Federico Bahamontes

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Federico Bahamontes
Bagamontes675.jpg

Bahamontes en 2005.

Informations
Surnom
L'Aigle de Tolède
Naissance
Nationalité
Spécialité
Équipes professionnelles
1953-1954 Splendid
1955 Terrot-Hutchinson
1956 Girardengo-Icep
1957 Mobylette
1958 Faema-Guerra
1959 Kas
1960 Faema
1961 VOV
1962-1965 Margnat-Paloma-Inuri
Principales victoires
1 championnat
MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne sur route 1958
1 grand tour
Jersey yellow.svg Tour de France 1959
9 classements annexes de grands tours
Mountains.svg Grand Prix de la montagne du Tour de France 1954, 1958, 1959, 1962, 1963 et 1964
Mountains.svg Grand Prix de la montagne du Tour d'Espagne 1957 et 1958
Mountains.svg Grand Prix de la montagne du Tour d'Italie 1956
11 étapes de grands tours
Tour de France (7 étapes)
Tour d'Espagne (3 étapes)
Tour d'Italie (1 étape)

Federico Martín Bahamontes, né le à Santo Domingo-Caudilla (province de Tolède, Espagne), est un coureur cycliste espagnol. Surnommé l'aigle de Tolède, il a été professionnel entre 1954 et 1965, remportant 74 victoires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Alejandro-Federico Martín Bahamontes naît le à Val de Santo Domingo, dans la province de Tolède où son père, Julián Martín, exerce la profession d'ouvrier-cantonnier chargé de la construction et de la réfection des routes. Sa mère, Victoria Bahamontes, est mère au foyer[1]. Federico, l'aîné de la famille, a trois sœurs, prénommées Juliá, Luisa et Carmen[2]. Six mois après sa naissance, la famille s'installe à Tolède car le père y est nommé responsable d'un élevage de poules et de canards, puis se réfugie à Madrid après le siège de l'Alcázar de Tolède pendant la guerre civile. En 1939, la famille regagne Tolède et Federico retourne à l'école. Son père le place très tôt en apprentissage dans un atelier de menuiserie. Peu attiré par la profession, Federico quitte son apprentissage et se fait engager dans un atelier de réparation et de location de bicyclettes, tout en proposant ses services de coursiers à différents commerçants du centre de Tolède[1].

Attiré dans un premier temps par le football, il s'inscrit au départ de sa première course cycliste, organisée par la Phalange, le à Tolède. Deuxième à l'arrivée, celui qui est surnommé la laitue en raison de ses cheveux frisés et de sa maigreur relative par rapport à sa taille, impressionne ses concurrents. Le suivant, il remporte sa première victoire, dans une autre course disputée à Tolède[3].

Carrière amateur[modifier | modifier le code]

En 1948, Federico Bahamontes est sélectionné pour le championnat « Éducation et Repos » à Madrid. Il heurte un spectateur et chute à proximité de l'arrivée et doit se contenter de la cinquième place. En 1949, il remporte ses premiers succès d'envergure avec le Trophée Luis Guijarro et le Tour d'Ávila dont il remporte le classement général et le prix du meilleur grimpeur[4]. En accord avec son père, il décide de se consacrer entièrement au cyclisme. En 1950, il effectue son service militaire au régiment automobile de la Réserve générale. Ses qualités sportives et sa bonne tenue lui valent l'estime de ses chefs et de nombreuses permissions pour s'entraîner. C'est au cours de cette période qu'il rencontre sa future femme, Fermina Aguilar Sánchez. En 1951, il multiplie les succès. Il remporte le titre de champion d'Espagne amateur sur le circuit de Mieres dans les Asturies puis, sur le Tour d'Ávila, il remporte le classement général et le prix du meilleur grimpeur comme deux années plus tôt[5].

