Jacques Derrida

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Jacques Derrida
Derrida-by-Pablo-Secca.jpg
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Paris (France)
Nationalité
Formation
École/tradition
Principaux intérêts
Idées remarquables
Déconstruction du phallogocentrisme, différance, trace, dissémination, apories, événement, don
Œuvres principales
De la grammatologie
L’écriture et la différence
La carte postale. De Socrate à Freud et au-delà
Donner le temps 1. La fausse monnaie
Influencé par
A influencé
Distinction

Jacques Derrida, né Jackie Derrida le à El Biar (Algérie), et mort le à Paris, est un philosophe français, professeur à l'École normale supérieure puis directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, qui a créé puis développé une méthode et une école de pensée se développant autour de la notion de déconstruction. Dans la lignée de Husserl et de Heidegger, Derrida remet en question la phénoménologie et la métaphysique traditionnelles et introduit une nouvelle manière de penser les sciences humaines[1].

Le point de départ de son œuvre est une critique de la linguistique et de la place dominante qu'elle occupe dans le champ des sciences humaines. Dans De la grammatologie, Derrida montre que le modèle linguistique alors dominant repose sur une contradiction: la langue serait constituée d'une parole orale, dont l'écriture serait, ensuite, la transcription. La vraie langue, la langue originaire, serait donc la langue orale ; mais la linguistique (du moins chez son fondateur F. de Saussure) s'appuie sur la langue écrite pour la structure de la langue, de sorte que l'origine de la langue écrite est la parole vive, mais que l'origine de la parole vive est la langue écrite. Derrida transpose ici dans le domaine de la linguistique le questionnement de l'origine qui était celui de Husserl dans L'Origine de la géométrie[2] et introduit la notion de supplément originaire, ou simplement de supplément[3].

Cette contradiction de l'origine, posée d'abord — au niveau de la langue — entre parole et écriture, va ensuite se répercuter dans tous les domaines où Derrida portera son investigation: structure d'un texte et supplément n'entrant pas dans cette structure mais la fondant (le pharmakon[4] platonicien[5]), œuvre d'art et cadre ou marge de l'œuvre (le parergon[6])[7], mort d'une idéologie et principe fondateur de cette idéologie (Spectres de Marx), donner la mort et assumer la responsabilité de la mort donnée (Donner la mort[8])[9], interrogations sur l'hostilité et l'hospitalité[10]'[11], sur la différence sexuelle[12]

En 2007, Derrida était considéré par The Times Higher Education Guide[13] comme le troisième auteur le plus cité dans les ouvrages de sciences humaines de l’année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une enfance algéroise[modifier | modifier le code]

Jacques Derrida est le troisième fils d’Aimé Derrida, d'origine séfarade et de Georgette Sultana Esther Safar[14], issue d'une famille juive d'Algérie dont les aïeux établis depuis des siècles en Algérie reçurent la nationalité française lors de la promulgation du décret Crémieux en 1870[15].

Il grandit en Algérie française et subit les lois de Vichy en 1940 lorsque sa famille est déchue pendant deux ans de la nationalité française[16]. De 1935 à 1941, il va à l'école maternelle et primaire d'El-Biar. Les enfants sont obligés de manifester leur attachement au Maréchal de multiples manières. Derrida en qualité de juif doit laisser au deuxième de la classe sa place pour le lever de drapeau. Son frère et sa sœur ont été exclus de l'école pour la même raison[17]. En 1941, il est lui-même exclu du lycée Ben Aknoun et il est inscrit jusqu'en 1943 au lycée Émile-Maupas, mais il ne supporte pas l'atmosphère communautaire. Il retourne au lycée Ben Aknoun en 1944.

Derrida connaît ainsi, durant sa jeunesse, une scolarité mouvementée. Il voit les métropolitains comme oppresseurs et normatifs, normalisateurs et moralisateurs. Sportif, il participe à de nombreuses compétitions sportives et rêve de devenir footballeur professionnel. Mais c'est aussi à cette époque qu'il découvre et lit des philosophes et écrivains comme Jean-Jacques Rousseau, Friedrich Nietzsche, André Gide et Albert Camus. Il commence à écrire un « journal intime ». En 1947-1948, en classe de philosophie au lycée Gautier d'Alger, il lit Bergson et Sartre. En 1948, inscrit en lettres supérieures au lycée Bugeaud, il est marqué par la lecture de Kierkegaard et Heidegger[18].

Les années de formation en France[modifier | modifier le code]

En 1949, il vient en France pour étudier en classe de première supérieure au lycée Louis-le-Grand à Paris, où il se lie d'amitié avec Pierre Bourdieu, Lucien Bianco, Michel Deguy ou Louis Marin. Son professeur de philosophie Étienne Borne trouve que ses dissertations sont « plotiniennes[18] ». Il entre — après deux échecs — à l'École normale supérieure en 1952. Il y fait la rencontre de Louis Althusser, agrégé-préparateur. Derrida milite dans des groupes d'extrême gauche non communiste.

Après sa licence en lettres à l'université de Paris, il part aux Archives Husserl de Louvain en 1953-1954. Il obtient le diplôme d'études supérieures en philosophie avec un mémoire concernant Le Problème de la genèse dans la philosophie de Husserl[19], influencé par les travaux de Jean Hyppolite, Tran Duc Thao et Jean Cavaillès. Il suit les cours de Michel Foucault.

Reçu au concours d'agrégation de philosophie de 1956, après un échec en 1955, il part à l'université Harvard comme special auditor. Il commence la traduction et l'introduction de L'Origine de la géométrie de Husserl. Il se marie en juin 1957 avec Marguerite Aucouturier, une psychanalyste qu'il a rencontrée en 1953 par l'intermédiaire de son frère qui étudiait avec lui à l'École normale supérieure.

Il effectue son service militaire de 1957 à 1959 (en pleine guerre d'Algérie) comme enseignant dans une école d'enfants de troupe près d'Alger[20]. Il rencontre souvent Pierre Bourdieu à Alger. Il condamne la politique coloniale de la France et espère une forme d'indépendance pour l'Algérie où pourraient coexister les Algériens et les Français d'Algérie[21].

En 1959, Derrida est affecté au lycée Montesquieu du Mans en classe de lettres supérieures et est invité à la première décade de Cerisy-la-Salle (cycle de conférences auquel il sera invité quatre fois). Il fait son premier voyage à Prague pour rendre visite à la famille de son épouse.

L'année suivante il devient assistant à la faculté des lettres de l'université de Paris. Il y enseignera jusqu'en 1964 (« philosophie générale et logique »). Il publie à cette époque dans les revues Critique et Tel Quel et se lie d'amitié avec Philippe Sollers. Il fréquente également Robert Antelme, Pierre Boulez, Jean Genet, Pierre Klossowski, Francis Ponge et Nathalie Sarraute.

Des débuts en philosophie[modifier | modifier le code]

En 1961, il obtient le prix Jean-Cavaillès (prix d'épistémologie) pour son introduction à l'Origine de la géométrie d'Edmund Husserl[22].

En 1963, naît son premier fils avec Marguerite Aucouturier, Pierre. La même année, il donne une conférence au Collège philosophique sur Michel Foucault en sa présence et critique sa thèse sur la folie à propos de Descartes[23].

