Rambo (film, 1982)

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Rambo
Description de cette image, également commentée ci-après
Titre français du film
Titre québécois Rambo : Le Dévastateur
Titre original First Blood
Réalisation Ted Kotcheff
Scénario Michael Kozoll
William Sackheim
Sylvester Stallone
Acteurs principaux
Sociétés de production Anabasis Investments N.V.
Elcajo Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 1982

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rambo ou Rambo : Le Dévastateur au Québec (First Blood)[a], est un film d'action américain réalisé par Ted Kotcheff, sorti en 1982.

Adapté du roman Le premier sang de David Morrell, c'est le premier volet d'une série de films centrée sur le personnage de John Rambo, interprété par Sylvester Stallone.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le personnage de John Rambo, interprété par Sylvester Stallone.

John Rambo, un ancien béret vert et héros de la guerre du Viêt Nam, erre sans but de ville en ville depuis son retour aux États-Unis. En voulant rendre visite au dernier de ses anciens compagnons d'armes encore en vie, il apprend la mort de celui-ci des suites d'un cancer (causé apparemment par l'« agent orange », largement utilisé au Viêt Nam).

Reprenant sa route, il arrive dans une petite ville d'une région montagneuse, Hope[b], afin de s'y restaurer. Mais le shérif de la ville, Will Teasle, prétextant ne pas vouloir de vagabonds dans sa ville, le raccompagne à la sortie de l’agglomération et lui indique la route d'un restaurant pour routiers à une bonne dizaine de kilomètres de là. Ulcéré, Rambo tente de faire demi-tour, mais il est alors arrêté sans ménagement par le shérif. Jeté en prison pour vagabondage et refus d’obtempérer, il est maltraité par un des policiers, Galt, qui le prend en grippe dès son arrivée. Rambo se révolte et, après une violente bagarre, s'enfuit du commissariat au guidon d'une motocyclette volée. Après avoir semé le shérif Teasle lors de sa dangereuse course-poursuite en voiture, Rambo se réfugie dans les bois qui garnissent la montagne.

Traqué comme un animal par le shérif qui a rameuté ses troupes, Rambo est contraint à la défensive. Tentant d'échapper à ses poursuivants, il se résout à descendre une paroi de la montagne à pic ; c'est alors qu'il est mis en joue par Galt, qui le traque en hélicoptère, alors que Rambo est en difficulté, plaqué contre la paroi en surplomb. À court de solutions, Rambo saute de la paroi, n'ayant la vie sauve qu'en atterrissant dans un arbre, ce qui le blesse sérieusement. En voulant se défendre, il fait accidentellement chuter Galt de l'hélicoptère, et celui-ci trouve la mort. Mis en joue par Teasle (qui se trouve plus haut dans la montagne), Rambo lui crie son innocence et s'enfuit. Usant ensuite de son expérience des ruses de guerre, de la guérilla et des pièges acquise dans la jungle vietnamienne, il neutralise un à un les subordonnés de Teasle lancés à sa poursuite, avant de s'en prendre en dernier au shérif. Le menaçant de son imposant couteau de survie après l'avoir pris au piège, l'ex-béret vert lui conseille de ne pas s'acharner contre lui : « Me fais pas chier, ou je te ferai une guerre comme t'en as jamais vu[c] ! »

Ignorant la menace, Teasle, après être revenu en ville, fait appel à la Garde nationale. Des moyens considérables sont alors déployés pour retrouver le fugitif. Le colonel Samuel Trautman, ancien mentor de Rambo, arrive sur les lieux et intervient pour convaincre Teasle d'abandonner un combat perdu d'avance : face au soldat surentraîné, ils n'auraient aucune chance. Trautman contacte ensuite Rambo par radio et essaie du lui faire entendre raison, mais ce dernier rompt le contact, en disant que ce sont eux qui ont versé le « premier sang » (first blood), pas lui. Isolé et blessé, Rambo entre alors en guerre contre les autorités et jure de mettre la ville de Teasle à feu et à sang.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Rambo est l'adaptation cinématographique du roman Rambo (1972), de David Morrell, un ancien professeur dont certains des élèves ont été soldats au Viêt Nam. Il écrit ce livre pour parler du problème de la réinsertion des vétérans ayant quitté l'Amérique de Kennedy sûrs de leur bon droit, pour retrouver une Amérique hippie et moralisatrice qui formulait de sévères critiques à leur encontre[4].

