Eppe-Sauvage

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Eppe-Sauvage
Eppe-Sauvage
Mairie.
Blason de Eppe-Sauvage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Fourmies
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Avesnois
Maire
Mandat
Viviane Desmarchelier
2014-2020
Code postal 59132
Code commune 59198
Démographie
Gentilé Eppois, Eppoises
Population
municipale
271 hab. (2015 en augmentation de 1,12 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 13″ nord, 4° 10′ 45″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 257 m
Superficie 16,67 km2
Localisation

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Eppe-Sauvage

Eppe-Sauvage est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Eppe-Sauvage fait partie :

La commune fait partie du Parc naturel régional de l'Avesnois. Elle est frontalière de la Belgique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Eppe-Sauvage
Clairfayts
Willies Eppe-Sauvage
Trélon Moustier-en-Fagne

Entourée des villages de Moustier-en-Fagne, Montbliart (Belgique), Sivry (Belgique), Willies, Clairfayts, sur l'Helpe Majeure.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Helpe Majeure à Eppe-Sauvage

L'Helpe Majeure et la rivière de Montbliart.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Espre-le-Sauvaige en wallon. Dans les textes anciens, on retrouve Helpra (1112), Eppre-le-Sauvage (1473), Appre-le-Sauvage (1473), Espre, Epe-Sauvage. Le village tire son nom de la rivière (Elpe, Helpe) qui y coule et de sa situation au sein d'un pays boisé, montueux, extrêmement pittoresque et autrefois peu habité (donc sauvage).

Histoire[modifier | modifier le code]

Avec le traité de Verdun (843), le partage de l'empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne octroie à Lothaire I, la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.

Avec le Traité de Prüm (855) qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.

Avec le traité de Meerssen en 870, après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.

Avec le traité de Ribemont en 880, le Hainaut est rattaché à la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.

En 1250, un château (dénommé château de Voyaux) est construit pour défendre un gué de l'Helpe Majeure qui était un passage entre les terres du seigneur d'Avesnes, Jean I, en guerre contre les Dampierre de Flandre. En 1579, le château de Voyaux est quasiment détruit par les Français. Reconstruit en 1592, il sera incendié en 1651 par 1300 soldats du lieutenant-général Reinhold de Rosen au service du roi de France, Louix XIV. Il sera ensuite reconstruit et agrandi.

Il y avait à Eppe-Sauvage une seigneurie (arrière fief de la pairie d'Avesnes) mouvance de la pairie de Hainaut composé de deux fiefs que possédait en 1473 Thieri De Morchipont[1]. Cette seigneurie fut détruite en 1651[2].

Il existait un autre fief possédé par Henri Mahieu de Maubeuge (arrière fief de Messire Philippe de Mastain) mouvance de la pairie de Hainaut[3]. Le village faisait partie du marquisat de Trélon. Dans l'album II « Les propriétés des Croÿ, » ce village fait partie de la terre d'Avesnes, principauté du château Porcien, marquisat de Montcornet.

L'église Saint Ursmer faisait partie du décanat d'Avesnes et de la collation de l'abbaye de Liessies avec Linières, Jeumont et Marpent.

Concernant l'église du village et selon un écrit de Georges Maire : « Une convention du 14 juillet 1619 est intervenue entre Guillaume Jacqmain, procureur de l'église Saint-Laurent de Liessies et les habitants et hommes de loi d'Eppe-Sauvage pour la cession de l'autel, dans le but d'augmenter l'église paroissiale trop petite. Cette cession fut consentie moyennant 800 livres, que le Monastère donna à la Communauté d'Eppe-Sauvage, pour l'aider dans la construction du nouvel autel à la charge par cette communauté de l'entretenir à perpétuité »[4]. La cloche (toujours selon Georges Maire) a été installée en 1700. Elle s'appelait « Caroline d'Étrœungt » et eut pour parrain et marraine les époux Polchet, seigneurs de Nahau résidant à Voyaux". La cloche d'origine a été confisquée par les armées allemandes durant le conflit de 1914/1918.

Une forge existait au lieu-dit la Bouquerie depuis le XIVe qui a laissé place au XIXe à un établissement destiné à exploiter les couches considérable de laitier provenant de la forge. Concernant cette industrie, Monsieur Emile Dony écrit[5] : « Il semble établi que c'est dans la partie la plus reculée de l'entre Sambre et Meuse, dans le pays de Chimay et nous pouvons ajouter le long du cours de la Helpe majeure jusque Liessies, que la sidérurgie belge et celle du Nord de la France trouva son berceau ». Par ailleurs, André Lequeux écrit[6] : « Les forges ci-dessus auraient leur origine historique dans les lettres patentes de Charles de Croy en 1515 ou 1519. Je pense que déjà avant cette date, certaines de ces forges existaient, mais que par suite de ces lettres patentes, elles prirent une extension considérable ».