En 1964, il est nommé maître-assistant d'histoire de la philosophie à l'École normale supérieure sur recommandation d'Althusser et Jean Hyppolite[24]. Il conservera ce poste pendant vingt ans.

Sa participation au colloque de Baltimore à l'université Johns-Hopkins marque le début de ses fréquents voyages aux États-Unis et de l'introduction de la nouvelle pensée française sur le continent nord-américain. La polémique débute en Amérique entre les partisans et les adversaires de la « déconstruction ». Derrida rencontre à cette occasion Jacques Lacan et Paul de Man.

Les premiers succès et l'invention de la « déconstruction »[modifier | modifier le code]

En 1967, ses trois premiers livres sont publiés. Il prononce une conférence à la Société française de philosophie sur « La différance » et publie ses trois grands livres : De la grammatologie, L'écriture et la différence, La voix et le phénomène. Il côtoie régulièrement Edmond Jabès, Gabriel Bounoure ou Maurice Blanchot et s'associe progressivement à Jean-Luc Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe et Sarah Kofman. Les éditions Galilée sont fondées à cette époque et deviennent la « voix » de la déconstruction.

En 1967, naît son second fils avec Marguerite Aucouturier, Jean.

Derrida participe aux défilés de Mai 1968 et organise la première assemblée générale à l'École normale supérieure.

Il est accueilli avec une grande hospitalité aux États-Unis, il enseigne dans des dizaines d'universités tandis que son travail se heurte en France à une opposition massive[25].

En 1970, son père Aimé meurt d'un cancer à l'âge de 74 ans.

En 1971, il revient en Algérie après neuf ans d'absence. Il y donne cours et conférence.

En 1974, il met en place un Groupe de recherches sur l'enseignement supérieur philosophique et s'engage contre la Loi Haby de 1975.

En 1975, il devient professeur invité à l'université Yale puis à l'université Cornell comme A. D. White Professor-at-large.

En 1977, il signe les Pétitions françaises contre la majorité sexuelle adressée au Parlement, appelant à l’abrogation de plusieurs articles du Code pénal sur la majorité sexuelle et la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de quinze ans (la majorité sexuelle en France) avec Michel Foucault, René Schérer, Gabriel Matzneff, Tony Duvert, Louis Althusser, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et André Glucksmann, Roland Barthes, Guy Hocquenghem, Jean Danet, Alain Robbe-Grillet, Philippe Sollers et Françoise Dolto.

En 1978, Jacques Derrida prend l'initiative de lancer les États généraux de la philosophie à la Sorbonne. Il s'implique de plus en plus dans des actions politiques, domaine qu'il avait apparemment écarté de sa vie professionnelle (il est resté en retrait par rapport aux événements de mai 1968). Ainsi, il soutient toute sa vie la cause démocratique en Afrique du Sud, ce qu'il nomme « l'admiration » de Nelson Mandela ; un de ses ultimes textes, in articulo mortis, est consacré au sujet de la réconciliation (Commission de la vérité et de la réconciliation).

En 1980, en vue de poser sa candidature au poste de professeur laissé vacant par Paul Ricœur à l'université Nanterre-Paris-X, Derrida soutient à l'université Paris-I une thèse[26] pour le doctorat d'État sur la base d'un ensemble d'anciens travaux des années 1967 et 1972[27]. Le poste à Paris-X fut cependant supprimé par la ministre Alice Saunier-Séïté.

En 1981, il fonde l'association Jean-Hus avec Jean-Pierre Vernant qui aide les intellectuels tchèques dissidents. Il sera arrêté et brièvement emprisonné à Prague (des agents des services tchèques ont dissimulé de la drogue dans ses bagages) à la suite d'un séminaire clandestin. C'est François Mitterrand qui le fera libérer.

Un philosophe de renommée internationale[modifier | modifier le code]

Jacques Derrida avec Chinmoy Guha

Il fonde le Collège international de philosophie en 1983 avec François Chatelet, Jean Pierre Faye et Dominique Lecourt. L'une des traces les plus visibles dans son travail de ce que certains ont considéré comme sa « politisation » aura été la publication en 1993 de Spectres de Marx.

En 1984, alors toujours maître-assistant, il devient directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.

En 1984, naît son troisième fils, Daniel Agacinski, issu de sa relation hors mariage avec Sylviane Agacinski. Jacques Derrida aura eu donc trois enfants, trois fils.

Il est Distinguished Professor en philosophie, français et littérature comparée à l'Université de Californie à Irvine aux États-Unis à partir de 1986.

Le 5 décembre 1991, sa mère Georgette meurt. Les derniers mois de vie ont suscité chez Derrida la rédaction d'un texte autobiographique mêlé de réminiscences augustiniennes, Circonfession[28].

En 1995, Jacques Derrida est membre du comité de soutien à Lionel Jospin. Mais il refuse de l'être en 2002, en raison notamment du jugement qu'il porte sur la politique du gouvernement socialiste sur l'immigration. Sylviane Agacinski, qui fut la compagne de Derrida dont elle a eu un fils, écrit dans son Journal interrompu, publié après la défaite de Jospin : « Je lis le 23 mai dans Libération que Jacques Derrida n'a pas voté au premier tour "par mauvaise humeur contre tous les candidats" ».

En 2002, Jacques Derrida et René Schérer rendent un hommage à Pierre Bourdieu, à l'occasion d'un débat sur la question de l'hospitalité[29].

Tombe de Jacques Derrida

À partir de 2003, Jacques Derrida souffre d'un cancer du pancréas et réduit considérablement ses conférences et ses déplacements. Il meurt le dans un hôpital parisien, à l'âge de 74 ans.

Philosophie[modifier | modifier le code]

La différance[modifier | modifier le code]

Le mot « différance » apparaît probablement pour la première fois sous la plume de Derrida dans le texte d'une conférence intitulée « Genèse et structure » et la phénoménologie[30], prononcée à Cerisy-la-Salle en 1959, reprise ensuite dans L'Écriture et la différence[31]. Mais surtout, La différance est le titre d'une conférence prononcée par Derrida le 27 janvier 1968[32], publiée ensuite dans Théorie d'ensemble[33] et dans Marges – de la philosophie[34].

Dès l'ouverture, Derrida prévient que ce néo-graphisme (la différance) n'est, à la lettre, ni un mot ni un concept, et que l'intervention graphique qui consiste à remplacer le e par un a, « a été calculée dans le procès écrit d'une question sur l'écriture »[34] (p. 4). Si elle concerne bien deux voyelles, elle crée une différence qui « s'écrit ou se lit, mais [...] ne s'entend pas. »[34] (p. 4). Ainsi s'ouvre une série de questions au sujet de l'écriture : « Il n'y a pas d'écriture purement et rigoureusement phonétique »[34] (p. 5). Sous toute écriture dite phonétique prétendant pouvoir dire le sens idéalement et ainsi se passer de l'écriture au sens courant, celle-ci ayant toujours été secondarisée par la métaphysique, il y a un jeu silencieux (donc non-phonétique) de différences (par espacement-temporisation) qui déjà la travaille. Autrement dit, il y a déjà une écriture dans la parole. Il s'agit donc moins, pour Derrida, de reconduire l'opposition entre écriture et parole que de montrer que la seconde inclut (tout en la refoulant) la première.

