Ferrière-la-Grande

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Ferrière-la-Grande
Ferrière-la-Grande
La mairie
Blason de Ferrière-la-Grande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité CA Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Benoit Courtin
2020-2026
Code postal 59680
Code commune 59230
Démographie
Gentilé Ferriérois, Ferriéroises
Population
municipale
5 273 hab. (2019 en diminution de 1,75 % par rapport à 2013)
Densité 527 hab./km2
Population
agglomération
110 876 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 20″ nord, 3° 59′ 36″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 184 m
Superficie 10,01 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Maubeuge (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Maubeuge (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Maubeuge
Législatives 3e circonscription du Nord
Localisation
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Ferrière-la-Grande
Liens
Site web https://ferrierelagrande.fr/

Ferrière-la-Grande est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Ferrière-la-Grande adhère à l'Agglomération Maubeuge Val de Sambre, qui fait partie de l'unité urbaine de Maubeuge.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Le noyau rural

Ferrière-la-Grande se situe au sud de Maubeuge et est arrosée par la Solre qui est un affluent de rive droite de la Sambre.

La ville est traversée par la D938 qui va de Maubeuge, son chef-lieu de canton, à Cousolre.

Commune urbaine, elle fait partie par sa trame urbaine continue de l'unité urbaine de Maubeuge qui forme la cinquième agglomération urbaine dans le département du Nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ferrière-la-Grande
Maubeuge Rousies Cerfontaine
Louvroil Ferrière-la-Grande Ferrière-la-Petite
Beaufort Damousies

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Solre à Ferrière-la-Grande

La commune est drainée par la Solre, un affluent de la Sambre en rive droite, et donc un sous-affluent de la Meuse.

Plusieurs ruisseaux confluent dans la Solre à Ferrières-la-Grande, dont le Ruisseau des Besaces.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental ou des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat semi-continental » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les étés sont chauds et les hivers rudes, avec un grand nombre de jours de neige ou de gel. La pluviométrie annuelle est relativement élevée[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 870 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Maubeuge », sur la commune de Maubeuge, mise en service en 1961[7] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 880,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 73 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ferrière-la-Grande est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Maubeuge (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 22 communes[17] et 110 876 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Maubeuge (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,3 %), prairies (32,2 %), zones urbanisées (28,1 %), forêts (4,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Microtoponymie[24][modifier | modifier le code]

  • La Machine : est un lieu ainsi appelé parce que M. Daret, directeur de la Manufacture d'armes de Maubeuge y construisit, en 1715 un établissement qui renfermait une des principales machines de sa fabrique.
  • L'Épreuve: est un lieu-dit situé à l'extrémité des Trieux, c'est l'endroit où étaient essayées les armes de la manufacture.
  • La Belle Hôtesse : est un lieu-dit situé le long de la route de Cerfontaine. À cet endroit existait au XVIIIe siècle, une auberge ou hostellerie tenue par une femme renommé pour sa beauté.
  • Trieux : existe dans beaucoup de communes ; il désigne un terrain inculte, sec, et rocailleux. Il n'y avait guère d'habitations sur les Trieux avant l'installation du Haut-fourneau de M. Dumont.
  • Bois Castiau  : forme d'ancien picard du mot château, il désignait une ancienne position militaire.
  • Bérimont : est un lieu-dit dont l'ancienne forme devait être *Boerimont (non attesté), son nom serait issu de boerie « métairie » et mont « hauteur, élévation, butte », d'où le sens global de « butte de la métairie ». Cependant, l'évolution phonétique aurait dû se faire en *Borimont. Il s'agit plus vraisemblablement, soit d'un toponyme médiéval en -mont précédé de l'anthroponyme germanique Bero, Berin[25], soit encore d'un plus ancien toponyme gaulois *Beriacum, reposant sur le nom de personne gaulois Berius, cité par Albert Dauzat et Charles Rostaing[26], suivi du suffixe -acum, auquel a été adjoint -mont à l'époque médiévale. C'est sans doute le nom de lieu-dit le plus ancien.
  • Trieu de la Galette : est un nom qui a été altéré ; situé sur la route de Beaufort, laquelle est dénommé au cadastre Chemin de la Canelle et sur d'anciens écrits Chemin de Canée ; ce lieu est appelé Rieu de Canée dans des actes du XVIIe siècle.
  • Le Marais : est un endroit fangeux, limité par le ruisseau des Besaces ; c'est actuellement la place Gambetta. Au XVIe siècle, il est mentionné sous la forme maree, graphie picarde.
  • Trieux Baudet : est un endroit couvert de chardons où l'on avait coutume de faire paître les ânes ou du nom d'un personnage nommé Bauldet, le surnom de l'âne étant issu d'un anthroponyme. Ce lieu-dit est mentionné * Trieu Bauldet dans un compte de l'église datant de 1678.
  • Marlière : est un lieu-dit situé à l'extrémité du Trieu Baudet, le long de l'ancien chemin de Beaufort. Tous les endroits portant ce nom viennent de ce qu'on y tirait de la marne, variante marle + suffixe -ière.
  • Roquette: signifie « petit roc ». Une roquette était autrefois une défense établie en avant, ou dominant un lieu à préserver de l'incursion ennemie, d'où le sens secondaire de « château ».
  • La Belle Vue : tire son nom du panorama que l'on découvre du haut de ce point culminant sur Ferrière et ses environs.
  • Le Bourdiau : est un lieu-dit, forme picarde francisée en Bourdeau dans des parchemins du XVIe siècle et qui signifie bordel au sens ancien de « petite maison isolée » ; il est situé à proximité des trois sources et du bonnier à surjeons (petites sources), d'où l'explication « bord d'iau » ou « bord d'eau » qui relève cependant d'une étymologie populaire.
  • Les Besace : sont un lieu-dit situé près du Bourdiau. C'est un terrain couvert de trous en forme de besaces, de poches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

