Trélon

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Trélon
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Blason de Trélon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Fourmies
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
François Louvegnies
2014-2020
Code postal 59132
Code commune 59601
Démographie
Gentilé Trelonais
Population
municipale
2 978 hab. (2014)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 32″ nord, 4° 06′ 12″ est
Altitude Min. 170 m – Max. 251 m
Superficie 39,15 km2
Localisation

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Trélon est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trélon se situe dans le sud-est du département du Nord (Hainaut) en plein cœur du Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour ses prairies, son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite "petite Suisse du Nord".

En fait, Trélon fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et ses paysages rappellent la Thiérache.

La commune se trouve à 110 km de Lille (préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 50 km de Valenciennes, Mons (Belgique), 45 km de Charleroi (Belgique), à 15 km d'Avesnes-sur-Helpe (sous-préfecture) et 5 km de Fourmies.

La Commune est bordée par les villages suivants : Fourmies, Glageon, Ohain.

La Belgique se trouve à 8 km, le département de l'Aisne à 10 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Trélon
Liessies Willies Eppe-Sauvage Moustier-en-Fagne
Sains-du-Nord Trélon Wallers-en-Fagne
Glageon Fourmies Ohain

Anor

Environnement[modifier | modifier le code]

Trélon est fortement lié à sa forêt, qui pourrait être l'un des restes de l'ancienne Haye d'Avesnes et plus largement de l'ancienne forêt charbonnière.

La forêt de Trélon semble avoir évolué depuis le haut-Moyen Âge sous l'action des sylviculteurs qui y ont probablement favorisé le chêne. Le naturaliste J. Macquart disait d'elle en 1851 qu'elle était, à cette époque, couverte de chênes alors que, ajoute-t-il, « d'après la tradition locale, c'était autrefois de hêtres, ce qui paraît être confirmé par le nom de « faijne », donné à toutes les forêts dans cette partie de la France, et qui dérive évidemment du nom de fau, fuyard, fagus, de cet arbre »[1].