Plus loin, insistant sur le fait que la différance n'est ni un mot ni un concept, Derrida fait remarquer que le verbe différer dit aussi bien ne pas être identique que remettre à plus tard. Mais le nom de différence, lui, n'évoque pas la temporisation, le délai, le détour du remettre à plus tard. Différance au contraire « devrait compenser cette déperdition de sens »[34] (p.8), le a « provenant immédiatement du participe présent (différant) et nous rapprochant de l'action en cours du différer, avant même qu'elle ait produit un effet constitué en différent ou en différence. »[34] (pp.8-9). Derrida souligne qu'en français, la terminaison en ance « reste indécise entre l'actif et le passif »[34] (p. 9) et rappelle ainsi deux motifs que Saussure estimait inséparables et corrélatifs : l'arbitraire du signe et son caractère différentiel. « Il ne peut y avoir d'arbitraire que parce que le système des signes est constitué par des différences, non par le plein des termes. »[34] (p. 11). La signification ne s'annonce qu'à partir du fonctionnement d'un réseau d'oppositions et de distinctions ; c'est-à-dire de différences « sans termes positifs »[34] (p. 11). Les mots ne sont pas des noyaux compacts. Par conséquent, « le concept signifié n'est jamais présent en lui-même, dans une présence suffisante qui ne renverrait qu'à elle-même. »[34] (p. 11). Tout concept s'inscrit nécessairement dans une chaîne, dans un jeu de différences. La différance est « le mouvement de jeu qui "produit" [...] ces différences, ces effets de différence »[34] (p. 12).

La différance est le mouvement « producteur » des différences : elle est le « processus » par lequel les signifiants se substituent à l'infini, entraînant le besoin d'un idéal qui porterait son sens au langage [réf. nécessaire]. Contemporain du structuralisme, Derrida a repensé la différence qui, chez Ferdinand de Saussure (Cours de linguistique générale), donne sens aux éléments signifiants, par rapport à la répétition de la trace durable de l'institution d'un signifié, comme absence au cœur de la présence. Aussi, la « trace »[35] ne permet pas de remonter à une quelconque origine : les concepts diffèrent, ne sont jamais pleinement en eux-mêmes et sont intriqués malgré leurs apparentes oppositions : il n'y a aucune vérité première externe puisque le supplément constitue l'origine, il n'y a aucune différence transcendantale à poursuivre[réf. nécessaire].

Le philosophe Mikel Dufrenne dans Pour une philosophie non théologique[36], s'oppose aux pensées qui donnent le primat à l'expérience de l'absence pure, en particulier Heidegger, Blanchot et Derrida. C'est en absolutisant l'absence, ou en en faisant le ressort de tout ce que nous croyons trouver de consistant que la philosophie prête le flanc aux théologies négatives, et donc à la réintroduction d'une forme de religiosité en philosophie. Ainsi la "différance" est-elle un "concept non-conceptualisable", échappant à toutes les catégories du connaître mais se trouvant à leur source même, à la manière dont le Dieu des mystiques ou l'Un néo-platonicien est ineffable car "au-delà de l'être".

La déconstruction[modifier | modifier le code]

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Article connexe : Déconstruction.

Derrida a la réputation d'être un écrivain difficile, exigeant pour son lecteur, même pour des philosophes. Son style est dense, il pratique de nombreux jeux de mots et affectionne les allusions. Sa lecture, souvent déconcertante et nécessitant de nombreuses relectures, révèle des ouvertures sur l'avenir de la philosophie. Sa remise en cause d'Husserl et plus largement de la philosophie occidentale le conduit à déconstruire l'approche phénoménologique : pour lui, l'écrit a longtemps été négligé au profit de la parole. Il fait alors la chasse aux impasses méthodologiques. Ce travail prend place dans l'introduction de l'Origine de la Géométrie.

De Platon (Phèdre) à Rousseau et Lévi-Strauss, il dénonce la primauté traditionnelle de la parole, conçue comme « vie » et « présence », sur l’écriture[réf. nécessaire]. Il désigne ce système métaphysique comme logocentrisme, voire phallogocentrisme[37]. Il « déconstruit » donc la métaphysique occidentale, fondée sur la détermination de l’être en tant que présence, en mettant à jour les présupposés qui la sous-tendent et les apories auxquelles elle mène.

En particulier, il s'agit de découvrir, dans les textes de la tradition, l'articulation binaire de concepts que la métaphysique prétend distinguer dans leur pureté :

Chacune de ces oppositions est complice des autres et constitue un ensemble de valeurs qui dépassent le cadre philosophique : cette binarité est proprement politique[réf. nécessaire] et dévalorise systématiquement l'un des termes, pensé comme « accident », « parasite », « excrément ».

Or, le langage, même oral, ne signifie qu’en impliquant mort ou absence du référent[38] : l'itérabilité qui fonde la possibilité du signe inscrit à même celui-ci la coupure de son « origine », la décontextualisation, l'absence du locuteur. Le sens suppose en son cœur absence de référent et de la conscience, car il se déploie dans l’intervalle qui les sépare, dans la convention linguistique qui rend tout signe par définition détachable de son contexte.

Cependant, le travail de la déconstruction assume de ne jamais se libérer pleinement de ce qu’elle démystifie[réf. nécessaire] : elle travaille à même les concepts, en joue pour les jouer contre eux-mêmes, cherche à déplacer les oppositions sans prétendre les anéantir.

Le désir de présence qui habite le désir de sens (que la chose visée soit donnée en tant que telle dans la visée) est contradictoire, puisque le sens n'émerge que dans sa « mortifère »[réf. nécessaire] itérabilité.

Derrida éprouve un cœur d’opacité au cœur du rationnel, identifié comme défaut nécessaire et originaire de présence, comme écart originaire.

Il s’agit, selon François-David Sebbah[réf. nécessaire], d’éprouver et non de produire des résultats positifs.

La trace[modifier | modifier le code]

Du fait que dans la langue il n'y a que des différences, un jeu de différences (cf. La différance, in Marges – de la philosophie, Éditions de Minuit, 1972, (p. 11), et non des termes positifs, qui seraient « pleins », pleinement présents à eux-mêmes, sortes de noyaux stables autonomes, Derrida propose d'appeler « trace » ce qui permet le procès de la signification, à savoir le fait pour un élément de la langue de garder « en lui la marque de l'élément passé » et de se laisser « déjà creuser par la marque de son rapport à l'élément futur »[35] ( p. 13).

Illustrant le jeu de la différance, la trace n'est ni l'absence ni la présence : « La trace n'[est] pas une présence mais le simulacre d'une présence qui se disloque, se déplace, se renvoie, n'a proprement pas lieu, l'effacement appartient à sa structure [...] » (p. 25). Le présent « devient une fonction dans une structure de renvoi généralisé ».

Plus généralement, le concept de trace tel que Derrida l'élabore permet de contester d'une certaine façon (déconstruire) l'autorité du présent, de la conscience pleine, du comme tel (auquel la philosophie a toujours cru et sur lequel elle s'est fondée), l'autorité de l'essence, du signifié transcendantal, etc. (p. 27).

