Philippe-Joseph Salazar

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Philippe-Joseph Salazar
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Le philosophe et rhétoricien Philippe-Joseph Salazar.

Biographie
Naissance
Nationalité
Formation

ENS (Ulm) Université de Paris-Sorbonne

EHESS
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Philippe-Joseph Salazar, né le , est un rhétoricien et philosophe français, ancien « directeur de programme » (séminaire Rhétorique et Démocratie) au Collège international de philosophie (1998-2004)[1]. Ses travaux, issus de l’école française de rhétorique fondée par Marc Fumaroli, sont considérés comme une importante contribution au rhetorical turn dans les sciences humaines (Blackwell International Encyclopedia of Communication)[2]. Il tient la Chronique du rhéteur cosmopolite et Comment raisonnent-ils? sur Les Influences[3]. Il est lauréat en 2008 du prix annuel de la fondation Harry Oppenheimer Memorial Trust[4] et couronné par le Prix Bristol des Lumières 2015 pour son essai sur le terrorisme djihadiste Paroles armées (Lemieux Editeur)[5]. Il occupe la chaire de rhétorique à la Faculté de Droit de Cape Town.

Biographie et œuvre[modifier | modifier le code]

Philippe-Joseph Salazar poursuit ses études secondaires au lycée Lyautey (Casablanca) et au lycée Théophile-Gautier (Tarbes). Il entre ensuite en hypokhâgne au lycée Pierre-de-Fermat (Toulouse, enseignement du thomiste Louis Jugnet), où il étudie également l'arabe, puis en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris) où il est l’élève d’Hubert Grenier et où il suit les cours d’André Pessel sur Descartes. Hubert Grenier poursuivait l'enseignement donné par Michel Alexandre à Louis-le-Grand, lui-même disciple d' Emile Chartier dit Alain , au lycée Henri-IV avec Jeanne Alexandre, Simone Weil et Georges Canguilhem. Il intègre Normale Sup en 1975, où il assiste au séminaire de Jacques Derrida. Dès 1974, Salazar rejoint le séminaire fermé de Roland Barthes (mémoire sur Le corps lyrique : éléments de sémiologie de l’opéra, 1979) ; travaux de second cycle en Sorbonne, en science politique sous la direction de Maurice Duverger (mémoire de DEA sur Jérôme Savonarole publié en 1978, « Savonarola : une dictature de la voix », Cahiers internationaux de sociologie, 64) et, en philosophie, sous celle d’Emmanuel Levinas (1977). Georges Dumézil, qui travaille alors à son Apollon sonore[6] et qui reçoit chez lui un groupe choisi de normaliens, dont Hubert Laizé, le futur spécialiste de la Poétique d’Aristote et de l’Iliade, lui conseille de faire de la voix un objet d’étude[7].

Critique d’opéra (sémiotique) à l’Avant-Scène Opéra (collaborations avec l’analyste et critique de cinéma Anna Guédy), à Lyrica et Opéra International (1976-1984). Se lie d’amitié avec l’écrivain et psychanalyste Michel Orcel et publie, sur la voix, dans les revues Avalanche et L’Alphée créées par ce dernier (1978-1981) où il publie en 1981 son opéra Icare. Il collabore à cette époque aux revues libérales Contrepoint (avec Michel Maffesoli, Alain-Gérard Slama) et Commentaire. Il se lie d'amitié avec l'acteur d'avant-garde Serge Merlin et le metteur en scène et professeur d'éloquence théâtrale Pierre Spivakoff [8] héritier de la tradition d'élocution de Sarah Bernhardt. Il compose l'éloge funèbre de Maria Callas, qu'il eut l'honneur de connaître, dans le journal d'extrême-gauche Libération (journal).

