Boussu-lez-Walcourt

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Boussu-lez-Walcourt
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Froidchapelle
Code postal 6440
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Boussutois
Population 1 500 hab.
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ N 4° 22′ E / 50.217, 4.36750° 13′ Nord 4° 22′ Est / 50.217, 4.367
Superficie 1 795 ha = 17,95 km2
Localisation

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Boussu-lez-Walcourt

Boussu-lez-Walcourt (en wallon Boussu-dlé-Walcoû) est une section de la commune belge de Froidchapelle située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Commune située au centre de l’Entre-Sambre-et-Meuse, au nord de Cerfontaine et de Froidchapelle, à l’est d‘Erpion et de Vergnies, au sud de Castillon et de Fontenelle, et à l’ouest de Silenrieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

On y a découvert des vestiges d’une habitation belgo-romaine et un cimetière franc en 1888.

En 1201, Élisabeth de Merbes fait don de l’autel (chapelle ou église) à l’ abbaye de Lobbes. Six ans plus tard, une partie de cette dîme est réservée au prieuré d’Oignies. En 1291, le domaine de Boussu est détaché de la seigneurie de Barbençon et donné au cadet de cette famille. Trois maisons vont se succéder à la tête de ce nouveau fief : les Barbençon, dits de Boussu, les Desmanet et les de Hennin.

En 1406, le village et le château sont incendiés par Jean de Bavière, prince-évêque de Liège. La paroisse, dédiée à saint Remy, est érigée vers 1444. En 1575, on érige la tour de l’église. En 1736, le décimateur, l’abbaye de Lobbes, reconstruit l’église. Cette dernière sera abattue en 1867 pour faire place au bâtiment actuel.

Michel de Ligne accorde en 1458 des droits et des privilèges aux Boussutois. En 1473, la seigneurie de Septanes (origine probable : 7 aulnes), à la limite de Barbençon, est possédée par Jacques de Thiant, habitant de Valenciennes.

En 1636, la peste emporte 101 habitants dont le dernier est le curé Pierre Bardeau. Albert de Ligne, prince de Barbençon, construit un fourneau à Féronval (littéralement : le val du forgeron) en 1650. Le traité de Nimègue (1678) incorpore la principauté de Barbençon (dont fait partie le village) au domaine du roi de France.

En 1760, on construit une route carrossable de Boussu à Barbençon (partie de celle de Philippeville à Beaumont). Le village est versé dans le département du Nord, à la création de cette division administrative en 1790. Début juin 1815, des troupes françaises, qui se dirigent vers Charleroi, Ligny et Waterloo, campent autour du village. Moins d’un mois plus tard, elles seront remplacées par un corps d’armée prussien. En 1815 comme en 1830, les cinq paroisses de la principauté de Barbençon (Barbençon, Boussu, Erpion, Renlies, Vergnies) sont oubliées et restent dans l’archidiocèse de Cambrai ; elles sont donc dirigées par des curés français ; ce n’est qu’en 1890 qu’elles seront réunies au diocèse de Tournai.

En novembre 1916, des hommes sont déportés en Allemagne comme travailleurs civils ; dans le Liber memorialis de la paroisse, le curé note prudemment : … 14 paroissiens partent pour l’étranger. La commune paie un lourd tribut lors de la 2e guerre mondiale : 11 habitants décèdent en exode, 7 réfugiés sont tués lors de l’arrivée de l’ennemi (bombardement le 13 mai notamment) et 6 autres habitants meurent sous les balles ou dans des camps de prisonniers de guerre et de concentration. Dans la soirée du 28 août 1942, chute d'un bombardier canadien sud de la commune : deux hommes d’équipage sont tués et les deux autres parviennent à regagner l’Angleterre par la France, l’Espagne et Gibraltar. Un groupe de résistants — le Refuge C 60 Le Linot — reçoit par deux fois des parachutages d’armes à Badon où on a élevé un monument en son honneur le 11 septembre 1988. Signalons enfin qu’un V2 s’écrase ici le 19 octobre 1944, occasionnant quelques dégâts matériels.

Quatre batailles se sont déroulées dans le village et ses environs :

1. Le combat d’août 1689 : défaite des Français (commandés par le maréchal d’Humières) par le prince de Waldeck, qui est à la tête d’un détachement hollandais.

2. La victoire française du 4 juillet 1693 remportée sur les Hollandais par le comte de Vertillac (tué dans le combat — sa tombe se trouve dans la collégiale Sainte-Waudru à Mons).

3. Le 16 octobre 1793, massacre de 400 Français, soldats improvisés qui se croient à l’abri mais qui sont attaqués par 3.000 Autrichiens placés sous les ordres d’un major wallon, Pessler.

4. Victoire française du 7 floréal an II ou 26 avril 1794, lors d’un mouvement général depuis Philippeville jusqu’à Dunkerque, sous les ordres de Charbonnier, l’armée des Ardennes, met en fuite ses adversaires. Tout à coup, les Français sont attaqués par des paysans pro-autrichiens commandés par Charles Graux, de Virelles. Croyant avoir affaire aux habitants du lieu, les soldats de la République incendient le village.

Le complexe des Lacs de l'Eau d'Heure comprend deux barrages et trois pré-barrages et couvre une partie des communes de Boussu-lez-Walcourt (province de Hainaut) et de Cerfontaine (province de Namur) ; il forme le plus grand espace d’eau de la Belgique, d’une superficie de 653 ha (auxquels il faut ajouter les infrastructures sportives, de logement et de délassement) et d’un volume d’eau de 86.305.000 m3. Il se compose des lacs de l’Eau d’Heure et de la Plate-Taille et des pré-barrages ou lacs de Falemprise, du Ri-jaune et de Féronval. Le site est dominé par une tour panoramique de 107 m de hauteur et la route construite sur le barrage a une longueur de 107 m de longueur. On aime souligne ici que le total des berges des lacs mises bout à bout est plus important que le littoral belge de la Mer du Nord.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

• Cahiers du Cercle d’Histoire de Cerfontaine

  • Boussu-lez-Walcourt. Erpion. Vergnies — Les paroisses (André Lépine ; n° 205b ; 58 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt — Notes d’histoire (André Lépine ; no 222 ; 45 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt — L’état civil du 19e s. (André Lépine ; no 236 ; 54 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt. Erpion. Vergnies — Liste des électeurs en 1970 (no 307 ; 47 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt — Notice (Arnould Arnould, 1895; réédition ; no 313 ; 327 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt — Registres Paroissiaux 1900-1976 (André Lépine ; no 380 ; document de travail ; 31 pages)
  • Boussu-lez-Walcourt — 28/29 août 1942 : la chute d'un Hampden (Roger Anthoine ; no 411 ; 30 pages)
  • Badon, haut lieu de la Résistance, 1943 (Émile Detroux, Roger Anthoine... ; no 421 ; 48 pages)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Le lac et le barrage de la Platte-taille.
Le barrage de la Platte-taille et sa tour d'observation.