Antonin Magne

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Antonin Magne
Antonin Magne Dédicace.jpg

Carte postale dédicacée par Antonin Magne

Informations
Surnom
Tonin le Sage
Naissance
Décès
Nationalité
Spécialité
route
Frère
Distinction
Équipes professionnelles
1926-1930 Alleluia-Wolber
1931-1938 France Sport
1939 Magne-Mercier-Hutchinson
1940-1941 Mercier-Hutchinson
Équipes dirigées
1953 Mercier-Hutchinson
1954-1969 Mercier-BP-Hutchinson
Principales victoires

2 grands tours
Leader du classement général Tour de France 1931 et 1934
1 championnat
Jersey rainbow.svg Champion du monde sur route 1936
9 étapes de grand tour

Tour de France (9 étapes)

Antoine dit Antonin Magne, né le à Ytrac (Cantal) et mort le à Arcachon, est un coureur cycliste français, dit Tonin-la-méthode. Il a notamment remporté le Tour de France en 1931 et 1934 et le championnat du monde sur route en 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Antonin Magne naît le 15 février 1904 à Ytrac, un village du Cantal où ses parents, Pierre Magne et Elisa Lavigne exercent la profession de cultivateurs. La famille s'installe plus tard à Livry-Gargan où elle loue une ferme. Antonin Magne se passionne alors pour les locomotives et rêve de devenir cheminot mais c'est chez un vendeur de vélos qu'il devient finalement apprenti[1]. Passionné de vélo, il s'entraîne d'arrache-pieds et remporte sa première grande victoire en 1923, à l'âge de 19 ans, sur le Circuit des Monts du Roannais[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Premiers succès (1926-1930)[modifier | modifier le code]

Il fait ses débuts chez les professionnels au sein de la formation Alléluia-Wolber en 1926[3], année lors de laquelle il remporte sa première victoire professionnelle, le Paris-Saint-Quentin[2]. L'année suivante, il se distingue en remportant le GP Wolber et Paris-Limoges[4]. Il participe également à son premier Tour de France en compagnie d'André Leducq. Pour ses débuts dans l'épreuve, il remporte la quatorzième étape entre Marseille et Toulon[5] et se place au sixième rang du classement général[3],[4]. Son frère Pierre, de deux ans son cadet, fait également ses débuts de l'épreuve au sein de la même équipe[6].

Pour sa deuxième participation au Tour de France, en 1928, Antonin Magne se classe à nouveau sixième, mais remporte cette fois deux étapes : il s'impose d'abord à Grenoble pour la 13e étape, puis remporte la 21e étape à Dieppe, à la veille de l'arrivée. En 1929, il gagne son deuxième Paris-Limoges et s'impose également sur le Circuit des villes d'eaux d'Auvergne avant de se classer 7e du Tour de France[4].

En 1930, Antonin Magne obtient des résultats importants : il remporte la première et la troisième étape du Tour du Pays basque, dont il se classe 2e, et termine 3e de Paris-Roubaix[4]. Le Tour se dispute cette année-là pour la première fois par équipes nationales et non par équipes de marques. Antonin Magne est alors sélectionné en équipe de France. Lors de la 9e étape entre Pau et Luchon, il accompagne longtemps son frère Pierre, son coéquipier André Leducq et l'Italien Alfredo Binda, finalement vainqueur de l'étape. Antonin Magne remonte alors à la deuxième place du classement général tandis qu'André Leducq revêt le maillot jaune aux dépens de l'Italien Learco Guerra, qui a concédé 13 minutes sur l'étape[7]. Antonin Magne remporte la 12e étape entre Montpellier et Marseille, puis perd du temps lors de la 14e étape de Cannes à Nice. La 16e étape marque un tournant dans l'épreuve : André Leducq chute une première fois dans le col du Galibier, puis dans la descente du col du Télégraphe, s'entaillant le genou gauche[8]. Antonin Magne apporte alors de l'aide à son leader, découragé, accompagné des autres membres de l'équipe de France, Charles Pélissier, Marcel Bidot et Pierre Magne. Les Français rejoignent finalement l'homme de tête, Learco Guerra, après une chasse de deux heures, permettant même à André Leducq de s'imposer sur la ligne d'arrivée à Évian[9]. Antonin Magne réalise ainsi un excellent Tour : il apporte tout au long de l'épreuve une aide précieuse à son leader André Leducq, finalement vainqueur à Paris, tandis qu'il se classe au troisième rang et monte ainsi pour la première fois sur le podium du Tour[3].

