Imagerie d'Épinal

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Imagerie d'Epinal
Imagerie Epinal - 01.jpg

Bâtiment de l'Imagerie de nos jours

Présentation
Propriétaire
MAZOUT UNLIMITED (Holding)
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées

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Panneau indiquant la direction de l'Imagerie d'Épinal
version américaine des Aventures de Don Quichotte des imageries Pellerin à Épinal

L'Imagerie d'Épinal (Vosges), où furent imprimées les premières images d'Épinal en série, a été fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin.

Le bâtiment de l'imprimerie Pellerin fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1]. Certaines machines sont classées le 15 avril 1987[2]. La collection de 1 344 bois gravés fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le [3]. Les pierres lithographiques du XIXe siècle sont également classées. L'ensemble de ce patrimoine reste la propriété de l'Imagerie d'Épinal.

Historique[modifier | modifier le code]

Artisanale au départ, l'Imagerie d'Épinal est peu à peu devenue une véritable industrie. Fondée en 1796, l'imagerie utilise initialement une image gravée dans une planche de bois (xylographie). L'impression de la feuille s'effectue alors à l'aide d'une presse à bras, dite « Gutenberg ». Ensuite intervient le coloriste : au moyen de pochoirs, il applique à l'aide d'une brosse ronde les différentes couleurs nécessaires à la finition de l'ouvrage.

Sous le Premier Empire, l'imagerie célèbre l'empereur Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées et ses victoires. Vers 1860, l'apparition de la lithographie offre de plus larges possibilités à l'artiste. Néanmoins, les images d'Épinal ne représentent encore que 2 % du volume d'images colportées en 1860[4].

À l'aube du XXe siècle, la production de l'imagerie est connue dans le monde entier. Les pantins, les théâtres de papier, les constructions puis, lors de la Première Guerre mondiale, les sujets militaires sont autant de domaines où la diffusion est importante.

Au début des années 1980, l'imagerie connaît un essor médiatique relatif en éditant des artistes aussi reconnus que Jacques Tardi ou Fred et en bénéficiant d'une couverture télévisuelle quotidienne via l'émission pour enfants Récré A2 sur Antenne 2.

Cependant, l'entreprise s’écroule peu à peu financièrement ; s'ensuit un dépôt de bilan

En 1984, un groupe de cinquante actionnaires spinaliens décide de recapitaliser l'imagerie pour faire renaître ce patrimoine cher au cœur des Spinaliens et de tous ceux qui ont été bercés depuis leur plus tendre enfance par ces images populaires offertes en récompense aux enfants sages.

La direction de l'entreprise est alors très économe et investit peu dans le développement. L'Imagerie d'Épinal devient alors au fil du temps un écomusée.

En 1989, l'imagerie adapte ses réalisations aux techniques d'impression les plus modernes mais rompt, du fait, avec les techniques historiques de l'atelier ; l'orientation artistique est elle aussi éloignée de celle des origines.

En août 2014, l'Imagerie d'Épinal connaît un tournant important avec sa reprise par deux entrepreneurs originaires de la région : Pacôme Vexlard et Christine Lorimy[5].

Depuis août 2014[modifier | modifier le code]

Lorimy et Vexlard, que l'on retrouve derrière la reprise de l'Imagerie d'Épinal, réalisée en août 2014 avec le soutien de la SEM de l'agglomération Épinal Golbey, sont tous deux originaires de la région, bien qu'ils fassent « carrière » à Paris[6].

La volonté est d'adjoindre à l'activité d'écomusée celle d'une entreprise du patrimoine vivant, selon le label EPV, dont l'imagerie bénéficie. D'un côté, l'atelier se visite tout au long de l'année, et le fonds historique, riche de dizaines de milliers d'images, par le biais d'une large sélection de tirages anciens et récents, continue à être préservé et valorisé. De l'autre, il est fait appel à des illustrateurs et à des dessinateurs de bande dessinée ou de presse contemporains, tels que, entre autres, Serge Bloch, Zoé Thouron, Loustal, ou François Bourgeon, pour stimuler la création. L'Imagerie d'Épinal contribue par ailleurs à la vie artistique et à la transmission de son savoir-faire grâce, notamment, au mécénat auprès de l'École supérieure d'arts de Lorraine (ESAL).

L'objectif affiché est de redonner vie à l'atelier historique, où se trouve réuni un ensemble de machines unique en France[2], et de faire redécouvrir, entre autres, les différents métiers de la lithographie, et les méthodes traditionnelles de production – gravure, impression, coloriage au pochoir et tirage.

Le label Images d'Épinal[modifier | modifier le code]

En août 2014, la qualité des produits est garantie par un label spécifique « Images d’Épinal », validé par le comité éditorial & création de l'Imagerie d'Épinal. Cela consiste à garantir le respect des codes spécifiques des images d'Épinal : une imagerie populaire, inscrite dans son époque et qui peut être narrative, historique, événementielle, ludique, politique, éducative, entre autres.

Ce label marque la volonté de revenir aux véritables images d'Épinal et de valoriser un véritable savoir-faire historique reconnu et désormais encadré par une charte précise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00107141 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b « Notice no PM88001099 », « Notice no PM88001098 », « Notice no PM88001097 », « Notice no PM88001096 », « Notice no PM88001095 », « Notice no PM88001094 », « Notice no PM88001093 », « Notice no PM88001092 », « Notice no PM88001091 », « Notice no PM88001090 », « Notice no PM88001089 », « Notice no PM88001088 », « Notice no PM88001087 », « Notice no PM88001086 », « Notice no PM88001085 », « Notice no PM88001084 », « Notice no PM88001083 », « Notice no PM88001082 », « Notice no PM88001081 », « Notice no PM88001080 », « Notice no PM88001079 », « Notice no PM88001078 », « Notice no PM88000310 », base Palissy, ministère français de la Culture
  3. « Notice no PM88001037 », base Palissy, ministère français de la Culture
  4. Dominique Lerch, Imagerie populaire en Alsace et dans l'Est de la France, Nancy, P.U.N., 1992, p. 134.
  5. « L'imagerie d'Épinal change de propriétaire », dans Libération, 20/08/2014 ; « La célèbre Imagerie d'Épinal change de propriétaire », dans Les Échos, 21/08/2014.
  6. Site de l'Imagerie d'Épinal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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