Le nom de Rambo est trouvé par l'auteur après deux anecdotes vécues par celui-ci. À l'époque où il était professeur et qu'il voulait rédiger ce roman, David Morrell lisait beaucoup les œuvres d’Arthur Rimbaud, que beaucoup de personnes, dont ses élèves, prononçaient « Rambaud ». Ensuite, sa femme lui fit goûter une pomme qu'il trouva délicieuse. Il lui demanda quelle variété de pomme c'était, et sa femme lui répondit : « Rambo » (il s'agit en fait de la variété Rambour). Il venait de trouver le nom de son personnage principal[5].

Sylvester Stallone a coécrit le scénario du film[5].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Le personnage de Rambo devait être joué par Dustin Hoffman qui jugea finalement le scénario trop violent[6]. D'autres acteurs l'ont refusé comme Al Pacino [4], qui le jugea pas assez sauvage, ainsi que Steve McQueen[5], Clint Eastwood[4], Nick Nolte[4], Kris Kristofferson, Jeff Bridges, Robert De Niro[4], Michael Douglas et Terence Hill.

Le réalisateur Ted Kotcheff proposa finalement le rôle à Sylvester Stallone, à la suite du succès critique et public de Rocky (1976)[4]. Le scenario original, inspiré du roman de David Morrell, décrit Rambo comme un vrai psychopathe, un vétéran rendu fou furieux par son passé, qui combat et tue sans merci après avoir subi brimades et humiliations[4]. Stallone, ayant eut un coup de cœur pour son personnage et le sujet, apporta ses propres modifications au scenario, réécrivant son rôle pour en faire une victime (de l'armée, de la société), montrant un homme perdu et hanté par des souvenirs de la guerre et qui ne parvient pas à se réinsérer dans une société qui le traite comme un paria, alors qu'il a été envoyé au Viêt Nam pour défendre les valeurs de son pays[4].

Le rôle du colonel Trautman devait quant à lui être tenu par Kirk Douglas[4], qui demanda des modifications sur le scénario (suicide de Rambo à la fin du film[4]). Mais Sylvester Stallone eut le dernier mot et refusa de changer le scénario[7]. D'autres acteurs, comme Lee Marvin, devaient aussi endosser le rôle de Trautman, ou encore Gene Hackman pour celui du shérif Will Teasle.

L'acteur David Caruso, qui joue dans le film le shérif-adjoint Mitch, apparaît dans un de ses premiers rôles[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé d'octobre à au Canada, dans la province de Colombie-Britannique, principalement à Hope. D'autres scènes ont été tournées dans le parc provincial Golden Ears, à North Vancouver, à Pitt Meadows et à Port Coquitlam[8],[5].

Sylvester Stallone s'est blessé en réalisant la cascade pour la chute depuis le grand arbre : il s'est cassé trois côtes. La scène, ayant été jugée bonne, est celle que l'on voit dans le film[5].

Le couteau de survie utilisé par Rambo dans le film est basé sur le design des couteaux utilisés par les pilotes d’avion de la Seconde Guerre mondiale, qui incluaient un kit de survie logé dans le manche avec du fil de pêche, des épingles, des bandages, des allumettes et un scalpel. C'est le coutelier Jimmy Lile (en) qui se chargea de fabriquer ce couteau pour le film. Il mesure 35 cm avec une lame de 22 cm et une épaisseur de 6 mm. Chaque film de la saga Rambo contient un couteau différent[9].

Une version de la scène finale du film — dans laquelle Rambo se suicide devant son mentor le colonel Trautman — fut tournée ; mais les réactions lors des premières projections tests furent négatives, les spectateurs prenant le personnage de Rambo en compassion. Il fut alors décidé de garder version de la scène ou Rambo reste en vie et se rend aux autorités[4].

Montage[modifier | modifier le code]

Le film comporte quelques faux raccords :

  • Lorsque le shérif Teasle dépose Rambo après le pont, on peut apercevoir le micro de la caméra dans le reflet d'une des vitres de la voiture au moment où celle-ci fait demi-tour.
  • Une erreur découverte par beaucoup de motards[10] : Lorsque Rambo sort du commissariat en courant, il dérobe une moto. Celle-ci est une Yamaha XT 250 monocylindre à quatre temps. Pourtant, le son du moteur à quatre temps est remplacé par celui d'un moteur à deux temps et ce, jusqu'à la fin de la course-poursuite.
  • Lors de cette même poursuite, la voiture de Teasle perd son enjoliveur arrière-droit en pleine course. Quelques plans plus tard, l'enjoliveur réapparaît à sa place sur la roue.
  • Au moment du franchissement du barrage de police par Rambo, lorsque son camion atterrit après avoir percuté la voiture de police, on voit la ridelle s'ouvrir alors que sur le plan suivant le camion poursuit sa course avec la ridelle fermée.