Le même auteur écrit encore : « Les industries du fer et du bois sont sœurs jumelles dans leurs débuts les plus lointains. La plus ancienne forge dans notre région remonte à la période celtique. Elle fut florissante à l'époque romaine. Elle continua pendant la période carolingienne et pendant le Moyen Âge. Celle de Liessies est déjà citée en 600 ». Il en découle qu'à Eppe-Sauvage, des maîtres de forge tels que les Jacquis devenu Jacquier et les Polchet investirent dans le courant du XVIIe siècle, qu'ils firent fortune et construisirent de splendides maisons d'habitation. Ils constituèrent une sorte d'aristocratie locale. La famille des Polchet fut anoblie[7].

Première guerre mondiale : Eppe-Sauvage se trouvera en zone occupée par les troupes Allemandes d'août 1914 jusqu'au 11 novembre 1918, date où le village est libéré par des troupes Françaises (73ème RI), jour de l'armistice.

Deuxième guerre mondiale : En avril 1943, deux bombardiers britanniques de la Royal Air Force (RAF) chutent sur le territoire d'Eppe-Sauvage. Le premier, dans la nuit du 15 avril 1943, un avion Lancaster, au retour d'un raid sur Stuttgart, est abattu par l'as de la chasse de nuit allemande, le capitaine Rudolph Altendorf. L'avion s'écrase dans la forêt de Saint-Hermann. Les sept occupants sont tués et ensuite enterrés à Maubeuge. Le 17 avril 1943, c'est un avion Halifax, au retour de Pilsen, qui subit le même sort. Il est abattu par un autre as allemand, le major Wilhelm Herget (en). L'avion s'écrase dans la rivière de Montbliart. Sur sept occupants de l'avion, le mitrailleur de queue est tué, le mitrailleur de la tourelle supérieure est blessé grièvement. Parachuté, il est fait prisonnier ensuite. Les cinq autres occupants, après avoir sauté en parachute, réussissent à regagner la Grande Bretagne avec l'aide de la résistance française et belge.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Eppe-Sauvage (Nord).svg

Les armes de Eppe-Sauvage se blasonnent ainsi : D’or à quatre pals de gueules, à la bordure engrêlée d’azur. Ce blason provient des armes de la famille de Merode, Eppe-Sauvage faisant partie du marquisat de Trelon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1977 mars 2001 Gilbert Tilmant    
Mars 2001 en cours
(au 4 avril 2014)
Viviane Desmarchelier   Réélue pour le mandat 2014-2020[8]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 271 habitants[Note 1], en augmentation de 1,12 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
599508586718823872875897903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
833772720664633617637626595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575563537478459437422410380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
363335264231245218237263269
2015 - - - - - - - -
271--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Eppe-Sauvage en 2007 en pourcentage[13].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
5,3 
75 à 89 ans
12,2 
9,1 
60 à 74 ans
13,0 
25,0 
45 à 59 ans
22,9 
20,5 
30 à 44 ans
19,8 
16,7 
15 à 29 ans
16,0 
23,5 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l’église Saint-Ursmar dans la campagne
  • L'église Saint-Ursmar
  • Le château de Willies ou château Cavrois (ancienne forge détruite lors de la mise en eau du barrage du Val Joly – Ronald Hanon)
  • Grigneaux (ancienne forge)
  • Le château Maillard (qui vient du patronyme du personnage ayant reconstruit sa demeure sur les fondations très anciennes dont l'origine est inconnue – Ronald Hanon).
  • La chapelle Linières (rattachée à Eppe en 1140).
  • La bouquerie.
  • La planche du Chat (le long du cours d'eau de Montbliart – Ronald Hanon).
  • Les oratoires et chapelles

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Monuments anciens » par Saint Genois.
  • Nordlieu (S.G.H.P.N.)
  • « Recherches historiques sur Maubeuge, son canton et les communes limitrophes » (Z. Pierart – 1851 – Maubeuge).
  • Annuaires Ravet-Anceau.
  • Ronald Hanon.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint Genois, tome 1, page 2
  2. Ronald Hanon
  3. Saint Genois tome 1 page 3
  4. Bib 10015 - archives départ. à Lille
  5. Notre Hainaut dans le passé, tome II
  6. Préface : L'Avesnois au temps des Archiducs de l'album II Les propriétés des Croÿ
  7. Recueil du Condt E. Michaux
  8. « Élection de maires », Le Courrier de Fourmies, no 3340,‎ , p. 18 (ISSN 0183-8415)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Évolution et structure de la population à Eppe-Sauvage en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)