Étrœungt

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Étrœungt
La rue du village.
La rue du village.
Blason ville fr Étrœungt (Nord).svg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois
Maire
Mandat
Vincent Justice
2014-2020
Code postal 59219
Code commune 59218
Démographie
Gentilé Courbeteux, Courbeteuses
Population
municipale
1 409 hab. (2012)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 29″ N 3° 55′ 42″ E / 50.0580555556, 3.9283333333350° 03′ 29″ Nord 3° 55′ 42″ Est / 50.0580555556, 3.92833333333
Altitude Min. 148 m – Max. 217 m
Superficie 25,1 km2
Localisation

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Étrœungt

Étrœungt est une commune française située dans le sud-est du département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Étrœungt se situe dans le Sud-Est du département du Nord (Hainaut) dans le Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».

Étrœungt fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et paysagèrement de la Thiérache.

L'Helpe Mineure à Étrœungt

Le village est traversé par l'Helpe Mineure, affluent de la Sambre. Parfois, l'Helpe Mineure sort de son lit et inonde les habitations situées à proximité.

Étrœungt est bordé par dix communes dont deux du département de l'Aisne : Avesnelles, Boulogne-sur-Helpe, Féron, Floyon, Haut-Lieu, La Flamengrie (Aisne), Larouillies, Rainsars, Rocquigny (Aisne), Sémeries. La gare SNCF la plus proche est celle d'Avesnes-sur-Helpe.

La commune se trouve à 110 km de Lille (Préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 55 km de Valenciennes, Laon, Mons (B) ou Charleroi (B), à 22 km de Maubeuge, à 10 km de Fourmies et à 7 km d'Avesnes-sur-Helpe (Sous-Préfecture). Étrœungt est placé sur l'axe routier connu qu'est la RN2 (route nationale 2) reliant Paris à Bruxelles. La belgique se trouve à 15 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Étrœungt
Haut-Lieu (59) Avesnelles (59) Sémeries (59) et Rainsars (59)
Boulogne-sur-Helpe (59) Étrœungt Féron (59)
Floyon (59) Larouillies (59) et La Flamengrie (02) Rocquigny (02)

