Villers-Sire-Nicole

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Villers-Sire-Nicole
Le centre du village.
Le centre du village.
Blason de Villers-Sire-Nicole
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge
Intercommunalité Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Hervé Pourbaix
2014-2020
Code postal 59600
Code commune 59627
Démographie
Gentilé Villersois
Population
municipale
985 hab. (2014)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 27″ nord, 4° 00′ 58″ est
Altitude Min. 83 m – Max. 142 m
Superficie 8,45 km2
Localisation

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Villers-Sire-Nicole
Liens
Site web villers-sire-nicole.fr/

Villers-Sire-Nicole est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la Trouille et forme sur sa partie nord, une frontière avec la Belgique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villers-Sire-Nicole
Havay (Quévy, Belgique) Givry (Quévy, Belgique) Rouveroy (Estinnes, Belgique)
Bettignies Villers-Sire-Nicole
Bersillies Vieux-Reng

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Villers-Sire-Nicole vient d'une villa romaine sur son territoire, Villare, et du sire Nicole de Barbançon, son seigneur au XIIIe siècle.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Villers-sur-Nicole[1].

Ses habitants sont appelés les Villersois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La terre et la seigneurie

Après les Romains qui ont laissé les vestiges de cette villa et d'un camp romain, les Barbares y passent, temps obscur par son manque d'écrits. Au VIIe siècle, la terre appartient à sainte Aldegonde, qui la passe par testament au chapitre de Maubeuge. Déjà au XIIe siècle des terres à Villers appartenaient à la famille Barbançon ; au XIIIe siècle, Nicolas III de Barbençon devient seigneur de Villers et commence une nouvelle lignée avec de nouvelles armes. C’est lui qui donne son nom à Villers-Sire-Nicole[3]. La seigneurie passe souvent par héritage en d'autres familles : celles d'Enghien, de Jeumont-Verchin, de Melun, d'Espinoit, de Ligne. En 1618, la seigneurie passe dans la famille de Nassau-Sieghen et de là au prince d'Orange-Nassau. À la fin du XVIIIe siècle, le château est vendu, puis vers 1809 il est démoli et utilisé comme chantier de pierres. Quelques vestiges en restent[4].

La paroisse

Villare était une paroisse au XIIe siècle ou avant, et le bénéfice de la cure appartenait dès 1186 à l'abbaye d'Hautmont, qui à partir de 1244 et jusqu'à la Révolution partageait ce bénéfice avec l'abbaye de la Thure. L'église a été construite au XVe siècle et restaurée plusieurs fois.

L'enseignement primaire à Villers-Sire-Nicole avant 1789

Englebert de Grez, vicomte de Rouveroy, fonda, à l'ermitage sur le bord de la Trouille au XIVe siècle, une charge d'écolâtre pour l'instruction des enfants du voisinage. Un acte de sépulture du 2 novembre 1690 rappelle le décès du frère Gaspard du Bois, ermite, écolâtre, à l'ermitage de Villers. Neuf écolâtres lui succédèrent jusqu'en 1789. L'un d'eux, décédé le 31 janvier 1776, était Jean-François Colson, Seigneur d'Hec, près de Solre-le-château, ermite, dit : frère Jean-Baptiste.

À partir de 1743, époque à laquelle les registres de l'état-civil commencent à être signés, on remarque très peu d'illettrés, les signatures annoncent même une instruction primaire assez avancée. Sur 181 mariages, de 1750 à 1790, 27 hommes seuls ne savent pas signer et 72 femmes. De 1815 à 1826, on compte 61 mariages, 18 hommes et 25 femmes ne signent pas, et de 1865 à 1875, 102 mariages, 7 hommes et 8 femmes ne signent pas.

Les bâtiments de l'ermitage existaient en 1878 à l'état de ferme[5],[6].

Du XIXe siècle au XXIe siècle

Au XIXe siècle, le village connaît son apogée économique grâce à la présence de la Trouille, qui faisait tourner deux moulins à farine et un moulin à huile, une scierie de marbre, deux forges, une enclumerie et une filature[5]. La population atteint un maximum de 1 400 habitants vers 1880.

le train de Villers

le projet d'un chemin de fer prend forme. Villers-Sire-Nicole devient le point de départ, de 1896 à 1951, de la ligne à écartement métrique de la Compagnie du Chemin de fer de Maubeuge à Villers-Sire-Nicole. Le parcours de 13 km avec 11 arrêts prenait 52 minutes. Elle a été déclarée d'utilité publique le 12 août 1893 également. La construction de la ligne connue sous le nom de train de Villers est confiée à Alfred Lambert, un ingénieur civil de Paris. La ligne démarre de Maubeuge depuis les usines "Sculfort & Fockedey" , dessert Mairieux, Bersillies, et Villers Sire Nicole. La majeure partie du parcours longe la RN49 puis la RN2, puis la route vers Mairieux[7],[8].

