Desmond Tutu

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Desmond Mpilo Tutu
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Desmond Tutu, en 2013.

Naissance (84 ans)
Klerksdorp (Afrique du Sud)
Nationalité Sud-africaine
Distinctions
Conjoint
Normalizo Leah Shenxane
Descendants
Trevor, Theresa, Naomi, Mpho Andrea Tutu

Desmond Mpilo Tutu (né le à Klerksdorp, en Afrique du Sud) est un archevêque anglican sud-africain qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1984.

Auteur d'une théologie ubuntu de la réconciliation[1], il fut ensuite le président de la Commission de la vérité et de la réconciliation, chargée de faire la lumière sur les crimes et les exactions politiques commis, durant la période de politique d'apartheid, au nom des gouvernements sud-africains, mais également les crimes et exactions commis au nom des mouvements de libération nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Desmond Tutu est né à Klerksdorp, dans le Transvaal, le deuxième des trois enfants de Zacheriah Zililo Tutu et de son épouse, Aletta. La famille Tutu déménage à Johannesburg quand Desmond a douze ans. Son père est enseignant et sa mère est femme de ménage et cuisinière dans une école pour les aveugles.

Études[modifier | modifier le code]

Desmond Tutu fait ses études dans la ville de Johannesburg. Il veut dans un premier temps devenir médecin, mais de telles études coûtant trop cher pour sa famille, il se destine à devenir instituteur, tout comme son père. De 1951 à 1954, il étudie et commence à enseigner en 1954 au Johannesburg Bantu High School. Mais il démissionne en 1957, pour protester contre la mauvaise qualité de l'enseignement donné aux Noirs.

Il décide alors de s'orienter vers la théologie. Il est ordonné prêtre de l'Église anglicane en 1961 et devient l'aumônier de l'université de Fort Hare. Fort Hare est à l'époque une des seules universités de qualité pour les Noirs d'Afrique du Sud et d'Afrique australe ; les principaux dirigeants actuels du pays y ont étudié. Desmond Tutu obtient en 1966 une maîtrise en théologie au King's College de Londres, et retourne ensuite en Afrique du Sud, où il travaille comme professeur de théologie.

De 1972 à 1975, il revient en Angleterre, où il est le vice-directeur du Theological Education Fund (TEF) du Conseil œcuménique des Églises à Bromley dans le Kent. Nommé doyen du diocèse de Johannesburg en 1975, il est le premier Noir à occuper ce poste. Il devient évêque du Lesotho (1976-78), puis premier secrétaire général Noir du Conseil œcuménique d'Afrique du Sud (1978-85).

Un militant de la lutte contre l'apartheid devenu archevêque du Cap[modifier | modifier le code]

Après l'assassinat, en 1977, de Steve Biko, fondateur du Black consciousness movement (Mouvement de conscience noire) et l'un des organisateurs des manifestations de Soweto (réprimées par la police, elles dégénèrent en émeutes), Tutu fit le prêche lors de ses funérailles[2]. Il rendit par la suite hommage à Biko et au Black Consciousness Movement, qui avait attiré l'attention sur la dimension performative du langage et non simplement descriptive, conduisant ainsi les Noirs à se mésestimer eux-mêmes[2]. Tutu participe aux réunions clandestines du Black consciousness movement[3]. Au sein du TEF, Tutu participe aussi au mouvement de Black theology (théologie noire) et s'initie à la théologie de la libération venue d'Amérique latine[3].

Durant toutes ces années, il n'a cessé de faire passer son message de paix et de non-violence au cours de sermons et de prédications qui rassemblent des foules immenses et qui furent des temps forts de la lutte pacifique menée contre les gouvernements afrikaners[4]. Il dénonce aussi bien l'apartheid que les Noirs qui réclament vengeance. Pour lui, la paix entre les peuples est la seule voie possible. C'est pour ce combat pacifiste contre le système de l'Apartheid, qu'il reçoit le , le Prix Nobel de la paix. Le 10 décembre suivant, la cérémonie de remise du Prix Nobel, dans le grand amphithéâtre de l'université d'Oslo, est perturbée par une alerte à la bombe sans conséquences.