Il rencontre, en 1977, Georges Balandier qui publie son essai sur Savonarole, et lui commande son premier livre, Idéologies de l’opéra (1980) qu'il dédie à la soprano wagnérienne, dite l'Isolde du siècle, Germaine Lubin qui lui avait ouvert sa porte et son amitié. Balandier l’oriente vers l’anthropologie des représentations politiques et vers l’Afrique, avec l’aval de Louis Althusser, son caïman de philosophie à l'ENS. Travail anthropologique de terrain en Afrique du Sud (1978-1981, 1983) qui prend la forme d’une thèse de doctorat en anthropologie sociale et culturelle, dirigée par Georges Balandier puis par Michel Maffesoli : mise sous embargo par la police de sécurité sud-africaine, soutenue en 1983, elle sera publiée en 1989 sous le titre de L’Intrigue raciale. Essai de critique anthropologique, avec une préface de Louis-Vincent Thomas. Il engage une réflexion sur le rhetorical turn, les rapports entre la rhétorique et les sciences humaines (« Ut Rhetorica Sociologia, essai sur une naissance des sciences sociales », Cahiers de l'imaginaire, la revue fondée par Gilbert Durand, 1989 ; « Formes de la voix », Sociétés, 1987 ; et « The Rhetoric of French Positivism », Current Sociology, 1993).

Marc Fumaroli lui propose en 1981 d’approfondir les sources verbales du classicisme rhétorique (sous la direction de celui-ci, thèse de doctorat d’État, soutenue en 1992 et publiée en 1995 sous le titre : Le Culte de la voix au XVIIe siècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé). Il organise, en septembre 1993, le colloque de Cerisy consacré à l'œuvre de Marc Fumaroli. Il rejoint à cette époque (1981) le Cartel de rédaction de Spirales, Journal International de Culture, la revue d'avant-garde en psychanalyse lacanienne d'Armando Verdiglione (it) dont il traduit La Frontière n'est pas la Limite, discours d'ouverture de l’International Congress of Psychoanalysis (New York, mai 1981) « Sexe et Langage » organisé par l’International Freudian Movement-Movimento Internazionale Freudiano[9] (aussi, ses entretiens avec Elizabeth Franzheim, Augustin Berque, William Styron et la romancière Dominique Rolin).

Il entame un travail transversal, dans l'esprit du Collège international de philosophie, sur la rhétorique comme une sceptique du politique. Ce travail est initialement centré sur la culture politique classique : édition du Projet d'éloquence royale d'Amyot (1992) et des Mémoires de Pierre-Daniel Huet (1993), traduction du traité (fortement influencé par la rhétorique) de l'Académie royale de peinture et de sculpture, le De arte graphica de Charles Dufresnoy (1991) ; en philosophie, deux ouvrages consacrés au maître du scepticisme La Mothe Le Vayer (La Divine Sceptique. Éthique et Rhétorique (2000) et une édition de De la Patrie et des étrangers (2003), saluée par Michel Onfray et commentée dans Libération (Éric Loret, La Mothe piquant, 4 mars 2004). Ses travaux s'ouvrent sur d'autres intersections rhétoriques : parmi d'autres, en 2005, publication des cours du Collège de France d'Adam Mickiewicz sur Les Slaves et l'idéologie slavophile, d'un Mahomet, une typologie historique des lieux communs rhétoriques élaborés en France depuis la première traduction du Coran en Bourgogne, à l'abbaye de Cluny, au XIIe siècle, qui devient l'objet d'unne interaction soutenue avec le poète et philosophe tunisien Abdelwahab Meddeb[10].

Élu doyen de la Faculté des lettres de l'université du Cap (Afrique du Sud), alors que le pays a aboli l’apartheid (1991) et connaît les premières élections générales au suffrage universel de son histoire (1994), il fonde le Centre for Rhetoric Studies (1994) à l’université du Cap, s'engage activement dans des activités de conseil (auprès du nouveau Parlement sud-africain) et de recherche ; il crée l'Association for Rhetoric and Communication in Southern Africa, affiliée à la FILLM-UNESCO et à la National Communication Association des États-Unis, et il établit un réseau scientifique international de rhétoriciens[11]. Il forme les premiers magisters et doctorants en rhetoric studies sur le continent africain[12]. Dès 1994, il s'engage avec la philosophe Barbara Cassin dans une collaboration soutenue sur la rhétorique et le politique[13].