Deux victoires sur le Tour de France (1931-1934)[modifier | modifier le code]

Antonin Magne prend le départ du Tour de France 1931 en tant que leader désigné de l'équipe de France, malgré la présence dans ses rangs du vainqueur sortant, André Leducq. Il s'empare du maillot jaune à l'issue de la 9e étape entre Pau et Luchon. Devancé par un groupe de coureurs échappés, dont le Belge Jef Demuysere, dans les cols d'Aubisque et du Tourmalet, Antonin Magne revient sur la tête de course dans la descente de ce dernier. Il profite de la crevaison de son rival belge pour partir seul en tête dans le col de Peyresourde et franchir la ligne d'arrivée en vainqueur avec min 42 s d'avance sur le coureur italien Antonio Pesenti et plus de huit minutes sur le duo belge composé de Jef Demuysere et Maurice De Waele. Antonin Magne s'empare également du maillot jaune, avec plus de neuf minutes d'avance sur son plus proche poursuivant, bénéficiant notamment des bonifications attribuées au vainqueur de l'étape[10].

Alors que l'emprise de l'équipe de France sur la course semble certaine, le maillot jaune d'Antonin Magne est menacé lors de la traversée des Alpes. Les Italiens Antonio Pesenti, Eugenio Gestri et Felice Gremo passent à l'attaque dans la 14e étape entre Cannes et Nice, obligeant le leader de la course à mener seul la chasse et à concéder plusieurs minutes[10]. Lors de l'étape suivante, entre Nice et Gap, c'est le Belge Jef Demuysere qui lance une offensive et remporte l'étape. Antonin Magne, victime de plusieurs incidents mécaniques, concède alors min 22 s, un retard qui aurait pu s'avérer plus conséquent sans l'aide de son coéquipier Charles Pélissier[11]. Le maillot jaune est poussé dans ses derniers retranchements lors de l'avant-dernière étape entre Charleville et Malo-les-Bains. Il subit pendant 170 kilomètres, sous une pluie battante, les attaques conjuguées des Belges Jef Demuysere et Gaston Rebry. Malmené dans les secteurs pavés, Antonin Magne fournit d'importants efforts pour ne pas se laisser décrocher. Il franchit la ligne d'arrivée en compagnie de Jef Demuysere, à onze secondes de Gaston Rebry, vainqueur de l'étape, et conserve finalement la première place du classement général. Il est sacré le lendemain à Paris et remporte ainsi son premier Tour de France, le deuxième consécutif pour l'équipe de France[10],[6].

En 1932, Antonin Magne ne prend pas le départ du Tour de France dont il est pourtant tenant du titre. Il remporte cette année-là deux victoires mineures, le Circuit des Pyrénées-Orientales et la 2e étape du Grand Prix de l'Écho d'Alger[12]. De retour sur le Tour de France 1933, Antonin Magne prend la 8e place du classement général final dominé par son compatriote et coéquipier Georges Speicher. Il se classe également 2e du premier Grand Prix de la montagne avec 81 points, un classement dominé par l'Espagnol Vicente Trueba avec 134 points[13]. Cette même année, il se classe 2e de Paris-Tours et 2e des championnats du monde derrière Georges Speicher sur le circuit de Linas-Montlhéry[14].

