Antoine Louis Dugès

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Antoine-Louis Delzescauts-Dugès[3] est un médecin et naturaliste français, né le (29 frimaire an VI) à Landrecies (Nord)[4], mort le à Montpellier (Hérault)[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Dugès est fils[6] et petit-fils[7] de médecins[8], Il est de plus le neveu de Marie-Louise Lachapelle, sage-femme née Dugès, et le petit-fils de Marie Jonet (« Mme Dugès »), également sage-femme[9].

À 16 ans il se rend à Paris pour étudier la médecine. Dès la première année, il reçoit l'un des prix de l'École de médecine. Il remporte ensuite régulièrement les différents concours organisés pour les étudiants. En 1817, il est reçu au concours de l'internat de médecine et devient aide-anatomiste en 1819, prosecteur en 1820, et soutient sa thèse en 1821 avec des Recherches sur les maladies les plus importantes et les moins connues des enfants nouveau-nés.

Il fait paraître en 1823 un Essai physiologico-pathologique sur la nature de la fièvre, de l'inflammation et des principales névroses… suivi de l'Histoire des maladies observées à l'hôpital des Enfants malades pendant l'année 1818, dans lequel il tente de réconcilier les différentes théories d'alors.

En 1825, il est reçu premier au concours de l'agrégation, institué l'année précédente.

Spécialisé depuis longtemps en obstétrique, il reçoit la chaire des accouchements à la faculté de médecine de Montpellier, alors en pleine réorganisation. Il fait paraître en 1826 un Manuel d'obstétrique qui connaît plusieurs rééditions.

Il se consacre, parallèlement à ses fonctions de médecin, à l'histoire naturelle et fait paraître en 1838 un Traité de physiologie comparée. Il étudie notamment les batraciens et les acariens.

Il est membre de nombreuses sociétés savantes comme l'Académie de médecine, les Académies des sciences de Paris et de Berlin. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur et élevé à l'ordre du Mérite.

Il devient, deux ans avant sa mort, doyen à Montpellier.

On lui doit la publication de la Pratique des accouchemens (1821 et 1825) de Mme Lachapelle, livre auquel il a apporté — avec la permission de sa tante — des contributions personnelles. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages originaux, dont Sur la conformité organique dans l'échelle animale, 1832 et Recherches sur les Batraciens, 1834, ouvrage couronné par l'Institut[10].

Il est le père de deux zoologistes installés tous deux au Mexique :

Publications[modifier | modifier le code]

Écrits de Dugès seul[modifier | modifier le code]

Contributions et collaborations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de culture.cr-languedocroussillon.fr.
  2. Laurens a réalisé un autre portrait de Dugès.
  3. Comme ses ascendants et ses descendants, il n'utilisera de façon courante que la partie Dugès de son nom de famille. Il signe ses livres « Ant. Dugès ».
  4. Acte de naissance (vue 135/851). Archives départementales du Nord en ligne, état-civil de Landrecies, registre 1794–1802.
  5. Acte de décès n° 498 (vue 89/267). Archives départementales de l'Hérault, état-civil de Montpellier, registre des décès de 1838.
  6. Pierre Augustin Delzescauts-Dugès (Paris, 1763–Paris, 1831), chirurgien en chef de l'hôpital de Mézières, chevalier de la Légion d'Honneur (1806).
  7. Louis Delzescauts-Dugès, époux de Marie Jonet.
  8. « [D]'une famille qui comptait déjà plusieurs médecins », comme le confirme Amédée Dechambre dans sa biographie.
  9. Il était même arrière-petit-fils de sage-femme, puisque Marie Jonet Dugès était la fille d'une sage-femme dont le nom n'a pas été conservé.
  10. Voir la liste de titres dans Dechambre et celle du SUDOC.
  11. La couleuvre de Montpellier est le Malpolon monspessulanus.
  12. Traduit en allemand.