En 1998, il est élu au Collège international de philosophie en tant que directeur du programme en Rhétorique et démocratie[14]. Pierre Berès lui demande d'écrire Afrique du Sud. La révolution fraternelle, prolégomènes d'un travail de réflexion sur la réconciliation et ses régimes rhétoriques, approfondi dans An African Athens. Rhetoric and the Shaping of Democracy in South Africa (2002) et mené à terme dans Amnistier l’Apartheid (2004)] (éditorial du Monde 2 par Edwy Plenel, « Ubuntu, ce mot d'humanité », 30 décembre 2004). Se rejoignent dans ces travaux la rhétorique classique[15], l'anthropologie de la parole (collaboration avec Marcel Detienne)[16] et l'analyse politique pragmatique (cours sur France Culture), locale et globale[17], le leadership (profile dans Le Nouvel Economiste), un travail d'intersection dont il présente une formalisation dans Perspectiva retórica de la Antropología (2006)[18]. « Philosophe atypique », selon Emmanuel Lemieux (Le Pouvoir intellectuel, 2003), il plaide pour une « réappropriation des moyens de production de la parole politique » [4] (à propos de L'Hyperpolitique)[19]. Marcela Iacub, à propos de son livre Paroles de leaders, comment décrypter le discours des puissants, entame une polémique sur son « conservatisme républicain » qui est en réalité un scepticisme radical et critique sur les effets de puissance de la rhétorique[20]. La revue Atlantico reprend deux textes fondationnels sur la présidence rhétorique et les déclarations de guerre[21]. Il participe au réseau Transeuropeennes avec une série de textes en français, espagnol et arabe, et offre une réflexion suivie sur les formes rhétoriques de la surveillance pour Lo Sguardo [22] et Cosmopolis [23]. Avec un symposium tenu à Buenos Aires dans l'année 2017 à l'initative de la philosophe Claudia Hilb il conclut trente ans de travaux sur les formes rhétoriques de l'incompréhensible en politique par une séquence de publications en espagnol, suite à une traduction en castillan du Rapport sud-africain vérité et réconciliation, dont La resiliencia de los fundamentos retóricos et Sobre la reconciliacion politica como actualidad de la retorica .

L’université du Cap le nomme membre du College of Fellows en 1995 et Distinguished Professor in Humane Letters and Rhetoric en 1999. Depuis Le Cap, il conseille en Eloquent Leadership et dirige des projets internationaux en rhétorique[24]. La Fondation nationale de la recherche d'Afrique du Sud lui accorde en 2007 sa plus haute distinction d'excellence (A1). Il a été ou est conférencier invité en Russie (dans le cadre de la chaire UNESCO de philosophie de la paix), Pologne, Suède, Hongrie, Slovénie, Italie, au Royaume-Uni, au Maroc, au Canada, aux États-Unis, en Chine populaire, en Amérique latine et en particulier en Argentine [25] (Rétor). En 2010, il donne la Kenneth Burke Lecture en Rhétorique à l'université Penn State [5], en 2007 l'Annual Lecture in Law and Literature au John Jay College of Criminal Justice, CUNY, de New York et en 2013 il est l'invité du prestigieux Colegio Nacional de Buenos Aires [26]. En 2017 il apparaît à la Fondazione MAST, à Bologne [27]; et au festival de littérature de Berlin Haus für Poesie [28]. Il fonde et dirige de 2006 à 2014 la collection Pouvoirs de Persuasion, chez Klincksieck. Il siège aux comités de rédaction des influentes revues de rhétorique Quarterly Journal of Speech, Philosophy and Rhetoric, Javnost-The Public de l'Euricom, et est directeur des éditions AfricaRhetoric Publishing [6]. Nominé en 2012 pour le prix Kyoto de philosophie.

