Gognies-Chaussée

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Gœgnies-Chaussée concernant le village limitrophe belge de la province de Hainaut.

Gognies-Chaussée
Gognies-Chaussée
Mairie et écoles.
Blason de Gognies-Chaussée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Maubeuge
Intercommunalité Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Jean Meurant
2014-2020
Code postal 59600
Code commune 59264
Démographie
Gentilé Gognisiennes, Gognisiens
Population
municipale
765 hab. (2016 en diminution de 2,67 % par rapport à 2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 25″ nord, 3° 56′ 43″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 158 m
Superficie 7,94 km2
Localisation

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Gognies-Chaussée

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Gognies-Chaussée

Gognies-Chaussée est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 15 kilomètres de Maubeuge au sud et à 12 kilomètres de Bavay, au sud-ouest. C'est une agglomération constituée de la commune française de Gognies-Chaussée et du village belge de Gœgnies-Chaussée (commune de Quévy), séparés par la frontière franco-belge.

La rue centrale, dont la partie française constitue la route départementale 31[1], est une des sept branches de la chaussée Brunehaut, anciennes voies romaines autour de Bavay.

Une ligne de bus binationale reliant Maubeuge et Mons dessert à nouveau Gognies-Chaussée depuis 2016[2].

Traité des Limites[modifier | modifier le code]

La rue centrale est binationale : les maisons situées au sud sont en France, celles du nord, en Belgique (Gœgnies-Chaussée). Cette division existe depuis le traité des Limites, signé le 28 mars 1820 à Courtrai, qui détermine la frontière entre la France et la Belgique, alors une partie des Pays-Bas[3],[4]. Ce traité fut signé par le sieur Dusart, mayeur de Gœgnies-Chaussée (alors aux Pays-Bas) et le sieur Lotteau, maire de la commune de Gognies-Chaussée (France), en présence du comte d'Auxy, gouverneur de la province de Hainaut et de monsieur Lhomme, délégué du préfet du département du Nord.

Procès-verbal en application du traité des Limites.
Signataires du procès-verbal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gognies-Chaussée
Quévy
Gognies-Chaussée Bettignies
La Longueville

Feignies

Maubeuge Mairieux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est drainé par la Wampe, le ruisseau de Gueulard et le ruisseau de Petit-Prés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Gognies contient la terminaison gnies d'origine tudesque, qui signifie demeure de; la signification de la racine go n'est pas connue. Chaussée réfère à la Chaussée Brunehaut.

Le village se trouve mentionné dans des actes médiévaux à partir de 1185.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gognies relevait de la prévôté et le décanat de Maubeuge, mais sa cure relevait de l'abbaye de Liessies.

Dans la période féodale, la division territoriale est complexe : plusieurs familles nobles, l'Abbaye d'Hautmont et le chapitre de Maubeuge se partageaient trois seigneuries: Gognies, Gontreuil et Rogeries, quelques fiefs en dehors des seigneuries et plusieurs sous-fiefs, parfois enclavés.

Au sujet d'un de ces fiefs se trouve dans les archives du chapitre de Maubeuge de 1190 une triste histoire d'amour entre la belle Aliénor de Pierre-Fontaine et le brave Arnould du Mesnil, qui se donnaient des rendez-vous secrets dans une forêt à Roteleux. L'hiver venu, Arnould se trouve devant une meute de loups, en tuera trois avant de trouver la mort. La fille affligée, entrée au chapitre, meurt peu de temps après et c'est d'elle que le chapitre a hérité la cense de Roteleux (leu : loup) [5].

Le puzzle territorial est aujourd'hui d'autant plus complexe par le fait que le , au traité de Nimègue, Gognies est divisé en une partie belge et une partie française[6] et qu'il y a eu en 1820 au traité des Limites une correction de frontières.

Pendant le blocus de Maubeuge en 1793, le jeune prince d'Orange, futur roi Guillaume Ier des Pays-Bas, séjourna au château de Gontreuil[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription du Nord.

Elle faisait partie de 1801 à 1910 du canton de Maubeuge, année où celui-ci est scindé par la loi du 7 juillet 1910 et Gognies -Chaussée intègre le canton de Maubeuge-Nord[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée à un nouveau canton de Maubeuge.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Nord Maubeuge, créée fin 1993.

Celle-ci fusionne le au sein de la communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre, dont est désormais membre la commune.

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Roland Liénard    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 José Verdonckt    
mars 2008 En cours
(au 6 juin 2014)
Jean Meurant   Chef d'entreprise
Réélu pour le mandat 2014-2020[9],[10],[1]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2016, la commune comptait 765 habitants[Note 1], en diminution de 2,67 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430326428521610723766792837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
839883921830795810762735695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
693713717758747787797725834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
886907756807820796798798798
2013 2016 - - - - - - -
781765-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Gognies-Chaussée en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
5,2 
75 à 89 ans
8,5 
12,9 
60 à 74 ans
13,4 
30,4 
45 à 59 ans
24,4 
19,3 
30 à 44 ans
20,0 
15,5 
15 à 29 ans
17,3 
16,8 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • L'église Saint-Quentin de 1843. Elle contient une Chaire du début du XVIIIe siècle[16], ainsi qu'un tableau du début du XVIIe siècle dédié à l'Adoration des bergers[17].
  • Le château de Gontreuil avec le parc du château[18]
  • La ferme Rogeries
  • Le château et la ferme du Roteleux
  • La chaussée romaine (Chaussée Brunehaut)
  • Le Petit Roteleux
  • Le pont Guillaume
  • Le chemin des exilés, qui permettait autrefois aux belges ou aux personnes interdites du territoire français de se rendre à l'église paroissiale, située sur la frontière et qui est un édifice franco-belge. Ce chemin de 25 m, pavé, a été restauré en 2015[19].
  • Le monument aux morts, déplacé en 2015[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La plaque funéraire de Rémy Broudehom, mayeur de Goegnies Cauchie, mort en 1578 et de Blandine Mathieu, sa femme morte en 1583, se trouve dans l'église paroissiale[21].
  • Anthony Prahl, lieutenant au 16e d’infanterie de l'armée américaine, dont l'unité libéra le village binational à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le et permis l'avancée des Alliés. Une stèle portant son nom a été édifiée au village en 2016[22].