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Noms anciens : Strata Duronum, Itinéraire d'Antonin et Carte de Peutinger. — Struum, 1104, Inventaire des chartes de Liessies. — Estrun, 1106, Le Carp. Pr. I I , 86. — Estruen, 1150, Inv. des chartes de Liessies. — Estruem, 1152, cart. de l'abb. de Liessies. — Estruen, 1167, id. — Estroen, 1238, 1er cart. du Hainaut. — Estrun, 1248, Charte de Jean 1er d'Avesnes. — Estroen , 1249, cart. de Liessies. — Estrœun. 1283, St-Genois, Mon. anciens, 233. — Estrœng-le-Cauchie, 1428, Archives de l'Empire, K, 544. — Estruen-le-Caulchie, 1415. — Estrœn-le-Caulchie , 1470. — Estrœs , 1477, Molinet, chron. ch. 42. — Estrueng-le-Caulchie, 1502. — Estrœng-la-Caulchée, 1552. — Etroeng-la-Caulchée, 1566. — Etroen. — Estrun — Etroeun. — Estroeun, 1566, acte de Marguerite de Parme. — Estrun Chaussée, 1648, Vinchant, Ann. du Hainaut. — Estrœng-la-Chaussée , 1695. — Estroeng , 1725, acte de l'Intendant du Hainaut, de Vastans, — Étrœungt-la Chaussée, XVIIIe siècle (cf "bulletin de la commission historique du département du Nord" - tome IX - 1866).
  • Probablement pour des raisons de sécurité, le bourg a été construit sur l'éperon rocheux qui domine l'Helpe. Il fit d'abord partie du pays des Nerviens, un peuple de l'ancienne Gaule dont la civilisation était déjà raffinée puis passa ensuite sous la domination romaine.
  • L'ancienne agglomération de Duronum se trouvait à l'ouest du village actuel, sur la voie romaine de Bavay à Reims, au lieu-dit La Pairée. Cette voie romaine (aussi nommée Chaussée Brunehaut) est l'une de ces routes qui furent empierrées par les romains pour rejoindre Bavay, lieu de rencontre et carrefour (géométrique) de sept chaussées qui se dirigeaient vers le Rhin, l'Océan, les Alpes et les Pyrénées. Le « hameau de Warpont » tient son origine étymologique du garde-pont, ainsi nommé au sujet du poste que l'on plaçait parfois pour garder le pont de la chaussée romaine sur la rivière de l'Helpe Mineure.
  • Le château d'Étrœungt était bâti lui aussi à l'ouest du village à la jonction du ruisseau Bouvelet et de la rivière l'Helpe-Mineure. C'est ce château qu'occupait le seigneur d'Étrœungt, Bouchard d'Avesnes, qui fut excommunié en 1216 pour avoir épousé Marguerite de Flandre, alors qu'il était engagé dans les ordres comme sous-diacre. Cette aventure déclencha une querelle retentissante entre les comtes de Flandre et ceux de Hainaut et provoqua l'arbitrage de Saint Louis en 1248. Le roi de France donne le comté de Hainaut aux Avesnes. Elle a d'ailleurs inspiré des peintres et constitue l'évènement le plus célèbre de l'histoire d'Étrœungt. La seignerie puis baronnie d'Étrœungt fut ainsi tenue par la famille Avesnes de 1212 jusqu'en 1427 qui lui donna 14 seigneurs.
  • De 1428 jusqu'en 1706, le village est une terre franche dépendant de la Maison de Croÿ, princes de Chimay, qui lui donnent 14 seigneurs. En 1659, après le rattachement d'Avesnes à la France, il profite de cette situation pour demeurer indépendant fiscalement et conservera encore de longues années ses exemptions fiscales.
  • Le 4 août 1461, le roi de France Louis XI ayant appris la mort de son père Charles VII, passe à Étrœungt pour rejoindre Reims pour y être couronné. Il est accompagné de Philippe le Bon, duc de Bourgogne[1].
  • Le 11 juin 1477, Louis XI retourne à Étrœungt avant d'attaquer Avesnes.
  • Le village d'Étrœungt est alors défendu par deux forts (le fort du Buffle sur la rive gauche de l'Helpe-mineure et le fort du Moulin sur la rive droite). En mai 1543, les 300 défenseurs du fort du Buffle furent passés par les armes pour s'être opposés aux troupes de François Ier qui se préparaient à s'emparer d'Avesnes[2].
  • En juin 1551, Philippe III de Croÿ prend "possession de la franche ville et terre d'Estroengt-la-Chaulchée".
  • Le 9 juillet 1552, l'armée du roi Henri II de France incendie le village d'Étrœungt et l'église Saint-Martin. Le 10 juillet la cavalerie française est noyée en traversant l'Helpe-Mineure au hameau de Warpont.
  • 1570, l'église Saint-Martin est reconstruite.
  • 1706 : Le parlement de Paris adjuge la baronnie d'Étrœungt à Philippe II, duc d'Orléans. La maison d’Orléans la conserve jusqu'à la révolution de 1789.
L'église Saint-Martin
  • L'église Saint-Martin surplombant la Place date de 1570. Elle a été souvent remaniée, surtout en 1776 à la suite d'un incendie. Le chœur, plus endommagé que le reste de l'édifice, fut remis à neuf par les moines de l'abbaye de Liessies, alors collateurs de la cure. Elle fut restaurée en 1854 et 1880.
  • 1790 : Étrœungt devient le chef de lieu de canton qui regroupent les communes de Féron, Floyon, Larouillies, Rainsars et Wignehies. Plus tard, le canton sera scindé entre celui d'Avesnes et celui de Trélon.
  • 1839 : le moulin à farine est transformé en filature.
  • 1847 : une filature dénommée Pecquériaux est répertoriée dans la commune.
  • En 1865, on plaça de magnifiques vitraux aux trois fenêtres du fond du chœur. Celui du centre représente la copie exacte de la célèbre descente de croix du fameux peintre Rubens. L'église possède au total quatre autels dont deux du XVIIIe consacrés à la Vierge et à saint Martin. En 1880, elle fut de nouveau restaurée intérieurement.
  • 1907 : le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes (47 km) via Warpont où un aller et retour de Warpont à la gare du centre d'Étrœungt devait être assuré avant de gagner Avesnes. En 1907, le service régulier des voyageurs assurait 4 aller-retour par jour. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails ont été démontés et le réseau a été dans l'impossibilité de fonctionner.
  • 1914-1918 (Première Guerre mondiale) : Après avoir envahi la Belgique, les allemands entrent en France. Les Français cèdent devant leur poussée. Le 25 août 1914, des soldats français, battant en retraite dans la région. Les Allemands suivent. Étrœungt se trouvera en zone occupée jusqu'à l'armistice (11 novembre 1918).
  • 1935 : Construction de la salle des fêtes inaugurée le 12/01/1936
  • 1940-1945 (Seconde Guerre mondiale) : Venue de Belgique, la 7e Panzer (division blindée), commandée par le général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le 16 mai 1940 en passant par Clairfayt. Étrœungt sera ensuite occupé par les Allemands et libéré le 1er septembre 1944 par des troupes américaines.
  • 1976 : la RN2 qui traversait le centre village le contourne dorénavant.
  • 1978, 1979 et 1981 : L'équipe de football féminine de l'AS Étrœungt est championne de France.
  • 1989 : la filature située 13 Rue de la Filature ferme ses portes.
  • 2012 : construction d'une salle multi-activités à côté de la salle des fêtes.
  • 2013 : construction d'un terrain multisports synthétique ("hat trick) à côté du terrain de football.