Son récent ouvrage Paroles armées, traduit en italien (Bompiani), espagnol (Anagrama), allemand (Random House Pantheon) et anglais (Yale University Press) a été salué par la critique [29] et la presse internationale [30] pour son étude novatrice et approfondie de la propagande et des stratégies rhétoriques de communication de l’État islamique, ou Daesh. Des extraits de la version allemande, Die Sprache des Terrors, ont été repris pour introduire la pièce du prix Nobel de Littérature Elfriede Jelinek, Wut (Rage) lors la première à Darmstadt (Wut est une réflexion sur le massacre de Charlie Hebdo par des militants de l'Etat Islamique, ISIS) [31]. L'ouvrage a été couronné par le prix Bristol des Lumières en novembre 2015 (la veille du massacre du Bataclan).

Affiliations professionnelles[modifier | modifier le code]

Président honoraire de l'Association for Rhetoric and Communication in Southern Africa, vice-président de la Chinese Global Society for Visual Communication, membre fondateur et honoraire de la Sociedad Latinamericana de Retorica. Conseiller éditorial "at large" des éditions Piranha pour la fiction étrangère. Membre (journaliste) du National Press Club de Washington, accrédité au Senate Press Gallery pour les conventions présidentielles. Membre de Chatham House. Aviateur, membre de l'Aéro-Club de France[32].

Publications[modifier | modifier le code]

Monographies, direction d’ouvrages collectifs, éditions savantes (en français, sauf exception)[modifier | modifier le code]

Direction de numéros de revues scientifiques[modifier | modifier le code]

  • A critique of surveillance, Cosmopolis/A Review of Cosmopolitics, 2015 (ISSN 2030-028X).
  • Mandela (y otros) habla español! », African Yearbook of Rhetoric, V, 2015 (ISSN 2305-7785).
  • Surveillance/Rhetoric, African Yearbook of Rhetoric, 3 (1), 2012.
  • Trente années de recherches rhétoriques, Dix-Septième Siècle, LIX (3), no. 236, 2007, 421-426 (ISBN 978-2-13-056096-8).
  • The Rhetorical Shape of International Conflicts, Javnost-The Public, 12 (4), 2005. (ISSN 1318-3222) Online (ISSN 1854-8377).
  • Vérité, réconciliation, réparation, avec Barbara Cassin et Olivier Cayla, Le Genre Humain, 43, 2004, 365 p. (ISBN 2-02-062886-4).
  • Truth in Politics , avec Sanya Osha et Wim van Binsbergen, Quest. An African Journal of Philosophy/Une Revue Africaine de Philosophie, XVI (1-2), 2004, 274 p. (ISSN 1011-226X).
  • Democratic Rhetoric and The Duty of Deliberation , Javnost-The Public, 8(3), 2001, 78 p. (ISSN 1318-3222). Online (ISSN 1854-8377).
  • Institution de la parole en Afrique du Sud , Rue Descartes, 17, 1997, 178 p. (ISBN 2-13-048336-4).

Editeur[modifier | modifier le code]

Conseiller editorial pour la publication aux éditions Piranha:

Directeur, éditions Klincksieck, collection Pouvoirs de Persuasion:

