Boris Bergman

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Boris Bergman
Description de l'image Silhouette homme.jpg.
Informations générales
Nom de naissance Boris Bergman
Naissance (71 ans)
Londres, Royaume-Uni
Activité principale Parolier, écrivain, acteur, dramaturge, réalisateur, scénariste
Genre musical Pop, rock, chanson française, comédie musicale
Années actives 1967
Site officiel Boris Bergman.com

Boris Bergman, d'origine russe, né à Londres le , est un parolier, écrivain, acteur et dramaturge britannique.

Il est notamment connu comme parolier des premiers succès d'Alain Bashung.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il arrive en France avec ses parents à 14 ans déjà passionné par l'écriture. Il débute comme parolier en écrivant sa première chanson, Nocturne, pour Eva en 1967 et dès 1968, le succès est au rendez-vous lorsqu'il écrit le texte anglais Rain and Tears pour Aphrodite's Child. Il deviendra alors l'auteur d'une multitude de chansons pour les artistes les plus divers dont Richard Anthony (L’An 2005), Dalida (Darladirladada), France Gall (Les Années folles, La Manille et la Révolution, Shakespeare et Pire encore), Juliette Gréco (Les Feuilles de tabac, Le Roi Misère), Patrick Juvet (Sonia), Marie Laforêt (Pourquoi les hommes pleurent), Catherine Lara (Dernière édition), Herbert Léonard (Mon cœur est comme une rivière), Mireille Mathieu (Ma mélodie d'amour, 1976), Nana Mouskouri (Mon enfant) et surtout Nicoletta qui fera un tube avec Fio Maravilla (1973).

En 1969, avec l'équipe de Michel Fugain, Armand Canfora et Alain Wisniak, il signe les textes d'un groupe monté de toutes pièces, Jupiter Sunset, qui a un certain succès.

En 1973, Bergman écrit, sur une musique de Bernard Liamis, Un train qui part, que Marie défend pour Monaco au Concours Eurovision de la chanson où elle arrive 8e. Il récidive à l'Eurovision en 1975 en écrivant, toujours pour Monaco, Une chanson c'est une lettre sur une musique d'André Popp et interprétée par Sophie qui se place en 13e position. Il écrit aussi pour la chanteuse québécoise Nicole Martin la chanson Ce serait dommage en 1974. Représentant le Québec au Festival de la Rose d'Or d'Antibes avec ce titre, Nicole Martin remporte d'ailleurs un premier prix d'interprétation cette année-là.

Son anglophilie le conduira naturellement, dans la mouvance de l'époque, à écrire les adaptations françaises de succès anglophones. On lui doit notamment l'adaptation de Speak Softly Love (Love Theme from The Godfather), la chanson du film Le Parrain qui s'intitulera en français Parle plus bas. Mais au fil de collaborations plus engagées avec des chanteurs comme Maurice Dulac et Christophe, c'est au début des années 1980, avec Alain Bashung, que son style trouvera sa plénitude au travers des succès que seront Gaby Oh ! Gaby et Vertige de l’amour. Il apparaît alors comme le double du chanteur à tel point que les deux hommes vont se brouiller dès 1981 après que le journal Libération ait consacré un grand portrait à Boris Bergman, chose qu'Alain Bashung aurait mal vécue. Après trois ans de brouille, les deux hommes vont se retrouver pour l'album Passé le Rio Grande en 1986 puis pour l'album Novice en 1989. Ensuite les deux hommes vont à nouveau se séparer sans quasiment se revoir, Jean Fauque prenant la place de Bergman comme parolier[1].

Dans un documentaire sur la chanson française réalisé par Philippe Manœuvre et diffusé sur Canal+, Boris Bergman affirme « Je n'ai jamais écrit AVEC Bashung, j'ai écrit POUR Bashung ».

Bergman rendra hommage à son ancien complice à la mort de ce dernier, notamment dans un article paru dans Libération[2].

