Sous-marin de poche

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Un sous-marin de poche ou sous-marin nain est un petit sous-marin transportant de un à trois hommes.

Ils sont lancés depuis un bâtiment principal et ils ne disposent généralement que d’une faible autonomie. Il existe des sous-marins de poche militaires et civils, utilisés notamment pour l’océanographie ou le sauvetage. Ils sont généralement lancés à partir d’un « navire-mère » où leurs batteries sont rechargées.

Le terme est aussi utilisé improprement pour désigner des sous-marins militaires côtiers pouvant atteindre quelques centaines de tonnes, ayant un équipage d’une dizaine d’hommes et utilisés pour des missions d’infiltration.

Sous-marins de poche militaires[modifier | modifier le code]

Sous-marin militaire de type Seehund (de) d’origine allemande récupéré par les forces sous-marines françaises à la fin de la Seconde Guerre mondiale et exposé au Musée national de la Marine de Brest.
Sous-marin de la Marine nord-coréenne utilisé lors de l’infiltration de Gangneung.

Pendant l’attaque de Pearl Harbor du , les Japonais envoyèrent cinq sous-marins de poche Ko-hyoteki emportant chacun deux hommes et deux torpilles de 450 mm[1]. Cette opération fut un échec.

Les commandos italiens de la Xe flottille MAS utilisèrent plus volontiers des torpilles pilotées et chevauchées par des plongeurs à la façon d’une moto (torpillages de Gibraltar et des HMS Valiant (1914) et HMS Queen Elizabeth (1913) à Alexandrie), mais un sous-marin nain, le CA, avait été étudié avec la coopération de la société Caproni.[réf. nécessaire]

Échaudés par la leçon, mais désirant à tout prix couler le Tirpitz tapi dans un fjord de Norvège, la marine britannique s'inspira des italiens avec des copies des torpilles Maiale, puis avec des sous-marins de poche de classe X (qu’il fallait remorquer avec un gros sous-marin pour les amener à portée d'objectif). Si l'opération Title (torpilles pilotées, transportées par un petit chalutier norvégien) échoua, l'opération Source (sous-marins de poche) fut un succès, les charges explosives endommageant très gravement la coque et les machines du cuirassé.[réf. souhaitée]

Pendant l’opération Ironclad du , les sous-marins japonais I-20 et I-16 lancèrent deux sous-marins de poche, dont l’un a réussi à entrer dans le port de Diego Suarez et à tirer deux torpilles, endommageant le cuirassé britannique HMS Ramillies tandis que le second coulait le pétrolier British Loyalty.

Un ingénieur allemand nommé Richard Möhr (« Maure » en allemand) conçut pendant la Seconde Guerre mondiale toute une gamme de sous-marins de poche pour la Kriegsmarine : Le Neger (« nègre », une allusion de Möhr à son propre nom), le Marder (martre), assemblage de deux torpilles G7 boulonnées l’une sur l’autre, celle du dessus contenant le pilote, puis les vrais sous-marins nains Biber (castor), Molch (Triton), Hecht (brochet) et Seehund (de) (phoque). Ces divers engins jouèrent un rôle limité mais réel lors du débarquement de Normandie (4 petits navires de guerre coulés ou endommagés) et des attaques alliées sur les ports d’Anvers et de Zeebrugge.

Le K-Verband (Kleinkampfverbände der Kriegsmarine) est une unité navale allemande de la Seconde Guerre mondiale qui utilisait essentiellement des sous-marins nains et des canots radioguidés explosifs.

Lors de l’infiltration de Gangneung en , un submersible nord-coréen ne put regagner sa base, obligeant son équipage à l’abandonner sur place.[réf. souhaitée]

Exemples d'utilisations civiles[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

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Dans le jeu vidéo Metal Gear Solid, le héros est envoyé en mission via un sous-marin de poche.

Notes et références[modifier | modifier le code]