Charlotte Despard

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Charlotte Despard
Description de l'image Mrs. Despard (suffragette).jpg.
Nom de naissance Charlotte French
Naissance
Ripple, Kent
Décès (à 95 ans)
Dublin
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession
Activité principale
Ascendants
John Tracy William (père)
Conjoint
Maximilian Carden Despard

Charlotte Despard, née French (15 juin 1844 – 10 novembre 1939), est une écrivain britannique, suffragette, membre du Sinn Féin et militante anti-vivisection[1].

Enfance[modifier | modifier le code]

Charlotte est née dans le village de Ripple, à Kent, elle est la fille du commandant français de la Royal Navy John Tracy William (mort en 1854) et Margarett, née à Eccles (morte en 1867 souffrant d’aliénation mentale). Son père est né à Frenchpark, un village du Comté de Roscommon en Irlande, l'ancestral lieu d'habitation des barons de Freyne, elle a passé beaucoup de temps là-bas. Son frère John French est devenu un important commandant militaire lors de la Première Guerre mondiale ainsi qu'un Lord lieutenant d'Irlande, ce qui les mettra plus tard dans leurs vies, en opposition politique.

Elle regretta ses lacunes d'éducation, bien qu'elle atteignit la finishing school à Londres. En 1870, elle se marie avec l'homme d'affaires Maximilian Carden Despard, qui meurt en mer en 1890. Elle n'a pas eu d'enfant. Ses romans de style romantique incluent Chaste as Ice, Pure as Snow.

Charité[modifier | modifier le code]

Après la mort de son mari quand elle avait 46 ans, Charlotte Despard fut encouragée par ses amis à travailler pour la charité. Elle fut choquée et radicalisée par le niveau de pauvreté à Londres, elle dévoua tout son temps et son argent à aider les gens modestes de Battersea. Elle habitait au-dessus d'un de ses magasins de produit de bien-être dans une zone modeste de Nine Elms pendant la semaine et convertissait les catholiques. Elle fut élue comme Poor law guardian pour la Poor Law Union de Lambeth.

Politique[modifier | modifier le code]

Elle est devenue une bonne amie de Eleanor Marx et fut déléguée pour l'association "Internationale ouvrière". Elle mena une campagne contre la seconde guerre des Boers, qu'elle dénonçait comme une "mauvaise guerre de ce gouvernement capitaliste" et elle arpenta le Royaume-Uni pour dénoncer l'usage de la conscription lors de la Première Guerre mondiale. Elle constitua une organisation pacifiste appelée Women's peace crusade pour s'opposer à toute forme de guerre.

Charlotte Despard était une ardente supportrice de la Social Democratic Federation et du Parti travailliste indépendant. En 1906, elle rejoint le National Union of Women's Suffrage Societies et se fait emprisonner deux fois à la prison de Holloway. Elle devient frustrée à cause des lacunes de progression de l'association, ce qui l’entraînera à rejoindre l'Union Sociale et Politique des Femmes, un parti plus radicalisé.

Finalement, elle deviendra l'une des trois femmes qui formèrent la Ligue pour la Liberté des Femmes après les désagréments qu'a causés la voie autocratique dans laquelle était engagée "l'Union Sociale et Politique des Femmes". Elle fut rejointe par Teresa Billington-Greig et Edith How-Martyn. Sous l'influence de son amie Dora Montefiore et de Mohandas Gandhi, qu'elle rencontre en 1909, elle donne à la Women's Freedom League une orientation résolument non violente. Elle fut clairement identifiée avec des nouvelles stratégies de résistance passive qui incluaient des femmes enchaînées aux portes de la galerie des femmes dans le palais de Westminster; et aussi une campagne intitulée Pas de taxation sans représentation durant laquelle ses meubles de maison furent saisis plusieurs fois en guise d'amendes.

À la différence d'autres suffragettes, Charlotte refusait de devenir recruteuse et faire grossir les rang de l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, elle prit une position différente de celle de sa famille - son frère, le général John French était chef du personnel de l'armée britannique et commandant du groupe d'expédition britannique envoyé en Europe en août 1914, et leur sœur Catherine Harley servait dans l’hôpital de femmes écossaises en France.

Charlotte était une membre active du Labour Party de Battersea durant le début du XXe siècle. Elle fut sélectionnée comme candidate pour le parti des travailleurs dans le nord de Battersea et elle reçut 33 % des voies aux élections générales britanniques de 1918.

Elle resta très active politiquement après ses 90 ans et fera plusieurs rassemblement anti-fascistes durant les années 1930.

Irlande[modifier | modifier le code]

Charlotte passa beaucoup de temps à Frenchpark, Comté de Roscommon où son père est né. En 1908, elle se joint à Hanna Sheehy-Skeffington, Margaret Cousins et d'autres féministes pour former la ligue franchisée des femmes irlandaise. Elle encouragea les membres à boycotter le « 1911 Census » et à garder les taxes afin de créer un soutien financier pour les travailleurs pendant le conflit des classes ouvrières de Dublin. En 1909, elle rencontra Mohandas Karamchand Gandhi et fut influencée par sa théorie de la résistance passive.

Charlotte s'installa à Dublin après la Première Guerre mondiale et était amèrement critiquée par son frère, devenu Maréchal John French.

Durant la guerre d'indépendance irlandaise, rassemblée avec Maud Gone et d'autres, elle forma la ligue de défense des femmes prisonnières pour soutenir les prisonniers républicains. Comme membre de Cumann na mBan, elle s'opposa au Traité anglo-irlandais et fut emprisonnée par le gouvernement d'État libre d'Irlande pendant la guerre civile irlandaise.

En 1930, elle visita l'Union soviétique. Impressionnée par ce qu'elle y vit, elle rejoint le Parti communiste de Grande-Bretagne et devient secrétaire de l'organisation des amis de l'Union soviétique. En 1933, sa maison à Dublin fut incendiée par une foule anti-communiste.

Elle meurt, âgée de 95 ans, après être tombée dans sa nouvelle maison, Neadna-Gaoithe, Whitehead, près de Belfast en novembre 1939. Elle fut enterrée en terre républicaine à Glasnevin Cemetery à Dublin.

Héritage[modifier | modifier le code]

À Londres, deux rues portent son nom, une à Battersea SW11, et l'autre à Archway, Islington. Et bien plus tard, un pub sera nommé en son honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Leneman, Leah (1997). "The awakened instinct: vegetarianism and the women's suffrage movement in Britain", Women's History Review, Volume 6, Issue 2.