Federico Bahamontes intègre la catégorie des indépendants au début de la saison 1952. Inscrit sur la course Madrid-Tolède, à laquelle de nombreux coureurs professionnels prennent part, il ne peut finalement participer car des pièces administratives manquent pour établir sa licence d'indépendant. Autorisé à prendre le départ mais hors concours, il franchit la ligne d'arrivée le premier tandis que la victoire finale revient à Julián Berrendero. Sur le Tour de Castille, il se montre à la hauteur des meilleurs et n'est devancé que par l'Italien Giancarlo Astrua. Il gagne ensuite le Tour d'Albacete. En 1953, il domine la concurrence sur le Tour de Malaga en s'imposant lors de trois des cinq étapes. Il s'adjuge également le championnat de Castille des indépendants, puis participe au Tour de Catalogne où il se classe huitième et remporte le prix du meilleur grimpeur[6].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Révélation sur le Tour de France (1954)[modifier | modifier le code]

Conseillé par Santiago Mostajo, Federico Bahamontes se rend en France au début de l'année 1954 pour participer à la course de côte du Mont-Agel, le . Aligné sous la maillot de la formation Splendid, il surprend les favoris comme Gilbert Bauvin et remporte la victoire. Le suivant, il se classe 4e du Grand Prix de Cannes et fait forte impression : en tête au passage du col du Pilon, il est rejoint dans la descente par les autres coureurs qui le devancent au sprint. Lors du Grand Prix de Monaco, il démontre une nouvelle fois ses qualités de grimpeur en passant en tête à La Turbie[7]. De retour en Espagne, il prend la deuxième place du Grand Prix d'Eibar dont il remporte le prix du meilleur grimpeur. Julián Berrendero, directeur sportif de l'équipe d'Espagne, le retient alors dans sa sélection pour le Tour de France malgré les critiques de la presse qui le juge inexpérimenté. Il lui fixe comme objectif de se battre pour le Grand Prix de la montagne[8].

Dès la première étape pyrénéenne, il franchit en tête le col d'Aubisque, mais en difficulté dans les descentes, les favoris le rattrapent termine à plus de sept minutes du vainqueur à Pau, le Belge Stan Ockers. Le lendemain entre Pau et Luchon, il passe en tête au Tourmalet et au col de Peyresourde. À nouveau en difficulté en descente, il est rejoint par Gilbert Bauvin et se classe deuxième[9]. Entre Toulouse et Millau, il marque de nombreux points dans les différentes ascensions du jour, relâchant son effort une fois le sommet franchi, et se classe dans le même temps que le vainqueur de l'étape, Ferdi Kübler. Il conforte sa première place au classement des grimpeurs en s'échappant dans les 15e et 16e étapes en compagnie de Robert Varnajo, sans toutefois pouvoir disputer la victoire d'étape[10]. Entre Lyon et Grenoble, il passe en tête au sommet du col de Romeyère, escaladé pour la première fois dans l'histoire du Tour, puis, se désintéressant de la descente[11], s'arrête auprès d'un marchand pour lui commander une glace qu'il consomme avant de repartir. Premier dans la rampe de Laffrey, au col Bayard, au col du Galibier ou encore au col de la Faucille lors des étapes suivantes, il s'assure la victoire dans le Grand Prix de la montagne avec un total de 95 points contre 53 à Louison Bobet, le vainqueur du Tour. Au classement général, Federico Bahamontes prend la vingt-cinquième place[10]. Les primes gagnées au sommet des cols lui assurent un gain de 1 240 000 francs, soit plus que ce qu'il a gagné depuis cinq ans qu'il se consacre au cyclisme. Le nouveau « roi de la montagne » comme le surnomme la presse joue de sa popularité pour être engagé sur plusieurs critériums d'après Tour. Le , il est accueilli triomphalement à Tolède et reçu à l'hôtel de ville où le maire le décore. Souhaitant d'ores et déjà assurer sa reconversion, il décide d'investir son argent dans un magasin de cycles, vélomoteurs, armes et accessoires[12].

