Jacques-Yves Cousteau

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Jacques-Yves Cousteau, né le à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde (France), et mort le à Paris (France), est un officier de la Marine nationale française puis un explorateur océanographique.

Surnommé « le Commandant Cousteau », « JYC » ou encore « le Pacha »[n 1], il est connu pour avoir perfectionné avec Émile Gagnan le principe du scaphandre autonome, ou détendeur, pierre fondatrice de la plongée sous-marine moderne.

Ses explorations sous-marines en tant que commandant de la Calypso, ainsi que ses films et documentaires télévisés ont permis au grand public de découvrir le monde de la mer et ses mystères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts de carrière (1910-1942)[modifier | modifier le code]

La maison natale de Jacques-Yves Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac
Portrait noir et blanc de Philippe Tailliez
Philippe Tailliez, l'homme qui fit découvrir à Cousteau le monde sous-marin.

Daniel Cousteau, le père de Jacques-Yves, est avocat international et assistant d'un homme d'affaires américain ; sa mère est Elizabeth Cousteau. De 1920 à 1923, la famille le suit aux États-Unis où le jeune Jacques-Yves pratique la nage et l'apnée[1],[2],[3]. À son retour en France, il découvre la mer dans les calanques près de Marseille où la famille vit désormais.

En 1930, après avoir fait ses études préparatoires au Collège Stanislas de Paris, il entre à l'École navale de Brest à bord de la Jeanne d'Arc, navire-école de la Marine, et y devient officier canonnier en 1933[4]. Il se destine à être pilote de l'Aéronautique navale mais un accident de la route en 1935[5] lui impose une convalescence forcée à Toulon qui prend fin en 1936 avec une affectation sur le cuirassé Condorcet. C'est à bord de ce bâtiment que Cousteau rencontre pour la première fois Philippe Tailliez, qui lui prête aussitôt des lunettes sous-marines Fernez, ancêtres des actuelles lunettes de natation. Il les utilise au Mourillon et est impressionné par la beauté de la vue sous-marine d'un banc de mulets qui évoluent sur une roche couverte de végétation, ce qui le décide à consacrer sa vie à l'exploration subaquatique[s 1]. Il épouse le Simone Melchior, fille d'un cadre d'Air liquide, avec qui il a deux enfants : Jean-Michel en 1938 et Philippe en 1940. En 1938, Tailliez rencontre lors d'une chasse sous-marine un autre chasseur du nom de Frédéric Dumas, qu'il présente à Cousteau. Ainsi réunis les trois forment un trio d'amis consacré à la recherche subaquatique, trio que Tailliez baptise des années plus tard sous le nom affectueux des « Trois Mousquemers »[n 2].

Ils prennent contact avec le capitaine Le Prieur l'inventeur du scaphandre qui porte alors son nom; a plusieurs reprises en 1939 et 1942.

Cousteau appartient également au service de renseignements de la marine française et à ce titre, est envoyé en mission à Shanghai[6]. En 1940, il est assigné au service de contre-espionnage, à Marseille, et son commandant lui donne toutes facilités pour continuer ses expériences de plongée lorsque son service le lui permet[s 2].

Faits de guerre (1939-1944)[modifier | modifier le code]

Jacques-Yves Cousteau participa comme tous les marins français aux opérations Alliées de septembre 1939 à juin 1940, et notamment, en tant qu'officier canonnier, à l'Opération Vado contre l'Italie. Ayant des amis parmi ses homologues italiens, il rapporte avoir pleuré en service durant le bombardement de Gênes. Mis comme ses collègues en congé d'armistice après juin 1940, il ne cesse pas ses activités pour autant et en 1941, à la demande de son voisin Darlan[7] monte une opération contre les services italiens de renseignement en France[8]. Pour ses faits de guerre, Cousteau a reçu plusieurs décorations militaires dont la croix de guerre 1939-1945 « avec palme et deux citations »[6][9].

Le début de la plongée sous-marine moderne (1942-1946)[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l'armistice de 1940, la famille de Simone et Jacques-Yves Cousteau (désormais en « congé d'armistice ») rencontre à Megève la famille Ichac. Cousteau et Marcel Ichac partagent la même volonté de faire découvrir au grand public des lieux inconnus et inaccessibles : pour le premier, c'est le monde sous-marin, pour le second, c'est la haute montagne. Les deux voisins décrocheront le premier prix ex æquo du Congrès du film documentaire de 1943, pour le premier film sous-marin français : Par dix-huit mètres de fond. Celui-ci a été tourné en apnée l'année précédente aux Embiez avec Philippe Tailliez et Frédéric Dumas, grâce au boîtier étanche de caméra sous-marine conçu par l'ingénieur mécanicien Léon Vèche, ingénieur des Arts et Métiers et de l'École navale[10]. Marcel Ichac obtient, lui, le prix pour son film À l'assaut des aiguilles du Diable.

En 1943, Cousteau tourne Épaves, avec le soutien de l'entreprise marseillaise de renflouage Marcellin et toujours avec Tailliez et Dumas[n 3]. Si Par dix-huit mètres de fond a été tourné en apnée en 1942, Épaves est le premier film sous-marin tourné à l'aide de scaphandres autonomes. Les deux prototypes utilisés dans le film sont ceux fournis par la société Air liquide ; ils sont mentionnés au générique sous l'intitulé « scaphandre autonome « Air liquide » système Cousteau »[11].

