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Bil'in

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Bil'in
Noms
Nom arabe بلعين
Nom Non officialisé Bilin
Administration
Maire Ahmed Issa Abdullah Yassin
Démographie
Population 1 701 hab. (2007)
Densité 425 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 55′ 40″ nord, 35° 04′ 16″ est
Superficie 400 ha = 4 km2
Revendications
Drapeau de la Palestine Palestine indépendance
Drapeau d’Israël Israël annexion de la Judée-Samarie
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Palestine
Voir sur la carte topographique de Palestine
Bil'in

Bil'in est une petite ville de Cisjordanie située à 12 km à l'ouest de Ramallah, à côté de la barrière de séparation israélienne et de la colonie israélienne de Modiin Illit.

Environ 60 % des terres cultivables du village ont été détruites pour la construction de ladite barrière et pour l'implantation de colonies israéliennes[1]. Aussi, Bil'in a initié une forme de résistance pacifique contre ces constructions[2]. Dans ce cadre, une conférence de solidarité s'est tenue les 20 et [3].

Les villageois de Bil’in remportent une première victoire devant la Cour suprême qui maintient l’interdiction de nouvelles constructions et de nouvelles installations a décidé le temps que la Cour étudie la légalité de la construction de la colonie Matityahu Est. Cette décision est un fait unique dans le contexte contemporain de la Cisjordanie. De plus, la Cour a ordonné la démolition de colonies en construction dans certaines enclaves de Matityahu Est, de manière que la terre revienne à son état de pré-colonisation et de végétation.[réf. nécessaire] Cette décision est rendue le 4 septembre 2007, et mise en application par l‘armée israélienne en 2011, permet aux habitants de Bil'in de retrouver 800 dounams sur les 2000 annexés par la colonie israélienne[4].

Les habitants ont obtenu cette victoire au prix de deux morts, de nombreux blessés, d’une centaine d’arrestations et d’un blocus prolongé du village[5].

La résistance à la confiscation israélienne des terres de Bil’in a commencé en 1991, lorsque l'État d’Israël s’est approprié 1100 dounams (110 hectares) de terres appartenant aux fermiers.

À l’époque, la confiscation avait été justifiée par la référence à une ancienne loi ottomane autorisant la confiscation des terres non labourées[réf. nécessaire].

Bien plus tard, il avait été révélé que pour prouver que les terres convoitées étaient « inutilisées », l’État s’était servi de photos prises en dehors de la saison des cultures. Plus d’une décennie après la confiscation, les colonies ont commencé à se construire, suivant un modèle typique d’expansion, à savoir que d’abord, la terre palestinienne est déclarée propriété de l'État, et ensuite donnée à des Israéliens[réf. nécessaire].

C’est pourquoi des manifestations non-violentes ont commencé à Bil’in[6],[7]. Elles ont eu lieu chaque semaine depuis , ont gagné l’attention et le soutien internationaux et ont constitué une campagne légale prolongée contestant la légalité de la colonie[réf. nécessaire]. La décision de cour ordonne à l’armée de planifier et de mettre en application un nouvel itinéraire pour le mur.

Elle a ordonné que le nouveau tracé permette à toutes les terres agricoles palestiniennes de se retrouver du côté palestinien. En outre, la cour a ordonné que l’État ne devrait pas prendre en compte le secteur réservé à l’étape B de la future expansion de Matityahu-Est.

Durant la séance, la cour a fait référence aux considérations militaires et sécuritaires[8].

La cour a déclaré que concernant les préoccupations sécuritaires, le tracé actuel du Mur passait par un chemin topographiquement inférieur, indiquant de ce fait que le tracé original avait été prévu avec la principale préoccupation de l’expansion future de la colonie plutôt que des préoccupations sécuritaires.

La décision de la Cour Suprême survient après des années de lutte et de résistance incessante contre la confiscation a priori abusive des terres de village. Elle est considérée comme une victoire pour l’initiative commune de résistance non-violente entre les participants palestiniens et israéliens.

Bien que la décision de soit considérée comme une victoire dans la lutte contre des conséquences lourdes de l’occupation israélienne et une victoire pour les villageois de Bilin, le tracé du mur dévie toujours de la Ligne d’Armistice reconnue internationalement et viole toujours le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et l’avis consultatif de la Cour internationale de justice[9],[10].

Le comité populaire de Bil'in reçoit en 2008 la Médaille Carl von Ossietzky, avec Anarchists Against the Wall[11],[12]. Il est dirigé par Iyad Burnat (en), et a fait le choix d‘une résistance non-violente[4].

Ces victoires sont le résultat d’années de militantisme non-violent de la part des villageois de Bil’in et de leurs relations internationales et israéliennes : des manifestations sont organisées chaque vendredi à partir de 2005. En 2017, de jeunes Palestiniens escaladent le mur[4]. Ces manifestations se sont maintenues pendant 13 ans[13].

La ville est jumelée avec Fosses (France) depuis 2006[14].

Notes et références

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  1. (en) « Zcommunications.org », sur zcommunications.org (consulté le ).
  2. Suzanne Hassan Hammad, Emplaced Resistances in Occupied Palestine: Stories of a Village, Its People, and Their Land, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-1-78661-204-5)
  3. (en) « Bilin, le monde à la loupe », sur bilin-village.org (consulté le ).
  4. a b et c Dorothée Myriam Kellou, « À Bil’in, des Palestiniens franchissent le mur de séparation », France 24, Les observateurs, 21 février 2017.
  5. « La répression sanglante de l’opposition pacifiste à la colonisation en Cisjordanie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « MILITANTISME. Bil’in, le village qui choisit la non-violence », sur Courrier international, (consulté le )
  7. « Le combat pacifiste de Bil'in », sur L'Humanité, (consulté le )
  8. « Middle East - West Bank village hails victory », sur bbc.co.uk (consulté le ).
  9. (en) « High Court: Controversial settlement neighborhood to remain in place », Haaretz,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  10. (en) Akiva Eldar, « Planning council approves illegal West Bank building plan », Haaretz,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  11. (de) medailles 2008, ligue droits de l'homme
  12. (fr) Attribution de la Médaille Carl von Ossietzky 2008 aux Anarchistes contre le mur et au Comité Populaire de Bil'in bil'in-village.org
  13. Ramzy Baroud, « The Genesis of Palestinian Resistance », New Internationalist, Nov/Dec 2025, no 558.
  14. « Jumelage et coopération » (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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  • Iyad Burnat, Bilin et la résistance non-violente

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