Bjarne Riis

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Bjarne Riis
Bjarne Riis.jpg
Informations
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
HerningVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Conjoint
Enfant
Thomas Riis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Équipes professionnelles
1986 Roland-Van de Ven
01.1987-08.1987 Lucas-Mullers
08.1987-12.1987 Lucas-Arkel
1988 Toshiba
1989 Super U-Raleigh-Fiat
1990 Castorama
1991 Castorama-Raleigh
1992-1993 Ceramiche Ariostea
1994-1995 Gewiss-Ballan
1996-1999 Deutsche Telekom
Équipes dirigées
2001-2008 CSC
2009-2012 Saxo Bank
2013 Saxo-Tinkoff
2014-2015 Tinkoff-Saxo
Principales victoires

1 grand tour
Leader du classement général Tour de France 1996
4 championnats
MaillotDinamarca.svg Champion du Danemark sur route 1992, 1995 et 1996
MaillotDinamarca.svg Champion du Danemark du contre-la-montre 1996
1 classique
Amstel Gold Race 1997
6 étapes dans les grands tours
Tour de France (4 étapes)

Tour d'Italie (2 étapes)

Bjarne Riis (né le à Herning au Danemark) est un coureur cycliste de nationalité danoise. Il remporte le Tour de France 1996 grâce à ses victoires à Sestrières et Hautacam. Il met un terme à sa carrière sportive après une chute dans le Tour de Suisse 1999. De 2000 à 2015, il dirige l'équipe cycliste nommée successivement CSC, Saxo Bank, Tinkoff-Saxo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Coureur professionnel[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Bjarne Riis court pour le club de sa ville natale, Herning. En 1984, à 20 ans, il livre une prestation remarquée dans la Flèche du Sud, course à étapes pour amateurs organisée au Grand-Duché de Luxembourg, dans laquelle il remporte deux étapes sur cinq, et finit deuxième au général avec le titre de meilleur grimpeur[1].

Recruté et soutenu par la suite par le découvreur de talents Marcel Gilles, Bjarne Riis court la saison 1985 pour le club luxembourgeois ACC Contern, tout comme ses compatriotes Per Pedersen et Jesper Skibby. Le jeune danois remporte cette année-là 16 épreuves, ce qui lui permet de faire l'année suivante, en 1986, ses débuts professionnels auprès de l'équipe française Roland, avec un salaire de 4 000 francs par mois. Par l'intermédiaire de Kim Andersen, Bjarne Riis sera embaché par l'équipe Toshiba en 1988[1].

Non retenu par l'équipe Toshiba après 1988, il réussit à se faire embaucher par l'équipe Super U de Laurent Fignon pour l'année suivante. Il remporte alors une étape du Tour d'Italie 1989. Après avoir été équipier, il devient un des leaders de la formation Ariostea en 1993. Il remporte cette année-là une étape du Tour d'Italie et une étape du Tour de France à Châlon-sur-Marne puis il termine 5e au classement général final.

Passé dans l'équipe Gewiss en 1994, il remporte une étape du Tour de France à Albi. L'année suivante, il s'empare pendant deux jours du maillot jaune et ne perd qu'une minute sur l'ensemble des longs contre-la-montre individuels du Tour de France face à Miguel Indurain. Il termine 3e de ce Tour de France derrière l'Espagnol et le Suisse Alex Zülle. Il est le premier Danois à monter sur le podium du Tour.

Tour de France 1996[modifier | modifier le code]

Champion de Danemark sur route et de contre-la-montre, Riis arrive est l'un des favoris du Tour de France 1996, aux côtés de Miguel Indurain, susceptible de remporter un sixième Tour, un record, des deux coureurs de la Mapei Tony Rominger et le champion du monde Abraham Olano, de Evgeni Berzin pour la Gewiss (son ancienne équipe) récent vainqueur du Giro, de Ivan Gotti, cinquième du Tour 1995, et du tandem de la Once, Jalabert-Zülle. Dans sa nouvelle équipe dirigée par Walter Godefroot, la Deutsche Telekom, son épanouissement constitue l'événement cycliste de l'année. Il devient un leader agressif, n'ayant pas peur d'attaquer, au risque de tout perdre. Il confirme son statut de favori en prenant une excellente sixième place au le prologue de Bois-le-Duc, à onze secondes de Zülle et juste devant Indurain. Durant une première semaine pluvieuse marquée également par les bordures, Riis parvient à rester dans les premières places du classement général. Lors de la première étape alpestre, il ne perd que 4 secondes sur quelques outsiders tel que Virenque, Dufaux ou Luttemberger mais reprend plus de 3 minutes à Indurain, victime d'une défaillance. Le lendemain, il termine second du contre-la-montre de Val-d'Isère derrière le maillot jaune Berzin. Il occupe la seconde place du classement général, à 43 secondes de son ex-coéquipier. Le 8 juillet, la direction du Tour, par mesure de sécurité, décide de neutraliser la première partie de l'étape, notamment l'ascension de l'Iseran et du Galibier. Riis engage les hostilités dès le bas du col de Montgenèvre et demeure hors de portée de ses poursuivants, bien que son avance ne dépasse pas les 50 secondes. L’ascension de Sestrières confirme qu'il est bien le plus fort de ce Tour. Il prend le maillot jaune à Berzin et le relègue à 40 secondes. Rominger, troisième du classement général, est à 53 secondes alors que Miguel Indurain est relégué à la huitième place et à quatre minutes et demie du leader. Riis garde cette avance jusqu'à l'étape de Superbesse, dans le Massif central, où certains favoris perdent encore du terrain sur lui, contrairement au duo français Leblanc-Virenque qui reprend du temps.

