Avesnelles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Avesnelles
Avesnelles
Mairie d'Avesnelles
Blason de Avesnelles
Blason
Avesnelles
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de l'Avesnois
Maire
Mandat
Antoine Badidi
2020-2026
Code postal 59440
Code commune 59035
Démographie
Gentilé Avesnellois, Avesnelloises
Population
municipale
2 371 hab. (2019 en diminution de 4,93 % par rapport à 2013)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 06″ nord, 3° 56′ 38″ est
Altitude Min. 146 m
Max. 207 m
Superficie 12,71 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Avesnes-sur-Helpe
(banlieue)
Aire d'attraction Avesnes-sur-Helpe
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Fourmies
Législatives Douzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Avesnelles
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Avesnelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Avesnelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Avesnelles
Liens
Site web www.avesnelles.fr

Avesnelles est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lever de soleil brumeux à Avesnelles, dans la vallée de l'Helpe Majeure

Avesnelles se situe dans le sud est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».

Avesnelles fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et paysagèrement[Quoi ?] de la Thiérache. La commune est bordée par les communes d'Avesnes-sur-Helpe, Étrœungt, Flaumont-Waudrechies, Haut-Lieu et Sémeries.

La commune se trouve à 100 km de Lille (préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 45 km de Valenciennes, Mons (B) ou Charleroi (B), à 15 km de Fourmies et juste à côté d'Avesnes-sur-Helpe (sous-préfecture). La Belgique se trouve à 15 km et le département de l'Aisne à 11 km.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Helpe Majeure, rivière affluente de la Sambre. La commune fait partie du bassin hydrographique Artois-Picardie.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental ou des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat semi-continental » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les étés sont chauds et les hivers rudes, avec un grand nombre de jours de neige ou de gel. La pluviométrie annuelle est relativement élevée[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 9,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 877 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Maubeuge », sur la commune de Maubeuge, mise en service en 1961[7] et qui se trouve à 18 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 880,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, dans le département de l'Aisne, mise en service en 1933 et à 62 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[13].

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Avesnelles est placé sur la route nationale 2 (RN2) reliant Paris à Bruxelles. Elle est également desservie par les TER Nord-Pas-de-Calais en gare d'Avesnelles.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Avesnelles est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Avesnes-sur-Helpe, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[17] et 8 112 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avesnes-sur-Helpe, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (71,3 %), terres arables (18 %), zones urbanisées (9,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Noms anciens (cf "Bulletin de la commission historique du département du Nord - tome IX - 1866) : Avesnelle, 1151, cart de l'abb. de Liessies. — Avenelles, 1186, J. de Guise, XII, 339. — Avenelles, 1200, charte de Gauthier d'Avesnes. — Advesnelloe, 1263, cart. de l'abb. de Liessies. — Advesnielle, 1273, cart. des Guillemin de Walincourt. — Advesnielles, 1349, pouillé du diocèse de Cambrai. — Avenielles, 1484, manusc. de J. de Guise, Valenciennes. — Avenele, 1639, scel échevinal. — Avenelles-St-Denis, 1643, acte féodal de la pairie d'Avesnes. — Avenelles. — Avesnelles, documents divers.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 843 : avec le traité de Verdun, le partage de l'empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne octroie à Lothaire I, la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.
  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • 870 : avec le traité de Meerssen après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.
  • 880 : avec le traité de Ribemont en 880, le Hainaut est rattaché à la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.
  • À partir de 1800 (cf Base Mérimée - Min. de la Culture) :
  • Carrière : une carrière, implantée près de la ferme de la Goutelette, a été abandonnée avant 1789 en raison de l'eau qui venait la remplir. Les statistiques du préfet Dieudonné publiées en 1810 mentionnent encore une carrière de pierre de taille en activité.
  • Textile : l'industrie textile s'implante dès 1838 à Avesnelles à la suite d'une autorisation préfectorale permettant de nouvelles installations pour le peignage et le filage des laines : la filature Tordeux-Flament (1 080 broches) est construite au quartier du Taille-Pieds. En 1874 trois filatures (fondées en 1853 et 1871 pour les plus récentes) sont présentes et perdureront jusqu'en 1918, date à laquelle ces unités sont intégrées dans la Société des Filatures de la région de Fourmies qui regroupe 25 usines, soit 350 000 broches. Ce développement industriel concourt à l'augmentation de la population d'Avesnelles et à la construction de nouveaux "équipements" sous le Second Empire et la Troisième République.
  • En 1873, plus de la moitié des habitants, soit 867 personnes, vit du travail industriel. L'apogée de la commune se situe en 1890. Lors du prolongement de la ligne de chemin de fer Lille-Valenciennes, jusqu'à Aulnoye et Anor, la ville fait valoir son développement pour obtenir une halte favorable. Remplaçant les grands propriétaires terriens, les nouveaux industriels accèdent aux fonctions municipales dès le début du Second Empire. Après la Première Guerre mondiale, la population ouvrière se reconvertit en grande partie dans l'industrie métallurgique du bassin de la Sambre.
  • Plan du cadastre napoléonien (1813 et 1873) d'Avesnelles : site internet des Archives départementales du Nord

