Memorial

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Memorial
Мемориал
Logo de l'organisation
Situation
Région Circle-icons-globe.svg Monde
Création
Dissolution
Type Association à but non lucratif
Organisation non gouvernementale internationale
Siège Moscou, Russie
Organisation
Fondateur Andreï Sakharov
Président Ian Ratchinski
Directrice exécutive Elena Jemkova
Personnes clés Arseni Roguinski
Sergueï Kovalev
Lioudmila Alexeïeva

Site web Memo.ru

Memorial (en cyrillique Мемориал), ou Memorial Society, parfois francisée en « Mémorial », est une organisation non gouvernementale russe de défense des droits de l'homme et de préservation de la mémoire des victimes du pouvoir soviétique[1], notamment stalinien, mais aussi d'exactions plus récentes commises en Russie comme en Tchétchénie. Son origine remonte à la période de la Perestroïka, où elle organise une assistance aux prisonniers politiques, victimes du régime soviétique[2].

En 2021, l'organisation est devenue un réseau d'organisations sises en Russie, en Allemagne, au Kazakhstan, en Italie, en Tchéquie, en Belgique, en France et en Ukraine.

Elle est dissoute par la Cour suprême russe le . Le , à la suite de la demande de l'ONG Memorial, la Cour européenne des droits de l'homme applique une mesure intérimaire demandant à la Russie de suspendre la dissolution de l'ONG, en attendant la fin de la procédure concernant ce litige[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier groupe pour la commémoration des victimes des répressions s'organise en [4].

Dès , avec l'aide d'Andreï Sakharov, est organisée l'assemblée constitutive de Memorial. L'organisation a pour objectif de promouvoir une société de droit fondée sur le respect des droits de l'homme, de prévenir le retour du totalitarisme et de faire éclater la vérité sur les exactions passées et sur leurs victimes. La déclaration officielle n'a lieu qu'en janvier 1990, grâce à la demande faite à Mikhaïl Gorbatchev lors des obsèques d'Andreï Sakharov par sa veuve, Elena Bonner[4].

En 1991, afin d'« organiser et coordonner le travail pour la défense des droits de l'homme » le Memorial établi le Centre de défense des droits humains [5],[6].

Depuis 1999, Memorial organise un concours annuel de travaux de recherche des lycéens qui récolte entre 1 500 et 2 000 participations à travers toute la Russie. Les auteurs des quarante meilleurs travaux sont conviés à Moscou pour une remise de prix. La fondation a publié au moins 18 compilations des travaux réalisés dans le cadre de ce concours, dont les thématiques sont variées, comme Цена победы (« Le prix de la victoire »), История семьи (« Histoire familiale »), Человек и власть (« L'homme et le pouvoir ») ou Свои – чужие (« Nous et eux »)[7].

Le , Memorial reçoit le prix Sakharov, attribué par le Parlement européen « pour la liberté de pensée »[8].

« En remettant ce prix à Oleg Orlov, Sergueï Kovalev et Lioudmila Alexeïeva au nom de l'association Memorial, nous espérons contribuer à la fin de la peur et de la violence à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme en Russie. » déclare le président du Parlement européen Jerzy Buzek lors de l'annonce des lauréats[9],[10].

Le , la Cour suprême de Russie décide la dissolution de Memorial[6], notamment accusée d'avoir omis d'inscrire sur certains documents transmis au public son appartenance aux « agents étrangers », cette obligation étant imposée par une loi russe de 2012, appliquée à Memorial depuis 2014[11].

Dans son réquisitoire final, le procureur reproche à l'ONG, entre autres, de « déformer la mémoire historique », en particulier sur la Seconde Guerre mondiale, et de « créer une image mensongère de l'URSS en tant qu'État terroriste »[12]. Ces accusations, sans lien direct avec le fond de l'affaire (manquements à la loi sur les « agents étrangers »), constituent, selon Memorial, un « lapsus » qui dévoile le caractère politique de la procédure engagée contre l'organisation par « ceux qui aimeraient ne pas connaître » le passé tragique du pays[13],[14].

Structure de Memorial[modifier | modifier le code]

Le nom complet de Memorial est « Organisation internationale volontaire et publique MEMORIAL, société historique, éducative, charitable, pour la défense des droits de l'homme ».

L'ONG a une structure horizontale coordonnée par le centre à Moscou, réunissant des filiales thématiques et régionales[15].