Le GRS et l'Élie Monnier (1945-1949)[modifier | modifier le code]

Photographie noir et blanc de l'aviso Élie-Monnier, avec le FNRS3 au premier plan
L'aviso Élie-Monnier et le FNRS3

En 1945, Cousteau projette le film Épaves à l'amiral André Lemonnier. Celui-ci, qui vient d'être promu chef d'état-major général, charge Tailliez, Cousteau et Dumas[n 3] de mettre en place le Groupement de Recherches Sous-marines[12] de la Marine nationale à Toulon (GRS), connu depuis 2009 sous le nom « CEllule Plongée Humaine et Intervention Sous la MER » (CEPHISMER).

En 1948, entre missions de déminage, d'exploration sous-marine et d'essais technologiques et physiologiques, Cousteau entreprend une première campagne en Méditerranée à bord de l'Élie-Monnier, aviso base du GRS avec Philippe Tailliez, Frédéric Dumas, Jean Alinat et le cinéaste Marcel Ichac. L'équipe explore aussi l'épave romaine de Mahdia en Tunisie. L'expédition est considérée par Taillez comme la « première opération sous-marine de grande envergure comportant exploration et travail par grande profondeur, en scaphandre autonome »[13]. Cousteau et Marcel Ichac rapportent de cette expédition le film Carnet de plongée, présenté lors du Festival de Cannes 1951[14].

Cousteau engage le jeune assistant de Marcel Ichac, Jacques Ertaud, qui débute ainsi sa carrière de cinéaste. Il est alors l'opérateur sous-marin, le monteur, et le coréalisateur de Cousteau pendant 10 ans. Ertaud réalise entre autres le film La Galère engloutie en 1957[réf. nécessaire].

Cousteau, Tailliez, Dumas et l'Élie-Monnier participent ensuite au sauvetage[s 3] du bathyscaphe du professeur Jacques Piccard, le FNRS II (qui venait d'être perdu en mer à la suite d'une immersion d'essai sans équipage), lors de l'expédition de 1949 à Dakar[15]. À la suite de ce sauvetage, la Marine nationale veut réutiliser la sphère du bathyscaphe pour réaliser le FNRS III ce qui sera impossible, « le flotteur du FNRS 2 [...], n'est plus en effet qu'un amas de ferraille »[15].

Les aventures de cette période sont racontées dans les deux livres, Le Monde du silence de Jacques-Yves Cousteau, James Dugan et Frédéric Dumas (en 1953) et Plongées sans câble[12] de Philippe Tailliez (en 1954).

En 1958, avec Tailliez, Alinat, Morandière, Dumas, Broussard, Lehoux, et Girault, il est diplômé d’honneur de plongée par la nouvelle FFESSM, ainsi nommée depuis 1955, après avoir été créée en 1948 par Jean Flavien Borelli (décédé en 1956) sous le nom de FSPNES.

La Calypso et les Campagnes océanographiques françaises (1949-1972)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Calypso.
Photographie en couleur de La Calypso, vue d'ensemble hors de l'eau

En 1949, ayant atteint le grade de capitaine de corvette[16], Cousteau quitte la Marine pour fonder les Campagnes océanographiques françaises (Cof) en 1950. Depuis 1950, année où Abenteuer im Roten Meer (« Aventures en Mer Rouge » de Hans Hass) a été primé à la Biennale de Venise, Cousteau a un projet de film sous-marin en couleurs, mais il lui faut des moyens et, pour cela, il doit convaincre des mécènes : 19 juillet 1950, à Nice, le millionnaire Loël Guiness lui achète un bateau, la Calypso[17],[18], avec lequel il peut parcourir le globe. Il effectue d'abord des fouilles archéologiques sous-marines en Méditerranée, en particulier sur le site du Grand-Congloué en 1952[19]. Son équipage est composé de grands noms de la plongée française : Frédéric Dumas[20], Albert Falco, Claude Wesly[21], Jacques Ertaud[22].

En 1953, Cousteau et Dumas narrent les expériences subaquatiques réalisées depuis le milieu des années 1930 dans un livre, le Monde du silence. Le film, coréalisé par Cousteau et Louis Malle en 1955, ne reprend pas du livre éponyme les scènes sous-marines qui y sont décrites, celles du film ayant été tournées en Méditerranée, Mer Rouge, Océan Indien et Golfe Persique indépendamment des événements décrits dans le livre. La Calypso en devient la base, le lieu secondaire et la vedette discrète. Le documentaire obtient la Palme d'or au Festival de Cannes lors de sa sortie en salles l'année suivante, en 1956. On y voit déjà Cousteau et son équipage porter le bonnet rouge qui, quelques années plus tard, devient leur emblème. Ce bonnet est une référence à l'uniforme des anciens bagnards de Toulon, qui étaient fréquemment « désignés volontaires » pour des interventions hasardeuses en scaphandre « pieds lourds »[23].

En 1957, Jacques-Yves Cousteau est élu à la direction du Musée océanographique de Monaco[24] et est admis à la National Academy of Sciences[réf. nécessaire].

Dans les années 1960, il dirige les projets Précontinent de plongées en saturation lors d'immersions de longue durée ou d'expériences de vie dans des maisons sous la mer. Le film Le Monde sans soleil relate ces aventures[réf. nécessaire] et obtient l'oscar du meilleur film documentaire en 1965[25].

Entre 1970 et 1972, il prend, grâce à son bathyscaphe, des milliers de photos des fonds marins sur lesquels devaient être posées les conduites du futur gazoduc algérien, Transmed[26].

Cousteau en 1972, lors d'une conférence à La Haye
Logo du Parc océanique Cousteau représentant une baleine bleue autour du globe terrestre, avec le visage de JYC dans sa palette caudale, et autres logos utilisés par le commandant durant sa carrière.