Importance géologique[modifier | modifier le code]

La commune a donné son nom au strunien, étage géologique de référence mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

La mairie.
Blason de Étrœungt Blason Parti en 1) de gueules à dix losanges de sable ordonnés 3, 3, 3 et 1 au 2) d'or au courbet aussi de sable[3]
Détails Le blason change en 1935 sur la proposition du maitre d’œuvre de la salle des fêtes d'Étrœungt. Elle représente pour le 1) la famille d'Orléans dernier prince de la commune et en 2) un courbet en référence au nom des villageois les Courbéteux.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Étrœungt
Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées.

Plusieurs villages de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe possèdent les mêmes armoiries : Féron, Lez-Fontaine, Ferrière-la-grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes. Ainsi que Bermerain dans l'arrondissement de Cambrai. Ils appartenaient en effet à la famille de Croÿ-Renty.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1878  ? Zéphirin Maton    
1929 1941 Alfred Fostier    
1941 1954 Alphonse Lefebvre    
1954 1971 Jean Fostier    
1971 juin 1995 Pierre D'Halluin    
mars 2014 Jean-Jacques Anceau apparenté PS Conseiller général du Canton d'Avesnes-sur-Helpe-Sud
Mars 2014 en cours
(au 4 avril 2014)
Vincent Justice[4]    

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales d'Étrœungt[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal d'Étrœungt s'établit à 1 296 000 € en dépenses et 1 351 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 704 000 € de charges (499 € par habitant) pour 752 000 € de produits (533 € par habitant), soit un solde de 49 000 € (34 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[Note 3] pour 270 000 € (38 %), soit 191 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 124 € par habitant en 2012 et un maximum de 191 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 4] pour 285 000 € (38 %), soit 202 € par habitant, ratio supérieur de 15 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (176 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 187 € par habitant en 2009 et un maximum de 202 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Étrœungt[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 382 000 € (65 %), soit 271 € par habitant, ratio inférieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (333 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 78 € par habitant en 2009 et un maximum de 981 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur de 209 000 € (35 %), soit 148 € par habitant, ratio supérieur de 139 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (62 € par habitant).

Les ressources en investissement d'Étrœungt se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une somme de 194 000 € (32 %), soit 137 € par habitant, ratio supérieur de 69 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (81 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 15 € par habitant en 2009 et un maximum de 481 € par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 76 000 € (13 %), soit 54 € par habitant, ratio supérieur de 46 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (37 € par habitant).

L'endettement d'Étrœungt au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 453 000 €, soit 321 € par habitant, ratio inférieur de 47 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (601 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1 € par habitant en 2010 et un maximum de 473 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 233 000 €, soit 165 € par habitant, ratio supérieur de 94 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 165 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 109 000 €, soit 77 € par habitant, ratio inférieur de 51 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (156 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 77 € par habitant en 2013 et un maximum de 165 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 4 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 661 1 498 1 518 2 062 1 987 2 060 2 183 2 242 2 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 280 2 306 2 533 2 504 2 634 2 565 2 665 2 530 2 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 116 2 058 2 094 1 840 1 729 1 715 1 708 1 646 1 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 749 1 769 1 582 1 495 1 366 1 396 1 373 1 399 1 409
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Étrœungt en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,6 
5,4 
75 à 89 ans
11,1 
11,9 
60 à 74 ans
12,6 
18,6 
45 à 59 ans
17,8 
19,7 
30 à 44 ans
21,7 
20,0 
15 à 29 ans
16,8 
24,3 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Étrœungt est une commune rurale où le nombre d'exploitations agricoles reste important. Les exploitations sont spécialisées dans la production laitière et fournissent des laiteries de l'Avesnois et de la Thiérache (fabrication notamment du Maroilles, Boulette d'Avesnes, ...). Auparavant, le nombre de fermes était bien plus important. Mais les quotas laitiers, le prix du lait pas assez revalorisé auprès des producteurs, les obligations en matière de mises aux normes des exploitations, ont conduit à l'arrêt progressif des petites exploitations qui ne pouvaient plus dégager de revenus suffisants.