Auréolé de sa nouvelle stature internationale, le , il est nommé archevêque du Cap, pour l'Église anglicane d'Afrique du Sud, devenant le premier Noir à occuper cette fonction. Cette nomination n'est pas du goût de ses opposants. Il organise alors des protestations contre la ségrégation raciale et des campagnes de boycottage, dont celle du charbon d'Afrique du Sud. Il milite également pour des écoles communes, qui représentent pour lui une étape essentielle dans la réconciliation de l'Afrique du Sud. Il milite aussi contre la réglementation des déplacements des Noirs, les « pass-laws ».

Le président de la Commission vérité et réconciliation[modifier | modifier le code]

Desmond Tutu devient en 1995 président de la Commission de la vérité et de la réconciliation créée par le président Nelson Mandela. Après trois ans d'enquêtes et des milliers d'auditions, il rend publiques les conclusions de la Commission en 1998. Ce dossier est aujourd'hui considéré comme l'une des pierres angulaires de la réconciliation sud-africaine[5].

Une voix sud-africaine[modifier | modifier le code]

Desmond Tutu, en 2004.

Rôle en Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Il dénonce, entre autres, le montant des salaires des députés du Parlement sud-africain qu'il juge exorbitants, la politique de vente d'armes, qui rapporte beaucoup d'argent au nouveau pouvoir sud-africain.[réf. nécessaire]

En ce qui concerne la politique étrangère de l'Afrique du Sud, il dénonce le silence de son pays envers le régime de Robert Mugabe, le président du Zimbabwe voisin. Il compare d'ailleurs Robert Mugabe à « une sorte de Frankenstein »[6].

Lors des élections générales sud-africaines de 2009, il refuse d'apporter son soutien à Jacob Zuma et critique les dérives, selon lui, « d'une démocratie sous la coupe d'un parti ultramajoritaire »[7]. Il est nommé en 2005, par le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, membre du Haut Conseil pour l'Alliance des civilisations.

En , il propose aux ministres noirs de vendre leurs voitures luxueuses ainsi que de taxer les Blancs pour avoir bénéficié de l'apartheid. Ces propos provoquent une polémique dont la réprobation de la fondation de Frederik de Klerk, le mettant en garde contre « la dangereuse idée de culpabilité raciale » et l'accusation par d'autres de s'aligner sur les positions du chef de la ligue de Jeunesse de l'ANC, Julius Malema, parfois accusé de racisme, pour avoir entre autres suggéré d'exproprier sans dédommagement les fermiers blancs de leurs terre[8],[9].

Initiatives internationales[modifier | modifier le code]

Le , à l'initiative du milliardaire Richard Branson et du musicien Peter Gabriel, Nelson Mandela, Graça Machel et Desmond Tutu convoquent à Johannesburg une assemblée de dirigeants influents du monde entier qui veulent contribuer, « à l'aide de leur expérience et de leur sagesse », à résoudre les problèmes les plus importants de la planète. Nelson Mandela annonce la formation de ce conseil des Global Elders (les anciens, ou sages, universels) dans un discours lors de son 89e anniversaire[10]. Desmond Tutu est président du conseil et ses membres fondateurs incluent également Kofi Annan, Ela Bhatt, Gro Harlem Brundtland, Jimmy Carter, Li Zhaoxing, Mary Robinson et Muhammad Yunus[11].

Tutu soutient en 2008 le pasteur controversé Jeremiah Wright, figure de la théologie de la libération noire qui avait lui-même apporté son soutien au candidat à la présidentielle Barack Obama, avant que celui-ci ne rompe ses liens avec Wright[12]. Tutu lui-même s'est pourtant éloigné de la théologie de la libération, en définissant une éthique au-delà de la théologie de la libération[13]. Concernant Wright, il déclare ainsi que ce dernier a dit sans fioritures « ce que presque n'importe lequel Afro-Américain aurait envie de dire », c'est-à-dire que « la race est un enjeu central », appelant aussi à un « forum de réconciliation » aux États-Unis[14].