Au pied du podium sur le Tour et la Vuelta (1956)[modifier | modifier le code]

Federico Bahamontes ouvre sa saison 1956 par la course de côte du mont Faron, disputée en ligne. Devancé par Valentin Huot, il bat Charly Gaul au sprint pour la deuxième place. Il se présente au départ du Tour d'Espagne avec de réelles ambitions. Les premières étapes offrent peu de spectacle avec, principalement, des arrivées au sprint. L'équipe d'Espagne se distingue lors de la 10e étape, un contre-la-montre par équipes à Montjuïc qu'elle achève à la deuxième place, derrière l'équipe de France. Bahamontes prend également la deuxième place du contre-la-montre individuel entre Bayonne et Irun derrière Claude Le Ber, ce qui lui permet de remonter à la troisième place du classement général, à près de quatre minutes de l'Italien Angelo Conterno, leader depuis sa victoire dans la deuxième étape. Il termine finalement quatrième de ce Tour d'Espagne, une déception d'autant plus importante que son principal rival espagnol, Jesús Loroño, se classe deuxième à treize secondes de Conterno[13].

Bahamontes participe ensuite au Tour d'Italie où il se distingue en prenant la deuxième place du contre-la-montre de Saint-Marin derrière Jan Nolten, puis de celui en altitude entre Bologne et San Luca, battu par Charly Gaul. Dans la 18e étape entre Merano et Trente, il attaque avec le Français Jean Dotto et passe en tête du col de Costalunga mais les conditions climatiques épouvantables qui frappent les coureurs, avec des bourrasques de neige, le poussent à l'abandon. Vainqueur de l'étape, Charly Gaul remporte également le Giro[14].

Federico Bahamontes est aligné sur le Tour de France 1956 à la tête de l'équipe d'Espagne en compagnie de son rival, Jésus Loroño. Dès la première étape, les Espagnols sont en déroute, à l'exception de Miguel Poblet. Bahamontes finit 62e à plus de 11 minutes du vainqueur André Darrigade. Il se reprend lors de la quatrième étape, un contre-la-montre sur le circuit de Rouen-les-Essarts, qu'il termine au troisième rang derrière Charly Gaul et Jean Brankart. À la sortie des Pyrénées, où il est passé à l'offensive, sans succès, il pointe au 28e rang à près de quarante-cinq minutes du nouveau maillot jaune, Jan Adriaensens. Échappé dans la 14e étape entre Toulouse et Montpellier, il se classe quatrième, dans le même temps que le vainqueur Roger Hassenforder et reprend 17 minutes au peloton. Le journaliste Albert Baker d'Isy souligne la performance de Bahamontes dans les colonnes de Miroir-Sprint, insistant sur le fait que le coureur espagnol, principalement attendu en montagne a cette fois profité d'une étape de plaine pour refaire une partie de son retard, ce qui lui permet d'envisager à nouveau la victoire finale dans ce Tour de France malgré sa 17e place au classement général[15]. Lors des étapes suivantes, il gagne encore quelques places[16].

La première étape alpestre entre Gap et Turin ne permet pas de creuser les écarts entre les favoris malgré l'ascension de plusieurs cols dont celui d'Izoard. Entre Turin et Grenoble, Bahamontes ne parvient pas à distancer ses concurrents dans les montées. Au contraire, c'est lui qui est lâché dans le descente du col de la Croix-de-Fer. Il franchit la ligne d'arrivée en compagnie de Roger Walkowiak, le nouveau maillot jaune, à sept minutes de Charly Gaul, vainqueur de l'étape. Sixième du classement général, le coureur espagnol n'a plus aucune chance de remporter le Tour, mais il met à profit le contre-la-montre entre Saint-Étienne et Lyon, remporté par son compatriote Miguel Bover, pour remonter à la quatrième place, tandis que Walkowiak s'assure la victoire finale[17].

Le , Federico Bahamontes et Fermina Aguilar Sánchez se marient à la mairie de Tolède, tandis que l'office religieux se tient à la cathédrale de la ville[18].

Deuxième du Tour d'Espagne (1957)[modifier | modifier le code]

La rivalité entre Jesús Loroño et Federico Bahamontes s'accroît encore sur le Tour d'Espagne 1957 alors que la mésentente règne au sein de l'équipe espagnole. Bahamontes remporte la troisième étape et prend la tête du classement général. Salvador Botella, qui est pourtant son coéquipier, l'attaque dans l'étape entre Valladolid et Madrid et lui ravit le maillot de leader. Vexé, Bahamontes le reprend deux étapes plus tard. Loroño, qui n'accepte pas la suprématie de Bahamontes, s'entend avec Bernardo Ruiz, avec qui il s'échappe en compagnie de quelques coureurs italiens dans la 10e étape. À l'arrière, Bahamontes roule pour défendre son maillot, mais doit abandonner la poursuite alors que le directeur sportif espagnol, Luis Puig, lui donne l'ordre de ne plus rouler. À l'arrivée de l'étape à Tortosa, son retard atteint 22 minutes. La mort dans l'âme, il doit abandonner tout espoir de succès dans ce Tour d'Espagne qu'il achève au deuxième rang derrière Loroño[19].