Étrœungt, à l'instar des communes voisines, se trouvent dans le Sud Avesnois où une grande partie des terres cultivables sont en état de prairie. En effet, le sol argileux ralentit la filtration de l'eau dans le sous sol et permet un pousse facilité de l'herbe. L'herbage y est donc depuis longtemps très développé, d'où l'appellation "des herbagers" pour qualifier les exploitants agricoles locaux, appellation usitée par le passé.

Jusque dans les années 1970, Étrœungt disposait de deux sites de transformation des produits laitiers (la laiterie d'Orniaux et une beurrerie). Ensuite, les activités ont été transférées dans des laiteries de la région.

En dehors de l'activité agricole liée à la production laitière, on trouve à Étrœungt quelques commerces et des activités liées aux professions indépendantes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin
  • Chapelles et oratoires : Les chemins de campagne de l'avesnois sont ponctués de centaines de chapelles et d'oratoires. La commune d'Étrœungt compte à elle seule 24 oratoires dédiés à la Vierge ou à différents saints disséminés au bord des chemins.
Le mémorial UNC-UNCAFN
  • Le mémorial UNC-UNCAFN des Anciens d'Afrique du Nord
  • Les degrés : les escaliers permettent de rejoindre le haut du village (Place) au bas du village (Rue Jean Fostier).
  • Le lavoir : Étrœungt possède plusieurs fontaines et des lavoirs publics. Celui situé au centre du village, construit en pierre bleue locale, n'est accessible que par trois petits sentiers piétonniers. L'eau qui y coule est toujours de belle qualité[réf. nécessaire] et limpide. Elle est sans cesse renouvelée grâce à un bon débit.
  • L'ancien moulin : Sa conception démontre qu'à l'origine c'est un ancien moulin à farine. En 1839, il devient une filature de laine. En 1898, une société (dont les actionnaires sont des gens du pays) en fait l'acquisition et lui fait produire de l'électricité. Étrœungt est de ce fait électrifié très tôt (avant Fourmies par exemple)[réf. nécessaire]. Son activité cesse en 1939.
  • Le moulin de Tatimont : Ancien moulin hydraulique à farine, il a été construit près du hameau de Tatimont. Il est bien rare de ne pas y rencontrer quelques pêcheurs venus jeter leurs lignes dans l'Helpe Mineure.
  • Sentiers pédestres : des sentiers de randonnées ont été aménagés découvrir la Thiérache, pays de bocages. Tout autour du village, fermes dispersées, hameaux, herbages, haies, bosquets se succèdent sur un sol vallonné.
  • Le site de Warpont : à cet endroit, le pont permet à la voie romaine allant de Bavay à Reims (la Chaussée Brunehaut) de traverser la rivière dont les berges sont jalonnées de vieux saules.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le stade d'Étrœungt

Sports[modifier | modifier le code]

  • AS Étrœungt
  • École de danse "Rythme et Révérence" créée en 2001
  • Judo Club Étrœungt (JCE), composante de l'Association Thiérache Judo (ATJ).
  • Tennis Club
  • Gymnastique et steps
  • Club de Pétanque
  • Association Cycliste Étrœungt
  • Groupe des Randonneurs d'Étrœungt

Cultes[modifier | modifier le code]

Église St Martin présente au centre du village, sur la place. Étrœungt fait partie de la paroisse Notre-Dame des Deux-Helpes (diocèse de Cambrai).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Étrœungt. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  4. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Étrœungt.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire d'Étrœungt, Eugène Maton, Imprimerie Moquet, 1882
  2. Histoire d'Étrœungt, Eugène Maton, Imprimerie Moquet, 1882.
  3. l'observateur de l'Avesnois du vendredi 29 juin 2012
  4. « Vincent Justice succède à Jean-Jacques Anceau », L'Observateur de l'Avesnois, no 19461,‎ , p. 15
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  7. « Evolution et structure de la population à Étrœungt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2010)