La dissémination[modifier | modifier le code]

La dissémination est un essai paru d'abord en 1969 dans la revue Critique et qui a ensuite pris place à la fin d'un ouvrage auquel il a donné son nom, en 1972 aux Éditions du Seuil (Paris). Cet essai (p. 319 à 407) s'appuie notamment sur certains textes de Mallarmé et des romans de Philippe Sollers (Drame, Nombres...) pour développer un « concept » inscrit, comme le dit Derrida dans la "chaîne ouverte de la différance, du "supplément", de l' "écriture", du "gramme", du "pharmakon" [...]. Dissémination ne veut rien dire en dernière instance et ne peut se rassembler dans une définition [...]. Si on ne peut résumer la dissémination, la différence séminale, dans sa teneur conceptuelle, c'est que la force et la forme de sa disruption crèvent l'horizon sémantique[39].

Autrement dit, la dissémination excède la polysémie, car celle-ci « s'organise dans l'horizon implicite d'une résumption unitaire du sens, voire d'une dialectique »[39]. « La dissémination, au contraire, pour produire un nombre non-fini d'effets sémantiques, ne se laisse reconduire ni à un présent d'origine simple [...], ni à une présence eschatologique. Elle marque une multiplicité irréductible et générative. »[39]. La dissémination est le jeu de ce qui empêche la formalisation sans reste de la signification prétendue d'un texte. C'est le nom d'un « régime moteur du surplus (et du) manque »[39] de sens d'un texte (qu'on a toujours tendance à supposer fini, même s'il y a polysémie). La dissémination, c'est ce qui interrompt la totalisation : « la série des valences sémantiques ne peut plus se fermer ou se rassembler »[40]. Cela dit, le jeu de la dissémination ne promet pas davantage l'ouverture « sur une richesse inépuisable du sens ou sur la transcendance d'un excès sémantique »[40].

On peut dire de la dissémination qu'elle est, qu'elle porte ou permet une « critique » du sémantisme (naïf ou non), une « critique » du thématisme, une « critique » du simple contenu[41]. Le lecteur peu familier avec cette façon qu'ont Derrida et ses semblables de concevoir la lecture peut avoir tendance à amorcer sa lecture d'un texte en prévoyant y trouver un sens profond (une sémantique), un sens qui viendrait de "l'extérieur du texte" - qui aurait la forme d'une idée essentielle, par exemple - et que le texte représenterait (le sens serait ainsi "re-présenté" dans le texte, c'est-à-dire présenté une deuxième fois). On peut tout aussi bien remplacer "sens profond" par "contenu" ou "thème", la critique qu'apporte Derrida reste la même: plutôt que de fonctionner selon une logique de la reproduction ou la transmission d'une idée essentielle, d'un thème général ou d'un contenu permanent, l'écriture fonctionne sous un mode - le mode de la dissémination - qui fait en sorte que le "contenu compris par le lecteur" ne pourra jamais être considéré comme final, total, etc. Ce n'est pas que ce que le lecteur comprend lors de sa lecture est "faux" ou "illusoire"^, mais plutôt que cette compréhension est contingente, qu'elle ne demeurera pas la même dans l'avenir. Ce qui dure et se transmet dans la lecture n'est pas une forme fixe, mais une chose qui ne doit jamais être enfermée, ni dans une structure qui en limite les possibilités d'interprétation, ni dans un système où toutes les interprétations se valent, où tout sens devient complètement relatif.

Le don[modifier | modifier le code]

Derrida a publié deux volumes thématisant le don : Donner le temps, aux Éditions Galilée en 1991, et Donner la mort, texte paru d'abord dans le collectif L'éthique du don, éd. Métailié Transitions en 1992, repris en volume chez Galilée en 1999. On peut ajouter d'autres articles évoquant le don, notamment Du « sans prix », ou le « juste prix » de la transaction, texte paru dans le collectif Comment penser l'argent ?, Le Monde Éditions 1992. Résumé en une proposition, le don selon Derrida, pour qu'il y en ait, et s'il y en a, c'est ce qu'on ne peut ni ne doit savoir, cela afin qu'il n'y ait aucune place pour une réappropriation narcissique. Le don est ce qui doit « interrompre le cercle économique du même » (Donner le temps, op. cit. p. 174) et c'est pour cela qu'il faudrait, à la limite, ne pas savoir que l'on donne ni ce que l'on donne. Le don a donc un rapport avec le secret. Un don digne de ce nom serait « un don qui n'est pas présent » (Donner la mort, op. cit. p. 35). Derrida évoque alors le « don de quelque chose qui reste inaccessible, donc non présentable et par conséquent secret. L'événement de ce don lierait l'essence sans essence du don au secret. Car un don, pourrait-on dire, s'il se faisait connaître comme tel au grand jour, un don destiné à la reconnaissance s'annulerait aussitôt. Le don est le secret lui-même, si on peut dire le secret lui-même. Le secret est le dernier mot du don qui est le dernier mot du secret. » Dans Donner le temps, Derrida tente de définir les rapports entre le don, le sacrifice et l'aumône : « Le sacrifice ne propose son offrande que sous la forme d'une destruction contre laquelle il échange, espère ou escompte un bénéfice, à savoir une plus-value ou du moins un amortissement, protection et sécurité. [...] Dès lors que l'aumône est réglée par de la ritualité institutionnelle, elle n'est plus un don pur – gratuit ou gracieux, purement généreux. Elle devient prescrite, programmée, obligée, autrement dit liée. » (p. 174-175)

L'événement[modifier | modifier le code]

L'événement est pour Derrida ce qui ne se laisse pas anticiper. « La puissance ou la pulsion d'archivation peut ouvrir à l'avenir, à l'expérience de l'horizon ouvert : anticipation de l'événement à venir et à ce qu'on pourra en garder en l'appelant d'avance. Mais du même coup, cet accroissement, cette intensification de l'anticipation peut aussi bien annuler l'avenir. C'est le paradoxe de l'anticipation. L'anticipation ouvre à l'avenir, mais du même coup elle le neutralise, elle réduit, elle présentifie, elle transforme en mémoire, en futur antérieur, donc en souvenir, ce qui s'annonce comme à venir demain »[42].

« L’événement, l'autre, c'est aussi ce qu'on ne voit pas venir, ce qu'on attend sans attendre et sans horizon d'attente »[42] L'événement doit crever l'horizon d'attente, il doit me surprendre absolument, ne pouvoir être résorbé d'avance. Sans quoi rien n'arrive vraiment qui soit autre.

La question de l'« animal »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Animal que donc je suis.

La mort[modifier | modifier le code]

Les « thèmes » de la mort et du deuil sont évoqués dans presque tous les textes de Derrida. Mais c'est surtout dans Mémoires - pour Paul de Man[43], Spectres de Marx[44], Apories[45] et Chaque fois unique la fin du monde[46] qu'ils sont le plus thématiquement développés.

Dans "Le théâtre de la cruauté et clôture de la représentation"[47], Derrida évoque la mort à partir de l'horizon de la dialectique : « [la dialectique] est le mouvement indéfini de la finitude, de l'unité de la vie et de la mort, de la différence, de la répétition originaire, c'est-à-dire l'origine de la tragédie comme absence d'origine simple » (p. 364). Cette idée d'unité de la vie et de la mort sera développée dans le séminaire de la fin des années 1970 (non encore publié) intitulé : La vie la mort. Dans La dissémination (1971), à partir de la problématique de la trace comme renvoi et répétition qui excède le désir de propre, Derrida explicite un mouvement du texte de Sollers qu'il analyse en notant que celui-ci compose « avec le désir (du propre), [compte] avec les contradictions de ses forces (car le propre limite la disruption, garde contre la mort, mais regarde aussi vers elle ; la propriété absolue, la proximité indifférenciée de soi à soi est un autre nom de la mort [...] » (p. 368).