Gognies-Chaussée dans les arts[modifier | modifier le code]

Michel Vergaelen

En avril 2010, Michel Vergaelen édite un roman dans lequel il met en scène des personnages fictifs de Gognies-Chaussée, que le destin entraîne à Bruxelles[23]...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Gognies-Chaussée (Nord).svg

Les armes de Gognies-Chaussée se blasonnent ainsi : D’azur à la croix ancrée d’argent.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Travaux de la Départementale 31 : fin annoncée au 15 septembre : D'autres projets dans les cartons », La Sambre La Frontière, no 1930,‎ , p. 18
  2. Claire De Vregille, « La ligne de bus entre Maubeuge et Mons reprend du service le 1er septembre : Deux ans après avoir été interrompue, la ligne internationale entre Maubeuge et Mons va de nouveau fonctionner en continu à partir de la rentrée. Les voyageurs désireux de se rendre outre-Quiévrain n’auront plus à changer de bus à Gognies-Chaussée », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019).
  3. Georg Friedrich von Martens, Friedrich Wilhelm August Murhard, Nouveaux supplémens au recueil de traités et autres actes remarquable, vol. 1, Goettingue, Libr. de Dieterich, (présentation en ligne)
  4. Procès-verbal de la remise par les Pays-Bas et de la prise de possession par la France et réciproquement des territoires de Gœgnies-Chaussée du 11 octobre 1820
  5. Zéphyr-Joseph Piérart, op. cit. en bibliographie, p. 5-7.
  6. La Voix du Nord, 15 janvier 2010
  7. Zéphyr-Joseph Piérart, op. cit. en bibliographie[source insuffisante]
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Bilan des maires: Jean Meurant, maire de Gognies-Chaussée presque par hasard, proche des petites et grandes préoccupations : Il ne s’était pas préparé à être maire. Mais les électeurs et son conseil en ont décidé autrement. Après une phase de mise en route, Jean Meurant est pourtant prêt à repartir pour un second mandat avec la même équipe, la même « bande de copains du village ». Enfant de Gognies-Chaussée, le chef d’entreprise de 59 ans dit avoir trouvé le bon tempo et souhaite continuer à mener les projets, dont certains n’ont pu aboutir, lors de ces six dernières années », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019).
  10. « Gognies-Chaussée: Jean Meurant a présenté sa liste : Jean Meurant a présenté, jeudi, sa « Liste d’action et d’union pour la défense des intérêts communaux ». Sans étiquette, elle est la seule », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Évolution et structure de la population à Gognies-Chaussée en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  16. « chaire à prêcher », notice no PM59000599, base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Tableau : l'Adoration des bergers », notice no PM59000600, base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Le parc du château de Gontreuil-Gognies Chaussée », notice no château de Gontreuil, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Gognies-Chaussée: une grande partie du chemin des Exilés refait surface : Cette petite commune transfrontalière voit en ce moment sa place métamorphosée à l’occasion des travaux de rénovation de celle-ci. Et c’est justement à l’occasion de ces travaux que les pavés qui composaient autrefois le chemin des Exilés ont été mis à jour. Ils se trouvaient enfouis sous une couche de macadam », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019).
  20. « Gognies-Chaussée (59600) », Les monuments aux morts (France - Belgique - Autres pays), sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr, (consulté le 29 avril 2019).
  21. « Pplaque funéraire de Rémy Broudehom Mayeur de Goegnies Cauchie, mort en 1578 et de Blandine Mathieu, sa femme morte en 1583 », notice no PM59000598, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « À Gognies-Chaussée, une stèle en l’honneur du lieutenant Anthony Prahl : Une stèle portant le nom du lieutenant a été officiellement dévoilée dimanche, les hymnes nationaux des États-Unis, de la France et de la Belgique ont retenti », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019) « Le 3 septembre, Anthony J. Prahl, alors âgé de 34 ans, réalise près du village un tir de barrage. Des véhicules de tête d’une colonne alliée sont pris pour cible par l’ennemi, le lieutenant Prahl organise alors rapidement un tir de barrage et un assaut sur les troupes allemandes. Par ses actions héroïques, le lieutenant Prahl et son unité permettent l’avancée des Alliés, libérant ainsi Gognies-Chaussée. Pour ses actions, il a d’ailleurs été décoré de la Bronze Star Medal ».
  23. Michel Vergaelen, Départ et arrivée en gare de Bruxelles-Midi : saga d'une famille de Gognies Chaussée, Paris, Éd. Edilivre Aparis, , 239 p. (ISBN 2812106964, présentation en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zéphyr-Joseph Piérart, Recherches historiques sur Maubeuge et son canton, et les communes limitrophes, avec des notes sur les villages de l'ancienne prévôté de cette ville, etc, Maubeuge, Ed. Lévècque, , 284 p. (lire en ligne), p. 1-8, sur Google Books.