Au départ du Tour de France, Bahamontes nourrit de grandes ambitions. Il se glisse dans des échappées lors des 3e et 4e étapes et figure alors au quatrième rang du classement général à un peu moins de sept minutes du maillot jaune, Gilbert Bauvin. La forme qu'il affiche et les conditions caniculaires qui frappent ce début de Tour le placent au premier rang des favoris selon le journaliste Roger Bastide, qui précise : « Bahamontes n'a qu'un seul point faible, c'est...Jésus Loroño ». Les relations entre les deux hommes sont une nouvelle fois tendues et c'est pour contrer ce dernier que Bahamontes attaque dans l'ascension du collet du Linge, lors de l'étape Metz-Colmar. Le faible pourcentage de la pente ne permet pas de créer un grand écart mais il suffit à Bahamontes pour prouver sa supériorité dans les ascensions. Directeur du Tour, Jacques Goddet déclare alors dans le journal L'Équipe : « L'Aigle de Tolède va planer dans la haute montagne. » Ce surnom est alors repris par l'ensemble des suiveurs[20].

Il abandonne pourtant dans la 9e étape entre Besançon et Thonon-les-Bains, malgré l'insistance de ses coéquipiers et de l'encadrement de l'équipe d'Espagne qui l'exhortent à poursuivre la route. Il explique cet abandon par une douleur au bras due à une piqûre intraveineuse de calcium administrée par son directeur sportif Luis Puig et qui l'empêche de tenir son guidon. Le docteur Pierre Dumas examine Bahamontes et confirme les déclarations du coureur. Selon la législation française, seuls les médecins sont habilités à pratiquer ces piqûres intraveineuses, ce qui amène les organisateurs du Tour à exiger auprès de la fédération espagnole qu'un autre directeur sportif soit nommé à la tête de l'équipe d'Espagne lors des éditions suivantes[21].

Champion d'Espagne (1958)[modifier | modifier le code]

Federico Bahamontes participe aux trois grands tours lors de la saison 1958. Sur le Tour d'Espagne, sa rivalité avec Jesús Loroño fragilise une nouvelle fois l'équipe d'Espagne. Dans la troisième étape entre Pampelune et Saragosse, il attaque avec les Français Jean Stablinski et François Mahé et quelques coureurs régionaux tandis qu'à l'arrière, Loroño dirige la poursuite. Les efforts consentis par les deux hommes leurs sont fatals lors de l'étape suivante, au cours de laquelle ils sont distancés. Malgré l'intervention du directeur sportif Luis Puig, les deux rivaux refusent de s'entraider. La victoire finale revient à Stablinski tandis que Bahamontes doit se contenter de la sixième place[22]. Les deux coureurs espagnols sont largement conspués par le public à l'arrivée à Madrid[23].

Revanchard, Federico Bahamontes gagne la 4e étape du Tour d'Italie en devançant Charly Gaul dans la montée finale vers Superga. Diminué par une chute dans la 13e étape, il ne se classe que quatrième du contre-la-montre en côte de Saint-Marin, puis ne peut jouer un rôle majeur dans la traversée des Dolomites. Trop éloigné au classement général, il perd également la tête du Grand Prix de la montagne au profit du Belge Jean Brankart[24].

L'équipe espagnole sur le Tour de France 1958 est dirigée par l'ancien coureur Dalmacio Langarica. Dans la deuxième étape qui emprunte de nombreux secteurs pavés, Bahamontes est peu à l'aise et concède plus de neuf minutes de retard sur le vainqueur du jour. Par ailleurs, des douleurs au ventre font craindre qu'il souffre d'un début d'appendicite. À l'issue du contre-la-montre de la 8e étape, il n'occupe que le 63e rang du classement général, à près de 29 minutes du maillot jaune André Darrigade et surtout très loin des deux favoris du Tour, Charly Gaul et Jacques Anquetil[25].

