Wattignies-la-Victoire

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Wattignies-la-Victoire
Mairie de Wattignies-la-Victoire.
Mairie de Wattignies-la-Victoire.
Blason de Wattignies-la-Victoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Fourmies
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois
Maire
Mandat
Jean Lévêque
2014-2020
Code postal 59680
Code commune 59649
Démographie
Gentilé Wattegniens, Wattegniennes
Population
municipale
243 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 12′ 05″ nord, 4° 00′ 48″ est
Altitude Min. 147 m – Max. 205 m
Superficie 6,31 km2
Localisation

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Wattignies-la-Victoire est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wattignies-la-Victoire
Beaufort Damousies
Wattignies-la-Victoire
Floursies

Beugnies

Dimont

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom fait référence à la bataille de Wattignies (15 et 16 octobre 1793) où Jourdan assisté de Carnot repoussa les Autrichiens du prince Frédéric de Saxe-Cobourg.

Cette bataille fut la première démonstration de l'efficacité du canon de Gribeauval pour la période des guerres de la Révolution française qui sera suivie des Guerres napoléoniennes. Cette victoire fut une surprise considérable à Paris. Le principal artisan de cette victoire fut le jeune général Florent Duquesnoy ; seul officier d'expérience sur place, le général Jourdan n'ayant pas d'expérience de commandement à l'époque. Jourdan était un ancien soldat de la guerre d'Amérique (1780) sous Rochambeau. De retour en France en 1782, il fut démobilisé et revint exercer son métier de négociant en articles de ferblanterie. Il retourna à Paris avec la Révolution et obtint le grade de général par ses relations en 1792.

De son côté, Duquesnoy était un ancien sous-officier de la gendarmerie royale, basé à Nancy. Il fut signalé à l'attention de Carnot à la bataille de Hondschoote (près de Dunkerque) en juin 1793, où, comme capitaine à cheval, il semait la terreur chez les Anglais en passant avec ses hommes derrière les lignes anglaises. En août 1793, il fut nommé général par Carnot malgré les critiques de son propre frère Ernest Duquesnoy, conventionnel à Paris, qui le considérait comme un incapable. Duquesnoy réalisa le travail d'approche du village de Wattignies en faisant défiler ses hommes en parallèle de la place retranchée des Autrichiens, mais juste hors de portée des canons ennemis.

Ensuite, il prit le camp autrichien par surprise, tôt dans la matinée du 16 octobre, lançant ses hommes à l'assaut du côté le plus inaccessible de Wattignies, en faisant pousser à bras d'homme les canons de Gribeauval. Le général autrichien Clayrfayt avait déclaré qu'il était prêt à se faire "sans culotte" si les Français lui prenaient sa position de Wattignies. À moins de 100 mètres des lignes autrichiennes, dans le brouillard d'octobre, les hommes de Duquesnoy faisaient feu puis recommençaient leur ascension. Vers 11 heures la place était prise et cette fois, les canons français, plus les canons autrichiens étaient tournés vers l'ouest, c'est-à-dire dans le dos des positions de Clayrfayt. Celui-ci n'eut d'autre ressource que d'ordonner le repli général vers le nord pour se réfugier derrière la Sambre, dégageant ainsi la ville de Maubeuge. Cette bataille était considérée par Napoléon comme la seule vraie bataille de la révolution, la bataille de Valmy étant sujette à caution.

Remarque

Duquesnoy se signala par la suite en début 1794 en refusant de faire marcher ses hommes contre les civils qui fuyaient les républicains autour de Nantes. Il s'opposa au général Turreau, inventeur des colonnes infernales, au point d'être dénoncé comme traître à la patrie en mars 1794. Duquesnoy parvint à ses fins, se piquant de respecter les instructions de Turreau en demandant des ordres écrits, et laissant le temps aux civils vendéens de s'enfuir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Wattignies-la-Victoire

Les armes de Wattignies-la-Victoire se blasonnent ainsi : De gueules à la bande de vair.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Jean Lévêque SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 243 habitants, en diminution de -7,6 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
146 132 152 198 227 230 240 211 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
241 244 233 207 218 239 239 232 206
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
188 196 168 181 194 191 188 200 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
209 238 216 239 224 233 260 258 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Wattignies-la-Victoire en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
6,3 
6,0 
60 à 74 ans
3,9 
23,3 
45 à 59 ans
20,5 
24,8 
30 à 44 ans
26,0 
12,8 
15 à 29 ans
15,7 
28,6 
0 à 14 ans
26,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument de la bataille de Wattignies,
  • Monument aux morts des deux guerres,
  • Monument des Anglais,
  • Église Sainte-Hiltrude,
  • Musée de la bataille (dans la mairie)
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe Palmiotti pour ses recherches historiques sur la bataille de Wattignies

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]