Aigle impérial

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Aquila heliaca

Aquila heliaca
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Aigle impérial
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Accipitriformes
Famille Accipitridae
Genre Aquila

Espèce

Aquila heliaca
Savigny, 1809

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 04/02/1977

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • habitat permanent
  • zone d'hivernage
  • nidification

Statut de conservation UICN

( VU )
VU C2a(ii) : Vulnérable

L’aigle impérial (Aquila heliaca) est une espèce de rapaces de la famille des Accipitridae. Il est considéré comme une espèce vulnérable dans une grande partie de son aire de répartition. L'aigle ibérique est une espèce proche avec laquelle Aquila heliaca a longtemps été confondue.

Description[modifier | modifier le code]

Il mesure de 68 à 87 cm de longueur pour une envergure de 2 mètres et un poids de 4 kg. Bien que plutôt grand pour un aigle, il est plutôt petit pour le genre Aquila. Il possède un plumage essentiellement noir-brun, avec une nuque jaune crème distinctive et des épaules blanches. Sa tête et son cou sont assez larges et son bec imposant. Ses pattes sont assez largement recouvertes de plumes. Il n'atteint son plumage adulte que dans sa cinquième année[1]. L'aigle impérial possède une technique efficace pour économiser son énergie en migration. Ses larges ailes peuvent profiter des courants thermiques qui sont des colonnes d'air chaud ascendant. Il plane ainsi des heures, décrivant des cercles au-dessus d'un courant, puis se laisse glisser jusqu'au suivant où il recommence son manège.[réf. nécessaire]

Comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

L'aigle impérial est capable de s'attaquer à une large variété de proies, incluant notamment les marmottes et les lièvres. Il peut aussi s'attaquer à d'autres oiseaux, notamment de gibier comme le faisan ou la perdrix, aux poules, à certains corvidés ou encore aux pigeons[2]. Il ne s'attaque cependant à eux qu'au sol, sa grande taille jouant contre lui. Il chasse généralement depuis un perchoir bien qu'il puisse aussi plonger en vol pourvu que la végétation puisse masquer son approche[1].

Reproduction[modifier | modifier le code]

L'aigle impérial est plutôt solitaire et sera rarement vu à plus qu'un couple. Il réalise une parade nuptiale assez impressionnante durant laquelle il vole en cercle en criant. La saison des amours dure entre mars et septembre. Il construit de larges nids de brindilles qui atteignent en moyenne les 1,2 à 1,5 m de large et 60 à 70 cm de profondeur[1]. Il pond entre 2 et 3 œufs sur une période de deux jours, qui éclosent 43 jours plus tard[3].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

L'aigle impérial préfère les milieux ouverts, comme les steppes, avec des arbres isolés. On peut également le trouver dans les milieux sans arbres, mais il ne pourra alors pas y nicher[4].

On le rencontre en période de reproduction principalement dans la steppe eurasienne, depuis la puszta d'Autriche et de Hongrie jusqu'à la Mongolie et le sud-est de la Sibérie, et en hiver dans les pays du sud-est de la Méditerranée, en Afrique du nord-est, en Asie du Sud et en Chine[1].

Statut de protection[modifier | modifier le code]

Autrefois respecté, l'aigle impérial a subi comme de nombreux rapaces l'hostilité des Européens à partir du 17e siècle[5]. Il a ainsi connu un fort déclin, aggravé par la destruction d'arbres où il nichait, la disparition de ses proies et l'empoisonnement volontaire ou involontaire (par exemple via des pièges destinés aux loups, et plus récemment par des pesticides). La Révolution industrielle a accéléré son déclin en offrant à l'homme de nombreux moyens de l'exterminer.

De nombreux efforts de conservation ont permis de faire revenir l'espèce. Elle a notamment été classée comme vulnérable par l'UICN en 1994. Alors qu'on estimait qu'il restait entre 363 et 604 couples en Europe en 1996[6], ce nombre est remonté entre 1800 et 2200 en 2010[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d David A. Christie, Raptors of the world, Houghton Mifflin, (ISBN 0-618-12762-3 et 978-0-618-12762-7, OCLC 46660604, lire en ligne)
  2. Márton Horváth, Béla Solti, Imre Fatér et Tibor Juhász, « Temporal changes in the diet composition of the Eastern Imperial Eagle (Aquila heliaca) in Hungary », Ornis Hungarica, vol. 26, no 1,‎ , p. 1–26 (ISSN 2061-9588, DOI 10.1515/orhu-2018-0001, lire en ligne, consulté le )
  3. Dean Amadon, Eagles, hawks, and falcons of the world, Wellfleet Press, (ISBN 1-55521-472-X et 978-1-55521-472-2, OCLC 20880394, lire en ligne)
  4. Oiseaux.net, « Aigle impérial - Aquila heliaca - Eastern Imperial Eagle », sur www.oiseaux.net (consulté le )
  5. Maarten Bijleveld, « The systematic persecution: A review of historical and more recent examples of the destruction of birds of prey in Europe », dans Birds of Prey in Europe, Macmillan Education UK, (ISBN 978-1-349-02395-0, lire en ligne), p. 1–43
  6. Heredia, B. (1996). International action plan for the Imperial Eagle (Aquila heliaca). Globally Threatened Birds of Europe: Action Plans. Council of Europe Publishing.
  7. Demerdzhiev, D., Horváth, M., Kovács, A., Stoychev, S., & Karyakin, I. (2011). Status and population trend of the eastern imperial eagle (Aquila heliaca) in Europe in the period 2000–2010. Acta zoologica Bulgarica Supplementum, 3, 5-14.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Aigle Impérial
Aquila heliaca - MHNT

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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