Au XXe siècle, Villers-Sire-Nicole ne sort pas indemne des guerres mondiales : le monument aux morts en témoigne. Le village, en signe d'espoir, y a ajouté un monument pour les forces de la Paix. Le déclin des industries de caractère artisanal et le dépeuplement général de la campagne a aussi touché Villers-Sire-Nicole, qui est entré dans le XXIe siècle avec moins de 1 000 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

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La mairie
Liste des mayeurs et maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[9] mars 2008 Raphaël Magnan    
mars 2008[9] en cours
(au 9 mai 2014)
Hervé Pourbaix   Ingénieur
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 985 habitants, en diminution de -0,61 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 847 898 1 172 1 313 1 329 1 362 1 363 1 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 382 1 290 1 334 1 350 1 321 1 406 1 414 1 288 1 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 267 1 330 1 328 1 078 1 245 1 232 1 222 1 108 1 125
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 206 1 179 1 081 1 029 1 024 956 972 998 985
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Villers-Sire-Nicole en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,9 
75 à 89 ans
8,2 
10,5 
60 à 74 ans
13,6 
26,7 
45 à 59 ans
21,2 
20,6 
30 à 44 ans
22,4 
21,2 
15 à 29 ans
19,5 
15,8 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin du XVe siècle a été partiellement détruite en 1914 .
    • Ddans l'église, la dalle funéraire de Bartholomé Descamps a été classée monument historique au titre objet en 1984[16].
  • Plusieurs chapelles et oratoires, dont
    • la chapelle de Notre Dame de Bonsecours, au lieu-dit Petit-Paris, érigée en 1840 en remerciement de la guérison d'un enfant et restaurée en 2010[17],
    • la chapelle Notre-Dame de Grâce dans la rue du Château,
    • la chapelle rue de Marpent,
    • la chapelle rue des Caches,
    • la chapelle rue de Maubeuge.
  • L'ancienne brasserie-malterie Mathieu et l'ancienne brasserie-malterie Doué, sont enregistrées à l'inventaire général du patrimoine culturel[18],[19].
Article détaillé : Brasseries du Nord Pas-de-Calais.
  • L'ouvrage de La Salmagne est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune voisine de Vieux-Reng.
  • Le moulin de la Trouille, maintenant chambre d'hôtes.
  • La kiosque à musique, type kiosque à concert, sur la place du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'auteur dramatique français Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais fut seigneur du lieu, pendant quelques années, de 1783 à 1788. Il fit à Villers-Sire-Nicole plusieurs séjours prolongés et y écrivit, dit-on, le livret de l'opéra d'Antonio Salieri, « Tarare ». Comme son prédécesseur, le prince d'Orange-Nassau, il eut maille à partir avec la population et revendit son bien.
  • Francis Gillot, né à Villers-Sire-Nicole, il a fait ses premiers pas sur le terrain de foot de Villers, avant d'être joueur pro à Lens puis par la suite entraîneur de Lens, de Sochaux et de Bordeaux. Le stade de la commune porte désormais son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Villers-Sire-Nicole

Les armes de Villers-Sire-Nicole se blasonnent ainsi :
D'argent à trois lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d’or[20].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  3. La pairie de Barbençon sur le site du Cercle Heraldus Mons
  4. Zéphyr-Joseph Piérart, Recherches historiques sur Maubeuge et son canton, et les communes limitrophes, avec des notes sur les villages de l'ancienne prévôté de cette ville, etc., 1851
  5. a et b Zéphyr-Joseph Piérart, op.cit. 1851
  6. Histoire de l'enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord par M. le comte de Fontaine de Resbecq - 1878
  7. Liste des chemins de fer secondaires sur le site de la Fédération des amis des chemins de fer secondaires (FACS).
  8. Voir Carte Michelin de 1940 avec ligne de chemins de fer.
  9. a et b « Les maires de Villers-Sire-Nicole », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 novembre 2014)
  10. « Neuf Villersoises et Villersois honorés lors du 1er mai : Avant de remettre les diplômes, le premier magistrat a tenu à rappeler les valeurs du travail dans notre société », La Sambre La Frontière, no 1926,‎ , p. 10
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Villers-Sire-Nicole en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  16. « Classement de la dalle funéraire de Bartholomé Descamps », notice no PM59001481, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. La chapelle Notre-Dame de Bon Secours sauvée d'une lente disparition , La Voix du Nord du 26 mai 2010.
  18. « Inventaire de la brasserie-malterie Mathieu », notice no IA59000168, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Inventaire de la brasserie-malterie Doué », notice no IA59000169, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. GASO - Banque du blason - 59627