À partir de 1900 :

  • 1907 : le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes via Landrecies (47 km). La ligne comporte une station dans la Commune. Un service régulier des voyageurs est assuré. En août 1914, le trafic voyageur est interrompu. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails sont démontés. La ligne de chemin de fer est dans l'impossibilité de fonctionner. Aujourd'hui encore, on trouve une trace historique de la ligne de chemin de fer de par le nom attribué à la "rue de l'ancienne gare".
  • 1914-1918 (1ère guerre mondiale) : Après avoir envahi la Belgique, les Allemands entrent en France. Les Français cèdent devant leur poussée. Le 25 août 1914, les soldats français battent en retraite. Les Allemands arrivent dans le village d'Avesnelles le mercredi 26 août 1914 (entre 9 et 10h du matin). Le village se trouvera en zone occupée jusque début novembre 1918.
  • 1925 : Avesnelles a été lié à la production du Maroilles pendant longtemps. En 1925, Paul Fauquet reprend l'entreprise Chameroy et Leroy. Deux sites existaient. L'un à Dompierre-sur-Helpe où le Maroilles était fabriqué, l'autre à Avesnelles (Route d'Étrœungt) où il était affiné. Le Maroilles Fauquet était né. En 1989, les Fromagers de Thiérache rachètent la société Fauquet et transfèrent, en 1991, la production à Le Nouvion-en-Thiérache (Aisne) dans une usine appartenant aujourd'hui au groupe Bongrain.
  • 1940-1944 (Seconde Guerre mondiale) : venue de Belgique, la 7e Panzerdivision, commandée par le Général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le 16 mai 1940 en passant par Clairfayts. Elle continue sa progression très rapidement en empruntant la route qui mène de Solre Le Château aux « 3 pavés » (intersection RN2/D962), puis poursuit en passant à Avesnes-sur-Helpe (en empruntant l'avenue du Pont Rouge) et continue vers Landrecies. Avesnelles sera ensuite occupée par les Allemands et libérée le 2 septembre 1944 (comme Avesnes-sur-Helpe et Fourmies) par des troupes américaines.
  • 1994 : Ouverture du Collège Renaud-Barrault
  • 2008 : Ouverture de la MARPA

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Du 22 décembre 1992 au 31 décembre 2011, Avesnelles était membre de la communauté de communes du Pays d'Avesnes.

À partir du 1er janvier 2012, Avesnelles est membre de la communauté de communes du Cœur de l'Avesnois à la suite de la fusion des anciennes communauté de communes du Pays d'Avesnes, communauté de communes rurales des Deux Helpes, communauté de communes des vallées de la Solre, de la Thure et de l'Helpe.

Situation administrative et judiciaire[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Douai, Avesnelles se trouve dans le ressort du Tribunal judiciaire d'Avesnes-sur-Helpe. Concernant les juridictions administratives, le Tribunal administratif de Lille est compétent en première instance. En seconde instance, la Cour Administrative d'Appel de Douai est compétente.

Avesnelles dépend de la sous-préfecture d'Avesnes-sur-Helpe.

La brigade de gendarmerie nationale d'Avesnes-sur-Helpe se trouve sur le territoire de la commune d'Avesnelles.

La commune dispose actuellement[Quand ?] d'un policier municipal et un ASVP.[réf. nécessaire]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles (résultats des seconds tour)

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le logo de la commune d'Avesnelles depuis le 07 Septembre 2020

Compte tenu de l'importance de la population de la commune, son conseil municipal est composé de 19 membres[24].

Le maire de la commune est épaulé par 5 adjoints[Quand ?] issus de la majorité municipale et qui ont chacun des délégations qui leur sont confiées[réf. nécessaire].

La commune d'Avesnelles s'est doté d'un nouveau logo depuis le 7 septembre 2020 à la suite d'une délibération du conseil municipal[réf. nécessaire]. Jusqu'à cette date, le logo de la ville était le blason des armoiries d'Avesnelles. Malgré cela, le blason de la ville est immuable et demeure un symbole historique de la commune[non neutre].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire en 1802-1803 : Jacques Desquesnes[25].