  • Valerie Allen et Ares D. Axiotis, L'art d'enseigner de Martin Heidegger, pour la Commission de dénazification, trad. de Xavier Blandi, suivi de Philippe-Joseph Salazar, Manifeste, 2007.
  • Hanno Hardt, Des murs éloquents/ Eloquent Walls, 2008.
  • Ralph Keysers, Cinq mots forts de la propagande nazie, 2008.
  • Robert Hariman, Le Pouvoir est une question de style, trad. de Laurent Bury, 2009.
  • Randall L. Bytwerk, Machines à broyer les âmes, Allemagne totalitaire 1933-1989, trad. de Laurent Bury, 2011.
  • Jean-Philippe Dedieu, La parole immigrée, 2012.
  • Rada Ivekovic, L'éloquence tempérée du Bouddha, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ciph.org/direction.php?rub=directeurs
  2. http://www.blackwellreference.com/public/tocnode?id=g9781405131995_yr2012_chunk_g978140513199523_ss39-1
  3. « Le Rhéteur cosmopolite » sur www.lesinfluences.fr
  4. The Mail & Guardian, May 25, 2009, Education Section
  5. TV5MONDE, « Comprendre et combattre la propagande terroriste »,
  6. Dumézil, Apollon sonore et autres essais, Paris, Gallimard, 1982
  7. Salazar, Le Culte de la voix au XVIIe siècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé, dédicace et introduction, Paris, Honoré Champion, 1995
  8. http://data.bnf.fr/14700805/pierre_spivakoff/
  9. www.fondazioneverdiglione.org
  10. radiofrance.fr
  11. [PDF] Democratic Rhetoric and the Duty of Deliberation Javnost-The Public, 8 (3), 2001.
  12. [PDF] Truth in Politics, Quest. An African Journal of Philosophy, 2002
  13. *[PDF] Vérité, réconciliation, réparation, Le Genre Humain, 43, 2004
  14. [PDF] (1998-2004)ciph.org Papiers du Collège international de philosophie 56
  15. Entretien avec l'écrivain Alain Veinstein, sur France-Culture, 2004 [1] et avec Antoine Perraud [2]
  16. “Afrique du Sud. Eloges démocratiques', dans Marcel Detienne (dir.), Qui veut prendre la parole ?, Le Genre Humain, 40-41, 2003.
  17. [PDF] Rhetorical shape of international conflicts Javnost-The Public, 12 (4), 2004
  18. [PDF][3], Revista de antropologiá social, 15, 43-61, 2006
  19. France Inter, revue de presse, 27/1/2010 http://sites.radiofrance.fr/franceinter/pod/#r
  20. http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/08/18/petit-eloge-de-la-manipulation_1560762_3260.html
  21. http://www.atlantico.fr/decryptage/afghanistan-guerre-militaires-morts-168963.html
  22. Soggettività sotto sorveglianza: retorica redux", Lo Sguardo
  23. "A critique of surveillance", special issue, Cosmopolis/A Review of Cosmopolitics, 2015
  24. rhetoricafrica.org
  25. “Retórica, derecho y política. Acerca de algunos retoremas franceses”, Rétor No 1(2), 2011, 215-229.
  26. La Retoricidad de la política
  27. https://www.eventbrite.it/e/biglietti-philippe-joseph-salazar-parole-armate-comprendere-e-combattere-la-propaganda-terrorista-34850171802
  28. https://www.haus-fuer-poesie.org/en/literaturwerkstatt-berlin/events/current-events/podiumsdiskussion-poesie-und-propaganda
  29. André Bercoff, "un livre capital", Valeurs Actuelles, 15 octobre 2015; Alexandre Lacroix, Philosophie Magazine, Novembre 2015; TV5 Monde, Mohamed Kaci, Grand Angle, 23 septembre 2015,https://www.youtube.com/watch?v=92-3iSar1Yc; Frédéric Pagès, Canard enchaîné, La plume et le sabre, 1 octobre 2015
  30. Agnes Poirier, "Philippe-Joseph Salazar: the philosopher whose essay on Isis has shocked and enlightened", The Guardian, Elizabeth von Thadden, "Kampf der Symbole", Die Zeit , Danila Pizzagalli, "Il filosofo Salazar: 'Così possiamo combattere la propaganda del Califfato'", La Stampa, Victor Nunez Jaime, "Palabras como armas", Milenio, Thomas Bartlett, "Want to Beat ISIS? Try Poetry and Negotiation", Chronicle for Higher Education, Luciano Piscaglia, "Guerra Isis: Parole armate", TV2000
  31. https://www.staatstheater-darmstadt.de/media/Produktionen/2016-2017/WUT/Programmheft_WUT_web.pdf
  32. https://flightaware.com/photos/user/PJSalazar

Liens externes[modifier | modifier le code]