Musique[modifier | modifier le code]

First Blood
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Jerry Goldsmith
Sortie 1982
2010 (réédition)
Durée 40:17 (1982)
Genre musique de film
Label Varèse Sarabande
Intrada (réédition)
Critique

AllMusic 2,5/5 étoiles[11] (réédition)

Albums de Jerry Goldsmith

Bandes originales de Rambo

La bande originale a été composée par Jerry Goldsmith, dont le thème It's A Long Road sera repris dans les trois suites et la série d'animation. L'album sera édité en 33 tours par Regency Records, puis en CD avec des titres bonus par Intrada Records et Varese Sarabande. La composition complète de Goldsmith sera publiée dans un double CD par Intrada le .

CD 1 – Bande originale complète
  1. Theme From First Blood (Pop Orchestra Version)
  2. Home Coming
  3. My Town
  4. Under Arrest
  5. The Razor
  6. A Head Start
  7. Hanging On
  8. Over The Cliff
  9. A Stitch In Time
  10. Mountain Hunt
  11. No Truce
  12. First Blood
  13. The Tunnel
  14. Escape Route
  15. The Truck
  16. No Power/Night Attack
  17. Hide And Seek
  18. It's A Long Road (Instrumental)
  19. It's A Long Road (Theme From First Blood) - interprété par Dan Hill
CD 2 – Version originale de 1982
  1. It's A Long Road (Theme From First Blood) - interprété par Dan Hill
  2. Escape Route
  3. First Blood
  4. The Tunnel
  5. Hanging On
  6. Home Coming
  7. Mountain Hunt
  8. My Town
  9. The Razor
  10. Over The Cliff
  11. It's A Long Road (Instrumental)
  12. It's A Long Road [Recording Session Piano/Vocal Demo]
  13. Carolco Logo
  14. Rambo [Special Summer 1984 Trailer]

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Rambo connait un succès considérable, notamment aux États-Unis[1], mettant en lumière les frustrations engendrées par la défaite camouflée de la guerre du Viêt Nam et le besoin de reconnaissance des soldats qui y avaient vu leurs idéaux bafoués[4],[12],[13].

Le film, qui peut être interprété comme une démonstration (cinématographique) de force et de la capacité d'intervention de l'armée américaine, inspira d'autres films (Portés disparus en 1984[4], Delta Force en 1986, etc.) au succès moindre. Déjà, Voyage au bout de l'enfer (1978) de Michael Cimino et Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola, avaient soulevé de vives réactions en abordant la guerre du Viêtnam avec un regard critique[4].

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec 3 039 138 entrées[14], le film est le second meilleur résultat de la série au box-office français derrière le second volet (5 851 030 entrées)[15].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1982 Jupiter Awards Jupiter Award du meilleur acteur international Sylvester Stallone

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2003 DVD Exclusive Awards DVD Premiere Award des meilleurs extra Jeffrey Schwarz et Laura Nix pour "Rambo Trilogy"
DVD Premiere Award du meilleur documentaire rétrospectif original Rambo Trilogy - "The Real Nam: Voices From Within"

Analyse[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Si on peut interpréter ce film comme une glorification de la capacité d'intervention des Bérets verts pendant la guerre du Viêt Nam, on peut y voir également une dénonciation des horreurs de la guerre, des troubles de stress post-traumatique que peuvent ressentir certains soldats lors de leur retour à la vie civile, leur difficulté à reprendre une vie normale auprès de personnes qui n'ont pas vécu la guerre et ses séquelles, ainsi qu'une accusation grave contre une Amérique bureaucratique qui se moquerait des soldats partis combattre pour elle (dans sa tirade finale, Rambo clame : « C'était pas ma guerre ! C'est vous qui m'avez appelé, pas moi ! J'ai fait ce qu'il fallait pour gagner, mais on a pas voulu nous laisser gagner »). Le film serait donc plus complexe que ce que la critique professionnelle en avait dit alors[17].