Il se joint fréquemment à d’autres lauréats du prix Nobel de la paix et inaugure des actions pour soutenir Aung San Suu Kyi, et le 14e dalaï-lama. Au mois de mars 2009, il a été rejoint par plus de 40 célébrités et 10 000 signataires dans une lettre sur TheCommunity.com exhortant les officiels chinois à « cesser de nommer, blâmer et abuser verbalement » le Dalaï Lama, et en appela au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme à visiter le Tibet et faire un rapport à la communauté internationale[15],[16].

Desmond Tutu est membre de la fondation PeaceJam, membre d'honneur du Club de Budapest[17] et fait partie du groupe des Global Elders, anciens dirigeants à la retraite qui tentent de contribuer à des solutions pacifiques aux problèmes de la planète. En 2012, il a refusé de participer à une conférence en Afrique du Sud à laquelle avait été invité l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair : « la décision immorale des États-Unis et de la Grande-Bretagne d’envahir l’Irak en 2003, basée sur le mensonge selon lequel ce pays possédait des armes de destruction massive, a déstabilisé et polarisé le monde plus qu’aucun autre conflit dans l’histoire », explique Desmond Tutu qui à l'époque, en 2003, avait appelé Condoleezza Rice, la conseillère de George Bush pour la sécurité, quelques jours avant le déclenchement de la guerre, pour lui demander qu’on laisse plus de temps aux inspecteurs chargés de trouver les armes de destruction massive irakiennes. « Selon quel critère devons-nous décider que Robert Mugabe [le Président du Zimbabwe, ndlr] doit être traduit devant la justice internationale, mais que Tony Blair doit participer au circuit des conférences, que Ben Laden doit être assassiné, mais que l’Irak doit être envahi, non pas parce qu’il possède des armes de destruction massive, comme Blair, le premier supporter de Bush, a fini par l’admettre, mais pour se débarrasser de Saddam Hussein ? » Conclusion : « Why I had no choice but to spurn Tony Blair, I couldn't sit with someone who justified the invasion of Iraq with a lie (Pourquoi je n'avais pas d’autre choix que d’éconduire Tony Blair, je ne pourrais pas siéger à côté de quelqu'un qui a justifié l'invasion de l’Irak par un mensonge) », titre choisi par The Observer du 2 septembre 2012 pour l’entretien dans lequel Desmond Tutu a fait ces déclarations.

En juillet 2010, il annonce son retrait prochain de la vie publique pour consacrer plus de temps à sa famille[18].

Par ailleurs, en juillet 2007, il est l'un des premiers à répondre au programme « les Ambassadeurs d'Oxfam » lancé par l'ONG pour accroître sa popularité et améliorer son action[19].

En 2007 à l'université du Cap Desmun Tutu s'exprime sur la liberté d'expression dans les nouvelles technologies[20].

Opposition à l'homophobie[modifier | modifier le code]

Desmond Tutu est publiquement engagé dans la lutte contre l'homophobie, ayant comparé l'homophobie au racisme, notamment à l’apartheid en Afrique du Sud[21]. Il a notamment déclaré en 2013 être « aussi dévoué envers cette campagne [contre l'homophobie] que lors de celle contre l'apartheid[21]. »

Il a également indiqué qu'il ne pourrait pas vénérer un Dieu homophobe, et qu'il préférerait aller en enfer que dans un paradis homophobe[22].

En février 2014, il s’insurge contre la ratification par le président ougandais Yoweri Museveni d’une loi qui pénalise les relations homosexuelles dans ce pays et qu’il compare aux Lois de Nuremberg (Allemagne nazie) et à l’apartheid[23].

Sa fille a épousé en 2016 sa partenaire[24].

Sur le changement climatique et les énergies fossiles[modifier | modifier le code]

Le , il publie dans The Guardian[25] l'article « We need an apartheid-style boycott to save the planet », traduit en français par Reporterre, un site consacré à l'écologie : « Pour sauver le climat, il faut boycotter les compagnies d’énergie fossile »[26].

Rencontres avec le Dalaï Lama[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï-lama et Desmond Tutu à Vancouver (Canada), en 2004.

