Jean-Marie Colombani

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Jean-Marie Colombani
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Jean-Marie Colombani est un journaliste et essayiste français, né le à Dakar (Sénégal), cofondateur et directeur de publication du magazine en ligne Slate.fr. Il a été président du directoire du journal Le Monde et directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Colombani est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Université de Paris II Panthéon-Assas. Il est membre du club Le Siècle.

Il commence sa carrière en 1973 comme journaliste à l'ORTF, puis au bureau de FR3 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), il est parallèlement correspondant-pigiste pour le quotidien "le Monde".

Le Monde[modifier | modifier le code]

Il entre en 1977 au Monde comme rédacteur au service politique, d'abord chargé de la Ville de Paris puis du Parti socialiste. Il devient chef du service politique en 1983. Il est nommé rédacteur en chef en 1990, année où il se présente aux suffrages des rédacteurs face à Daniel Vernet pour assurer la direction du quotidien. C'est ce dernier qui est choisi par les journalistes mais les autres actionnaires imposent une personnalité extérieure au quotidien, Jacques Lesourne. Colombani devient adjoint au directeur de la rédaction en 1991.

À la suite de la démission de Jacques Lesourne, il est élu directeur du journal en mars 1994, d'abord par la société des rédacteurs du Monde (SRM) puis par les actionnaires du journal. Sous sa direction, une nouvelle formule du quotidien est lancée en 1995, et permet de relancer les ventes. La même année, Le Monde inaugure sa présence sur Internet.

En 2003, il est violemment mis en cause, ainsi qu'Edwy Plenel dans l'essai consacré au quotidien par Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, le livre insistant notamment sur le rôle de Jean-Marie Colombani entre presse et pouvoir dans des dossiers corses[1],[2],[3].

Jean-Marie Colombani reviendra par la suite sur la période dénoncée par l'essai de Péan et Cohen reconnaissant avoir commis « des erreurs » et dénonçant l'appétit de pouvoir et les « enracinements trotskistes profonds » d'Edwy Plenel qui modifieront l'esprit du quotidien[4],[5].

Le 7 novembre 2005, Le Monde publie à nouveau une nouvelle formule, qui propose un profond changement de l'architecture du quotidien.

Il est réélu en 2000 pour un nouveau mandat. Il engage alors le journal dans la construction d'un groupe de presse, aujourd'hui le groupe La Vie-Le Monde. Après avoir tenté en vain de racheter L'Express à Vivendi, il parvient à réaliser un rapprochement le groupe Midi libre et les « Publications de la vie catholique » (La Vie, Télérama…). En octobre 2006, la société des rédacteurs du Monde s'oppose à la création d'un « pôle sud » de la presse quotidienne régionale réunissant les actifs du Monde (Midi libre, L'Indépendant, Centre Presse) et ceux de Lagardère (La Provence, Nice-Matin, Corse-Matin et Var-Matin).

Le 22 mai 2007, le vote des membres de la société des rédacteurs du Monde (SRM) portant sur un troisième mandat de Jean-Marie Colombani à la tête du directoire du groupe s'est conclu par un désaveu. 48,5 % des suffrages se sont exprimés pour une reconduction ; 46,7 % se sont prononcés contre. 60 % des voix étaient cependant nécessaires selon les règles internes du journal. Il n'a donc pas été reconduit par le conseil de surveillance, la SRM disposant d'un droit de veto[6].

À l'occasion de son départ du Monde, il devait percevoir une indemnité de 950 000 €[7].

Le 2 juillet 2007, Pierre Jeantet (recruté un an plus tôt comme directeur général) lui a succédé au poste de président du directoire du groupe Le Monde, accompagné de Bruno Patino comme vice-président, tandis qu'Éric Fottorino (précédemment directeur de la rédaction) lui succède au poste de directeur du journal (les fonctions de président du groupe et de directeur du journal étant désormais dissociées). Ce nouveau directoire démissionne en bloc le 19 décembre 2007 à la suite de désaccords avec la société des rédacteurs du Monde (SRM), Éric Fottorino décidant ensuite de reprendre sa démission (5 janvier 2008).

Essais[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'une quinzaine d'essais principalement consacrés à la vie politique française, notamment aux présidents de la République successifs : François Mitterrand (Portrait du président, Le Mariage blanc, La France sans Mitterrand, Le Double Septennat de François Mitterrand), Jacques Chirac (Le Résident de la République) et Nicolas Sarkozy (Un Américain à Paris).

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Colombani anime une chronique politique hebdomadaire sur France Inter ainsi que l'émission Faces à Faces sur Public Sénat. Il a animé avec Jean-Claude Casanova l'émission La Rumeur du monde sur France Culture. Il a également coanimé les émissions L'Heure de vérité (France 2) et Questions à domicile (TF1, avec Anne Sinclair).

Rapport sur l'adoption[modifier | modifier le code]

Le il remet au président de la République un rapport comportant trente-deux propositions sur l'adoption parentale en France. En effet Nicolas Sarkozy lui avait confié cette mission au mois d'octobre 2007. Jean-Marie Colombani est d'ailleurs lui-même père de deux enfants adoptés.

Internet et actuellement[modifier | modifier le code]

Début 2009, il lance la version française du site d'informations américain Slate avec notamment deux autres anciens journalistes du Monde, Éric Leser et Éric Le Boucher[8].

À partir du chaque lundi il devient éditorialiste pour le journal gratuit Direct Matin[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Contradictions, entretiens avec Anicet Le Pors, Ed. Messidor, 1984
  • L'Utopie calédonienne, Denoël, 1985
  • Portrait du président ou le monarque imaginaire, Gallimard, 1985
  • Le Mariage blanc, en collaboration avec Jean-Yves Lhomeau, Grasset, 1986
  • Questions de confiance, entretiens avec Raymond Barre, Flammarion, 1987
  • Les Héritiers, en collaboration avec Jean-Yves Lhomeau, Flammarion, 1989
  • La France sans Mitterrand, Flammarion, 1992
  • La gauche survivra-t-elle aux socialistes ?, Flammarion, 1994
  • Le Double Septennat de François Mitterrand, en collaboration avec Hugues Portelli, Grasset, 1995
  • De la France en général et de ses dirigeants en particulier, Plon, 1996
  • Le Résident de la République, Stock, 1998
  • La Cinquième ou la République des phratries, en collaboration avec Georgette Elgey, Fayard, 1999
  • Les Infortunes de la République, Grasset, 2000
  • Tous Américains ? Le Monde après le 11 septembre 2001, Grasset, 2002
  • France-Amérique : Déliaisons Dangereuses, en collaboration avec Walter Wells, Jacob-Duvernet, 2004
  • Au fil du Monde, Plon, 2007
  • Rapport sur l'Adoption, La Documentation Française, Mars 2008
  • Un Américain à Paris, Plon, 2008
  • Un Monde à part, (avec Catherine Vincent), Plon, 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, éditions Mille et une nuits, 2003

Décorations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

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  • Jean-Marie Colombani est l'auteur de l'éditorial « Nous sommes tous Américains » publié au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.
  • Dans ses éditoriaux du « Monde », Jean-Marie Colombani a pris position pour Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 1995, pour Jacques Chirac au second tour de la présidentielle de 2002, et pour Ségolène Royal à l’élection présidentielle de 2007.
  • Il est membre du conseil d'orientation de la Fondation écologie d'avenir[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]