De la signification de Ferrière à la découverte de vieux madriers et d’outils rudimentaires attribués aux Mérovingiens, tout concourt à rappeler combien l’exploitation du minerai de fer a conditionné l’apparition des premiers établissements humains en ces lieux. Sans le fer, Ferrière n’aurait probablement jamais connu un tel développement.

C’est pour bénéficier des ressources du sous-sol (fer, Chaux, pierre, terre à poteries…), du cours rapide de la Solre mais aussi pour garantir l’approvisionnement de sa place stratégique frontalière que s’implante en 1715 une manufacture royale d’armes. La machine – c’est le nom que lui attribuent les ruraux de l’époque – fait la prospérité du bourg. Elle cède la place, en 1830, aux premiers hauts fourneaux du Nord. Les minerais sont exploités dans l’étendue de la concession faite au propriétaire et maître de forge, M. Dumont.

Période pré-industrielle[modifier | modifier le code]

Pendant l’Ancien Régime, Ferrière-la-Grande est le chef-lieu d’une grande paroisse dépendant principalement de l’abbaye bénédictine d’Hautmont. La cense de Rémont aurait d’ailleurs été fondée au VIIe siècle par une colonie moniale détachée pour défricher et mettre en valeur les terres.

La seigneurie est très convoitée, au point que privilèges ecclésiastiques et juridiction échevinale se superposent difficilement. La plupart des 36 feux que compte Ferrière en 1469 se répartissent autour d’un noyau central occupé par le pouvoir religieux et constitué par l’église, le presbytère, l’hôtel-dieu et le moustier (petit monastère). 181 ans plus tard, seules 20 maisons supplémentaires ont été érigées. Si faible soit-elle, l’urbanisation conforte pourtant au fil des siècles le point nodal et rayonne le long des grands axes en direction d’Hautmont, de Maubeuge et de Solre-le-Château, préfigurant l’actuelle trame urbaine.

Bourg industriel[modifier | modifier le code]

C’est l’avènement précoce de l’industrie qui entraîne la métamorphose socio-économique de Ferrière-la-Grande. Le développement du bourg suit celui des établissements Dumont : 903 habitants en 1822, 2 568 en 1866 puis 4 045 en 1906.

Alors que plus tard dans le Val de Sambre, la poussée démographique s’accompagne d’une mutation urbaine dont les formes architecturales reflètent la sociologie de l’époque, il est encore trop tôt pour voir apparaître à Ferrière les types industriels caractéristiques du Hainaut.

Bien entendu, la construction de nouveaux logements se révèle indispensable pour accueillir les contingents d’ouvriers, mais la disponibilité des matériaux (bois et pierre étaient distribués à titre gracieux) et l’état des techniques expliquent le développement d’un habitat dont l’aspect reste majoritairement de type rural hennuyer, avec un emploi de pierres bleues dominant.

Peu à peu, le tissu industriel de la commune s’étoffe : laminoirs Lessafre, fonderie Riquaire, usine Delattre, usine Miroux, usine Auwercx, Cie Duplex, petits ateliers de forges Chef Frères "Forges et Usinage" Marcel Nicodème et de modelages font prospérer la commune.

Ancienne gare de Ferrière-la-Grande

Le , la ligne de chemin de fer Maubeuge - Fourmies est inaugurée. Le tracé passe par Rousies, Ferrière-la-Grande, Ferrière-la-Petite, Sars-Poteries, Solre-le-Château, Liessies, Trélon. Au début du XXe siècle, le chemin de fer prend une importance considérable et dessert la majeure partie des usines de la cité. Une ligne de tramway relie Ferrière à Maubeuge en 1903, contribuant à renforcer les liens, déjà étroits, entre les deux communes.

C’est aux Trieux, nouveau quartier créé à l’écart du village lors de l’arrivée du chemin de fer, que le style industriel s’exprime le mieux.

Lors de la Première Guerre mondiale, les allemands arrivent dans la ville de Ferrière-la-Grande le jeudi . le village se trouve en zone occupée jusque début .