En 1972 il est nommé Commandeur de la Légion d'honneur au titre du premier ministre[27].

La même année, il installa le squelette d'une baleine à bosse, en Antarctique, près de la base brésilienne Comandante Ferraz pour rappeler l'extermination des espèces animales au XXe siècle[28].

La Cousteau Society (1973-1990)[modifier | modifier le code]

Image en noir et blanc représentant le naufrage du Britannic
Naufrage du Britannic

L'année 1973 voit les Campagnes océanographiques françaises laisser place à une société humoristiquement baptisée Les Requins associés tandis qu'aux États-Unis est créée la Cousteau Society, ultérieurement basée à à Norfolk, en Virginie.

En 1975, Cousteau retrouve l'épave du Britannic, navire-jumeau du Titanic, par 120 mètres de fond[29]. Il doit attendre 1976 pour plonger sur l'épave et pénétrer à l'intérieur de celle-ci[30]. Aussi en 1975, en décembre, la Cousteau Society lance une expédition en Antarctique et tourne le troisième et dernier film documentaire à métrage long de Cousteau, Voyage au bout du monde, que ce dernier coréalise avec son fils Philippe. Alors qu'un drame était survenu lors de l'expédition, le second du bord de la Calypso, Michel Laval, ayant été tué à terre (sur l'île de la Déception) par l'hélice de queue de l'hélicoptère de l'expédition, le tournage se poursuit et le film sort en salles, en France, en novembre 1976.

Le , lors d'une mission de la Calypso au Portugal, son second fils et successeur désigné, Philippe, avec lequel il coproduit tous ses films depuis 1969, meurt frappé par l'hélice de son hydravion de type Catalina[31],[32]. Cousteau en est profondément affecté. Il appelle par la suite son fils aîné, Jean-Michel, à ses côtés. Cette collaboration dure jusqu'en 1991.

En 1981, Jacques-Yves Cousteau se rapproche de la mairie de Norfolk pour construire un « parc océanique » dont la particularité serait de ne contenir ni aquarium, ni animaux vivants. Cette ville abritant la plus grande base navale des États-Unis, la municipalité désire aussi valoriser les activités de la Navy. Cousteau se montre intransigeant sur le concept purement civil du parc et n'accepte pas de le modifier. Le projet se chiffre à 25 millions de dollars et Cousteau s'engage à hauteur de 5 millions. La ville abandonne la partie en 1987 car elle considère que le commandant tarde à apporter sa contribution[33].

En 1985, le navire océanographique l'Alcyone est mis à l'eau à La Rochelle et Cousteau travaille conjointement avec la Calypso sur les expéditions de l'équipe[réf. nécessaire].

Le commandant et son fils Jean-Michel concrétisent le projet de parc océanique à Paris dans le Forum des Halles. L'idée est de ne mettre aucun animal en captivité mais de jouer sur la puissance de l'image et du son pour plonger le visiteur au cœur des mers et des océans. Le Parc océanique Cousteau est inauguré en . La conception et la construction ont nécessité 120 millions de francs français (soit 18,3 millions d'euros). Les actionnaires sont, entre autres, Jacques-Yves Cousteau à 10 % et Jean-Michel Cousteau à 2 %. Le parc est cependant un gouffre financier. Il dépose le bilan le et ferme définitivement ses portes en . Après la fermeture, le site est absorbé lors de l'agrandissement du multiplexe UGC Ciné Cité Les Halles[34].

Ces années sont riches en récompenses pour Cousteau avec le « Pahlavi Prize » du Programme des Nations unies pour l'environnement[35] reçu en 1977 avec Peter Scott puis le Palmarès mondial des 500 en 1988[36].

Il devient Officier de l'Ordre du Mérite maritime[6] en 1980 et lauréat du prix Claude Foussier de l'Académie des sports, pour ses actions de protection de la nature et de la qualité de la vie[37] en 1983. En 1985, le président des États-Unis Ronald Reagan lui décerne la médaille présidentielle de la liberté[38] et il devient Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite[39]. Le , il est élu à l'Académie française et succède à Jean Delay au 17e fauteuil. Sa réception officielle sous la Coupole a lieu le , la réponse à son discours de réception étant prononcée par Bertrand Poirot-Delpech[18]. Erik Orsenna lui succède le [40].

Le caveau de la famille Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac
Plaque commémorative sur la maison natale de Jacques-Yves Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Le , Simone Cousteau décède d'un cancer. Cette femme, qui avait passé plus de temps que son mari à bord de la Calypso[41], était l'égérie de l'Équipe Cousteau. Il se remarie le à Francine Triplet avec laquelle il a déjà deux enfants : Diane Élisabeth en 1979 et Pierre-Yves en 1981. Francine Cousteau poursuit actuellement l'œuvre de son mari à la tête de la Fondation Cousteau et de la Cousteau Society.

À partir de ce moment, les relations entre Jacques-Yves et son fils aîné Jean-Michel se détériorent et leur collaboration prend fin. En 1996, il poursuit en justice celui-ci qui souhaite ouvrir un centre de vacances « Cousteau » dans les îles Fidji[42].

En 1992, il est invité à la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro. Il devient alors conseiller régulier de l'ONU et plus tard de la Banque mondiale[43] ainsi que président du Conseil pour les droits des générations futures[44],[43].