Centre scientifique, historique et éducatif Memorial[modifier | modifier le code]

Le centre (en russe : Научно-исторический и просветительский центр «Мемориал» (НИПЦ « Мемориал ») est une subdivision de l'ONG qui dirige les programmes de recherche et de vulgarisation sur l'histoire des répressions politiques, de la dissidence, de la résistance au régime en URSS.

Archives, musée et bibliothèque[modifier | modifier le code]

Memorial possède la plus grande collection de documents (manuscrits et imprimés) ainsi que d'objets liés à l'histoire de la répression politique, de la résistance au régime et de la dissidence en URSS[16]. Les archives et les livres sont librement consultables par le public[17] et sont largement utilisées dans les publications sur le Goulag[18].

Le musée de Memorial organise régulièrement des expositions à Moscou et effectue des prêts, notamment à l'étranger[19],[20],[21].

Les membres du réseau préparent et publient plusieurs « Livres de mémoire » contenant des listes des victimes des répressions politiques en URSS, qui alimentent la base « Les victimes du terreur politique en URSS » consultable en ligne[22].

Objectifs de Memorial[modifier | modifier le code]

Les objectifs de Memorial, tels que définis par sa charte, sont :

  • « Promouvoir une société civile mature, et une démocratie fondée sur une société de droit, de façon à prévenir le retour du totalitarisme » ;
  • « Aider à une prise de conscience publique, sur la base des valeurs de la démocratie et du droit, de manière à se débarrasser des schémas totalitaires, et d'implanter solidement les droits de l'homme dans la vie politique et publique » ;
  • « Promouvoir la mise à jour de la vérité sur le passé, et perpétuer la mémoire des victimes de la répression politique exercée par les régimes totalitaires ». Ce dernier point est obtenu en particulier en conservant les « Livres à la mémoire des victimes des répressions politiques »[23].

Memorial organise l'assistance, juridique et financière, aux victimes du Goulag. Elle mène également des recherches sur l'histoire de la répression politique, et en publie les résultats dans des livres, des articles, des expositions, des musées, ou encore sur les sites web des organisations membres de Memorial. Selon Le Monde, elle joue un rôle majeur dans « la documentation des répressions staliniennes [... et] est ensuite progressivement sortie du seul champ historique et mémoriel pour s’impliquer dans la promotion des droits de l’homme, les programmes éducatifs ou la défense des prisonniers politiques » ; l'association a notamment porté plainte contre un mercenaire du groupe Wagner[24].

Confiscation en décembre 2008 des archives numériques de Memorial[modifier | modifier le code]

Le , le bureau de Memorial à Saint-Pétersbourg subit une descente de police ordonnée par les autorités, qui confisquent les archives sur le Goulag, stockées sur 12 disques numériques qui comprennent l'ensemble des données numérisées sur toutes les atrocités commises par Staline. Elles représentent 20 ans de travail. L'information est utilisée pour constituer « une base de données numérisées accessible à tous et contenant des centaines de milliers de noms ». La directrice du bureau, Irina Flige, pense que cette intervention de police a lieu parce que l'organisation Memorial est « du mauvais côté du poutinisme », en particulier sur la question de savoir « si Staline et le régime soviétique ont réussi à créer un grand pays »[25],[26].

Selon la thèse officielle, le raid a été causé par un article publié dans le Novy Peterburg, un journal de Saint-Pétersbourg, en [27]. Mais Memorial nie tout lien avec cet article. Quelques avocats des droits de l'homme en Russie émettent l'hypothèse que le raid ait été monté en représailles de la défense par Memorial d'un film interdit, Rebellion : l'affaire Litvinenko, portant sur l'assassinat de l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko[28]. Selon Orlando Figes, le raid « avait clairement pour but d'intimider Memorial »[29]. Allison Gill, directrice de Human Rights Watch à Moscou, déclare « Cette scandaleuse descente de police démontre le climat empoisonné que subissent les ONG en Russie [...] C'est une tentative sans équivoque menée par le gouvernement russe [...] pour réduire au silence les voix critiques[29]. » La descente de police mène également à la rédaction, par des universitaires du monde entier, d'une lettre ouverte à Dmitri Medvedev, par laquelle ils condamnent cette confiscation[28]. Les États-Unis se déclarent « profondément préoccupés » : le Département d'État, par l'intermédiaire de son porte-parole Sean McCormack, déclare « Malheureusement, cette action menée contre Memorial n'est pas un exemple isolé de la pression exercée en Russie contre la liberté d'association et d'expression[28]. »

Le , le tribunal du district de Dzerjinski juge que la fouille menée le dans les locaux de Memorial a été menée en violant certaines procédures et que l'action des forces de l'ordre était illégale[30],[31],[32].

