mons à Beaumont.

Dans le cas de Bousignies-sur-Roc, la France refusa la demande autrichienne avec un argument assez inattendu. Les négociateurs français rappelèrent qu’en cas de conflit, les villages frontaliers devaient fournir aux armées les chevaux et charrettes nécessaires à leurs besoins (l’ancien ost du Moyen Âge). Un comptage montra que le village de Bousignies-sur-Roc comptait deux fois plus de chevaux que celui de Bersillies-l’Abbaye. L’échange devenait alors inéquitable[3].

Par la suite, Bousignies-sur-Roc connut un massacre, le 15 mai 1940, durant l'exode de Belges. Une escadrille de stukas allemands bombarda et mitrailla en piqué une colonne de réfugiés belges dans la Côte de Gérard-Croix et fit 82 morts, tous civils et tous belges.

Bousignies-sur-Roc est aussi le dernier village du Hainaut français à avoir eu, sur son territoire, une enclave des Pays-Bas autrichiens : la terre du Culot du Bois rattachée à la commune au moment du traité de Courtrai (1827).

La commune a comme autre particularité de posséder, sur son territoire, une « source pétrifiante » ; en fait, une source naturellement saturée en carbonate de chaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bousignies-sur-Roc Blason D'or à trois chevrons de sable[4].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1999 Arthur Guérin    
1999 mars 2008 Fernand Fromont   agriculteur
en cours Daniel Massart   Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 417 habitants, en diminution de -0,95 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
351 341 502 593 624 635 620 617 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621 666 694 763 800 810 766 727 695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 584 595 547 588 557 533 508 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
540 526 531 503 401 410 403 432 417
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bousignies-sur-Roc en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,5 
5,9 
75 à 89 ans
8,5 
13,2 
60 à 74 ans
14,6 
22,5 
45 à 59 ans
19,6 
24,5 
30 à 44 ans
22,1 
16,7 
15 à 29 ans
16,1 
17,2 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bousignies-sur-Roc fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Aldegonde du XVIIIe siècle
  • Chapelle de Sainte-Aldegonde datant de 1681
  • Monument aux morts
  • Mémorial RAF 1944
  • Lavoir de 1980
  • Kiosque à musique
  • Deux curiosités :
    • une maison située en France mais dont l'entrée (un ponton qui traverse la Thure) est en Belgique, à Bersillies-l'Abbaye.
    • une fontaine dite pétrifiante car sa contenance élevée en carbonate de calcium a la faculté de recouvrir en quelques jours (suivant la matière, de plusieurs heures à plusieurs jours) les objets et leur donner ainsi l'apparence d'une pierre.
  • Plusieurs chapelles et niches à travers la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy Dutron : candidat aux législatives de 2007 sous l'étiquette « Gauche alternative », écrivain qui a publié en février 2008 son premier roman dont l'action se passe à Bousignies sur Roc, Un jour je mangerai du pain blanc, aux Éditions du Lectambule. Guy Dutron a publié en octobre 2008, un essai de pamphlet politique intitulé À mort l'Europe ? et une Notice historique sur l'émergence de la frontière du Hainaut ; ces deux livres étant commercialisés au profit de l'association « Hainaut Avenir Environnement ».
  • Un autre roman a pour cadre Bousignies-sur-Roc : Le Bourreau de Maubeuge d'Orlando de Rudder.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]