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1949 mars 1989 Marcel Hardy PS  
mars 1989 juin 1995 Pierre Cornée    
juin 1995 mars 2008 Jean-Pierre Leclercq UDF Pharmacien retraité
mars 2008 mars 2014[26] Jean-Claude Breucq DVD Retraité de l’enseignement supérieur
mars 2014[27],[28] juillet 2019[29] Sébastien Baroche[30] SE Fonctionnaire
Démissionnaire
septembre 2019[31] juillet 2020 Daniel Bouillon SE Ouvrier linotypiste retraité
Maire par intérim de juillet à septembre 2019
juillet 2020[32] En cours Antoine Badidi SE Chef d'entreprise en transport et logistique

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Equipements et services publics[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2019, la commune comptait 2 371 habitants[Note 8], en diminution de 4,93 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4013564696356717569049861 024
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1711 3331 5361 5961 8942 1492 4942 3542 485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4972 5182 5322 3702 5542 6362 6652 3412 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 5642 8493 1123 0312 6392 5722 5652 5552 505
2015 2019 - - - - - - -
2 5032 371-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

À partir des années 1830, moment où l'industrie textile pourvoyeuse de nombreux emplois se développe sur Avesnelles, la population de la commune va augmenter considérablement. À partir des années 1830, le village va gagner 1000 habitants en 40 ans et, à nouveau 1000 habitants sur les 90 années suivantes. À partir des années 1970, le nombre d'habitants baisse en concomitance avec le déclin de l'activité textile.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 132 hommes pour 1 301 femmes, soit un taux de 53,47 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[37]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
2,5 
7,6 
75-89 ans
13,1 
19,8 
60-74 ans
19,5 
22,2 
45-59 ans
20,5 
16,8 
30-44 ans
15,7 
18,3 
15-29 ans
14,7 
14,7 
0-14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Avesnelles fait partie de l'académie de Lille.

On dénombre au sein de la ville plusieurs établissements scolaires:

  • L'école maternelle Blanche-Neige
  • L'école élémentaire d'Avesnelles
  • Le collège Renaud-Barrault (ouvert en 1994 à la suite du transfert de la section « collège » présente auparavant au sein du lycée Jessé de Forest d'Avesnes-sur-Helpe.

Chaque école dispose d'une association de parents d'élèves propre à l'établissement: Les 7 nains pour l'école maternelle, les diablotins pour l'école primaire et l'APE du collège Renaud-Barrault pour le collège.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Les associations sportives d'Avesnelles[modifier | modifier le code]

La commune d'Avesnelles compte plusieurs associations sportives:

  • Les Archers Avesnellois
  • Jeunesse Sportive Avesnelloise Football
  • Jeunesse Sportive Avesnelloise Culturisme
  • Fitness
  • Activités physiques adaptées de l'Avesnois (AP2A)
  • Rollers en Avesnois (REA)
  • Club de danse « Rythme et Révérence avec Marjorie »
  • Société bouliste Avesnelloise
  • Club de pétanque Avesnellois
  • Association Cyclamen
  • Association Sportive Volley-Ball Avesnelles (ASVBA)
  • Badminton Avesnelles Détente (BAD)
  • Ashtanga Yoga
  • Qi-Gong- La voie du coquelicot

Les associations de loisirs d'Avesnelles[modifier | modifier le code]

  • L'association "Au jardin tranquille"
  • Les amitiés Avesnelloises
  • Le Lara-Bridge
  • Les chasseurs réunis
  • R.O.S.E
  • Le Lara-Billard
  • La1337

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denys d'Avesnelles est présente au centre-village. Avesnelles fait partie de la Paroisse Bon Pasteur (Diocèse de Cambrai).

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commerces : de par la position géographique d'Avesnelles contiguë à Avesnes-sur-Helpe, en matière de commerce, plusieurs grandes enseignes nationales (notamment des supermarchés, etc.) sont présentes sur son territoire.
  • Services : une partie des actifs travaillent dans les services publics et activités « tertiaires » présents sur Avesnes-sur-Helpe. Des professions indépendantes sont également implantées.
  • Agriculture : Avesnelles est à la fois une commune urbaine et rurale. Plusieurs exploitations agricoles sont présentes et spécialisées principalement dans la production laitière et l'élevage bovin.
  • Industrie :
    • Filature de l'Avesnois : les filatures étaient très nombreuses dans le Sud Avesnois jusque les années 1970. À Avesnelles, au cœur du village, 42 rue Léo Lagrange, il reste une usine textile spécialisée dans les fibres techniques. Dénommée "Filature de l'Avesnois", l'usine faisait partie autrefois de la Société des Filés de la Région de Fourmies (SFRF). En 1994, elle a été rachetée par Rhovyl, société fondée en 1948 par Rhône-Poulenc, basée à Tronville-en Barrois (Meuse). En 2005, 58 salariés étaient encore présents ; 35 en 2009. La Filature de l'Avesnois fournit du fil pour la bonneterie, la couture et l'ameublement.
    • Eise Chapel : créée en 1990, l'entreprise Chapel fabrique des vérins (2 millions de 1990 à 2008), une pièce mécanique et hydraulique que l'on retrouve dans le machinisme agricole et industriel dès lors qu'il s'agit de lever des charges. Le siège du Groupe CHAPEL est basé à Grenoble. Le site d'Avesnelles comporte 38 salariés (en 2008) qui travaillent en 3-8. L'entreprise est installée sur une petite zone industrielle, à l'est de l'agglomération.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oppidum d'Avesnelles[modifier | modifier le code]

