Bellignies

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Bellignies
Bellignies
La mairie de Bellignies.
Blason de Bellignies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Aulnoye-Aymeries
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal
Maire
Mandat
Danièle Druesnes
2014-2020
Code postal 59570
Code commune 59065
Démographie
Gentilé Bellignois, Bellignoises
Population
municipale
846 hab. (2015 en diminution de 5,37 % par rapport à 2010)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 46″ nord, 3° 46′ 12″ est
Altitude 102 m
Min. 72 m
Max. 136 m
Superficie 5,18 km2
Localisation

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Bellignies est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. La commune, réputée pour l'industrie locale du marbre qui s'y est développée durant les XIXe et XXe siècles, est traversée par la rivière l'Hogneau, affluent de l'Escaut.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'Hogneau à Bellignies.

Située sur l'Hogneau, l'Eugnies et le Riez et dans le Parc naturel régional de l'Avesnois à 5 km de Bavay, Bellignies borde la Belgique. La commune fait partie administrativement de l'Avesnois (arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe) et historiquement du Hainaut.

Communes limitrophes de Bellignies
Gussignies Gussignies Gussignies
Bettrechies Bellignies Houdain-lez-Bavay
Saint-Waast Bettrechies Houdain-lez-Bavay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Descente vers le bourg de Bellignies.

Bellignies, est la forme romanisée de Bellingen, le même nom que celui du village de Bellingen, francisé Bellaing, dans l'arrondissement de Valenciennes. Sur la signification du nom, partant de la racine bel, les spéculations mentionnent Bel (dieu gaulois), Belemus (autre nom pour Apollon), puis un personnage nommé Bel, ou encore belge.

On a signalé sur le territoire de Bellignies des monuments gaulois. Les romains ont creusé à Bettignies dans les couches calcaires du Crétacé des souterrains pour en extraire les pierres qui ont servi à construire Bagacum Nerviorum, l'actuel Bavay. Ces vastes excavations sont appelés localement trous des Sarrasins.

Bellignies tombait sous la paroisse de Gussignies jusqu'en 1454. Cette année-là, le village est érigé en paroisse par Jacques de Harchies, propriétaire du château. Au XVIIe siècle la terre de Bellignies est la propriété de la famille belge des Chasteler et consiste en un village avec église et château féodal. Du château existent encore une tour, appelée Tour de Bel, du XIIIe siècle et un corps de logis du XVIIIe siècle.

La commune décide en 1847 la construction d'une nouvelle église Saint-Barthelémy, réalisée entre 1847 et 1855 par l'architecte départemental Jules Fiévet. L'ancienne église qui datait du XVIe siècle a été démolie en 1849, son portail a été sauvegardé et mis au calvaire du cimetière.

Bellignies possédait de nombreuses carrières de pierre bleue ou de marbre. Ces carrières ont été exploitées de l'antiquité au XIXe siècle par main-d'œuvre pour des pierres de taille, connues à Bavay sous le nom de pierres des Sarrasins. Vers 1820-1830 plusieurs scieries de marbre s'installaient dans le village, dont trois sont aujourd'hui des monuments historiques, et une d'elles héberge le Musée du marbre et de la pierre bleue. Au-dessus du calcaire se trouve une couche de pierre ferrugineuse d'un mètre d'épaisseur environ. En 1833, M. Crapez va exploiter cette couche ferrugineuse en transformant une scierie de marbre en forge. En 1880, cette forge redevient scierie de marbre[1].