Jacques-Yves Cousteau s'éteint le à Paris. Il lègue la totalité et l'exclusivité des droits liés à l'usage de son nom, son image et son œuvre à la Cousteau Society ainsi que la mission de continuer son travail[45]. Sa disparition est ressentie jusqu'aux États-Unis et au Canada, où il était l'un des Français les plus populaires[46],[47]. James Cameron par exemple déclare « tenir sa veine écologique » des films de Cousteau : « Il a développé l’imagination de toute une génération. Je pense qu’il a eu un impact profond sur tous les hommes de la planète. »[48].

Ses obsèques ont lieu à Notre-Dame de Paris devant plusieurs académiciens comme lui[49]. Il est inhumé dans le caveau familial à Saint-André-de-Cubzac (Gironde). Sa ville lui rend hommage par l'inauguration d'une « rue du Commandant Cousteau », qui mène à sa maison natale (l'ancienne pharmacie de son grand-père), et la pose d'une plaque commémorative sur celle-ci. En 2008, plus de dix ans après sa disparition, il demeure la deuxième personnalité ayant le plus marqué les Français, derrière l'Abbé Pierre et celui qui « ces 20 dernières années, a le plus souvent occupé la première place du Top 50 du JDD »[50].

Inventions et innovations[modifier | modifier le code]

Le scaphandre autonome moderne[modifier | modifier le code]

Parmi les appareils et technologies que Cousteau et ses amis Dumas et Tailliez essayent entre 1938 et 1942 se trouvent l'appareil avec valve de non-retour de Maurice Fernez (alimenté en air de surface par un tube de caoutchouc), le manodétendeur « Le Prieur » et deux recycleurs fonctionnant à l'oxygène pur. Ils abandonnent l'utilisation de l'appareil Fernez lorsqu'un jour Dumas subit une rupture du tube flexible d'alimentation en air. L'appareil « Le Prieur » ne correspond pas non plus à leurs attentes car il doit être réglé manuellement pour la libération de l'air comprimé, qui en débit constant représente un gâchis important de la réserve d'air[s 4]. Quant aux appareils à oxygène pur, Cousteau les fait fabriquer à des armuriers de la Marine, en s'inspirant du recycleur Davis de la Royal Navy. Il les essaye en 1939, chacun d'eux en deux occasions différentes, et lors de chaque essai, ayant atteint respectivement les profondeurs de 17 et de 15 mètres, il subit de graves symptômes liés à l'hyperoxie et perd connaissance. Il survit à chaque fois en ayant été assisté par des marins restés en surface pour le secourir en cas de besoin. Ces accidents, qui se soldèrent tous les deux par des noyades évitées de justesse, lui suffirent pour arrêter les expériences avec l'oxygène[s 5].

logo de la Spirotechnique, représentant un plongeur en jaune sur un fond noir
« La Spirotechnique »

L'élaboration du prototype du premier détendeur moderne commence en décembre 1942, lorsque Cousteau rencontre Émile Gagnan. Ce dernier, ingénieur chez Air liquide, avait obtenu de la société Bernard Piel un détendeur Rouquayrol-Denayrouze et l'avait adapté pour faire fonctionner des gazogènes de voiture car l'occupant allemand réquisitionne l'essence. Il avait déposé à ce sujet un brevet de détendeur miniaturisé en bakélite. Henri Melchior, son patron, pense alors que ce détendeur peut rendre service à son gendre, Jacques-Yves Cousteau. Il met en contact les deux hommes, qui déposent alors en 1943 le brevet du scaphandre autonome moderne[51]. C'est une amélioration et une modernisation des brevets d'inventions du détendeur de Rouquayrol et Denayrouze[52] au XIXe siècle et des bouteilles du début du XXe siècle : les bouteilles d'air comprimé de la société Air liquide sont beaucoup plus sûres et à plus grande capacité en réserve d'air que l'est le réservoir en fer de Rouquayrol et de Denayrouze.

En 1946, Cousteau et Gagnan créent, au sein d'Air liquide, la société « La Spirotechnique », qui est encore de nos jours la sous-division d'Air liquide destinée à la commercialisation de détendeurs et autres équipements de plongée et siégeant actuellement à Carros, près de Nice[53]. Cette même année, la Spirotechnique commence la commercialisation du premier détendeur moderne à être lancé sur le marché, le « CG45 » (« C » pour Cousteau, « G » pour Gagnan et « 45 » pour 1945, année de son brevet). Ouverte ainsi au grand public, la plongée autonome, de loisir ou professionnelle, est progressivement devenue une activité connue de tous. Grâce aux brevets déposés, Cousteau reçoit 5 % du chiffre d'affaires de La Spirotechnique par an[54].

Autres inventions et innovations[modifier | modifier le code]

En 1946, il améliore le vêtement dit « à volume constant » (dont le principe existait déjà[55],[56]), destiné aux eaux très froides. Le plongeur le gonfle d'air en soufflant directement dans son masque et obtient de la sorte non seulement un système de stabilisation mais aussi un isolement thermique efficace[s 6]. Ce vêtement est l'ancêtre des actuelles combinaisons étanches.

Avec l'aide de Jean Mollard, il crée dans les années 1950 la « soucoupe plongeante (SP-350) », un véhicule sous-marin à deux places qui peut atteindre une profondeur de 350 m. L'expérience réussie est rapidement répétée en 1965 avec deux véhicules qui atteignent 500 m (SP-500)[57].

S'inspirant de l'effet Magnus, il crée avec l'ingénieur Lucien Malavard le principe de la turbovoile qui équipe son bateau l'Alcyone[58],[59].