Desmond Tutu rencontra son ami de longue date le 14e dalaï-lama en 2004 lors d'une conférence organisée par Victor Chan à Vancouver, et ayant pour thème la paix et la réconciliation[27],[28].

Faute de visa, le dalaï-lama ne put se rendre aux célébrations des 80 ans de Desmond Tutu en octobre 2011. La justice sud-africaine qualifia d'illégal le retard dans la décision de délivrer ce visa. Desmond Tutu a rendu visite au dalaï-lama le 10 février 2012 sur son lieu de résidence à Dharamsala en Inde[29].

Le peuple Juif et Israël[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : antisionisme et antisémitisme.

Desmond Tutu a de nombreuses fois fait des remarques jugées racistes et offensantes à l'égard du peuple Juif[30]. Reconnaissant avoir été souvent accusé d'antisémitisme, il a rétorqué qu'il faudrait « avoir de la chance » pour le prouver et que son « dentiste s'appelle docteur Cohen »[31].

Il a minimisé la souffrance qu'ont enduré les victimes du génocide nazi en déclarant que les chambres à gaz était faites pour «une mort plus propre » que les crimes de l'apartheid, en se plaignant d'un « monopole de l'Holocauste » ainsi qu'en demandant aux victimes de «pardonner les nazis pour l'holocauste»[32],[33]. Des remarques jugés par le centre Simon Wiesenthal, comme étant « des insultes aux Juifs et aux victimes des Nazis »[34]. Il a également déclarer que les Juifs « pensent avoir le monopole de Dieu », et ont « combattus » et se sont « opposés » à son Dieu[35].

Au niveau international, il reconnaît qu'Israël a le droit de vivre en paix au sein de ses frontières, mais pense également que la politique que mène Israël est « contre-productive » et ne fait finalement qu'attiser la haine des Palestiniens envers Israël. C'est pourquoi il milite pour la création d'un État palestinien. En 2002, il provoque controverse en renommant l'État d'Israël, d'« Apartheid Israëliens » et en déclarant : « cela me rappelle tellement ce qui nous est arrivé au peuple noir en Afrique du Sud »[36]. Il a également comparé à une occasion, le «système» du Temple de Jérusalem à celui de l'apartheid; Il a ensuite déclaré ne pas comprendre comment le peuple juif qui a autant souffert, fasse souffrir de même les Palestiniens; et se plaint que « critiquer Israël vaut l'accusation d'antisémitisme », « comme si les Palestiniens n'était pas des Sémites »[32]. Décrivant le sionisme comme ayant «beaucoup de parallèles avec le racisme»[32],[37]. Des propos condamnés par l'Anti-Defamation League[38]. Accusant aux côtés de Yasser Arafat et du Hamas, les dirigeants israéliens de « terrorisme »[39] et de crimes de guerre, tout en comparant l'État d'Israël à des régimes totalitaires ( dont l'Allemagne nazie et l'Afrique du Sud sous l'apartheid), « des régimes très puissants », qui se sont effondrés comme le serra ce dernier[32],[40], Tutu se dit être en faveur « du boycott [d'Israël][et] des universitaires et commerçants Juifs israéliens »[32]. Accusant de même ce qu'il qualifié de « lobby Juif », d'« effrayer les américains de reconnaître [ce qui est] le mal, [comme étant] le mal. Car le lobby Juif est puissant, très puissant »[31]. Accusant les Juifs d'« arrogance, l'arrogance du pouvoir parce que les Juifs forment un puissant lobby dans ce pays »[32]. Il appelle également au boycott d'Israël[41],[42] et soutient l'organisation BDS[43].