Victoire dans le Tour de France (1959)[modifier | modifier le code]

Contraint à l'abandon en 1957 et dominé en montagne par Charly Gaul en 1958, il remporte le Tour de France 1959[26], bien qu'il ne fût pas au départ regardé comme un des favoris. Toutefois, une longue échappée dans les Pyrénées et sa victoire dans l’étape contre-la-montre de Puy-de-Dôme lui donnèrent une avance importante. Dans les Alpes, il s’allia avec Charly Gaul, grimpeur lui aussi, et, même si Henry Anglade et Jacques Anquetil réussirent à lui reprendre du temps, ils ne purent constituer une menace pour le coureur espagnol, qui disposait à la fin du Tour de plus de quatre minutes sur Anglade, classé deuxième. Il est ainsi devenu le premier coureur espagnol à remporter le Tour de France

En 1963, il termine à la 2e place derrière Jacques Anquetil. Ils avaient fait jeu égal aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées, mais Anquetil lui donna le coup de grâce dans le contre la montre, gagnant ainsi son 4e Tour. Un an plus tard, en 1964, Bahamontes, âgé de 36 ans, termine de nouveau sur le podium à Paris, 3e derrière Anquetil et Raymond Poulidor, en ayant remporté 2 grandes étapes de montagne.

Considéré comme un des plus grands grimpeurs de l'histoire du cyclisme, il a remporté le Grand Prix de la Montagne deux fois dans la Vuelta, une fois dans le Giro et six fois dans le Tour de France (1954, 1958, 1959, 1962, 1963, 1964), ainsi que des étapes de montagne dans les 3 grands tours. Il n'a toutefois jamais réussi remporter le Tour d'Espagne, finissant néanmoins 2e en 1957.

Capable à la fois d'effectuer des raids victorieux dans de longues étapes d'enchaînements de cols, impressionnant d'aisance sur les montées "sèches" (voir les images saisissantes de sa victoire dans le contre la montre du Puy de Dôme sur le Tour de France 1959 quand il dépasse et laisse sur place Roger Rivière) il possédait également une qualité de démarrage exceptionnelle en côte. Toutefois, ses faiblesses dans les descentes, séquelles d'une grave chute au début de sa carrière, l'empêchèrent à coup sûr de remporter certaines courses.

Il réside toujours à Tolède.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2002, Federico Bahamontes fait partie des 44 coureurs retenus dans le « Hall of Fame » de l'Union cycliste internationale[27]. Un hommage lui est rendu par les organisateurs du Tour de France au départ de la 6e étape du Tour de France 2009 à Gérone pour célébrer le cinquantième anniversaire de sa victoire dans l'épreuve[28]. Cette même année, une cérémonie en son honneur se tient à Madrid à l'initiative du journal Marca, lors de laquelle Bruno Delaye, ambassadeur de France à Madrid, lui offre une plaque commémorative au nom de la République française[29]. En 2013, à l'occasion de la centième édition du Tour de France, un jury réuni par L'Équipe magazine désigne Federico Bahamontes comme le meilleur grimpeur de l'histoire de l'épreuve. Heureux de recevoir ce prix qu'il considère comme « mérité », il se montre véhément envers Richard Virenque, qui détient le record du nombre de maillots à pois portés à Paris avec sept victoires, soit une de plus que lui : « Il ne m'arrive pas à la cheville. Qu'il ne m'en veuille pas, mais, si lui il est grimpeur, moi, je suis Napoléon[30] ! » En 2014, lors de la cérémonie des Premios Nacionales del Deporte 2013, il reçoit des mains du roi Felipe VI le prix Francisco Fernández Ochoa pour l'ensemble de sa carrière[31],[32]. En 2016, la municipalité de Tolède, avec le soutien de la Fundación Soliss, annonce qu'une statue rendant hommage au coureur sera installée dans la montée du Miradero, à proximité du palais des Congrès de la ville[33]. Un musée lui est dédié dans les bâtiments de la société Würth à Seseña, cependant la ville de Tolède annonce en 2015 sa volonté de transférer ce musée dans de nouveaux locaux au sein de la ville[34].