Cousteau et l'environnement[modifier | modifier le code]

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

Photographie noir et blanc de Cousteau donnant une conférence de presse en 1973
Cousteau lors de la conférence de presse en 1973

En octobre 1960, 6 500 fûts de déchets représentant 2 000 tonnes de déchets radioactifs doivent être immergés entre la Corse et Antibes par le CEA[60]. Cousteau organise avec le Prince Rainier[61] une campagne de presse qui émeut la population riveraine de la Méditerranée[60]. L'opération est finalement reportée par le gouvernement français le 12 octobre[62] et seulement 20 fûts sont immergés, « à titre expérimental »[61].

La rencontre avec la télévision américaine (ABC, Metromedia, NBC) donne naissance à la série L'Odyssée sous-marine du Commandant Cousteau, destinée à donner aux films un style « aventures personnalisées » plutôt que « documentaires didactiques ». À leur sujet, Cousteau explique : « les gens protègent et respectent ce qu'ils aiment, et pour leur faire aimer la mer, il faut les émerveiller autant que les informer »[63],[64].

En 1973, il crée aux États-Unis The Cousteau Society, une entreprise consacrée « à la protection des milieux aquatiques, maritimes et fluviaux pour le bien être des générations actuelles et futures ». En 2011, elle revendique plus de 50 000 membres[45].

En 1983, les signataires du traité, qui protégeait l'Antarctique depuis 1959, commencent à négocier le droit d'exploiter les ressources minières du continent. En 1988, la convention de Wellington[65] prévoit d'autoriser des zones d'activités minières[66]. Plusieurs ONG, dont Greenpeace, s'opposent à ce projet et Cousteau s'engage pour cette cause, notamment à la suite du naufrage de l'Exxon Valdez[67],[68]. Il présente une pétition d'environ 1,2 million de signatures[67] au gouvernement français qui refuse, ainsi que l'Australie, de signer la convention. En 1990, avec six enfants venus des six continents, il « vient prendre symboliquement possession de l'Antarctique au nom des générations futures »[69]. En 1991, le protocole de Madrid[65] établit une protection globale de l'environnement en Antarctique pendant au moins 50 ans.

La découverte du monde sous-marin par le grand public[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un mérou brun
Mérou brun, espèce dont est issu « Jojo le mérou » dans Le Monde du silence

Cousteau ne se définissait pas comme un scientifique mais comme un « marin, technicien océanographique et cinématographique ». Il se disait un amoureux de la nature, particulièrement de la mer, en reconnaissant que sa vision avait évolué avec son époque, de l'explorateur-chasseur et pêcheur au logisticien pour scientifiques et protecteurs. Avec son grand sourire, et au travers de la télévision, il fit découvrir la vie du « continent bleu » à des millions de spectateurs et téléspectateurs. Son fils Jean-Michel a déclaré à ce sujet : « C’est lui qui nous a fait découvrir la beauté de notre planète océan, qui nous a amenés à prendre conscience du rôle déterminant de la mer, de son impact sur l’environnement et le climat. C’est lui qui nous a suggéré de modifier nos comportements. »[48].

Jacques-Yves Cousteau reste l'une des grandes figures de la seconde moitié du XXe siècle pour la découverte et l'exploration des mondes sous-marins.


Caractère et controverses[modifier | modifier le code]

Jacques-Yves Cousteau était un homme extrêmement vif et sensible, fougueux et parfois insouciant, véritable « animal d'action » d'une remarquable intelligence, « don redoutable à l'égal de la beauté »[70], mais aussi d'une humeur pouvant être très contrastée, tantôt généreuse, chaleureuse, charmante, aimant ses interlocuteurs, l'humanité, la planète[71]... tantôt sèche, tranchante et méprisante, capable d'étaler devant des journalistes sa colère y compris envers son propre fils Jean-Michel[72].

Soucieux de son image, Cousteau tenta maladroitement de cacher les « zones d'ombre » de sa vie comme le parcours de son frère Pierre-Antoine (un « antisémite de plume », rédacteur du journal collaborationniste Je suis partout[73]), ses propres opinions pendant la guerre (celles de toute une génération intoxiquée par la propagande de Vichy[74]), les conditions de tournage des films Par dix-huit mètres de fond et Épaves réalisés en 1942-43 sous la surveillance et avec l'accord de la Kriegsmarine[75], mais aussi, après la guerre, son côté businessman et prospecteur industriel (campagne de 1954 en golfe Persique pour B.P.)[76], sa séparation avec son épouse Simone, sa seconde famille avec Francine Triplet ; il ne sut pas concilier ses deux descendances et empêcher qu'elles se déchirent après lui, mais toutes ces informations restaient néanmoins accessibles aux investigateurs, donnant du grain à moudre aux « biographes non autorisés »[77].

Ceux-ci enquêtent sur les faits d'armes de Cousteau et trouvent des contestataires de ces faits[78] comme le résistant Dimitri Weliachew, participant à une opération contre les renseignements italiens près de la frontière franco-italienne, qui fut capturé, emprisonné et torturé à San Giminiano, et qui reproche à Cousteau d'avoir fui devant les Italiens en abandonnant le reste de l'équipe[72]. Par ailleurs, ils reprochent à Jacques-Yves d'être intervenu en 1946 auprès de l'amiral Lemonnier pour sauver son frère Pierre-Antoine, condamné à mort pour avoir dirigé Je suis partout[73] : Pierre-Antoine vit sa peine commuée en détention à vie et fit huit ans de prison[79] avant d'être finalement gracié en 1954[72].

La politique risquant de faire ressurgir ces « zones d'ombre », Cousteau évite de s'y engager (dans les rangs des écologistes), affirmant qu'il ne doit pas prendre parti car l'environnement est l'affaire de tous[80].