Georges Speicher, tenant du titre, remporte la première étape du Tour de France 1934. Le lendemain, il est victime d'une cassure dans le peloton sur la deuxième étape entre Lille et Charleville et concède plus de 15 minutes. Deuxième de l'étape derrière son compatriote René Le Grevès, Antonin Magne revêt le maillot jaune. L'équipe de France confirme sa domination sur l'épreuve en remportant les sept premières étapes tandis qu'Antonin Magne conserve le maillot jaune avec min 57 s d'avance sur l'Italien Giuseppe Martano. Deuxième à Grenoble et Cannes, vainqueur d'étape à Gap, ce dernier se rapproche à min 5 s d'Antonin Magne à la sortie des Alpes[15]. La traversée des Pyrénées forge alors la légende de ce Tour. Lors la 15e étape entre Perpignan et Ax-les-Thermes, Antonin Magne chute dans la descente du col de Puymorens et brise sa roue, tandis que Giuseppe Martano profite de l'incident pour distancer le maillot jaune. Le jeune René Vietto, âgé de vingt ans et qui a ébloui tous les suiveurs du Tour par ses talents de grimpeur en remportant trois étapes dans les Alpes, se sacrifie pour son leader et lui offre sa roue[16]. Malheureusement pour Antonin Magne, le cadre de son vélo est lui aussi endommagé par la chute et le maillot jaune doit s'arrêter quelques centaines de mètres plus loin, puis repart avec le vélo de Georges Speicher. Grâce au sacrifice de ses deux coéquipiers, Antonin Magne limite son retard à 45 secondes sur Giuseppe Martano[17]. Le lendemain, entre Ax-les-Thermes et Luchon, René Vietto est en tête de la course. Averti qu'Antonin Magne est arrêté dans la descente du col de Portet-d'Aspet, victime d'un incident technique, René Vietto fait demi-tour pour porter une nouvelle fois assistance à son leader en lui cédant son vélo. Grâce à ce second sacrifice de René Vietto, puis à l'aide de Roger Lapébie, qui roule avec lui en fin d'étape, Antonin Magne rejoint avant l'arrivée le groupe des favoris dans lequel figure son rival Giuseppe Martano. Comme lors de l'étape précédente, Antonin Magne conserve la première place du classement général[16]. Il remporte sa première étape le lendemain, entre Luchon et Tarbes, profitant des cols de Peyresourde et d'Aspin pour distancer Giuseppe Martano de près de 13 minutes[18]. Il se distingue également en s'imposant entre La Roche-sur-Yon et Nantes lors du premier contre-la-montre individuel de l'histoire du Tour de France[19]. Maillot jaune depuis la deuxième étape, Antonin Magne le conserve jusqu'à Paris et remporte ainsi son deuxième Tour de France, avec plus de 27 minutes d'avance sur Giuseppe Martano et 52 minutes sur son compatriote Roger Lapébie qui complète le podium. En plus de la victoire au général, l'équipe de France assomme l'épreuve avec dix-neuf victoires d'étapes et le prix du meilleur grimpeur pour René Vietto[20].

Titre de champion du monde et derniers succès (1934-1939)[modifier | modifier le code]

Sylvère Maes (à gauche) domine Antonin Magne sur le Tour de France 1936.

Présent sur le Tour de France 1935 pour défendre son titre, Antonin Magne quitte la course dès la septième étape. Percuté par une voiture dans le col du Télégraphe, il est gravement blessé et ne peut reprendre la route. Il occupait alors la deuxième place du classement général derrière le Belge Romain Maes, futur vainqueur, à près de quatre minutes[21].

Antonin Magne prend le départ du Tour de France 1936 en tant que leader de l'équipe de France. C'est pourtant son coéquipier Maurice Archambaud qui revêt le maillot jaune après sa victoire d'étape à Belfort, mais ce dernier, blessé au cours de l'étape entre Évian et Aix-les-Bains, doit céder le maillot jaune au Belge Sylvère Maes à Briançon, au soir de la 8e étape[22]. Arrivé parmi les favoris, Antonin Magne en profite pour remonter à la troisième place du classement général derrière le Luxembourgeois Pierre Clemens et à moins de deux minutes du leader. Il décide alors d'attaquer le lendemain sur les pentes du col d'Izoard mais ne parvient pas à distancer Sylvère Maes. Il perd même une minute sur ce dernier à l'arrivée à Digne, puis une autre dans l'étape suivante qui conduit le peloton à Nice. Les deux contre-la-montre par équipes organisés entre Nîmes et Montpellier puis Narbonne et Perpignan ne changent pas la donne : les Belges s'imposent et Sylvère Maes creuse plus encore l'écart avec Antonin Magne, relégué à près de 8 minutes au pied des Pyrénées. La deuxième place du classement général, occupée par le Belge Félicien Vervaecke, semble elle aussi s'éloigner pour Antonin Magne. La grande étape pyrénéenne entre Luchon et Pau apparaît comme sa dernière chance de s'emparer du maillot jaune. Il attaque alors dans la montée du col du Tourmalet avant de sombrer littéralement, accusant désormais un retard de plus de 26 minutes au classement général. Il remonte toutefois à la deuxième place, bénéficiant d'une pénalité de dix minutes infligée à Félicien Vervaecke, mais recule à nouveau après les deux victoires belges en contre-la-montre par équipes à La Rochelle et Cholet. L'équipe de France met fin à la domination belge face au chronomètre lors de l'avant-dernière étape entre Vire et Caen, ce qui permet finalement à Antonin Magne d'achever ce Tour de France à la deuxième place du classement général[23].