Federico Bahamontes est cité dans le film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Le personnage principal, Amélie, trouve dans l'appartement qu'elle occupe une boîte de jouets que l'ancien propriétaire a oublié et la lui rend. À ce moment-là l'homme, qui est déjà d'âge moyen, se rappelle son enfance, au cours de laquelle il a suivi avec passion la victoire de Bahamontes dans le Tour de France 1959[35].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

10 participations.

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

7 participations.

  • 1955 : 21e du classement général.
  • 1956 : 4e du classement général.
  • 1957 : 2e du classement général, Mountains.svg Vainqueur du classement de la montagne et vainqueur de la 3e étape.
  • 1958 : 6e du classement général et Mountains.svg Vainqueur du classement de la montagne.
  • 1959 : abandon et vainqueur de la 4e étape.
  • 1960 : abandon et vainqueur de la 13e étape.
  • 1965 : 10e du classement général.

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations.

  • 1956 : abandon.
  • 1958 : 17e du classement général et vainqueur de la 4e étape.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ollivier 2000, p. 7-10.
  2. Ollivier 2000, p. 12.
  3. Ollivier 2000, p. 11-13.
  4. Ollivier 2000, p. 16.
  5. Ollivier 2000, p. 16-19.
  6. Ollivier 2000, p. 20-21.
  7. Ollivier 2000, p. 24-25.
  8. Ollivier 2000, p. 26-27.
  9. Ollivier 2000, p. 30-33.
  10. a et b Ollivier 2000, p. 35-40.
  11. Hervé Paturle et Guillaume Rebière, Un Siècle de Cyclisme, Calmann Lévy, (ISBN 2-7021-3514-5), p. 199.
  12. Ollivier 2000, p. 41-42.
  13. Ollivier 2000, p. 43-44.
  14. Ollivier 2000, p. 45.
  15. Ollivier 2000, p. 47-51.
  16. Ollivier 2000, p. 53.
  17. Ollivier 2000, p. 56-59.
  18. Ollivier 2000, p. 61.
  19. Ollivier 2000, p. 63-66.
  20. Ollivier 2000, p. 67-72.
  21. Ollivier 2000, p. 73-80.
  22. Ollivier 2000, p. 81-84.
  23. Ollivier 2000, p. 85.
  24. Ollivier 2000, p. 85-87.
  25. Ollivier 2000, p. 89-90.
  26. « Les coureurs en vue », sur www.ledicodutour.com (consulté le 17 juillet 2009)
  27. « 14 avril 2002 : les 100 ans de Paris-Roubaix et l'inauguration du CMC de l'UCI à Aigle », sur uci.ch, Union cycliste internationale,‎ (consulté le 22 septembre 2016).
  28. Jean-Louis Aragon, « Un géant en roue libre », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ .
  29. (es) « Homenaje a Bahamontes 50 años después de ganar el Tour », sur ecodiario.eleconomista.es, El Economista,‎ .
  30. « Bahamontes : «Ce prix est mérité» », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ .
  31. (es) « Bahmontes recibe el Premio Nacional del Deporte de manos del Rey », sur abc.es, ABC,‎ (consulté le 21 octobre 2016).
  32. (es) « Premios Nacionales del Deporte 2013 », sur csd.gob.es, Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports,‎ .
  33. (es) « Bahamontes tendrá su estatua en Toledo », sur marca.com, Marca,‎ (consulté le 21 octobre 2016).
  34. (es) « Tolón anuncia que el Ayuntamiento trabajará para traer el Museo de Bahamontes a Toledo », sur europapress.es, Europa Press,‎ (consulté le 21 octobre 2016).
  35. Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain: Scénario du film, LettMotif, (ISBN 9782367160030), « séq. 35 ».
  36. Lors de l'édition 1956 du Giro, deux trophées étaient mis en jeu : le Trofeo Appennini gagné par Federico Bahamontes, et le Trofeo Dolomiti remporté par Charly Gaul.
  37. Il y a deux éditions en 1965. Federico Bahamontes gagne la première et termine second lors de la deuxième édition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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