José María Jiménez

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Jiménez Sastre est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Jiménez ; le second, maternel, souvent omis, est Sastre.
José María Jiménez
Defaut 2.svg
Informations
Nom de naissance
José María Jiménez SastreVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
El Chava
Naissance
Décès
(à 32 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Spécialité
Équipes professionnelles
09.1992-12.1992 Banesto (stagiaire)
1993-2000 Banesto
2001-2002 iBanesto.com
Principales victoires

1 championnat
MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne sur route 1997
5 classements annexes de grands tours
Classements de la montagne
Leader du classement de la montagne Tour d'Espagne 1997, 1998, 1999 et 2001
Classement par points
Leader du classement par points Tour d'Espagne 2001
9 étapes de grands tours

Tour d'Espagne (9 étapes)

José María Jiménez Sastre est un coureur cycliste espagnol né le à El Barraco et décédé d'une crise cardiaque, le à Madrid.

Il fait ses débuts professionnels en 1993 au sein de l'équipe espagnole Banesto, où il termina sa carrière en 2001. Il est le beau-frère de Carlos Sastre, lui aussi coureur cycliste et vainqueur du Tour de France 2008. Très bon grimpeur, c'est sur les routes espagnoles qu'il a connu ses plus grands succès. Sacré champion d'Espagne sur route en 1997, il a remporté neuf étapes du Tour d'Espagne dont il remporta quatre fois le classement de la montagne et une fois le classement par points. Il termine cette course une fois sur le podium en 1998.

Biographie[modifier | modifier le code]

José Maria Jiménez Sartre, appelé El Chava — surnom qu'il tenait de son grand-père qui l'appelait Chabacano[1] — est né le 6 février 1971 à El Barraco, modeste village de Castille-et-León en Espagne. C'est en montagne qu'il remporta ses plus grands succès. Ses neuf victoires d'étape sur le Tour d'Espagne (San Rafael 1997, Xorret de Cati, Pal, Andorra, Cerler en 1998, Alto del Angliru 1999 et Pal, La demanda, Arcalis en 2001) témoignent des qualités de ce grimpeur. Sa rivalité avec Abraham Olano au sein de la Banesto alimenta une polémique lors de la Vuelta 1998. Longtemps freiné lors de cette Vuelta dans son rôle d'équipier, il décida d'enfreindre le règlement et d'attaquer son propre leader, ce qu'il fit avec succès puisqu'il lui ravit un temps le maillot amarillo. Il termina troisième de ce Tour d'Espagne avec quatre victoires d'étapes à la clef[1]. Deux ans auparavant, sur une étape de montagne du Tour de France 1996, Jiménez essaie un temps de rejoindre Bjarne Riis menaçant ainsi Miguel Indurain. Après un rappel, il respecte la consigne d'aider son chef de file[1].

José Maria Jiménez possède encore à ce jour le record de victoires d'étapes arrivant au sommet sur la Vuelta. Il a aussi remporté une étape du Tour d'Italie. En revanche, le Tour de France ne lui a jamais souri. Il dut en effet se contenter de places d'honneur et se trouva dépassé par des Lance Armstrong, Jan Ullrich et Marco Pantani en grande forme. En effet, il termina deuxième à Courchevel le jour de la dernière victoire de Pantani, lors du Tour 2000, et suivit Armstrong dans ses œuvres durant l'ascension d'Hautacam en 2000.

Le jour de gloire de El Chava fut écrit le , dans le mythique alto del Angliru. Ce jour-là, il lâche Jan Ullrich, le futur vainqueur de la Vuelta, et Roberto Heras, puis rattrape Pavel Tonkov parti plus tôt pour s'imposer et devenir le premier vainqueur au sommet de ce col.

Jiménez décéda d'une crise cardiaque le 6 décembre 2003 dans un hôpital psychiatrique de Madrid[2]. Trois ans plus tard, Jesús Manzano déclare au sujet de Jiménez : « le dopage a tué El Chava comme il a tué Pantani[1] ».

Palmarès et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

6 participations

  • 1996 : 12e
  • 1997 : 21e, vainqueur du Leader du classement de la montagne classement de la montagne et de la 2e étape
  • 1998 : 3e, vainqueur du Leader du classement de la montagne classement de la montagne et des 6e, 10e, 11e et 16e étapes, Jersey gold.svg maillot or pendant 4 jours
  • 1999 : 5e, vainqueur du Leader du classement de la montagne classement de la montagne et de la 8e étape
  • 2000 : abandon (8e étape)
  • 2001 : 17e, vainqueur du Leader du classement de la montagne classement de la montagne, du Leader du classement par points classement par points et des 8e, 11e et 12e (contre-la-montre) étapes

Tour de France[modifier | modifier le code]

4 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

José María Jiménez a été classé au mieux 20e en fin d'année au classement UCI en 1998.

Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Classement UCI[3]  ?  ? 112e[4] 90e[5] 33e[6] 20e[7] 28e[8] 61e[9] 60e[10]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Stéphane Mandard, « Maillot noir (6/10) : l'idole sacrifiée du cyclisme espagnol », sur lemonde.fr, Le Monde,‎
  2. « Cyclisme - Jose Maria Jimenez meurt d'une crise cardiaque », sur LeDevoir.com,‎
  3. « 2005 UCI Road Rankings », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  4. « 1995 UCI Road » [PDF], UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  5. « UCI Rankings - Road 1996 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  6. « UCI Rankings - Road 1997 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  7. [PDF]« Classement Individuel au 30.11.98 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  8. [PDF]« Classement Individuel au 30.11.99 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  9. [PDF]« Classement Individuel au 30.11.2000 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)
  10. [PDF]« Classement Individuel au 15.11.2001 », UCI (consulté le 11 juillet 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]