Óscar de Jesús Vargas

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Vargas Restrepo est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Vargas ; le second, maternel, souvent omis, est Restrepo.
Óscar de Jesús Vargas
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Informations
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
UrraoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Équipe actuelle
Manzana Postobón (directeur sporfif)
Équipes professionnelles
1985-1986 Kelme
1987-1991 Postobón
1992 Amaya Seguros
1993-1995 Aguardiente
Équipes dirigées
2012 Grupo Elite-El Mago
2014 GW Shimano-Envia-Gatorade
2015- Manzana Postobón
Principales victoires
Subida a Urkiola 1986
2 classements annexes de grands tours
Classement de la montagne
Tour d'Espagne 1989
Classement combiné
Tour d'Espagne 1989

Óscar de Jesús Vargas Restrepo, né le à Urrao (département d'Antioquia) est un ancien coureur cycliste colombien, troisième du Tour d'Espagne 1989, aujourd'hui directeur sportif de l'équipe Manzana Postobón.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Coureur chez Almacenes Felipe[1], il passe professionnel en 1985 dans l'équipe Kelme et le reste jusqu'en 1995, où il met un terme à sa carrière de cycliste pro alors qu'il milite dans les rangs de l'équipe Orgullo paisa. En Europe, il remporte une seule victoire en gagnant la Subida a Urkiola, épreuve pour grimpeurs, en 1986[2]. Il gagnera également la pénultième étape du Tour d'Espagne 1992[3], mais il sera déclassé, ultérieurement, pour contrôle anti-dopage positif[4]. Son meilleur résultat sur le circuit européen est sa troisième place obtenue au classement général final du Tour d'Espagne 1989, assortie du Grand Prix de la montagne[5]. En 1987, il termine cinquième de la Vuelta[6], et lorsqu'il prend part à une échappée sur le Tour, lors de la troisième étape, qui lui permet de reprendre plus de cinq minutes sur les favoris[7], son équipe fonde de grands espoirs sur lui. Mais espoirs déçus, il sera inexistant dans les étapes de montagne et abandonnera lors de la vingtième étape[8].

En 1995, alors qu'il est toujours sous contrat avec l'équipe Orgullo Paisa, il abandonne le cyclisme. Peu de temps après le Mondial de Duitama, son père est assassiné lors d'une tentative d'enlèvement. Jamais élucidé, ce meurtre semble avoir été l'œuvre de la guérilla. Victime d'intimidations, de menaces sur ses enfants, il ne peut plus sortir pour s'entraîner et décide de rompre son contrat le liant à Raúl Mesa, au grand dam de Mesa et de Carlos Mario Jaramillo, ses directeurs sportifs, persuadés qu'il avait encore quelques belles années dans le cyclisme. Originaire d'une région agricole, Vargas change totalement d'activités et démarre avec une entreprise laitière. Les affaires tournent bien mais de nouveau le chantage au téléphone, les tentatives d'extorsions reprennent. Il perd de l'argent et à la fin de l'an 2000, il évoque avec son épouse un départ pour l'Espagne. Ainsi en 2001, il quitte la Colombie avec femme et enfants. Il s'installe à Barcelone et se reconvertit dans le transport de marchandises. Cependant, il garde toujours l'objectif de rentrer en Amérique. En 2012, toujours en attente de la nationalité espagnole pour lui et sa famille, il décide de revenir en Colombie, voyant que son pays avait changé et que la période de trouble était révolue. La décision fut difficile à prendre car sa famille était bien installé, avait ses habitudes, ses enfants étudiaient, avaient leurs amis. De retour à Urrao, délivré de la violence, il reprend des activités dans l'agriculture. Lui qui avait vécu éloigné du cyclisme durant son séjour en Europe, avait toujours gardé l'envie d'inculquer aux enfants sa passion pour le cyclisme et après avoir hésité longtemps, il se décide à passer le diplôme de directeur sportif dans le cyclisme, reconnu par l'UCI et délivré par la Fédération espagnole de cyclisme (qu'il obtient en 2011[1]). Dans sa promotion, il se retrouve avec Hernán Buenahora, José Jaime González, Oliverio Rincón, Ángel Yesid Camargo ou Danilo Alvis. Sa seule ambition est de faire profiter aux jeunes de son expérience, de les empêcher de commettre les erreurs que lui a commises[9]. En 2012, il dirige la formation cycliste antioqueña, le Grupo Elite-El Mago[10]. En septembre 2013, Luis Alfonso Cely informe qu'à la fin du Clásico RCN, il met un terme à sa collaboration avec l'équipe GW Shimano[11]. Deux mois plus tard, cette formation annonce avoir nommé Óscar de J. Vargas au poste de directeur technique pour la saison 2014[1]. L'année suivante, Óscar Vargas prend la tête de la direction sportive de l'équipe Manzana Postobón[12], qui prend le même nom que la formation avec laquelle il avait brillé en Europe. Il se dit satisfait de son travail, découvrir des talents et les amener jusqu'au sommet, car il en voit les fruits.