Le , Lenizdat.ru rapporte que douze disques durs, ainsi que des disques optiques et quelques papiers, ont été rendus à Memorial[33],[34].

Activités en Tchétchénie et assassinat de Natalia Estemirova[modifier | modifier le code]

Les activités de Memorial comportent notamment un travail d'enquête sur les cas les plus graves de violation des droits de l'homme. Dans ce cadre, Memorial mène notamment une action importante dans la République de Tchétchénie : c'est une des très rares ONG à avoir conservé un bureau à Grozny, qui a été dirigé notamment par Lidia Ioussoupova.

Le , Natalia Estemirova, représentante de Memorial en Tchétchénie et qui enquêtait sur des cas très graves de violation des droits de l'homme, a été enlevée le de son domicile à Grozny. Selon Tania Lokchina du bureau de Moscou de Human Rights Watch, des personnes inconnues ont enlevé Natalia Estemirova près de chez elle aux alentours de h 30 du matin. Ses collègues ont donné l'alerte lorsqu'elle ne s'est pas présentée à une réunion prévue ce matin-là ; ils se rendirent alors chez elle, ont trouvé des témoins et les ont interrogés[35]. Deux témoins auraient déclaré avoir vu Natalia Estemirova être poussée dans une voiture en criant qu'on l'enlevait. On a retrouvé son corps dans un bois à 16 h 30[36].

Le président de Memorial, Oleg Orlov, accuse formellement du meurtre Ramzan Kadyrov, le président pro-russe de Tchétchénie[37], affirmant :

« Je sais, je suis sûr de l'identité du coupable, nous le connaissons tous, son nom est Ramzan Kadyrov[38],[39]. »

Ramzan Kadyrov a riposté en portant plainte contre Oleg Orlov, lui rappelant ce qu'était la présomption d'innocence, tandis que le président Dmitri Medvedev jugeait « primitives et inacceptables » les accusations d'Oleg Orlov.

Selon Anne Le Huérou, de la Fédération internationale des droits de l'homme, « tout le monde savait que Natalia Estemirova était menacée, elle la première ». Exerçant son activité pour la défense des droits de l'homme en Tchétchénie depuis dix ans, elle était de plus en plus menacée, en particulier depuis l'ascension au pouvoir de Ramzan Kadyrov qui a « mis en place une véritable terreur d'État, un règne de la peur »[40].

Anne Le Huérou a également ajouté :

« Beaucoup de défenseurs des droits de l'Homme comparent le régime de Kadyrov aux années 1936-1938, lors de la pire période de la terreur stalinienne. Il semble que désormais, le seul choix restant soit de se rallier à Ramzan Kadyrov[40]. »

L'association est mise en lumière par l'assassinat de Natalia Estemirova le , menacée de mort par le président tchétchène Ramzan Kadyrov. Memorial est ensuite poursuivie par celui-ci devant les tribunaux de Moscou pour « obtenir réparation du préjudice subi par sa réputation » à la suite des accusations portées par Oleg Orlov, président de Memorial[41].

Le , Oleg Orlov, président de Memorial, est confronté à Ramzan Kadyrov lors du procès tenu à Moscou. Ce dernier réclame en effet 10 millions de roubles (équivalent à 227 000 euros) à Oleg Orlov, après que celui-ci a affirmé que Kadyrov est « responsable » du meurtre de Natalia Estemirova[42], commis le .

Le , le tribunal civil Tverskoï à Moscou a condamné Oleg Orlov à verser à Kadyrov 20 000 roubles de dommages et intérêts, soit 450 euros, et à publier un démenti sur son site internet. Memorial a de son côté été condamnée à 50 000 roubles (1 140 euros) de dommages et intérêts[43].

Poursuites[modifier | modifier le code]

Le , Memorial, ainsi que le quotidien Novaïa Gazeta sont assignés devant un tribunal civil par le petit-fils de Staline, Evgueni Djougachvili, qui veut ainsi défendre l'honneur de son grand-père en réclamant à Memorial 227 000 euros[42].

Depuis 2016, l'association a payé une trentaine d'amendes relatives à des infractions à la loi sur les agents de l'étranger (en)[44].