Enfin, la médiation scientifique au moyen du livre, de la télévision et du cinéma expose aussi Cousteau aux critiques. On lui a reproché d’avoir des nègres, alors qu’il cita leurs noms et que plus d’un, comme James Dugan (en) ou Yves Paccalet, lui doit en partie sa notoriété ; cinéma et télévision exigent de mettre en scène l’équipe de la Calypso, Cousteau avec son bonnet rouge de scaphandrier (et, au début, sa pipe), Laban avec son crâne chauve et son violoncelle, Albert Falco, les fils Cousteau... Selon Jacques Constans, ce n’était pas un culte de la personnalité (ou des personnalités), mais, à la demande des commanditaires comme Ted Turner, un moyen d’amener les spectateurs à « adopter » l’équipe : c’est pourquoi dans beaucoup d’épisodes de l’Odyssée sous-marine du Commandant Cousteau, conçus pour passer à la télévision à l’heure du dîner, il y a une scène de repas au carré du bateau[81]. En cela, l’œuvre audio-visuelle de l’équipe Cousteau fut elle aussi contestée : « C’est alors que montent les premières protestations, qui virent parfois à l’injure. On convoque le commandant au tribunal de la science. Des experts, plus ou moins patentés, lui reprochent à grands cris des erreurs de détail, des raccourcis mensongers, des approximations inqualifiables… »[40]. Ainsi, bien des scènes du film Le Monde du silence[82] paraissent aujourd'hui critiquables aux yeux d'une opinion occidentale qu'un demi-siècle d'éducation à l'environnement (où Cousteau joua un rôle non-négligeable...) a profondément fait évoluer[83].

Héritage[modifier | modifier le code]

Héritage intellectuel[modifier | modifier le code]

L'héritage intellectuel que Jacques Grob et surtout Philippe Tailliez lui ont transmis, à savoir une vision environnementale et géonomique de la mer et de la Terre[84] a trouvé en Jacques-Yves Cousteau un héraut à la mentalité de conquérant, d'explorateur cultivé nourri de l'esprit de Jules Verne, et aimant comme celui-ci « émerveiller le public ». « Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime. »[85], répétait Cousteau. Les campagnes océanographiques et cinématographiques de Cousteau ayant eu lieu sur plus de 50 ans (1945-1997), il peut mesurer la dégradation des milieux in situ : le conquérant-explorateur qu'il était, sûr de la puissance de la technique et trouvant normal de chasser les animaux marins[86],[87], se mue progressivement, grâce à sa fréquentation de nombreux scientifiques et d'Yves Paccalet, en un ardent défenseur de l'environnement qui met à profit la notoriété mondiale qu'il a su cultiver, pour promouvoir l'idée de « la Terre, vaisseau spatial limité et fragile, à préserver »[88]. À ce titre il reçoit plusieurs prix et est invité au sommet de Rio en 1992[43].

Vers la fin de sa vie, il se consacre à trouver des voies positives pour l'avenir de l'humanité, en écrivant notamment L'Homme, la Pieuvre et l'Orchidée en collaboration avec Susan Shiefelbein. Mais il devient aussi pessimiste ; il affirme ainsi à Yves Paccalet : « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d'auto-subsistance. Le vieillissement de la population n'est pas le problème. C'est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C'est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l'est encore plus »[89].

Après sa disparition, son héritage est victime d'une part des divisions internes, mais publiques de sa famille (ancienne équipe et descendance de sa première épouse d'un côté, nouvelle équipe et descendance de sa seconde épouse de l'autre), et d'autre part de la publication de biographies « non autorisées » comme L'Homme, la Pieuvre et l'Orchidée[90] qui génèrent entre autres une bataille juridique et médiatique au sujet de la propriété de la Calypso[91],[92].

Si la notoriété de l'équipe a beaucoup souffert de cette situation, en revanche le genre lancé par l'équipe Cousteau : le film sous-marin environnemental et d'aventure, se porte mieux que jamais : chaque année paraissent des centaines de documentaires (par exemple le film Océans) et l'amélioration des techniques de prise de vue ne cesse de progresser. L'idée de « la planète Mer » fragile et à préserver, s'est diffusée non seulement dans l'opinion, mais jusque dans les cercles politiques[93].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Jacques-Yves Cousteau a participé à la réalisation de plus d'une centaine de films et a obtenu plusieurs récompenses internationales[94] :

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1981, le chanteur belge Plastic Bertrand lance un 45 tours sur lequel la chanson "Jacques Cousteau" est un hommage à l'explorateur.

En 1990, le compositeur Jean Michel Jarre intitule son nouvel album En attendant Cousteau. Il contient les titres Calypso (en trois parties) et En attendant Cousteau qui dure à lui seul plus de 40 minutes[95].

En 1992, le groupe de rock français Ange lui dédie une chanson, Bonnet rouge, sur l'album Les larmes du Dalaï Lama[n 4].

En 2004, le film La Vie aquatique de Wes Anderson est une parodie et un hommage à Jacques-Yves Cousteau[96]. Le réalisateur avait déjà fait une allusion au commandant dans Rushmore en 1998.

Le , le gouvernement mexicain décide de rebaptiser l'île Cerralvo dans le golfe de Californie au large des côtes de la Basse-Californie du Sud en « Île Jacques Cousteau »[97].