La manière dont certaines critiques ont perçu sa collaboration avec Bashung le fait sourire aujourd'hui : « Certains journalistes de ce que j’appelais « le triangle des bermudas », c’est-à-dire, des gens de chez Télérama, Libé et Les Inrocks, m’ont un peu « chahuté ». Pour eux, j’étais l’auteur qui avait fait les vilaines chansons de Bashung. Pour les intégristes de Bashung, sa vie commence à partir de Play blessures. Mais comme j’ai fait l’album Novice en 1989 (7 chansons en tout), ils sont bien emmerdés d’avouer que c’est le même homme qui a écrit Gaby Oh ! Gaby ! et Vertige de l’amour. »[3].

Tout en continuant à écrire pour d'autres chanteurs (Alain Chamfort, Paul Personne, Lio, Maxime Le Forestier, Venice, Rod Barthet), il apparaît comme acteur à la télévision dans Au nom de tous les miens de Robert Enrico (1983) ou au cinéma dans des films comme Jésus de Montréal de Denys Arcand (1989) et Personne ne m'aime de Marion Vernoux (1994).

En 1991, il signe les adaptations françaises des chansons du film d'animation de Don Bluth Rock-o-rico et participe au doublage des voix de la version française (BO Rock-o-rico).

En 2006, en hommage à Serge Gainsbourg décédé le , Boris Bergman adapte en anglais 14 de ses chansons interprétées, entre autres, par Marianne Faithfull, Franz Ferdinand, Placebo et Jane Birkin.

En novembre 2008, il s'inspire d'une nouvelle de Tchekhov pour créer et mettre en scène « une comédie musicale minimaliste » (sic)[4], Yalta 1916, une pièce musicale acoustique présentée au Théâtre de l'Épée de Bois à Paris (12e arr.)[5].

L'année 2009 est marquée par la collaboration avec Bruno Letort sur un projet de comédie musicale baptisée Sakurajima (Le Kabaret au fond du volcan) et sa présence comme auteur[6], dans l'album On trace la route de Christophe Maé sorti en .

En 2011, il participe à l'écriture des paroles de l'album Grizzly (ça c'est vraiment moi) de Louis Bertignac.

Sur une musique de David Salkin, il écrit les paroles de L'Enfer et Moi, chanson qu'Amandine Bourgeois défend au Concours Eurovision de la chanson 2013 qui se déroule à Malmö (Suède) le . Amandine Bourgeois est classée à la 23e place sur 26 participants.

En 2013, il écrit deux chansons pour son amie Zouzou[7] qui revient à la chanson avec l'album En vers libre produit par Stéphane Vilar et le guitariste Denys Lable (disque Big Beat/Naïve).

En 2014, Rod Barthet et Boris Bergman sont de nouveau réunis sur l'album de Rod Barthet, Les Filles à l'écoute.

Discographie[modifier | modifier le code]

Chanteur[modifier | modifier le code]

  • 1974 : album Le Tzigane et la Fourmi (33 tours WEA 56106) — Track listing : L'homme n'est qu'une légende — Géronimo — Les Bambous — T'en fais pas jeune homme — C'est toi qui paies les violons — Ne parlez plus d'amour, faites le — J'suis pt'être un con… — Djankoye — Z'auriez pas une cigarette — Le papier est blanc — La Ronde de la vie — Mon ami Bob — Tzigane, va ranger ton violon.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Compilation[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Longs métrages
Courts métrages
Télévision

Réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans
Collaborations

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est ce qu'explique la biographie Bashung, l'imprudent de Bruno Lesprit et Olivier Nuc (2010).
  2. http://www.liberation.fr/musique/0101555587-les-annees-gaby
  3. Interview sur le site Zik Addict.
  4. Source : Théâtre online
  5. Le Bois de Vincennes fait partie du 12e arrondissement de Paris et n'appartient pas à la Ville de Vincennes, coordonnées : Théâtre de l'Épée de Bois/Théâtre du Soleil : La Cartoucherie, Route du Champ de manœuvre, 75012 Paris.
  6. Annoncée par Le Parisien du .
  7. Source : témoignage de Zouzou, invitée de Barbara Carlotti dans son émission radio Cosmic fantaisie diffusée le sur France Inter.
  8. Voir accréditations dans le répertoire de la Sacem
  9. Sa dernière apparition sur une scène.

Liens externes[modifier | modifier le code]