La section Ferrière-la-Grande - Glageon de la ligne Maubeuge-Fourmies est fermée depuis 1972. En est inauguré sur son tracé un chemin de randonnée, dénommé « sentier Émeraude ». À la suite de travaux effectués sur un linéaire plus important, (de Ferrière-la-Grande à Glageon), le "sentier Émeraude" est intégré à la « voie verte de l'Avesnois ». L'ancienne gare de Ferrière-la-Grande a été transformée en relais Eco-Vélo.

Trente glorieuses[modifier | modifier le code]

En 1963, les corons de la Spie Batignolles sont érigés à proximité de l’établissement. Ils sont sans doute la réalisation la plus représentative de cette période productiviste dans la commune. La proximité des grands axes routiers (RN2/RN49), la position privilégiée par rapport à Maubeuge confère à Ferrière-la-Grande une grande attractivité résidentielle. On assiste à une extension pavillonnaire le long des voies vers Cousolre, Louvroil, et surtout aux abords de la rue du fort. Sans doute faut-il y voir la conséquence d’un certain laxisme des documents de planification urbaine. À l’Est, apparaissent des réalisations concertées sous forme de maisons individuelles groupées ou de petits collectifs[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe du département du Nord.

Elle faisait partie de 1793 à 1910 du canton de Maubeuge, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Maubeuge-Sud[28]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Maubeuge

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription du Nord.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ferrières-la-Grande est membre fondateur de la communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé initialement en 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste DVG menée par le maire sortant Philippe Dronsart obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 277 voix (54,08 %, 23 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant significativement celle DVD menée par Jean-Philippe Delbart (1 084 voix, 45,91 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 34,81 % des électeurs se sont abstenus[29].


Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Nord, la liste PS menée par Benoît Courtin — qui bénéficiait du soutien du maire sortant Philippe Dronsart qui ne se représentait pas — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 1 009 voix (59,98 %, 23 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant très largement la liste DVD menée par Jean-Philippe Delbart[30], qui a recueilli 673 voix (40,01 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 54,41 % des électeurs se sont abstenus[31],[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires d'Ancien Régime successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1704 1705 Claude Raout    
1705 1706 Jean Mercier    
1707 1708 André Renon    
1708 1709 Mathieu De Havay    
1709 1710 Laurent Pierart    

Maire en 1802-1803 : Montreuil aîné[33].

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1864 Pierre François Dumont    
1878 1884 Philippe Willame    
1888 1892 Cauderlier    
1892 1908 Ernest Lesaffre Républicain  
1908 1920 Alfred Willame    
1920 1926 Olivier Soumillon    
1926 1927 Romain Duchâteau    
1927 1932 Alphonse Splingard    
1932 1933 Deudon    
1933 1939 Émile Bottieau    
1939 1942 Hubert Delvaux    
1942 mai 1945 Marcel Gillet    
mai 1945 mars 1959 Léonce Delens[Note 8]    
mars 1959 mars 1977 Gilbert Annaert UDR  
mars 1977 janvier 2004 Michel Dorchies PS Médecin[34]
25 janvier 2004 mai 2020[35] Philippe Dronsart[36] PS Cadre du secteur privé
Conseiller général de Maubeuge-Sud (2004 → 2015)
mai 2020[37] En cours
(au 2 décembre 2020)
Benoît Courtin PS Collaborateur d'élus
Ancien directeur général des services de la ville (2017 → 2020)
Vice-président de la CAMVS (2020 → )

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].

En 2019, la commune comptait 5 273 habitants[Note 9], en diminution de 1,75 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7417458189031 0211 1611 2171 3571 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7872 0462 5682 4942 6683 1754 0043 4803 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9924 0454 2944 0304 2564 3004 2694 1774 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 2635 3465 7035 6115 7465 6725 4815 4575 365
2017 2019 - - - - - - -
5 3015 273-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 514 hommes pour 2 778 femmes, soit un taux de 52,49 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
5,5 
75-89 ans
9,3 
15,2 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,3 
19,1 
30-44 ans
18,9 
18,9 
15-29 ans
16,8 
21,6 
0-14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Culture locale et la patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie, construite vers 1832
  • Église Saint-Amand, de 1872-1880.
  • Chapelle du Bon-Vouloir, avec une chronogramme : "plo zeLo DoMInoe ConseCrant", ce qui donne la date de 1752 (ILDMICC)
  • L'ancienne gare et le sentier Émeraude, piste de randonnée sur le tracé de l'ancienne voie ferrée.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Pierre Leclercq, qui a pris le pseudonyme de Luc Bérimont (1915-1983) : écrivain et poète qui a passé son enfance à Ferrières-la-Grande.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferrière-la-Grande Blason
Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées.
Détails
Plusieurs villages de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe possèdent les mêmes armoiries : Étrœungt, Féron, Lez-Fontaine, Ferrière-la-grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes, ainsi que Bermerain dans l'arrondissement de Cambrai et Sivry-Rance en Belgique dans le Hainaut. Cette similitude est due au fait que ces villages appartenaient à la famille de Croÿ-Renty. Autre coïncidence, cinq de ces villages sont arrosés par la Solre : Lez-Fontaine, Ferrière-la-grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Ferrière-la-Grande », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Une rue de la commune porte le nom de ce maire.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

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