Plus précisément, c'est donc dans Spectres de Marx (1993) que Derrida développe une série de remarques au sujet de la mort, du travail du deuil (notamment p. 151, 160, 176-177, 185, 187, 203, 209-210), de l'impossibilité d'opposer strictement le vivant au non-vivant (p. 178-179). Page 224, on peut lire que « la mort n'est pas au-delà, hors de la vie, sauf à y inscrire l'au-delà au dedans, dans l'essence du vivant. » Plus loin, (p. 235) est évoquée « la question de la-vie-la-mort », ouvrant à « une dimension du sur-vivre ou de la survivance irréductible et à l'être et à quelque opposition du vivre et du mourir. »

Dans Points de suspension[48], la question du deuil est abordée ainsi : « [La] portée de l'autre mortel "en moi hors de moi" instruit ou institue mon "moi" ou mon rapport à "moi" dès avant la mort de l'autre [...] Je parle du deuil comme de la tentative, toujours vouée à l'échec, un échec constitutif, justement, pour incorporer, intérioriser, introjecter, subjectiver l'autre en moi. Avant même la mort de l'autre, l'inscription en moi de sa mortalité me constitue. Je suis endeuillé donc je suis – mort de la mort de l'autre, mon rapport à moi est d'abord endeuillé, d'un deuil d'ailleurs impossible ». À la page suivante, Derrida dit encore : « Le deuil serait plus originaire que mon être pour la mort. »

Dans Apories[45], Derrida tente de démontrer l'insuffisance de l'affirmation de Heidegger selon laquelle seul le Dasein a un rapport à la mort comme telle, à la mort comme possibilité de l'impossibilité de l'existence. Derrida demande (p. 125) : « comment une possibilité (la plus propre) en tant qu'impossibilité peut encore apparaître en tant que telle sans disparaître aussitôt, sans que le "comme tel" sombre d'avance et sans que sa disparition essentielle fasse perdre au Dasein tout ce qui le distingue [...] de la bête. » Et un peu plus loin (p. 132) : « les animaux ont un rapport très signifiant à la mort [...] même s'ils n'ont pas rapport à la mort comme telle et au "nom" de mort comme tel. [...] Mais l'homme non plus, justement ! ni l'homme en tant que Dasein [...] » [Cf. également les conclusions que Derrida en tire dans les pages suivantes, surtout les pages 134 et 135.

Dans Mémoires pour Paul de Man[43] on retrouve également la problématique du deuil, pp.71-72 dans ses rapports au récit, à la mémoire, etc. Dans Chaque fois unique la fin du monde[46], on citera ces deux assertions entre beaucoup d'autres : « la mort commence son œuvre avant la mort » (p. 204), « le deuil est le phénomène de la mort et c'est le seul phénomène derrière lequel il n'est rien » (p. 184).

Critiques et postérité[modifier | modifier le code]

Phénoménologie[modifier | modifier le code]

Derrida a consacré ses premiers travaux à la pensée de Husserl : en 1954, encore étudiant de philosophie à l'École normale supérieure, il rédige un « mémoire pour le diplôme d'études supérieures » intitulé : Le problème de la genèse dans la philosophie de Husserl[19] (mais qui ne sera publié qu'en 1990, aux PUF). En 1959, il prononce une conférence :“« Genèse et structure » et la phénoménologie”, qui sera reprise dans L'écriture et la différence[49]. En 1962 il écrit une très longue introduction à un écrit tardif de Husserl : L'origine de la géométrie[22]. En 1966, il livre une introduction à la pensée de Husserl intitulée : “La phénoménologie et la clôture de la métaphysique” (texte paru en langue grecque, traduction Roxane Argyropoulos), qui ne sera publié en français qu'en 2000 dans la revue Alter[50]. En 1967, un volume paraît, qui est consacré au problème du signe dans la phénoménologie de Husserl, et qui a pour titre : La voix et le phénomène[51], ainsi qu'un essai : “La forme et le vouloir-dire”[52], sous-titré : “note sur la phénoménologie du langage”, sur le même sujet, repris en 1972 dans Marges – de la philosophie[53].

Réception américaine[modifier | modifier le code]

« Héros culturel » aux États-Unis selon Jean-Louis Hue du Magazine Littéraire, il a reçu 21 fois un doctorat Honoris causa, de plusieurs universités. Derrida déclarait avant sa mort au journal L'Humanité : « Je n'ai jamais fait de longs séjours aux États-Unis, le plus clair de mon temps ne se passe pas là-bas. Cela dit, la réception de mon travail y a été effectivement plus généreuse, plus attentive, j'y ai rencontré moins de censure, de barrages, de conflits qu'en France. »[54]. Son œuvre constitue l'un des piliers de l’école dites de la « Théorie Française[55] ».

Derrida bénéficie d'une reconnaissance qui va au-delà du monde universitaire. Par exemple, le film de Woody Allen Deconstructing Harry (en 1997, traduit en français par Harry dans tous ses états) est une référence directe aux travaux de cet auteur — « référence » que Derrida jugera d'ailleurs pauvre et décevante au regard de la complexité de ce « concept ».

Philosophie analytique[modifier | modifier le code]

Derrida est un philosophe rejeté par la très grande partie de la tradition analytique[réf. souhaitée]. Ses premiers travaux de portée internationale sont vivement critiqués. Dans son essai sur le philosophe anglais John L. Austin et sa théorie des actes de langage[56], Derrida est ainsi accusé d'énoncer des « pseudo-concepts »[57], l'attaque la plus rude étant venue du philosophe américain John Searle, continuateur de la pragmatique d'Austin, qui dit de Derrida que « sur différents points cruciaux, il ne comprend pas la position d'Austin et [...] l'expose incorrectement »[58]. Une lettre ouverte signée par Barry Smith et différents philosophes, parmi lesquels W. V. Quine, fut publiée en 1992 par le quotidien anglais The Times pour s'opposer à ce que l'université de Cambridge décerne à Derrida un doctorat honoris causa[59]. Cette lettre reprocha notamment aux travaux de Derrida « leur inadéquation aux standards de clarté et de rigueur » et mentionne que « beaucoup de philosophes français ne voient en M. Derrida que la cause d'un embarras silencieux »[60].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques Derrida est l'auteur de plus de quatre-vingts livres.

