Jolimetz

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Jolimetz
Centre du village.
Centre du village.
Blason de Jolimetz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mormal
Maire
Mandat
Didier Debrabant
2014-2020
Code postal 59530
Code commune 59325
Démographie
Gentilé Jolimessins
Population
municipale
875 hab. (2014)
Densité 220 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ 45″ nord, 3° 40′ 37″ est
Altitude Min. 126 m – Max. 151 m
Superficie 3,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.commune-jolimetz.fr/

Jolimetz est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jolimetz
Le Quesnoy Potelle
Villereau
Louvignies-Quesnoy Jolimetz Berlaimont
Raucourt-au-Bois Locquignol

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jolimetz

Les armes de la commune de Jolimetz se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande d'argent.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'invasion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de la Sambre (1940).

Au matin du 18 mai 1940, les Allemands du XV. Armee Korps (Hoth) sont sur la rive est de la Sambre et l'ont traversée en plusieurs points, notamment des éléments -la Kampfgruppe Haarde- de la 5. Panzer-Division (von Hartlieb) à Berlaimont, lesquels investissent ensuite Locquignol au cours de la matinée. Les Allemands vont donc arriver depuis la forêt et la route de Berlaimont (Locquignol) mais sont également sur la chaussée Bruneau au niveau du Cheval Blanc près de Gommegnies et poussent vers Villereau.

Jolimetz est défendu par le IIème bataillon du 27e Régiment de Tirailleurs Algériens (Négroni) (appartenant à la 1re Division d'Infanterie Nord Africaine (Tarrit)) qui s'est installé dans le village le matin même et est renforcé par un escadron de chars (de la 1re Division Légère Mécanisée) sous les ordres du capitaine Dunoyer De Segonzac, qui dispose entre autres de 10 chars SOMUA S-35, le 13e escadron (Albaut) du 4e Régiment de Dragons Portés ainsi que quelques automitrailleuses du 6e Cuirassier.

Les Français défendent le carrefour de l'Opéra afin de protéger la route Le Quesnoy - Berlaimont ainsi que la chaussée Bruneau, et ont installé quelques points d'appuis avancés dans la forêt. Au village même, quelques barricades sommaires ont été établies et les tirailleurs se préparent à se battre dans les maisons et les vergers puisqu'il n'existe aucune fortification.

Si les Allemands testent la défense française dès 8 h, les chars de De Segonzac contribuent à faire échouer les approches allemandes, mais subissent leurs premières pertes au carrefour de l'Opéra et dans la forêt. En début d'après midi la Kampfgruppe Haarde lance une véritable attaque en masquant son approche derrière les convois de réfugiés belges et français qui fuient l'envahisseur, des tirs d'artilleries s'abattent sur les défenseurs et les Allemands tentent de s'infiltrer dans leurs positions. Le choc est dur mais les défenseurs tiennent bon presque partout, et grâce à l'appui des chars, les Allemands sont refoulés dans la forêt. Mais les Allemands persévèrent et ramènent des chars lourds et des canons à la lisière de la forêt pour une attaque frontale, pendant que les chars légers tournent les positions françaises par le nord de Jolimetz. Cette fois les défenseurs cèdent, la bataille atteint son point culminant et une cinquantaine de Panzern envahissent peu à peu le village qu'ils remontent vers Le Quesnoy, plusieurs S-35 sont détruits dont celui du capitaine De Segonzac devant le monument aux morts, les défenseurs après avoir résisté avec bravoure tentent de décrocher peu à peu vers Le Quesnoy, dont les chars restants, mais les Allemands qui ont pris Villereau et débordé les positions à Jolimetz par le nord, coupent alors la retraite des défenseurs à Potelle et trois S-35 sont détruits devant la mairie de ce village. Jolimetz est quasiment aux mains des Allemands, mais ceux-ci qui avaient demandé un soutien aérien devant les difficultés rencontrées doivent évacuer le village pendant le raid de leurs Stuka, puis le réinvestissent alors sans difficultés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 Marcelle Ghaye-Cossiaux PS  
mars 2014 Pierre Evrard    
en cours Didier Debrabant    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 875 habitants, en diminution de -3,42 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
669 790 766 876 964 1 005 998 1 034 1 028
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
979 962 917 942 932 957 922 908 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
908 921 875 776 756 707 631 633 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
628 622 564 688 848 915 919 875 875
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Jolimetz en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,0 
3,8 
75 à 89 ans
7,4 
13,0 
60 à 74 ans
12,5 
23,5 
45 à 59 ans
21,8 
22,0 
30 à 44 ans
22,6 
18,2 
15 à 29 ans
15,4 
19,3 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 2002, une macabre découverte faite par un habitant de la commune (un fémur humain ainsi que des fragments osseux) lie le village à l'affaire du dépeceur de Mons.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]