Une carrière de calcaire, située à cheval sur Bettrechies et Bellignies, était exploitée depuis plusieurs générations. Depuis 1970, la SECAB (Société d'Exploitation des Carrières de Bellignies) exploite industriellement le site. Chaque année, 950 000 tonnes de granulats sont produits par les concasseurs qui transforment la roche en sable et gravillon. Ce granulat, concassé, réduit aux dimensions, calibré, sera mélangé à du bitume pour les routes ou du ciment pour faire du béton, et ensuite utilisé par le bâtiment et les travaux publics. L'entreprise emploie 35 personnes (2009).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Danièle Druesnes   Réélue pour le mandat 2014-2020[2]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 846 habitants[Note 1], en diminution de 5,37 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360360406483612712710755777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8088738938788909229209461 026
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0801 1011 1001 0021 044993937839833
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
903880888912901836911883846
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bellignies en 2007 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
5,7 
75 à 89 ans
9,3 
10,2 
60 à 74 ans
10,0 
21,2 
45 à 59 ans
20,9 
23,4 
30 à 44 ans
23,4 
20,4 
15 à 29 ans
15,9 
19,1 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[8].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école des garçons

Bellignies se situe dans l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Bellignies : Il date du XVIIIe siècle avec tour du XIIIe siècle, classé aux M.H., ainsi que le parc du château.
  • L'Église paroissiale Saint-Barthélémy et le presbytère, tous deux de 1847-1855, classés ; la chapelle du cimetière que l'on a construit en y insérant le portail de l'ancienne église démolie, classée.
  • Quelques chapelles et oratories disséminés dans la commune, dont la niche 1 chemin d'Héricamp, XIXe siècle, est classée.
  • La scierie de marbre Friand (moulin), 1821, actuellement Musée du marbre et de la pierre bleue de Bellignies, classée.
  • La scierie de marbre Lerat (moulin), 1821, qui a été quelque temps la grosse forge Crapez vant de redevenir scierie de marbre, classée.
  • L'usine de taille de marbre (atelier), 1826, devenu par la suite la Nouvelle Confiturerie du Nord, classée.
  • Une brasserie, devenu par la suite scierie de marbre, et une ferme-brasserie, les deux du XIXe siècle et classées.
  • Dans la liste des monuments classées se trouvent aussi quelques maisons et une ferme.
  • Kiosque à musique, type kiosque à concert, destiné pour grands orchestres, caractéristique pour l'Avesnois.
  • Abreuvoir (hameau de Bréaugies) construit entre 1830 et 1920. Assez exceptionnel de par sa forme de goutte d'eau, restauré par le club du vieux manoir en 2008-2011 dans le cadre d'un projet du parc de l'Avesnois[9].
  • Le cimetière de Bellignies héberge quatre tombes de la Commonwealth War Graves Commission de soldats morts à la libération du village le 7 novembre 1918[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Jean du Chasteler, seigneur de Bellignies, mort le 26 août 1652. Marié à Gertrude Françoise d'Andelot, morte le 29 septembre 1669, et inhumée à Bellignies, fille de Gertrude d'Andelot, dame de Bellignies.
  • Bonne Jeanne Françoise du Chasteler, leur fille, héritière de Bellignies, comtesse de Hertaing, morte le 26 avril 1706. Mariée, par contrat du 21 octobre 1679, à Philippe de la Tramerie, comte de Hertaing[11]
  • Marie de Croÿ. Sa mère Elisabeth-Marie Parnall et ses frères Réginald et Léopold de Croÿ, habitent Bellignies en 1906[12]
  • Henriette Moriamé
  • Louise Thuliez

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bellignies (Nord).svg

Les armes de Bellignies se blasonnent ainsi : « Écartelé, aux 1 et 4 : d’or à cinq bâtons de gueules mis en bande et un canton du même chargé d’une étoile à cinq rais d’or ; aux 2 et 3 : échiqueté d’or et de gueules. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.actuacity.com/bellignies_59570/monuments/ Bellignies sur www.actuacity.com
  2. « Danièle Druesnes retrouve son fauteuil de maire », La Sambre La Frontière, no 1921,‎ , p. 28
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Évolution et structure de la population à Bellignies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  9. La Voix du Nord le 31 juillet 2011
  10. Bellignies sur le site www.inmemories.com
  11. La Belgique héraldique: recueil historique, chronologique, généalogique et biographique complet de toutes les maisons nobles reconnues de la Belgique - Charles Emmanuel Joseph Poplimont - 1866 (page203)
  12. Archives départementales du Nord en ligne - Recensement 1906 de Bellignies