  • Introduction (et traduction) à L’origine de la géométrie de Edmund Husserl, PUF, 1962.
Mémoire pour son diplôme d'études supérieures en philosophie à l'École normale supérieure, en 1953-1954.
  • De la grammatologie, Les Éditions de Minuit, 1967. (ISBN 978-2-7073-0012-6)
  • La Voix et le Phénomène, Presses universitaires de France, 1967. (ISBN 978-2-13-053958-2)
  • L'Écriture et la différence, Seuil, 1967. (ISBN 978-2-02-005182-8)
  • Marges – de la philosophie, Les Éditions de Minuit, 1972. (ISBN 978-2-7073-0053-9)
  • Positions, Les Éditions de Minuit, 1972. (ISBN 978-2-7073-0251-9)
  • La dissémination, Seuil, 1972. (ISBN 978-2-02-001958-3)
  • Éperons. Les styles de Nietzsche, Champs Flammarion, 1972.
  • L'archéologie du frivole, Galilée, 1973.
  • Glas, Galilée, « collection Digraphe », 1974. (ISBN 978-2-7186-0015-4)
  • La Vérité en peinture, Champs Flammarion, 1978.
  • La carte postale. De Socrate à Freud et au-delà, Flammarion, 1980.
  • D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie, Galilée, 1983.
  • Otobiographies. L'enseignement de Nietzsche et la politique du nom propre, Galilée, 1984.
  • Schibboleth : pour Paul Celan, 1986, Galilée. (ISBN 978-2-7186-0296-7)
  • Parages, Galilée, 1986.
  • Ulysse gramophone, Galilée, 1987.
  • Psyché Inventions de l'autre, Galilée 1987.
  • Mémoires – Pour Paul de Man, Galilée, 1988.
  • Signéponge, Seuil, 1988.
  • Limited Inc., Galilée, 1990.
  • Heidegger et la question, Flammarion, 1990. (ISBN 978-2-08-081235-3).
  • De l'esprit, Galilée, 1990. (ISBN 978-2-7186-0323-0)
  • Mémoires d'aveugle. L'autoportrait et autres ruines, Réunion des Musées Nationaux, 1990.
  • Du droit à la philosophie, Galilée, 1990. (ISBN 978-2-7186-0382-7)
  • Le Problème de la genèse dans la philosophie de Husserl, PUF, coll. « Epiméthée », 1990. Rééd. 2010.
  • Donner le temps. 1. La fausse monnaie, Galilée, 1991.
  • Donner la mort, Galilée, 1992. (ISBN 978-2-7186-0514-2)
  • Points de suspension, Entretiens, Galilée, 1992.
  • Passions, Galilée, 1993. (ISBN 978-2-7186-0421-3)
  • Khôra, Galilée, 1993.
  • Sauf le nom, Galilée, 1993.
  • Prégnances (sur Colette Deblé), Brandes, 1993 ; rééd. l'Atelier des Brisants, 2004[61].
  • Spectres de Marx, Galilée, 1993. (ISBN 978-2-7186-0429-9).
  • Force de loi, Galilée, 1994.
  • Politiques de l'amitié, Galilée, 1994. (ISBN 978-2-7186-0438-1)
  • Moscou aller-retour, L'Aube, 1995.
  • Mal d'archive, Galilée, 1995.
  • Apories, Galilée, 1996. (ISBN 978-2-7186-0461-9)
  • Résistances – de la psychanalyse, Galilée, 1996. (ISBN 978-2-7186-0469-5)
  • Le monolinguisme de l'autre, Galilée, 1996.
  • Échographies – de la télévision, Galilée, 1996.
  • Adieu à Emmanuel Lévinas, Galilée, 1997. (ISBN 978-2-7186-0485-5).
  • Cosmopolites de tous les pays, encore un effort, Galilée, 1997. (ISBN 978-2-7186-0484-8)
  • Le droit à la philosophie du point de vue cosmopolitique, Unesco/Verdier, 1997.
  • Marx en jeu (avec Marc Guillaume), Descartes & Cie, 1997. (ISBN 978-2-910301-84-2)
  • De l'hospitalité (avec Anne Dufourmantelle), Calmann-Lévy, 1997. (ISBN 978-2-7021-2795-7)
  • Demeure, Maurice Blanchot, Galilée, 1998. (ISBN 978-2-7186-0497-8).
  • Voiles (avec Hélène Cixous), 1998, Galilée. (ISBN 978-2-7186-0504-3)
  • Le toucher, Jean-Luc Nancy, Galilée, 1998.
  • Feu la cendre, Éditions des femmes, 1999. (ISBN 978-2-7210-0480-2)
  • Sur parole, Éditions de l'Aube, 1999, transcriptions de plusieurs entretiens donnés sur France Culture.
  • États d'âme de la psychanalyse, Galilée, 2000.
  • Tourner les mots. Au bord d'un film, Galilée/ Arte 2001.
  • Foi et Savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon, Seuil, coll. « Points Essais », 2001.
  • Papier machine, Galilée, 2001.
  • L'université sans condition, Galilée, 2001.
  • Le siècle et le pardon, entretien avec Michel Wieviorka, Seuil, 2001 (ISBN 978-2-02-047986-8).
  • Au-delà des apparences, conversations avec Antoine Spire, Ed. Le Bord de l'eau, 2002
  • Artaud le Moma, Galilée, 2002.
  • Fichus, Galilée, 2002.
  • H.C. pour la vie, c'est-à-dire..., Galilée, 2002.
  • Marx & Sons, PUF/Galilée, 2002.
  • Chaque fois unique, la fin du monde, Galilée, 2003.
  • De quoi demain..., entretiens de Jacques Derrida et Élisabeth Roudinesco, 2003.
  • Voyous, Galilée, 2003.
  • Béliers, Galilée, 2003.
  • Genèses, généalogies, genres et le génie, Galilée, 2003.
  • Le « Concept » du 11 septembre. Dialogues à New York avec Jürgen Habermas, Galilée, 2004.
  • Apprendre à vivre enfin. Entretiens avec Jean Birnbaum, Galilée / Le Monde, 2005 (posthume).
  • L'Animal que donc je suis, Galilée, 2006.
  • Séminaire : La bête et le souverain, vol. 1 : 2001-2002, Galilée, 2008.
  • Demeure, Athènes, Galilée, 2009.
  • Séminaire : La bête et le souverain, vol. 2 : 2002-2003, Galilée, 2010.
  • Politique et amitié, Galilée, 2011.
  • Les yeux de la langue. L'abîme et le volcan, Galilée, 2012.
  • Histoire du mensonge. Prolégomènes, Galilée, 2012.
  • Pardonner : L'impardonnable et l'imprescriptible, Galilée, 2012.
  • Séminaire : La peine de mort, vol. 1 (1999-2000), Galilée 2012.
  • A dessein, le dessin – Suivi de « Derrida à l’improviste » par Ginette Michaud, Franciscopolis, 2013. (ISBN 978-2-9544208-0-6)
  • Heidegger : la question de l'Être et l'Histoire (Cours de l'ENS-Ulm 1964-1965), Galilée, 2013.
  • Penser à ne pas voir : Écrits sur les arts du visible 1979-2004 (textes réunis et établis par Ginette Michaud, Joana Masó et Javier Bassas), Paris, Éditions de la Différence, coll. « Essais », , 368 p. (ISBN 978-2-7291-2053-5, présentation en ligne)
  • Trace et archive, image et art; Suivi de Pour jacques Derrida, Paris, Institut National de l'Audiovisuel (collection Collège iconique), 2014.
  • La conférence de Heidelberg (1988) - Heidegger : portée philosophique et politique de sa pensée avec Hans-Georg Gadamer, Philippe Lacoue-Labarthe, textes réunis, présentés et annotés par Mireille Calle-Gruber, Note de Jean-Luc Nancy, Lignes-Imec, 2014.
  • Le dernier des Juifs (avec une préface de Jean-Luc Nancy), Galilée, 2014.
  • Les Arts de l'espace : Écrits et interventions sur l’architecture (textes réunis et établis par Ginette Michaud et Joana Masó), Paris, Éditions de la Différence, coll. « Essais », , 400 p. (ISBN 978-2-7291-2162-4, présentation en ligne)
  • Pourquoi la guerre aujourd'hui? (avec Jean Baudrillard et René Major), Nouvelles Editions Lignes/ IMEC, 2015 (contient sur DVD la captation de la rencontre).
  • Séminaire : La peine de mort, vol. 2 (2000-2001), Galilée, 2015.
  • La Solidarité des vivants et le pardon: Conférence et entretiens, précédés de "derrida au Brésil" par Evendo Nascimento, Hermann, 2016.
  • Judaïsme, question ouverte: conversation avec Jacques Derrida (avec Michel Ben-Naftali, Lieven de Cauter et Elisabeth Weber), Balland, 2016.
  • Surtout, pas de journalistes !, Galilée, 2016.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Jacques Derrida a fait des apparitions dans deux films :