Le 30 mars 2012, Tutu participe à une marche organisée à partir des territoires palestiniens vers Jérusalem, pour protester et « résister sans violence » contre la présence de populations juive à Jérusalem, qu'il qualifie de « Judaïsation »[44].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Enterrement de Nelson Mandela

En décembre 2013, n'ayant reçu aucune accréditation officielle, on pense qu'il sera absent de l'enterrement de Nelson Mandela[49], qu'il connaissait bien et qui était son ami. "Si mon bureau ou moi-même avions été informés que j'étais le bienvenu, pour rien au monde je n'aurais manqué ça", a-t-il réagi. Il faut dire que Desmond Tutu, 82 ans, pourfend régulièrement les dérives du gouvernement du président Jacob Zuma, notamment les scandales de corruption et l'échec à réduire les inégalités. En 2013, il a assuré qu'il ne voterait plus pour le Congrès national africain (ANC), le parti de la lutte contre l'apartheid au pouvoir depuis l'avènement de la démocratie en 1994. Cependant, il sera finalement présent[50].

Critiques[modifier | modifier le code]

À la suite de sa critique de Jacob Zuma, celui ci, l'accuse de « double standard » et d'amnésie sélective. Le congrès des étudiants Sud-Africain condamne ses actions, le décrivant comme étant une « personne scandaleuse »[51].