De ce point de vue, on pourrait presque considérer que Rambo[18], transformé en machine à tuer par les militaristes de Washington, se retourne contre les civils militaristes de l'Amérique profonde (le colonel Trautman déclare d'ailleurs : « Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police, je suis venu vous sauver de Rambo. »), qui soutiennent pourtant l'utilisation de la force et les interventions militaires à l'étranger, et n'hésitent pas à utiliser une débauche de policiers et de réservistes, là où un peu d'humanité aurait suffi à éviter le conflit[réf. nécessaire].

Différences entre le roman et le film[modifier | modifier le code]

Dans une certaine mesure, le film respecte fidèlement l'intrigue du roman mais a changé des aspects :

  • Dans le roman, Rambo a des cheveux très longs et une grosse barbe ; dans le film, il n'a que des cheveux mi-longs et une barbe de 2-3 jours.
  • Dans le roman, le shérif Teasle appréhende Rambo dans un fast-food ; dans le film, il l'arrête dès que celui-ci fait demi-tour au pont.
  • Dans le roman, Galt est un personnage naïf et pas très adroit ; dans le film, il est un homme violent et sadique qui prend Rambo en grippe dès le départ.
  • Dans le roman, Rambo s'échappe du commissariat tout nu. Dans le film, il reste habillé.
  • Dans le roman, Rambo massacre un par un les policiers qui le pourchassent. Dans le film, il n'en tue qu'un seul, par légitime défense, et se contente de blesser les autres.
  • Dans le roman, Rambo détruit la prison et le palais de justice avec de la dynamite ; dans le film, il détruit le commissariat et des magasins de jouets, de sports et d'armes, symboles de la vie moderne américaine.
  • Dans le roman, Rambo épargne le shérif Teasle dans la forêt (il le blesse mais ne l'achève pas) car ce dernier a été décoré lors de la guerre de Corée et Rambo respecte l'ancien héros de guerre. Cependant par la suite, il y a une fusillade entre les deux hommes et Teasle finit par mourir de ses blessures. Dans le film Teasle s'en sort vivant : Rambo s'apprête à le tuer mais il est interrompu in extremis par Trautman.
  • À la fin du roman, Rambo est abattu par le colonel Trautman[5]. Cette fin avait été adaptée telle quelle mais les spectateurs de la projection-test l'avaient trouvée trop sombre. Les scénaristes ont finalement opté pour une fin plus heureuse : Trautman convainc Rambo de se rendre, ce que celui-ci finit par faire. Certaines images de cette fin alternative seront ironiquement utilisées par Stallone pour une scène de cauchemar de John Rambo dans le quatrième volet.

Suites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rambo (série de films).

Rambo a aussi donné lieu à trois suites, mettant en scène le personnage de John Rambo. Tandis que le premier film tire plutôt vers le drame psychologique tout en étant un film d'action, les 2e et 3e volets utilisent le personnage dans le but de produire des films que l'on peut rentrer dans la catégorie de cinéma de sécurité nationale.

Le succès de Rambo, qui était au départ basé sur les douleurs et problèmes psychologiques engendrés par le conflit au Viêt Nam, se serait donc inversé après le 1er opus pour donner naissance à des films ouvertement patriotiques, de l'Amérique reaganienne qui rompt avec les discours culpabilisants sur la guerre du Viêt Nam et célèbre la force et l'initiative individuelle. Le 4e volet reviendra davantage au style du premier film, bien que l'action et la violence y occupent une place importante.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Série d'animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rambo (série de jeux vidéo).

Hommages[modifier | modifier le code]

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films font référence au personnage de John Rambo. Dans Gremlins 2 (1990) de Joe Dante, le personnage de Gizmo met un bandeau rouge noué autour de la tête. Dans Mafia Love (Avenging Angelo, 2001) de Martin Burke, Sylvester Stallone fait une référence à son personnage de John Rambo[5].

Le Fils de Rambow (2008) est un hommage à Rambo. L'action se déroule en 1982, au moment de la sortie de Rambo au cinéma. Deux enfants découvrent une version pirate du film et décident de tourner un remake.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans l'extension Cataclysm du jeu vidéo World of Warcraft, une des quêtes (« C'est pas ma guerre ») consiste à convaincre un ancien soldat (appelé John J. Keeshan) de retourner en mission. Le nom du donneur de quête est d'ailleurs Troteman. Par la suite, le joueur doit récupérer les objets fétiches de Keeshan : un couteau de survie, un arc, une amulette et un bandeau rouge.