Trois films lui sont consacrés :

Captation audiovisuelle

  • Pourquoi la guerre? de Jean Labib, filmé le 19 février 2003 et édition DVD en juin 2015, Compagnie des Phares et Balises (contient les interventions de René Major, Jean Gresh et le dialogue entre Jacques Derrida et Jean Baudrillard - + en bonus le documentaire Mot de passe autour de l'œuvre de Jean Baudrillard)

Discographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur Derrida et son œuvre[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Collectif: Penser avec Jacques Derrida, (sous la dir. de Joseph Cohen), Rue Descartes, Paris, PUF, no. 52, 2006. Avec les contributions de : M. Crépon, G. Bensussan, R. Zagury-Orly, S. Margel, S. Habib, J. Cohen, P. Sloterdijk, B. Stiegler, et. al.
  • Mark Dooley (en) et Liam Kavanagh, The Philosophy of Derrida, London: Acumen Press, 2006; Montreal: McGill-Queen’s University Press, 2007.
  • Marc Goldschmit, Jacques Derrida, une introduction, Agora Press-pocket, éd. de la découverte, octobre 2003, 2e éd. décembre 2007.
  • Fred Poché, Penser avec Jacques Derrida. Comprendre la déconstruction, Lyon, Chronique Sociale, 2007.
  • Charles Ramond, Derrida : la déconstruction, Paris, PUF, 2008.
  • Collectif: Derrida. L'événement déconstruction, (sous la dir. de Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly), Les Temps modernes, Paris, Gallimard, no. 669-670, juillet-octobre 2012.
  • Pierre-Alexandre Fradet, Derrida-Bergson. Sur l'immédiateté, Paris, Hermann, coll. "Hermann Philosophie", 2014. ISBN 9782705688318
  • Raoul Moati, Derrida et le langage ordinaire, Paris, Hermann, coll. "Le Bel Aujourd'hui", 2014.
  • Jacob Rogozinski, Cryptes de Derrida. Faire part, Paris, Éditions Lignes, 2005, réédition 2014.

Colloques[modifier | modifier le code]

  • Les fins de l'homme. À partir du travail de Jacques Derrida, sous la direction de Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Colloque de Cerisy-la Salle (1980), Éditions Galilée, réédition Hermann, 2013.
  • L'Éthique du don. Jacques Derrida et la pensée du don, (Royaumont 1990), sous la direction de Jean-Michel Rabaté et Michael Wetzel, Métailié-Transition, 1992.
  • Le Passage des frontières - autour du travail de Jacques Derrida, (Cerisy-la-Salle, 1992), sous la direction de Marie-Louise Mallet, Galilée, 1994.
  • L'Animal autobiographique - autour de Jacques Derrida, (Cerisy-la-Salle, 1997), sous la direction de Marie-Louise Mallet, Galilée, 1999.
  • Ghostly Demarcations. A Symposium on Jacques Derrida's Specters of Marx (New York, 1998), sous la direction de Michael Sprinker, éditions Verso, 1999.
  • Judéités - questions pour Jacques Derrida, (Paris, 2000), sous la direction de Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly, Galilée, 2003.
  • La Démocratie à venir - autour de Jacques Derrida, (Cerisy-la-Salle, 2002), sous la direction de Marie-Louise Mallet, Galilée, 2004.
  • Jacques Derrida et l'Algérie, (Alger, 2006), sous la direction de Mustapha Cherif, Bibliothèque nationale d'Alger, 2006.
  • Derrida, la tradition de la philosophie, Colloque d'octobre 2005 organisé par Jean-François Courtine, Francis Wolff et Frédéric Worms. Galilée, 2008.
  • Déconstruire, dit-il... Autour de Jacques Derrida, (Maison de la Recherche de l'université de Paris IV, 20-23 mai 2009) Comité scientifique: Joseph Cohen, Werner Hamacher, Felix Heidenreich, Jean-Luc Nancy, Raphael Zagury-Orly
  • Derrida par une trace itérable [en arabe], (ministère de la Culture, Royaume de Bahreïn, 10-13 août 2009), comité scientifique : Mohammad Ahmad Al Banki, Safaa Fathy.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Geoffrey Bennington, Jacques Derrida, Paris, Seuil, 1991.
  • Pierre-Yves Ruff, Derrida, l'écriture et la place de l'autre, Paris, Théolib, 2011 (ISBN 978-2-36500-049-9).
  • Benoît Peeters, Derrida, Paris, Flammarion, coll. « Grandes Biographies », 2010.
  • David Mikics, Who Was Jacques Derrida? An Intellectual Biography, Yale University Press, 2010.
  • Fred Poché, Penser avec Jacques Derrida. Comprendre la déconstruction, Lyon, Chronique Sociale, 2007.