La forêt a notamment alimenté en bois la verrerie blanche de Trélon située près du château de Mérode qui produisait du verre à vitre, puis qui fut rachetée en 1822 par la cristallerie de Baccarat[2], afin de produire du « verre au plomb » (cristal) ce qu'elle fera à partir de 1826, avant de finalement s'autonomiser (louée par Baccara au fils d'un de ses directeurs, qui quittera le groupe en 1874). Cette verrerie, devenue cristallerie puis à nouveau verrerie, fermera finalement ses portes en 1966.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • C'est une localité sans doute très ancienne car on y a retrouvé des tuiles, des débris d'origine romaine et des médailles d'Auguste et de Domitien. Dès l'époque romaine, il est fait mention du territoire trélonais sous la dénomination de Terluinum, Teloniae Castellum, notamment dans un acte du cartulaire de l'abbaye de Liessies. Terluinum signifie « terre lointaine ».
  • Son histoire est liée à l'histoire tourmentée de son château. Trélon appartient dès le XIe siècle à la famille d'Avesnes. Le château fut construit par Nicolas d'Avesnes en 1150. Le château est, à l'origine, une forteresse garnie d'un pont-levis, de larges douves et de grands remparts. Des dates se succèdent, long inventaire de sièges, de destructions, de reconstructions ; tour à tour français, bourguignon, espagnol, le château et les environs sont bien malmenés. Les habitants qui survivent aux destructions, aux pillages, doivent faire face aux famines et à la peste.
  • 1478 : Le château est assiégé par Jean de Luxembourg.
  • 1543 : assiégé par François 1er.
  • 1552 : Henri II reprend le château tombé entre temps aux mains de brigands.
  • 1637 : assiégé par Turenne.
  • 1651 : assiégé par le général Rose.
  • 1604 : Le roi d'Espagne Philippe IV fait de Trélon un marquisat rattachant les villes de Willies, Baives, Trélon, Ohain, Wallers, Moustier et Eppe-Sauvage.
  • 1625 : fondation du couvent des Carmes
  • 1678 : Trélon devient français après le traité de Nimègue. Au XVIe siècle, Louis baron de Mérode épouse Louise de Blois, dame de Trélon. Le château actuel est toujours habité par la famille de Mérode. Il est érigé sur l'emplacement de l'ancien château. Le château fut reconstruit en 1704, détruit en partie lors de la Révolution, il fut transformé vers 1860 selon le style Louis XIII. Les services rendus à la Belgique par la famille de Mérode lui valut de se voir décerner le titre de « princes » en 1929 par le roi Albert 1er.
  • 1806 : Verrerie "blanche" : Création d'une gobeleterie qui devient une cristallerie neuf ans plus tard. La verrerie, installée près du château de Mérode, est rachetée en 1825 par les célèbres cristalleries de Baccarat. Elle cesse toute activité en 1932.
  • 1823 : Verrerie "Noire" : Création par Pailla et Collignon d'une verrerie à bouteilles pour le vin de champagne. Elle deviendra la société "Collignon Clavon" qui donnera son nom à la rue de l'atelier-musée du verre. En 1925, elle est vendue à Parant qui développa la verrerie vers le flaconnage de haut de gamme et ce jusqu'à sa fermeture en 1977.
  • Plans du cadastre napoléonien (1822 et 1882)[3].
  • 1980 : création de l'atelier-musée du verre dans le cadre de l'écomusée de l'Avesnois dans la Grande Halle aux fours de l'ancienne verrerie Parant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Gobert (le jeune) Gillion   tient un fief à Momignies qu'il a relevé de son père, fils de Gobert l'Ancien Gillion ancien échevin de Trélon (1458,1464,1476)
Jehan Gillion   fils de Gobert le Jeune Gillion
Jehan Gillion   fils de Gobert le Jeune Gillion
Jehan Gillion   fils de Gobert le Jeune Gillion
Charles Gillion   bourgeois de Trélon, fils de Jehan Gillion, ancien mayeur de Trélon (1520-1530,1548-1554,1556-1558)
Pierre Gillion   homme de Fief du Hainaut, bourgeois de Trélon, fils de Jean Gillion, ancien échevin de Trélon (1619-1620,1632-1635)
Joseph Gillion   marchand, fils de Roch Gillion
en cours
(au 4 avril 2014)
François Louvegnies UDI Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 978 habitants, en diminution de -2,78 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 010 1 176 1 261 1 381 1 674 1 850 1 915 1 971 2 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 336 2 435 2 670 3 000 3 200 3 752 3 946 4 344 4 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 855 3 953 3 889 3 381 3 497 3 595 3 281 3 440 3 480
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 200 3 214 3 438 3 166 2 923 2 828 3 004 2 916 2 978
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Trélon en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,2 
75 à 89 ans
11,2 
12,0 
60 à 74 ans
12,9 
19,4 
45 à 59 ans
17,8 
21,0 
30 à 44 ans
18,5 
18,6 
15 à 29 ans
18,3 
23,5 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Poupée de Cosette, tableau de Léon Comerre, natif de Trélon et conservé à la mairie.
  • Musée-atelier du verre de Trélon. Antenne de l'Ecomusée de Fourmies, est consacré à l'activité verrière. Il est installé dans l'ancienne verrerie Parant, sont à voir : un four circulaire Boetius du XIXe siècle, un four Stein de 1920, des bouteilles, des flacons et des démonstrations.
  • Ancien moulin fin XVIIIe siècle (rue du Fourneau).
  • Maison de maître, 1786, brique et pierre bleue (rue du Maréchal-Foch).
  • Maison Ténart, 1936, style Art déco (rue de la Liberté).
  • L'église souvent remaniée mais dont les premières pierres datent de 1578. L'escalier « royal » qui donne à Trélon une allure médiévale.
  • Le couvent des Carmes fondé en 1625 par Philippe-Eugène de Mérode, il est devenu hospice et maison de retraite en 1933.
  • Un kiosque à danser.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léon Comerre (1850-1916), Grand Prix de Rome de peinture d'histoire en 1875.
Paul de Maleingreau (1887-1956) compositeur.
Michel Crucis (1922-2012), sénateur, député, président de la Vendée de 1970 à 1988

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trélon (Nord).svg

Les armes de Trélon se blasonnent ainsi : De gueules à deux fasces bretessées d’argent ; au franc-canton senestre d’hermine au chef d’argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. , Arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes, par J. Macquart, Membre résident dans les Mémoires de la Société des sciences de l'agriculture et des arts de Lille, 1851 (page 192-193)
  2. Marc Nikitin, La naissance de la comptabilité industrielle en France, Université de Paris IX Dauphine, , 541 p. (lire en ligne [PDF]), p. 297-335 — Thèse d'état
  3. site internet des Archives départementales du Nord
  4. Sophie Rabot, « Déjà des divergences au sein de l’opposition à Trélon », Le Courrier de Fourmies, no 3340,‎ , p. 3 (ISSN 0183-8415)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Trélon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)

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