Le , est arrêté et accusé de pédopornographie le directeur de Memorial en Karélie, Iouri Dmitriev, un des découvreurs du charnier de Sandarmokh. Le , cet historien est acquitté, mais la Cour suprême de Karélie annule cette décision[45]. Il est de nouveau condamné le à trois ans et demi d'emprisonnement ; en , la Cour suprême de Karélie augmente la peine jusqu'à 13 ans, prolongée ensuite par le Tribunal municipal de Petrozavodsk jusqu'à 15 ans[46]. Iouri Dmitriev a reçu le soutien du Parlement européen, de plusieurs ONG et personnalités, telle Natalia Soljenitsyne, veuve de l'écrivain.

Le , le parquet de Moscou a déposé une plainte auprès du tribunal de Moscou en vue d’obtenir la fermeture du centre de Memorial. L'ONG est accusée de « dissimulation d’informations relatives à la fonction d’agent étranger », les publications du Centre de défense des droits humains Memorial contenant, selon eux, « des éléments d’apologie de l’extrémisme et du terrorisme »[47].

Le , la Cour suprême de la fédération de Russie notifie que le Bureau du procureur général a déposé une plainte en liquidation de Memorial International pour violations systématiques de la loi sur les « agents étrangers »[48]. Le quotidien Le Monde estime que « la loi de 2012 sur les agents de l’étranger est devenue l’instrument le plus courant de pression contre la société civile russe et les médias indépendants, obligeant les organisations ou les personnes physiques désignées à se soumettre à un certain nombre d’obligations contraignantes »[24]. L'association subit également des campagnes médiatiques de dénigrement et se trouve en butte, selon le quotidien, à une « justice instrumentalisée par les services de sécurité »[24]. Pour Libération, les attaques gouvernementales contre l'association marquent « une accélération supplémentaire dans le durcissement autoritaire du régime »[49].

Par le verdict de la Cour suprême du , l'ONG Memorial International et toutes les organisations régionales doivent être dissoutes[50]. Cette décision est immédiatement condamnée par la diplomatie française[51].

Le 4 mars 2022, une nouvelle perquisition est ordonnée dans les deux bureaux moscovites de l'ONG. Au même moment, le président Emmanuel Macron apporte en direct son soutien par téléphone[52] à Alexandre Tcherkassov, président du centre des droits humains « Memorial » en Russie[53].

Organisation internationale[modifier | modifier le code]

Date de création Nom d'organisation Président
Février 1993 Memorial Deutschland Anke Giesen
Avril 2004 Memorial Italia Francesca Gori
Avril 2016 Memorial Česká republika Stepan Cernousek
Avril 2020 Memorial France[55] Nicolas Werth