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Administrator, « Site Jacques Derrida - Le Phénomène Derrida - Par Dominique-Antoine Grisoni », sur www.derrida.ws (consulté le 3 juillet 2016)
  2. Jacques Derrida, Introduction à L'Origine de la géométrie de Husserl, Paris, PUF, , 224 p. (ISBN 2130579167)
  3. Pierre Delayin Delain, « [Derrida, le supplément] », sur www.idixa.net (consulté le 3 juillet 2016)
  4. Pierre Delayin Delain, « [Derrida, le pharmakon] », sur www.idixa.net (consulté le 3 juillet 2016)
  5. Jacques Derrida, La Dissémination, Paris, Seuil, , 444 p. (ISBN 2020206234)
  6. Jacques Derrida, La Vérité en peinture, Paris, Flammarion, coll. Champs, , 448 p. (ISBN 2081248298)
  7. Pierre Delayin Delain, « [Derrida, le parergon : ce qu'il faut pour donner lieu à l'œuvre (ergon) et se protéger de son énergie (energeia)] », sur www.idixa.net (consulté le 3 juillet 2016)
  8. Jacques Derrida, Donner la mort, Paris, Galilée, , 209 p. (ISBN 2718605146)
  9. Pierre Delayin Delain, « Donner la Mort (Jacques Derrida, 1999) [DLM] », sur www.idixa.net (consulté le 3 juillet 2016)
  10. Pierre Delayin Delain, « [Derrida, l'hospitalité] », sur www.idixa.net (consulté le 3 juillet 2016)
  11. Jacques Derrida et Anne Dufourmantelle, De l'hospitalité, Paris, Calmann-Lévy, , 135 p. (ISBN 2702127959)
  12. Jacques Derrida, Psyché. Inventions de l'autre II, Paris, Galilée, , 320 p. (ISBN 9782718606156)
  13. « The most cited authors of books in the humanities », timeshighereducation.co.uk,‎ (consulté le 16 novembre 2009)
  14. (en) Geoffrey Bennington, Jacques Derrida, University of Chicago Press, 1999
  15. « J’ai participé à une transformation extraordinaire du judaïsme français d’Algérie : mes arrière-grands-parents étaient encore très proches des Arabes par la langue, les coutumes, etc. Après le décret Crémieux (1870), à la fin du XIXe siècle, la génération suivante s’est embourgeoisée », Jacques Derrida, « Je suis en guerre contre moi-même », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. « Moi, l’Algérien » de Jacques Derrida, Le Nouvel Observateur, no 2192
  17. Marc Goldschmidt, Jacques Derrida : une introduction, 2003, p. 230
  18. a et b Goldschmidt (2003), p. 231
  19. a et b Jacques Derrida, Le problème de la genèse dans la philosophie de Husserl, Paris, PUF,
  20. « Biographie », sur Site Jacques Derrida (consulté le 21 avril 2010)
  21. Goldschmidt (2003), P. 233
  22. a et b Edmund Husserl, L'origine de la géométrie, Paris, PUF,
  23. Derrida, « Cogito et Histoire de la Folie », dans L'Écriture et la différence, Seuil, 1967, p. 51-97. Le texte est publié d'abord dans la Revue de métaphysique et de morale en 1964
  24. Jacques Derrida par Jason Powell
  25. Goldschmidt (2003), P. 234
  26. L'Inscription de la philosophie : recherches sur l'interprétation de l'écriture : thèses soutenue sur un ensemble de travaux
  27. Jason Powell, Jacques Derrida: A Biography, Continuum, 2006.
  28. Circonfession est publié dans la marge inférieure de l'ouvrage de G. Bennington consacré au philosophe. L'enregistrement de sa lecture par Derrida lui-même est édité en 1993 par les éditions Des femmes .
  29. Entretien Jacques Derrida/René Schérer sur la question de l'hospitalité
  30. Maurice de Gandillac, Lucien Goldmann et Jean Piaget, Entretiens sur les notions de Genèse et de structure, Paris, Mouton, rééd. Hermann, 1959, 2011, 364 p. (ISBN 978-2-7056-8133-3)
  31. Jacques Derrida, L'Écriture et la différence, Paris, Seuil, rééd. Points Essais, , 436 p. (ISBN 2757841718), p. 239
  32. Bulletin de la Société française de philosophie : La "Différance", vol. 62-3, Paris, Armand Colin,
    Exposé : Jacques Derrida

    Discussion : G. Comtesse, L. Goldmann, J. Hersch, P. Kaufmann, B. Parain, A. Philonenko, J. Wahl

    Note de A. Jacob.
  33. Michel Foucault, Roland Barthes et Jacques Derrida, Théorie d'ensemble, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, , 414 p.
  34. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jacques Derrida, Marges de la philosophie, Paris, Minuit, coll. Critique, , 432 p. (ISBN 2707300535), p. 1-29
  35. a et b « Interdisciplinarité: La Controverse entre Lacan et Derrida, par Paul-Eric Langevin - Présentation faite à l'Espace Analytique lors du séminaire d'Olivier Douville », sur interdisciplinarite.blogspot.fr (consulté le 3 juillet 2016)
  36. Dufrenne, Pour une philosophie non théologique ; Le Poétique, Paris, Seuil,
  37. Le terme de « phallogocentrisme » apparaît pour la première fois chez Derrida en 1972, dans le texte « tympan » (Marges - de la philosophie, p. xvii).
  38. Cf. notamment la lecture du séminaire de La Lettre volée de Lacan, dans La Carte postale, de Socrate à Freud et au-delà, Flammarion, 1980.
  39. a, b, c et d cf.Positions, Editions de minuit, Paris, 1972, p. 61
  40. a et b cf.Positions, Éditions de Minuit, Paris, 1972, p. 63
  41. Le passage le plus éclairant pour comprendre le jeu et l'enjeu de ce « concept » se trouve probablement aux pages 389 à 391 de La dissémination
  42. a et b Jacques Derrida, Echographies – de la télévision, Paris, Galilée, , p. 119
  43. a et b Jacques Derrida, Mémoires - pour Paul de Man, Paris, Galilée,
  44. Jacques Derrida, Spectres de Marx, Paris, Galilée,
  45. a et b Jacques Derrida, Apories, Paris, Galilée,
  46. a et b Jacques Derrida, Chaque fois unique la fin du monde, Paris, Galilée,
  47. Jacques Derrida, L'écriture et la différence, Paris, Éditions du Seuil, , pp. 341-368
  48. Jacques Derrida, Points de suspension, Paris, Galilée,
  49. “« Genèse et structure » et la phénoménologie”, in L'écriture et la différence, Paris, Le Seuil, 1967, p. 229-251.
  50. Jacques Derrida, « La phénoménologie et la clôture de la métaphysique », Alter, no 8,‎
  51. Jacques Derrida, La voix et le phénomène, Paris, PUF,
  52. Jacques Derrida, « La forme et le vouloir-dire », Revue internationale de philosophie, no 81,‎
  53. Jacques Derrida, Marges – de la philosophie, Paris, Les éditions de Minuit, , pp. 185-207
  54. Jérôme-Alexandre Nielsberg, « Entretien avec Jacques Derrida - Penseur de l’événement », L'Humanité, 28 janvier 2004
  55. François Cusset, French Theory. Foucault, Derrida, Deleuze et Cie et les mutations de la vie intellectuelle aux États-Unis, Paris, La Découverte, , 378 p. (ISBN 9782707146731)
  56. « Signature, événement, contexte », dans Marges - de la philosophie, 1972.
  57. « Il faut se résoudre à admettre que les positions de Derrida, quelle que soit leur célébrité et quel qu'ait été leur impact intellectuel, sont totalement inconsistantes. Non seulement nous n'avons pas besoin de pseudo-concepts comme ceux de différance ou d'archi-écriture, mais leur utilisation conduit à de graves errements. » précisent notamment Sylvain Auroux, Jacques Deschamps, Djamel Kouloughli, La philosophie du langage, PUF, coll. « Quadrige », 2004, p. 80.
  58. John Searle, Pour réitérer les différences, réponse à Derrida, 1991, éd. L'éclat, p. 7, Lien web. Auquel Derrida a répondu dans Limited Inc., Galilée, 1990.
  59. (en) Jeffrey Sims, « Revisiting the Derrida affair with Barry Smith », Sophia, vol. 38, no 2,‎ , p. 142 (lire en ligne)
  60. Barry Smith et al., "Open letter against Derrida receiving an honorary doctorate from Cambridge University", The Times, 9 Mai 1992.
  61. Voir http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0802280729.html.
  62. Site internet du film Derrida

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