Dans le jeux vidéo Shadow of the Tomb Raider, lorsque Lara Croft tue un ennemi en se camouflant de boue, le joueur obtient le succès « Premier sang » (First Blood), une référence évidente au film.

Parodies[modifier | modifier le code]

Le film Hot shots ! 2 (1993) parodie largement Rambo, Rambo II : La Mission et Rambo III[5]. D'ailleurs, dans Hot shots ! 2, c'est l'acteur Richard Crenna lui-même qui caricature le personnage du colonel Samuel Trautman qu'il interprète dans la saga Rambo, avec son rôle du colonel Denton Walters.

  • Dans un sketch de La télé des Inconnus du trio d'humoristes Les Inconnus, une bande annonce du film parodique Jesus II, le retour montre la vie de Jésus de Nazareth doté de la personalité de Rambo luttant contre Ponce Pilate.
  • Dans un sketch des Nuls, alors que Rambo doit partir en mission, il ne comprend pas ce qu'il doit faire, au désespoir de son supérieur hiérarchique qui essaye en vain de lui expliquer sa mission, même avec des mots simples...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Littéralement « Premier sang ». En version originale, Rambo est le titre du quatrième film de la saga, traduit en français par John Rambo.
  2. Dans le film, Hope se situe dans l’État de Washington ; le lieux de tournage réel est en Colombie-Britannique (Canada).
  3. Traduction libre de : (en) « Don't push it or I'll give you a war you won't believe ».
  4. Lors de sa sortie en salles en France, Rambo fut classé interdit aux moins de 13 ans (comme indiqué sur l'affiche du film en bas à gauche[1]), avant d'être réévalué en 1986.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Budget et box-office - Box Office Mojo. Consulté le .
  2. (en) Rambo sur l’Internet Movie Database
  3. https://www.cnc.fr/professionnels/visas-et-classification/56323
  4. a b c d e f g h i j k l m et n « Rambo de Ted Kotcheff (1982) », Ronny Chester, dvdclassik.com, 15 octobre 2014.
  5. a b c d e f g h et i « Secrets de tournage », AlloCiné.fr.
  6. « Dustin Hoffman a refusé Rambo », Commeaucinema.com,
  7. « Kirk Douglas sur le plateau de Rambo », Devildead.com,
  8. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  9. « Les différents modèles du couteau Rambo », couteau-survivre.com (consulté le 13 janvier 2018).
  10. « Une Yamaha XT 250 qui sonne comme un deux temps » sur lerepairedesmotards.com.
  11. (en) « Jerry Goldsmith First Blood », sur AllMusic.com (consulté le 14 novembre 2014).
  12. « Rambo (First Blood) - la critique du film », Maxime Cazin, avoir-alire.com, 15 juillet 2015.
  13. « Rambo de Ted Kotcheff - 1983 », Cécile Mury, Télérama.fr, 29 août 2015.
  14. « Rambo (1982) », sur J¨P's box-office (consulté le 11 novembre 2014)
  15. (en) Saga Rambo - JP's Box-office. Consulté le .
  16. Rambo - JP's Box-Office. Consulté le .
  17. Lire à ce sujet « Le cinéma des années Reagan. Un modèle Hollywoodien ? », sous la direction de Frédéric Gimello-Mesplomb (Éditions du nouveau monde)
  18. Lire à ce sujet la critique dans Dimon's cinema de Novembre 92 N° 153, dont voici un extrait (traduction libre) : « Rambo est une des meilleures critiques de la guerre vues au cinéma, mieux que Full Metal Jacket » ou encore « Pour apprécier l'étendue de la critique, il faut bien entendu le voir en version originale, mais surtout bien le replacer dans son cycle. Nous conseillons vivement de voir l'intégralité du cycle John Rambo, dans un souci d'une critique welfariste complète » et aussi « La scène du bandeau, comme beaucoup le suppose, n'est pas juste une scène hollywoodienne, c'est une métaphore kerouacienne du combat contre ses démons, dans une évidente référence à Jimi Hendrix plaçant du LSD dans son bandeau et confondant sa guitare avec un serpent (symbole de la vie, voir les livres de Carlos Castaneda) ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]