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Site officiel de Memorial.
  2. Marie Le Douaran, Alla Chevelkina, « L'ONG Memorial, archives de la Russie soviétique, condamnée à se taire? », sur L'Express, .
  3. « Mesures provisoires indiquées à la fédération de Russie », sur Cour européenne des droits de l'homme, .
  4. a et b « Quand et comment a été créé Mémorial », sur memorial-france.org (consulté le ).
  5. (en) « Memorial - Memorial History. A Timeline », sur memo.ru (consulté le ).
  6. a et b « La Cour suprême russe dissout l’ONG Memorial, pilier de la défense des libertés dans le pays », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) « People and History, 20th Century Russia », sur Memorial (consulté le ).
  8. Marie Jégo, « L'ONG russe Memorial reçoit le prix Sakharov du Parlement européen » Accès libre, sur Le Monde, .
  9. « Le prix Sakharov 2009 attribué à l'organisation Memorial » Accès libre, sur Le Monde, .
  10. « Memorial reçoit le prix Sakharov 2009 », sur 20 minutes, .
  11. Tamara Alteresco, « « Si Mémorial disparaît, c’est le signal d’un retour à l’ère soviétique » », Ici.Radio-Canada.ca,‎ (lire en ligne).
  12. (ru) Денис Ворошилов et Маргарита Алехина, « Верховный суд ликвидировал "Международный Мемориал" », sur РБК,‎ (consulté le ).
  13. (ru) [vidéo] Телеканал Дождь, «Исполнение политической воли»: Верховный суд ликвидировал международный «Мемориал» sur YouTube, (consulté le ).
  14. « Russie : la justice ordonne la dissolution du Centre des droits humains de l'ONG Mémorial », sur France 24, (consulté le ).
  15. (en) « Memorial - Structure and organisations », sur memo.ru (consulté le ).
  16. « Les archives de Memorial-International », sur Association Mémorial France (consulté le ).
  17. « Quand et comment a été créé Memorial - Page 3 sur 4 », sur Association Mémorial France (consulté le ).
  18. (en) « Goulag, une histoire soviétique », sur Arte Boutique (consulté le ).
  19. « Exposition "Goulag, Visages et Rouages d'une répression" », sur Association Mémorial France, (consulté le ).
  20. « Dalla censura e dal Samizdat alla libertà di stampa. Urss 1917-1990- Memorial Italia » (consulté le )
  21. « University of Glasgow - The Hunterian - Visit - Exhibitions - Virtual Exhibitions - Beauty in Hell: Culture in the Gulag », sur www.gla.ac.uk (consulté le ).
  22. « Списки жертв », sur base.memo.ru (consulté le ).
  23. « The Book of Memory of Victims of Political Repressions of Astrakan Oblast (in Russian) »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), liste de 10 955 noms de victimes des répressions dans l'oblast d'Astrakhan de 1918 à 1986.
  24. a b et c Benoît Vitkine, « En Russie, l’ONG Memorial menacée de dissolution », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. « La justice russe reste sourde aux demandes de Memorial de lui restituer ses archives », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. (en) Richard Galpin, « Stalin's new status in Russia », sur BBC News, .
  27. (ru) « «Мемориалу» вернут имущество, но не репутацию », sur Фонтанка.ру,‎ .
  28. a b et c (en) « Gulag files seized during police raid on rights group », sur www.thetimes.co.uk (consulté le ).
  29. a et b (en-GB) Luke Harding, « Russian police raid human rights group's archive », The Observer,‎ (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le ).
  30. (ru) « "Мемориал" повернул обыск вспять », sur Коммерса́нтъ,‎ .
  31. (ru) « «Мемориалу» отдадут жесткие диски в присутствии омбудсмена », sur Фонтанка.ру,‎
  32. Sean Guillory, Memorial Vindicated Again, 31 mars 2009.
  33. (ru) Memorial got back its confiscated HDDs, Lenizdat.Ru, 6 mai 2009.
  34. (en) Sean Guillory, Memorial’s "Winchesters" Returned, 7 mai 2009
  35. (en) « Russian activist found murdered », sur BBC News, .
  36. « Une militante russe, proche de Politkovskaïa, assassinée », sur L'Express, .
  37. « Meurtre d'Estemirova : Memorial met en cause Kadirov », sur Le Monde, .
  38. Guillaume Clément Marchal, « Son nom est Ramzan Kadyrov », sur Le Courrier de Russie, .
  39. « Memorial met en cause Kadyrov, le président tchétchène pro-Kremlin », sur Libération.fr,
  40. a et b Hélène Bekmezian, Benoît Vitkine, « Natalia Estemirova ou la mort à petit feu des droits de l'homme en Tchétchénie », sur Le Monde,
  41. « Russie: la Cour suprême s'oppose à la dissolution de l'ONG Memorial », sur L'Express,
  42. a et b Le Monde, 26 septembre 2009, page 9.
  43. Russie: Mémorial condamné pour atteinte à l'honneur de Kadyrov, AFP, le 6 octobre 2009.
  44. « Comment l’ONG Memorial est assiégée par Poutine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. « Iouri Dmitriev ou la mémoire étouffée de la répression stalinienne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. « Russie: l'historien du goulag Dmitriev condamné à 15 ans de prison », sur TV5MONDE, (consulté le )
  47. « Après Memorial International, le Parquet russe s'attaque au Centre des droits humains Memorial », sur Association Mémorial France, (consulté le ).
  48. « Le parquet général russe demande la dissolution de l'ONG Memorial », sur RFI, (consulté le ).
  49. Veronika Dorman, « Quand le Kremlin veut interdire la mémoire des crimes du communisme », sur Libération (consulté le ).
  50. « La Cour suprême russe dissout l’ONG Memorial, pilier de la défense des libertés dans le pays », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « Russie - Liquidation de l'organisation Memorial International - Déclaration de Jean-Yves Le Drian (28.12.21) », sur France Diplomatie - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le ).
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  53. Agence France-Presse, « Perquisition de l’ONG Mémorial: Macron appelle Tcherkassov pour apporter son soutien », sur Mediapart, (consulté le ).
  54. (en) « Memorial - Structure and organisations », sur memo.ru (consulté le )
  55. (ru) « Вот так «просто» взять человека, сломать и очернить », sur Новая газета - Novayagazeta.ru,‎ (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]