Felice Gimondi

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Felice Gimondi
Felice Gimondi.JPG
Felice Gimondi en 2009.
Informations
Naissance
Décès
Nationalité
Équipes professionnelles
1965-1972Salvarani
1973-1977Bianchi-Campagnolo
1978-1979Bianchi-Faema
Principales victoires
3 championnats
Jersey rainbow.svg Champion du monde sur route 1973
MaillotItalia.svg Champion d'Italie sur route 1968 et 1972
5 grands tours
Leader du classement général Tour de France 1965
Leader du classement général Tours d'Italie 1967, 1969 et 1976
Leader du classement général Tour d'Espagne 1968
14 étapes sur les grands tours
Tour de France (7 étapes)
Tour d'Italie (6 étapes)
Tour d'Espagne (1 étape)
6 classiques
Paris-Roubaix 1966
Tour de Lombardie 1966 et 1973
Paris-Bruxelles 1966 et 1976
Milan-San Remo 1974

Felice Gimondi est un coureur cycliste professionnel italien né le à Sedrina près de Bergame en Lombardie et mort le à Giardini-Naxos en Sicile[1],[2].

Professionnel de 1965 à 1979, il a notamment remporté le Tour de France 1965 dès sa première saison chez les professionnels mais également le Tour d'Italie en 1967, 1969 et 1976 et le Tour d'Espagne en 1968. Coureur polyvalent, il a également brillé sur les courses d'un jour où il compte à son palmarès le titre mondial en 1973, Paris-Roubaix, Milan-San Remo et deux Tours de Lombardie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Felice Gimondi en 1965.
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Vainqueur du Tour de l'Avenir en 1964, Felice Gimondi passe professionnel en 1965 sous les couleurs de l'équipe Salvarani, dont il reste membre jusqu'en 1973. Il a alors opté pour l'équipe Bianchi.

Felice Gimondi en 1969.

Dès sa première saison chez les professionnels, il remporte à la surprise générale le Tour de France 1965, où il doit sa participation au forfait de Bruno Fantinato, blessé au genou[3]. Il devance le grand favori Raymond Poulidor. L'année suivante, il triomphe dans les classiques nordistes Paris-Roubaix et Paris-Bruxelles, avant de dominer Jacques Anquetil sur le Tour d'Italie 1967. Durant cette course, qui est le dernier grand tour d'Anquetil, les favoris restent proches au classement général avant l'étape de montagne se terminant aux Trois cimes de Lavaredo. Celle-ci est annulée car, sous la pluie, la route est transformée en « bourbier », obligeant les voitures à s'arrêter. Le lendemain, Jacques Anquetil perd 27 secondes sur les favoris, mais prend le maillot rose. Lors de l'avant-dernière étape, il est attaqué à plusieurs reprises. Gimondi finit par porter l'assaut décisif : échappé solitaire, il gagne avec quatre minutes d'avance. Jacques Anquetil s'estime volé, affirmant que Felice Gimondi a pu s'échapper en étant emmené par la voiture du directeur de course adjoint. Il termine troisième de ce Giro, derrière Felice Gimondi et Franco Balmamion. Les propos de Jacques Anquetil seront corroborés en 2012 sur son lit de mort par Giovanni Michelotti, le directeur de course de l'époque[4].

Malheureusement pour Gimondi, le jeune Eddy Merckx s'annonce et ne laissera que des miettes à ses adversaires. Paradoxalement, il n'a jamais réussi à mettre directement Eddy Merckx en difficulté, contrairement à Bernard Thévenet, Luis Ocaña ou encore Raymond Poulidor, bien qu'il fût en définitive son adversaire le plus régulier et constant, réussissant même à remporter un troisième Tour d'Italie en fin de carrière. Il est le détenteur avec Gino Bartali et Pedro Delgado du plus grand nombre de grands tours terminés dans les 10 premiers (18). Il possède également le record du nombre de podiums sur le Tour d'Italie (9).

Il a remporté deux fois le Grand Prix des Nations (1967, 1968) en 3 participations (il fut également deuxième en 1966 derrière Jacques Anquetil) qui, avant la création du championnat du monde du contre-la-montre en 1994, était considéré comme un championnat du monde officieux de la spécialité.

Il est le deuxième coureur de l'Histoire (après Jacques Anquetil) à remporter les 3 Grands Tours (France, Italie, Espagne) en 1968 après sa victoire dans le Tour d'Espagne cette année-là.