Antonin Magne remporte l'un des plus beaux titres de sa carrière le 3 septembre 1936 sur le circuit de Bremgarten, près de Berne, où se déroulent les championnats du monde. Il attaque dès le cinquantième kilomètre et mène une échappée en compagnie d'une dizaine de coureurs, alors que les conditions météorologiques sont éprouvantes, dans le froid et la pluie. Il se détache à 70 kilomètres de l'arrivée, après avoir brûlé le ravitaillement, pour former un groupe de trois avec le Belge Gustaaf Deloor et le Danois Werner Grundahl Hansen. Alors que le peloton se rapproche à moins de trois minutes, il relance l'allure et se retrouve seul après la crevaison de ses deux compagnons d'échappée. Intouchable, il franchit la ligne d'arrivée en tête en devançant l'Italien Aldo Bini de min 27 s. Il devient ainsi le deuxième français à revêtir le maillot arc-en-ciel après Georges Speicher en 1933[24],[3].

Antonin Magne fait la démonstration de ses fantastiques qualités de rouleur en remportant à trois reprises le Grand Prix des Nations, une épreuve contre-la-montre individuelle, en 1934, 1935 et 1936[4]. Le challenge Sedis, qui récompense le meilleur cycliste routier professionnel de la saison en France, lui est attribué en 1934 et 1936[25].

Pour sa dernière participation au Tour de France, en 1938, Antonin Magne se distingue lors de la dernière étape. Il sort du peloton en compagnie de son ami André Leducq à 55 kilomètres de l'arrivée. Les deux coureurs se relaient et résistent au retour du peloton. Ils franchissent la ligne d'arrivée sous les applaudissements des 50 000 spectateurs du Parc des Princes en se tenant par l'épaule et sont classés premiers ex æquo de l'étape[3]. Il avait auparavant remporté le secteur c de la 10e étape. Il obtient finalement la 8e place du classement général[4].

Après carrière[modifier | modifier le code]

En 1945, Antonin Magne devient directeur sportif de l'équipe Mercier, un poste qu'il occupe pendant vingt-quatre ans, jusqu'en 1969. Il se distingue alors par son style inimitable, portant une blouse blanche et un béret basque. Il dirige notamment des coureurs de classe mondiale comme Louison Bobet, Raymond Poulidor, Rik Van Steenbergen ou Raymond Impanis[6].

Style et personnalité[modifier | modifier le code]

Le journaliste Jacques Augendre décrit Antonin Magne comme un « Auvergnat pur-sang, représentatif de la France profonde, [...] un paysan au sens le plus noble du terme, un homme de la terre élevé dans l'esprit des traditions rurales par un père qu'il vénérait et fortement attaché aux valeurs du travail[6]. » Il le présente également comme « un modèle de méthode, d'application et de conscience professionnelle », un coureur doté de « qualités foncières » auxquelles il ajoutait « un courage exemplaire ». Il préparait le Tour de France de façon méticuleuse et s'installait ainsi pendant un mois en début de saison à l'Hôtel de France de Nay, dans les Pyrénées, d'où il organisait des sorties pour reconnaître les cols[6]. Son côté travailleur et méticuleux lui vaut d'être surnommé Tonin le sage, Tonin le taciturne[26] ou encore Tonin la méthode[27]. Dans un entretien accordé à Vélo Magazine en février 1981, le directeur du Tour de France Jean-Marie Leblanc salue « dix-huit années de compétition, vingt-cinq années de direction sportive et dix années de fédéralisme : l'addition édifiante des services rendus au cyclisme » et reconnaît la discipline de vie du champion cycliste : « il y a chez ce cacique du cyclisme français quelque chose du Booz de Victor Hugo : cet homme marchait pur, loin des sentiers obliques[24]. » Il était l'un des coureurs préférés de l'écrivain Louis Nucéra, qui lui consacre plusieurs passages de son livre Mes rayons de soleil et déclare à propos du champion : « En lui, le dédain du style et des règles n'avait pas place. La vertu lui servait de mors, la volonté d'aiguillon. On racontait que la nuit, pour forger sa détermination, il se levait à trois reprises, quittait sa maison, soulevait une pierre très lourde, la transportait et la posait dans un coin de son jardin, là où il avait prémédité de le faire. Si la vraie liberté est de pouvoir agir sur soi, il en donnait l'exemple[28]. »

En tant que directeur sportif, Antonin Magne incarnait selon Jacques Augendre « une probité et une éthique qu'il transmettait à ses poulains. » La devise la gloire ne peut être où la vertu n'est pas, empruntée au poète Alphonse de Lamartine, figurait ainsi sur son papier à lettres. Louis Caput, son successeur à la tête de l'équipe Mercier, lui rend également hommage : « Maître Tonin avait été un grand champion. Il fut aussi un grand éducateur de l'esprit et du corps, car ce fut un précurseur en matière de diététique[6]. » Adepte de la radiesthésie, il auscultait ses coureurs à l'aide d'un pendule, et révéla ainsi peu avant sa mort à propos de Raymond Poulidor : « Ce garçon m'est aussitôt apparu comme un athlète d'une riche nature aux qualités hors du commun. Malheureusement, j'ai aussi constaté que la période juin-juillet lui était néfaste. Ses échecs dans le Tour relèvent de la fatalité et confirment le verdict du pendule[6]. »