L'oppidum couvre une superficie de 14 ha, il est délimité par deux enceintes accolées et détruites en partie. À l’est se trouve une élévation circulaire de 60 m de diamètre ; au sud, se trouve l’entrée principale. Des fouilles archéologiques en 1986 et 1987 ont montré que le mur d'enceinte était de type murus gallicus[39].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denys
  • Place du village avec kiosque à musique et la stèle Léo-Lagrange
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, en pierre bleue du pays

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léo Lagrange (1900-1940), homme politique. Une stèle est érigée, Place Marcel-Hardy, en sa mémoire.
  • Jean Pecqueriaux (1891-1938), sprinteur, champion de France du 100 mètres en 1910.
  • Francis Baroche (1946-2009). Artiste peintre. Fondateur et président de la compagnie des archers d'Avesnelles pendant 40 ans. La salle éponyme a été inaugurée en présence de son fils Sébastien Baroche[40].

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations culturelles sont implantées à Avesnelles:

  • L'association de la bibliothèque Françoise REPELAT
  • La Chorale DJAMENDO
  • L'association "Les Y'magiers"

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Avesnelles

Les armes d'Avesnelles se blasonnent ainsi : Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueule (qui est Croÿ) ; aux 2 et 3, contre-écartelé : aux a et d, d’azur à trois fleurs de lis d’or (qui est France) ; aux b et c, de gueules (qui est d’Albret) ; sur le tout du contre-écartelé, d’hermine (qui est Bretagne) ; et sur le tout de l’écartelé, de gueules à trois roses d’or (qui est Arenberg).


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Michaux, Histoire d'Avesnelles, village du Hainaut, Éditions du Hainaut, , 78 p.
    Prix La Renaissance Française

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Maubeuge - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Avesnelles et Maubeuge », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Maubeuge - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Avesnelles et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 d'Avesnes-sur-Helpe », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Avesnes-sur-Helpe », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Article L. 2121-2 du copde général des collectivités territoriales, sur Légifrance.
  25. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 276, lire en ligne.
  26. « CES maires qui ont perdu leur siège  : Jean-Claude Breucq, détrôné par Sébastien Baroche, siègera-t-il encore à Avesnelles? : On savait cette élection serrée. Avesnelles a, dimanche, changé de mains. Qui, il y a quelques mois, aurait parié sur Sébastien Baroche ? Le fils adoptif des Baroche aurait pu n’être qu’un météore dans la constellation avesnelloise. Il est vite devenu incontournable. Ce trentenaire, qui sera un des plus jeunes maires de la région, distance de 52 voix (52%) la liste de Jean-Claude Breucq (48%). », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Le maire d’Avesnelles est un des battus du premier tour ».
  27. « Sébastien Baroche, le tombeur du maire d’Avesnelles, est né en Inde », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Elodie Noireaux, « Polémique : le club dénonce, le maire répond : Depuis des semaines, les bruits courent autour de la J. S. A. Le président S. Seguin a annoncé sa démission suite à ses désaccords avec la municipalité », L'Observateur de l'Avesnois, no 19479,‎ , p. 5.
  29. https://www.politiquemania.com/forum/modification-f14/demission-sebastien-baroche-maire-avesnelles-t8091.html
  30. R. D. R., « L’ancien maire d’Avesnelles poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux : Sébastien Baroche comparaîtra prochainement devant le tribunal correctionnel. Suite à une plainte déposée par la nouvelle équipe municipale d’Avesnelles, il est poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux. Comme toute personne attendant d’être jugée, l’ancien maire est présumé innocent », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. Géraldine Beys, « Daniel Bouillon est le nouveau maire d’Avesnelles », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  32. Géraldine Beys, « Antoine Badidi est le nouveau maire et homme fort d’Avesnelles : Antoine Badidi est le nouveau maire d’Avesnelles. Il a été élu avec 19 voix soit l’ensemble des votes du conseil municipal, samedi matin. Une unanimité qui marque la volonté de l’opposition de travailler avec la majorité de façon constructive », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  37. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Avesnelles (59035) », (consulté le ).
  38. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Nord (59) », (consulté le ).
  39. http://oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=25
  40. « La salle du Cardé a été baptisée « salle Francis-Baroche » », La Voix du Nord, (consulté le ).