Il arrête sa carrière sur route en 1978 au Tour d'Émilie. Il fait sa dernière apparition en tant que professionnel lors d'un Six Jours en 1979. À sa reconversion, il devient propriétaire d'une compagnie d'assurances, gérant d'un restaurant et châtelain près d'Almè.

Felice Gimondi meurt le à l'âge de 76 ans des suites d'un arrêt cardiaque lors d'une baignade à Giardini-Naxos, en Sicile[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

« Excellent grimpeur, très efficace contre la montre et capable, à l'occasion, de remporter une classique au sprint »[3], Felice Gimondi est un coureur complet. Cette qualité lui a valu « un palmarès aussi dense que varié »[3].

Palmarès, résultats et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

14 participations :

  • 1965 : 3e
  • 1966 : 5e, vainqueur de la 20e étape
  • 1967 : Leader du classement général Vainqueur du classement général, Jersey pink.svg maillot rose pendant 3 étapes
  • 1968 : 3e, vainqueur de la 16e étape (contre-la-montre)
  • 1969 : Leader du classement général Vainqueur du classement général, Jersey pink.svg maillot rose pendant 9 étapes
  • 1970 : 2e
  • 1971 : 7e, vainqueur des 7e et 18e étapes
  • 1972 : 8e
  • 1973 : 2e, vainqueur de la 16e étape (contre-la-montre)
  • 1974 : 3e
  • 1975 : 3e
  • 1976 : Leader du classement général Vainqueur du classement général et de la 21e étape, Jersey pink.svg maillot rose pendant 13 étapes
  • 1977 : 15e
  • 1978 : 11e

Tour de France[modifier | modifier le code]

Felice Gimondi fait partie des coureurs ayant remporté au moins deux étapes du Tour de France sur plus de dix années. Il participe cinq fois au Tour de France au cours de sa carrière.

  • 1965 : Leader du classement général Vainqueur du classement général et des 3e, 18e (contre-la-montre) et 22e (contre-la-montre) étapes, Jersey yellow.svg maillot jaune pendant 19 étapes
  • 1967 : 7e, vainqueur des 10e et 20e étape
  • 1969 : 4e, vainqueur de la 12e étape
  • 1972 : 2e
  • 1975 : 6e, vainqueur de la 10e étape

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

  • 1968 : Leader du classement général Vainqueur du classement général et de la 17e étape (contre-la-montre), Jersey yellow.svg maillot jaune pendant 5 étapes

Classiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les différents classements de Felice Gimondi sur les classiques majeures de son époque.

Année Milan-
San Remo
Tour des Flandres Gand-Wevelgem Paris-Roubaix Liège-
Bastogne-Liège
Flèche wallonne Tour de Lombardie
1965 24e 2e
1966 10e Vainqueur 17e 10e Vainqueur
1967 4e 4e 2e
1968 3e 20e 4e 7e
1969 2e 4e 7e 11e
1970 12e 10e 2e
1971 2e 8e 9e 9e
1972 17e 2e 3e
1973 3e Vainqueur
1974 Vainqueur 11e

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2002, Felice Gimondi fait partie des 44 coureurs retenus dans le « Hall of Fame » de l'Union cycliste internationale[5].

  • Trophée Tuttosport : 1971, 1972 (2e: 1970)
  • Trophée San Silvestro d'Oro : 1972, 1973 (2e: 1970, 1971; 3e: 1968)
  • Mendrisio d'or : 1973
  • Son équipe italienne Salvarani remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1967
  • 2e du Super Prestige Pernod : 1966, 1968, 1969 (3e : 1967, 1973)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) « È morto Felice Gimondi: malore mentre faceva il bagno a Giardini Naxos », sur Repubblica.it, Repubblica, (consulté le 16 août 2019).
  2. « Infarctus dans la mer de Giardini Naxos: Felice Gimondi décède à l'âge de 76 ans »
  3. a b et c Jacques Augendre, Le Tour, Paris, Solar, coll. « Abécédaire insolite », , 427 p., 20 cm (ISBN 978-2-263-05321-4, OCLC 762707498, notice BnF no FRBNF42445278, présentation en ligne), p. 188
  4. Philippe Brunel, « Et Gimondi vola un Giro à Anquetil... », sur lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le 9 juillet 2016).
  5. « 14 avril 2002 : les 100 ans de Paris-Roubaix et l'inauguration du CMC de l'UCI à Aigle », sur uci.ch, Union cycliste internationale, (consulté le 22 septembre 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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