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Antonin Magne est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1962. Il reçoit également le Guidon d'or en 1968[6]. Plusieurs lieux évoquent sa mémoire. Son nom est donné à une avenue d'Ytrac, sa ville natale[2]. La ville de Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, où il vécut une partie de sa vie, lui rend hommage en accueillant une étape du Tour de France 2004, l'année du centenaire de sa naissance. Une stèle à sa mémoire est érigée sur le square Haringey[1]. Une course cyclosportive, « L'Antonin Magne », est organisée chaque année le deuxième dimanche de juillet au départ d'Aurillac[29].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Antonin Magne
cycliste français (1904-1983)

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Antonin Magne fait partie des coureurs ayant remporté au moins deux étapes du Tour de France sur plus de dix années.

  • 1927 : 6e, vainqueur d'étape
  • 1928 : 6e, vainqueur de deux étapes
  • 1929 : 7e
  • 1930 : 3e, vainqueur d'étape
  • 1931 : Leader du classement général vainqueur du classement général et d'une étape
  • 1933 : 8e
  • 1934 : Leader du classement général vainqueur du classement général et de deux étapes
  • 1935 : abandon
  • 1936 : 2e
  • 1938 : 8e, vainqueur de deux étapes

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Antonin Magne, un champion livryen », sur le site de la mairie de Livry-Gargan,‎ (consulté le 3 juillet 2016).
  2. a, b et c Marcel Yves Croute, « Tonin la méthode, fils d'Ytrac » [PDF], sur aprogemere.fr, Association pour la Promotion de la Généalogie et la Mémoire Régionale,‎ (consulté le 3 juillet 2016).
  3. a, b, c, d et e Pierre Lagrue, « Magne Antonin (1904-1983) », Encyclopædia Universalis (consulté le 3 juillet 2016) (inscription nécessaire).
  4. a, b, c, d, e et f « Palmarès d'Antonin Magne », sur siteducyclisme.net (consulté le 3 juillet 2016).
  5. The Story of the Tour de France, p. 87.
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Jacques Augendre, Petites histoires secrètes du Tour..., Solar, (ISBN 978-2-263-06987-1), p. 266-267.
  7. The Story of the Tour de France, p. 97.
  8. Cazeneuve 2010, p. 48.
  9. The Story of the Tour de France, p. 99.
  10. a, b et c The Story of the Tour de France, p. 100-103.
  11. Cazeneuve 2010, p. 50.
  12. Cazeneuve 2010, p. 51.
  13. The Story of the Tour de France, p. 108-112.
  14. Pierre Lagrue, « Speicher Georges (1907-1978) », Encyclopædia Universalis (consulté le 3 juillet 2016) (inscription nécessaire).
  15. The Story of the Tour de France, p. 115-116.
  16. a et b Christian Laborde, Le Tour de France dans les Pyrénées : De 1910 à Lance Armstrong, Le Cherche midi, coll. « Document », (ISBN 978-2-7491-1387-6), p. 61-65.
  17. The Story of the Tour de France, p. 116.
  18. The Story of the Tour de France, p. 117.
  19. Cazeneuve 2010, p. 55.
  20. The Story of the Tour de France, p. 119.
  21. The Story of the Tour de France, p. 122.
  22. Cazeneuve 2010, p. 57.
  23. The Story of the Tour de France, p. 129-131.
  24. a et b Christophe Penot, « Antonin Magne, la gloire et la vertu », sur lncpro.fr, La France cycliste, Ligue nationale de cyclisme (consulté le 3 juillet 2016).
  25. « Challenge Sedis », sur memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 7 juillet 2016).
  26. Laurent Vergne, « Cannibale, Chéri-pipi, Wookie, Andy torticolis… le Top 20 des surnoms mythiques du cyclisme », sur eurosport.fr, Eurosport,‎ (consulté le 7 juillet 2016).
  27. Claude Sudres, Dictionnaire international du cyclisme, 4, (ISBN 2-951-242-10-7), p. 231.
  28. Louis Nucéra, Mes rayons de soleil, Grasset, , 288 p. (lire en ligne).
  29. « Comité d'Organisation de l'Antonin Magne », sur le site de la mairie d'Aurillac (consulté le 3 juillet 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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