En France notamment, son nom a été attribué à des rues, des places, des quais, des collèges à Nantes, au Havre, à Béziers, Hennebont, Rognac et plusieurs écoles primaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans « La Royale » (la Marine nationale française) le « pacha » est le surnom donné au commandant d'un navire. Or, Cousteau n'a jamais commandé un bâtiment de la Royale puisque la Calypso est un bâtiment civil. Il s'agit donc - à tout le moins - d'un abus de langage.
  2. Jeu de mots entre Les Trois Mousquetaires et l'opposition « terre » / « mer ».
  3. a et b Le générique d'Épaves délivre les grades qu'occupaient Cousteau (lieutenant de vaisseau) et Tailliez (capitaine de corvette) au sein de la Marine nationale en 1943. Dumas était un civil et ce ne fut qu'à partir de 1946 qu'il entra dans la Marine, mais en tant que contractuel civil.
  4. Ils y font référence, en plus de son célèbre bonnet, à la Calypso et à sa palme d'or : « Un homme au fil de l'eau ! Fait rimer à l'embarcadère Nemo et Calypso. Un focus... deux palmes d'or... »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Eric Gottfrid Swedin, Science in the contemporary world : an encyclopedia,‎ , 382 p. (ISBN 978-1851095247, lire en ligne), p. 63
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  3. (en) Kathleen Olmstead, Jacques Cousteau : A Life Under the Sea,‎ , 128 p. (ISBN 978-1402760587, lire en ligne), p. 8
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  5. (en) « Jacques-Yves Cousteau, 87 years of Exploration », sur ecophotoexplorers.com (consulté le 7 octobre 2011)
  6. a, b et c « Jacques-Yves Cousteau », sur academie-francaise.fr (consulté le 4 octobre 2011)
  7. À Sanary, à Portissol, les villas Reine de la famille Darlan et Baobab de la famille Cousteau se font presque face.
  8. Marion Festraëts, « Le dernier des Cousteau », sur L'Express,‎ (consulté le 18 octobre 2011)
  9. Hubert Granier, Marins de France : 1900-2000, vol. 2, Éditions maritimes et d'outre-mer,‎  : « il participe sur le croiseur Dupleix au bombardement de Gênes en juin et reçoit une citation »
  10. Philippe Tailliez et Jacques-Yves Cousteau : Par 18 mètres de fond (livre) éd. Durel, Paris 1946
  11. « Jacques-Yves Cousteau - Épaves », sur Google Vidéos
  12. a et b Capitaine de frégate Philippe Tailliez, Plongées sans câble, Paris, Arthaud,‎ , 1e éd., 240 p., p. 59, Dépôt légal 1er trimestre 1954 - Édition no 605 - Impression no 243
  13. Antoine Poidebart, Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : Explorations sous-marines à Carthage et à Mahdia avec l'aviso « Élie-Monnier » du Groupe de Recherche sous-marine (juin 1948), vol. 92,‎ (lire en ligne), p. 382
  14. « Fiche du film Carnet de plongée », sur Festival de Cannes (consulté le 26 octobre 2011)
  15. a et b Jean Jarry, L'aventure des bathyscaphes : marins, ingénieurs et savants au plus profond…, Le gerfaut,‎ , 303 p. (ISBN 9782914622226, lire en ligne), p. 59 à 64
  16. « Anciens Célèbres de l'École Navale », sur anciens-navale.fr (consulté le 4 octobre 2011)
  17. « L'acquisition », sur Passion-calypso.com (consulté le 4 octobre 2011)
  18. a et b « Réponse de M. Bertrand Poirot-Delpech au discours de M. Jacques-Yves Cousteau », sur academie-francaise.fr (consulté le 4 octobre 2011)
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  21. De l’équipe de la Calypso, navire du Commandant Cousteau: Albert Falco, Claude Wesly, Dominique Serafini.
  22. Plongeur sous-marin et membre le plus ancien de la Calypso.
  23. Alain Perrier, 250 Réponses aux questions du plongeur curieux, Le gerfaut,‎ , 262 p. (ISBN 9782351910337, lire en ligne), p. 59
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  25. (en) « The 37th Academy Awards (1965) Nominees and Winners », sur oscars.org (consulté le 16 novembre 2011)
  26. Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, La Découverte, 2010, p. 240
  27. Journal de la marine marchande, vol. 54,‎ (lire en ligne), p. 23
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  57. Bernard Estival, Un siècle de navires scientifiques français, Éditions du Gerfaut,‎ , 160 p. (ISBN 978-2914622219, lire en ligne), p. 74
  58. Étienne Guyon, Jean Pierre Hulin et Luc Petit, Hydrodynamique physique,‎ , 674 p. (ISBN 978-2868835024, lire en ligne), p. 540
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  69. « Expédition Cousteau en Antarctique », de Antenne 2, Cousteau Society Incorporation, 1990 [présentation en ligne]
  70. Philippe Tailliez, Plongées sans câble, Arthaud, Paris 1954, page 13.
  71. De diffusion restreinte, ses films Mes premiers soixante-quinze ans (1985) et La mer illuminée (1990) dont il a écrit les commentaires et choisi les images, sont de poétiques hymnes d'amour exprimant son côté poète, philanthrope et écologue soucieux des générations futures.
  72. a, b et c Bernard Violet, Cousteau, Paris, Fayard,‎ (ISBN 2-213-02915-6)
  73. a et b Armand Gatti, « Procès de « Je suis partout » : Après deux lâches, enfin un « dur », Cousteau face à ses responsabilités », Le Parisien libéré,‎
  74. France-Soir du 17 juin 1999 : Cousteau antisémite ?, page 1.