Tutu a également été critiqué pour avoir refusé de participer à un événement en la compagnie de Tony Blair, estimant que ce dernier et George W. Bush devraient être jugés devant la Cour internationale de justice pour avoir « déstabilisé et polarisé le monde à un degré jamais atteint par aucun autre conflit dans l’histoire avec le spectre de la Syrie et de l’Iran devant nous. La question n’est pas de savoir si Saddam Hussein était gentil ou méchant, ou combien de personnes de son peuple il a massacré »[52]. Il a fini par affirmer que le simple décompte du nombre des victimes enregistrées pendant et après la guerre d’Irak justifierait amplement leurs arestations[53].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la bibliographie
  2. a et b Desmond Tutu, Steve Bantu Biko Memorial Lecture Delivered By Archbishop Emeritus Desmond Tutu, University Of Cape Town - 26 septembre 2006 (en)
  3. a et b Paul Yange, Desmond MpiloTutu (né en 1931), Prix Nobel de la paix 1984 (1/2), 19 novembre 2007
  4. Voir le volume Institution de la parole en Afrique du Sud (Philippe-Joseph Salazar dir.), numéro spécial de Rue Descartes, 17, 1997, 178 p. ISBN 2-13-048336-4
  5. Se reporter aux deux ouvrages suivants : Amnistier l’Apartheid. Travaux de la Commission Vérité et Réconciliation sous la présidence de Desmond Tutu, traduction française, Philippe-Joseph Salazar (dir.), Paris, Le Seuil, coll. "L’Ordre Philosophique", 2004, 352 p, ISBN 2-02-068604-X ; et Vérité, réconciliation, réparation, Barbara Cassin, Olivier Cayla et Philippe-Joseph Salazar (dir.), Paris, Le Seuil, Le Genre Humain, vol 43, 2004, 365 p. ISBN 2-02-062886-4; ce dernier comporte un texte écrit par Jacques Derrida.
  6. Dépêche de l'AFP intitulé Robert Mugabe est une sorte de Frankenstein repris par FranceInfo.com le 25 juin 2008
  7. Desmond Tutu dénonce un pays sous la coupe d'un parti, 6 octobre 2008
  8. Sabine Cessou, Slate Afrique, 16 août 2011
  9. Article AFP du 15 août 2011
  10. (en) « Mandela joins ‘Elders’ on turning 89 », MSNBC,‎
  11. (en) « Mandela launches The Elders », SAinfo,‎
  12. Desmond Tutu, Black Theology Seeks the Liberation of All, Newsweek & Washington Post, mai 2008 (en)
  13. Hulley L. D., Liberation theology and beyond : The contextual ethics of Desmond Tutu, Anglican theological review, 1997, vol. 79, no3, pp. 327-340 (27 ref.) (en)
  14. Storer H. Rowley, Desmond Tutu: Equality of U.S. blacks an 'illusion', The Chicago Tribune, 14 mai 2008 (en)
  15. (en) Tutu to China: Stop Abusing Dalai Lama
  16. (fr) Dalaï lama : Nobel de la paix et Hollywood disent stop à la Chine
  17. (en) Desmond Tutu, membre d'honneur du Club de Budapest
  18. « Le Sud-Africain Desmond Tutu annonce son retrait de la vie publique », dépêche AFP, 22 juillet 2010.
  19. (fr) [1]
  20. Source=http://blip.tv/file/4309715
  21. a et b (en) « Archbishop Tutu 'would not worship a homophobic God'», BBC, 26 juillet 2013 (lire en ligne)
  22. (en) « Desmond Tutu: 'I would not worship a God who is homophobic' », The Independent, 27 juillet 2013 (lire en ligne)
  23. http://www.theguardian.com/world/2014/feb/23/desmond-tutu-condemns-uganda-proposed-anti-gay-law
  24. « Mpho Tutu. Gay ou prêtre, elle a choisi », sur www.parismatch.com (consulté le 9 juin 2016)
  25. http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/apr/10/divest-fossil-fuels-climate-change-keystone-xl
  26. http://www.reporterre.net/spip.php?article5718
  27. Pico Iyer, The Open Road: The Global Journey of the Fourteenth Dalai Lama
  28. (en) Victor Chan, B.C. BookWorld (en), 2013
  29. Affaire du visa du Dalaï Lama: les tergiversations de la diplomatie sud-africaine condamnées par la justice, RFI, 30 novembre 2012
  30. http://www.wrmea.org/1990-march/jews-and-israel.html
  31. a et b Rabble-Rouser For Peace: The Authorised Biography of Desmond Tutu, John Allen, p.385
  32. a, b, c, d, e et f http://www.gatestoneinstitute.org/1742/bishop-tutu-is-no-saint-when-it-comes-to-jews
  33. "Tutu Urges Jews to Forgive The Nazis". San Francisco Chronicle. 27 December 1989.
  34. "Tutu assailed". Chicago Sun-Times. 30 December 1989. p. 13.
  35. http://www.huffingtonpost.ca/diane-bederman/whatever-happened-to-desmond-tutu_b_3450768.html
  36. BBC News | AFRICA | Tutu condemns Israeli 'apartheid' (en)
  37. Barthos, Gordon (20 December 1989). "Israelis uneasy about Tutu's Yule visit". Toronto Star.
  38. http://www.adl.org/PresRele/UnitedNations_94/4933_94.htm
  39. http://articles.latimes.com/1989-12-26/news/mn-1117_1_israeli-leaders
  40. Tutu, Desmond (29 April 2002). "Apartheid in the Holy Land". The Guardian (UK). Retrieved 28 November 2006.MOS
  41. « Desmond Tutu réitère son soutien au boycott d’Israël », sur europalestine.com,‎
  42. « Uefa insensitivity to Palestinians' plight », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  43. Tutu, Desmond; Urbina, Ian (27 June 2002). "Israeli apartheid". The Nation (275): 4–5. Retrieved 28 November 2006
  44. http://mondoweiss.net/2012/02/global-march-to-challenge-the-judaization-of-jerusalem.html
  45. Remise du Prix Conscience Planétaire par le Club de Budapest
  46. Page de l'université de Genève, consultée en ligne le 6.06.16
  47. Desmond Tutu lauréat du Prix UNESCO pour la promotion d'une culture des droits de l'homme un.org
  48. Desmond Tutu remporte un million d'euros par « amour », Le Figaro, 4 avril 2013.
  49. http://www.lepoint.fr/monde/desmond-tutu-persona-non-grata-a-l-enterrement-de-mandela-14-12-2013-1769604_24.php
  50. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2523695/Military-honor-guard-escorts-Nelson-Mandelas-casket-final-resting-place-funeral-takes-place-anti-apartheid-leader.html
  51. http://www.mg.co.za/articlePage.aspx?articleid=282735&area=/insight/insight__national/
  52. http://rue89.nouvelobs.com/2012/09/02/desmond-tutu-lhomme-qui-veut-voir-blair-et-bush-devant-la-justice-235010
  53. http://www.bakchich.info/international/2009/01/30/irak-guantanamo-torture-bush-sera-t-il-puni-54586

Liens externes[modifier | modifier le code]