Lors de l'ascension finale de la seizième étape, à Hautacam, à 7 kilomètres du sommet, alors que le peloton n'est plus qu'un petit groupe à la limite de la rupture, Riis se laisse déborder et se retrouve à l'arrière du groupe. Il remonte ensuite tous ses adversaires, y compris son coéquipier Ullrich qui menait le groupe, afin d'accélérer. Sa première accélération a comme principal victime le Russe Berzin. La seconde est la bonne, personne ne peut prendre sa roue. Il creuse un écart de 46 secondes sur le tandem de la Festina Dufaux-Virenque, de 2 min 28 s sur le quintuple vainqueur du Tour Miguel Indurain, de 1 min 33 s sur son coéquipier Ullrich et le Suisse Rominger. Il est le premier maillot jaune vainqueur d'une étape en ligne depuis Laurent Fignon en 1989. Le lendemain, une échappée qui comprend 8 coureurs, dont Riis, part dans le col du Soudet. Elle arrive sur la ligne d'arrivée avec 8 minutes d'avance sur Olano et Rominger, 2e et 3e du classement général au départ de l'étape, et Indurain. Second de l'étape, derrière le suisse Dufaux, Riis prend 20 secondes à ses six autres compagnons. Les huit échappés du jour seront les huit premiers au classement général. Riis assure ici sa victoire sur le Tour, son dauphin étant Ullrich, son coéquipier, relégué à quatre minutes. Le podium est complété par Virenque, talonné lui aussi par son lieutenant Dufaux. Lors du contre-la-montre entre Bordeaux et Saint-Emilion, la veille de l'arrivée à Paris, Riis passe près de la catastrophe. Ullrich remporte l'étape et lui reprend 2 min 18 s. Malgré sa quatrième place de l'étape, Riis conserve une avance de une minute 41 secondes sur celui-ci, et de deux minutes et demie sur Virenque. Riis remporte le Tour de France 1996, et c'est une première pour le cyclisme Danois et Scandinave.

L'année suivante, il remporte l'Amstel Gold Race et ne termine que 7e du Tour de France où il est au service de Jan Ullrich. Il termine encore 11e du Tour de France 1998. Une chute au Tour de Suisse 1999 le pousse à mettre fin à sa carrière de coureur.

Directeur sportif[modifier | modifier le code]

Il devient par la suite le directeur sportif de la formation Memory Cards (qui deviendra par la suite CSC, Saxo Bank et Tinkoff) où il dirige Laurent Jalabert, Tyler Hamilton, Ivan Basso, Fränk Schleck, Andy Schleck, Alberto Contador, etc.

Bjarne Riis et le dopage[modifier | modifier le code]

Au cours de sa victoire dans le Tour de France 1996, il avait hérité d'une réputation équivoque en matière de dopage. En témoigne le surnom de « Monsieur 60 % » dont il avait alors été affublé en raison de son hématocrite supposé[2].

Le , il reconnaît s'être dopé à l'EPO pendant sa carrière sportive[3] et notamment pendant le Tour de France 1996 qu'il avait remporté[4]. Le , son nom est rayé du palmarès du tour de France, aucun vainqueur n'est alors mentionné pour cette année 1996. Il est réintégré au palmarès par les organisateurs du Tour de France le , avec une mention de ses aveux[5].

Il est marié avec Anne Dorthe Tanderup, ancienne joueuse danoise de handball.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

  • 1987
    • 3e du Tour de l'Est de la Belgique
  • 1988
    • 2e du championnat de Scandinavie sur route

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Bjarne Riis à gauche lors du Paris-Nice 1993

Tour de France[modifier | modifier le code]

9 participations

  • 1989 : 95e
  • 1990 : non-partant (17e étape)
  • 1991 : 107e
  • 1993 : 5e, vainqueur de la 7e étape
  • 1994 : 14e, vainqueur de la 13e étape
  • 1995 : 3e
  • 1996 : Jersey yellow.svg Vainqueur du classement général et des 9e et 16e étapes
  • 1997 : 7e
  • 1998 : 11e

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

7 participations

  • 1988 : hors délai (12e étape)
  • 1989 : 86e, vainqueur de la 9e étape
  • 1990 : 100e
  • 1991 : 43e
  • 1992 : 101e
  • 1993 : non-partant (19e étape), vainqueur de la 7e étape
  • 1994 : 70e

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

2 participations

  • 1987 : abandon (12e étape)
  • 1995 : non-partant (10e étape)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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