  75. Par dix-huit mètres de fond a été présenté le 12 avril 1943 au Gala de l'aventure au Palais de Chaillot, devant les officiels de Vichy et les officiers de la Kommandantur : voir Roger Cans, Cousteau, Captain Planet, Paris, Sang de la Terre,‎ .
  76. Cousteau et Sivirine, Calypso, Laffont 1978, page 26.
  77. Yves Paccalet, Jacques-Yves Cousteau dans l'Océan de la Vie, Lattès 1997, ISBN 2709618303, 9782709618304, et B. Violet, Op. cit.
  78. B. Violet, Op. cit.
  79. Yves-Frédéric Jaffré, Les tribunaux d'exception, Paris, Nouvelles Éditions Latines,‎ , 370 p. (lire en ligne)
  80. « L'Heure de vérité », de Jean-Luc Leridon, de Antenne 2, INA, 28 juin 1992 [présentation en ligne] : Avec Jean-Marie Colombani, il évoque les aspects plus politiques de l'écologie : ses distances vis-à-vis des mouvements écologistes français qui selon lui vont se faire vite piéger par le jeu politique ; lui s'intéresse plutôt à la géopolitique et à la dimension planétaire des problèmes;
  81. Yves Paccalet, Op. cit., Lattès 1997.
  82. Compte tenu des rapports homme-nature en 1952, les spectateurs de l'époque n'ont nullement trouvé choquants le massacre de requins, la pêche à la dynamite, la lacération de cachalots, la destruction de corail, les conduites mettant en danger des tortues marines en les empêchant de remonter respirer... Parmi les autres scènes étonnantes, le doublage d'un indigène des Maldives ou des Seychelles en « français petit-nègre », et deux plongeurs pêchant la langouste à 60 mètres de fond : au retour, l'un est envoyé au caisson de décompression pour remontée d'une immersion à grande profondeur sans respect du palier de décompression, et l'autre... va manger les langoustes avec le reste de l'équipage
  83. En 2015, soixante-trois ans après le tournage, l'humoriste Gérard Mordillat a qualifié ce film de « naïvement dégueulasse »: voir Le Monde [1].
  84. Patrick Mouton : Philippe Tailliez, père de la plongée Glénat, 1993. Plus précisément, selon les interviews données par Taillez à Patrick Mouton et à plusieurs cinéastes de la Marine et de FR3 Provence, ainsi qu'à des journalistes de Var-Matin, Jacques Grob était un naturiste suisse installé à Carqueiranne et vivant de son potager et de chasse sous-marine, que pratiquait également Tailliez, alors champion de natation de la Marine. C'est Grob qui montra à Taillez que la partie fertile de la mer est le littoral, pas plus large qu'un fleuve ; plus loin, vers le large, c'est le désert bleu. Taillez rencontra ensuite Dumas à Sanary, puis Cousteau lui fut présenté à bord du Condorcet pour des séances de rééducation, par la natation, de son bras sauvé de justesse après un grave accident d'auto, ce que Tailliez raconte également dans Plongées sans câbles, pages 12 à 27.
  85. Philippe Folliot et Xavier Louy, France-sur-mer : Un empire oublié, Editions du Rocher,‎ , 217 p. (ISBN 9782268068619, lire en ligne), p. 41
  86. Franck Machu, Cousteau, 20000 rêves sous les mers,‎ , 331 p. (ISBN 9782268069883)
  87. « Redécouvrir l'aventure du Commandant Cousteau », sur scuba-people.info (consulté le 18 octobre 2011) : « Par 18 mètres de fond » est un film sur la chasse sous-marine. (...) pour « le Monde du silence » Cousteau n’hésite pas à sacrifier des animaux marins pour faire des images chocs. »
  88. Équipe Cousteau, périodique CalypsoLog, années 1985-95
  89. Yves Paccalet, L'humanité disparaîtra, bon débarras !, Paris, Arthaud,‎
  90. Aurélie Grosjean, « Cousteau en héritage, interview de Susan Schiefelbein », sur arte.tv,‎ (consulté le 14 octobre 2011) : « C'est une histoire un peu compliquée. Il se trouve que ce qui a été publié en France n’était pas exactement le livre que nous avons écrit ensemble, mais une version non autorisée. »
  91. Ingrid Bourbonnais, « L’équipe Cousteau n’est pas propriétaire de La Calypso », sur Centre de Droit Maritime et des Transports,‎ (consulté le 18 octobre 2008)
  92. « La Calypso appartient à l’Équipe Cousteau », sur Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 18 octobre 2011)
  93. « La délicate rencontre entre la terre et la mer » [PDF], sur Grenelle Environnement (consulté le 8 novembre 2011)
  94. (en) « Awards for Jacques-Yves Cousteau », sur Internet Movie Database
  95. (en) Vladimir Bogdanov, All music guide to electronica : the definitive guide to electronic music, Backbeat Books,‎ , 688 p. (lire en ligne), p. 268
  96. « La Vie aquatique », sur Première,‎ (consulté le 2 novembre 2011)
  97. « Une île Cousteau au Mexique », sur Le Figaro,‎
  1. p. 12
  2. p. 23 ; Cousteau tient à garder secret le nom de son commandant.
  3. p. 160-161
  4. p. 20 : « Je désirais cependant mieux, l'automatisme total qui nous permettrait d'oublier la respiration, d'économiser l'air pour descendre plus loin et plus longtemps »
  5. p. 21-22 : « Je cessai pour un certain temps de m'intéresser à l'oxygène »
  6. p. 19, « Ce n'est qu'en 1946 que je mis au point le vêtement dit à « volume constant », que nous utilisons maintenant pour les plongées prolongées en eau très froide. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie sur Cousteau[modifier | modifier le code]

  • Cousteau, l'immortel au bonnet rouge, film documentaire de Vincent Puybaret, 2010, 57'

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]