De ses souvenirs, il regrette ses participations au Tour de France. Bien que plein d'illusions, il n'a jamais pu le disputer au meilleur de sa condition. Pour que son équipe obtienne son invitation, les coureurs devaient donner leur maximum dans les courses d'avant-Tour, au Dauphiné, à la Vuelta ou au Tour de Colombie. Ce « marathon de cyclisme » le faisait arriver au départ de la Grande boucle épuisé. Ainsi, il se souvient de la 10e étape du Tour de France 1987, un contre-la-montre long de 87,5 km, épreuve inhabituelle pour les Colombiens, où il avait particulièrement souffert. Pour lui, les meilleurs cyclistes restent au niveau national Luis Herrera et au niveau international Bernard Hinault[9].

Équipes[13][modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

4 participations[17].

  • 1987 : abandon lors de la 20e étape.
  • 1990 : 38e du classement général.
  • 1991 : 48e du classement général.
  • 1992 : 24e du classement général.

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

6 participations.

  • 1987 : 5e du classement général.
  • 1988 : hors-délai lors de la 7e étape.
  • 1989 : 3e du classement général et vainqueur du classement du meilleur grimpeur.
  • 1990 : abandon lors de la 21e étape.
  • 1991 : abandon lors de la 15e étape.
  • 1992 : 45e du classement général.

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Aucune participation.

Résultats sur les championnats[modifier | modifier le code]

Championnats du monde professionnels[modifier | modifier le code]

Course en ligne[modifier | modifier le code]

4 participations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (es) « Ciclo Mercado 2014: Óscar de J. Vargas es el nuevo Director Deportivo del GW Shimano-Envia-Gatorade », sur www.revistamundociclistico.com,‎ (consulté le 30 décembre 2016)
  2. « Vargas en la Subida a Urkiola », El Mundo Deportivo,‎ (lire en ligne)
  3. « Rominger : rúbrica de siete segundos », El Mundo Deportivo,‎ (lire en ligne)
  4. (es) « Oscar De J. Vargas, dopado en España », sur www.eltiempo.com,‎ (consulté le 30 décembre 2016)
  5. « Clasificaciones », El Mundo Deportivo,‎ (lire en ligne)
  6. « Clasificaciones », El Mundo Deportivo,‎ (lire en ligne)
  7. « Etapa muy movida en el Tour », El Tiempo,‎ (lire en ligne)
  8. « Clasificaciones oficiales », El Mundo Deportivo,‎ (lire en ligne)
  9. a et b (es) « Óscar de J., guerrero de la vida que enseña tenacidad en la cicla », sur www.eltiempo.com,‎ (consulté le 30 décembre 2016)
  10. (es) « Oscar de J. Vargas dirigirá al Elite-El Mago en Anapoima », sur www.elespectador.com,‎ (consulté le 1er janvier 2017)
  11. (es) « Una vez terminado el próximo Clásico RCN-Claro, Luis A. Cely dejará la dirección técnica del GW (Comunicado) », sur www.revistamundociclistico.com,‎ (consulté le 1er janvier 2017)
  12. (es) « Presentado oficialmente el equipo Manzana Postobón 2015 », sur www.revistamundociclistico.com,‎ (consulté le 2 janvier 2017)
  13. « Ses différentes équipes professionnelles », sur www.memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 6 novembre 2013)
  14. « Les podiums du Tour de Colombie », sur www.memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 6 novembre 2013)
  15. (es) « Le Tour de Colombie 1989 », sur members.fortunecity.es (consulté le 31 décembre 2016)
  16. (nl) « Les podiums du Clásico RCN », sur www.cyclebase.nl (consulté le 24 octobre 2009)
  17. « Les différents classements de Vargas dans le Tour de France », sur www.letour.fr (consulté le 18 octobre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]