Action civique non-violente

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L'Action civique non-violente est un regroupement créé en 1958 pour s'opposer activement aux pratiques de la guerre d'Algérie, telles que les camps d'internement et la torture, et pour soutenir et organiser les réfractaires à l'armée. Il est dissout en .

Origine : La Communauté de l'Arche[modifier | modifier le code]

Le journaliste Robert Barrat participe en à la fondation du Comité d'action des intellectuels contre la guerre d'Algérie[1]. En 1956, il fait forte impression en exposant la situation algérienne à la Communauté de l’Arche que vient de créer Lanza del Vasto à Bollène (Vaucluse) et qui est inspirée du christianisme et de la philosophie non-violente de Ghandi[2],[3]. En 1957, Robert Barrat, Roland Marin et Maurice Pagat créent, rue du Landy à Clichy, le Centre d’information et de coordination pour la défense des libertés et de la paix, qui publie, dans le journal Témoignages et Documents, des informations sur la guerre d'Algérie interdites ou filtrées par la censure[4].

Le , les compagnons de l'Arche Lanza del Vasto, Bernard Gaschard et Pierre Parodi lancent deux appels, l'un à la conscience des Français, l'autre aux chefs religieux de l'Islam et aux chefs du Front de libération nationale de l'Algérie, dans lesquels ils dénoncent la torture pratiquée dans les deux camps. Ils jeûnent pendant vingt jours au Centre d’information et de coordination pour la défense des libertés et de la paix[3].

Joseph Pyronnet assiste à une conférence de Lanza del Vasto puis participe au premier camp de la non-violence qui se réunit à Bollène, du au , pour discuter des tortures en Algérie, des luttes non-violentes des noirs américains et du danger nucléaire.

Le , quatre-vingt-deux personnes, dont Lanza de Vasto, Robert Barrat, le pasteur André Trocmé et Jean-Pierre Lanvin manifestent, pour la première fois en France, contre l'armement atomique français en occupant pendant cinq heures l'usine nucléaire de Marcoule qui produit du plutonium pour la bombe atomique[5],[6],[3],[7]. Suite à cela, le Préfet du Gard interdit toute manifestation et réunion de la Communauté de l'Arche jusqu'à nouvel ordre[8]. Néanmoins, en , 18 personnes jeûnent 15 jours, près du site de Marcoule[9],[10], d'où les gendarmes les délogent[11], et aux abords du Palais des Nations, à Genève, où se tient une conférence préparatoire à la suspension des essais nucléaires[12],[3].

Création de l'Action civique non-violente (ACNV)[modifier | modifier le code]

Un compagnon de l'Arche, Roland Marin qui assure à Bollène le secrétariat de l'Action civique non-violente (ACNV), lance le journal Action civique non-violente[13] qui paraît à un millier d'exemplaires[6]. L'animateur du mouvement est Joseph Pyronnet.

Des groupes locaux sont constitués. Celui de Grenoble dénonce la torture d'un Algérien dans la ville, il organise un jeûne en et une manifestation qui, le , réunit entre 300 et 400 personnes[14],[3].

Les camps d'internement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Camp du Larzac#Internement.

Pendant la guerre d'Algérie, plusieurs centres d'assignation à résidence surveillée sont créés dans des sites militaires : Larzac (Aveyron), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Thol (Neuville-sur-Ain, Ain), Vadenay (Marne). Près de 14 000 suspects d'être membres du Front de libération nationale (FLN) y sont internés.

L'Action civique non-violente fait signer un Appel au Président de la République. « Priver des hommes de leur liberté et de leur travail et exposer ainsi leur famille à la misère matérielle et morale, c’est porter atteinte à la justice et à la dignité humaines[6]. »

Le , soixante personnes manifestent devant le camp militaire du Larzac et devant la sous-préfecture de Millau contre ce qu'ils qualifient de camp de concentration. Sept d'entre eux, se déclarant suspects, demandent à partager le sort des Algériens internés sans jugement[6]. Selon le journal Action civique non-violente, « Il s’agit d’un témoignage de conscience et non d’une manifestation politique[6]. »

Trente volontaires de l'Action civique non-violente dont Joseph Pyronnet, Jean-Pierre Lanvin et André Dupont, dit Aguigui Mouna, se déclarant suspects, demandent à partager le sort des Algériens internés sans jugement notamment dans le camp du Larzac[6],[15]. Certains des volontaires quittent leur emploi afin d'être disponibles pour cette action[a]. Robert Barrat, le père dominicain Pie Raymond Régamey et le pasteur Henri Roser interviennent lors d'une formation du groupe et de ses amis, du 5 au , à Grézieu-la-Varenne, près de Lyon[16]. Le , cette session se prolonge par une marche de 200 à 250 personnes de Pont-d’Ain vers le camp de Thol où les volontaires demandent leur internement. Les manifestants résistent sans violence à la police qui tente de les bloquer puis les transporte en camion loin de là. Les jours suivants, la manifestation est répétée deux fois. Après une nuit au commissariat, les protestataires sont dispersés dans le Jura, à 100 ou 120 kilomètres du camp[16],[17].

Le , à l'appel lancé par l'ACNV, le Comité Maurice Audin et le Comité de vigilance universitaire et signé par 21 personnalités dont Germaine Tillon, Gabriel Marcel, Théodore Monod, Laurent Schwartz et Pierre Vidal-Naquet, entre 700 et 1 000 manifestants marchent silencieusement vers le centre de tri de Vincennes[18]. Comme ils opposent une résistance passive à l'ordre de dispersion, la police en enferme dans les sous-sols de la mairie du 11e arrondissement et conduit certaines personnalités devant la tombe d’un gardien de la paix récemment tué par le FLN[19]. Maurice Papon, préfet de police, a pris cette décision « pour les faire réfléchir », écrit-il dans une note officielle.

« Parmi ceux que M. Papon « a voulu faire réfléchir », j'ai reconnu le professeur Massignon, du Collège de France, les professeurs Marrou et Ricœur, de la Sorbonne, M. Jacques Madaule, Mme Emmanuel Mounier, le Pasteur Roser, J.M. Domenach. Ils étaient assis dans la poussière pour dire avec douleur : « Non aux camps ! » »

— Madeleine Riffaud, « M. Papon et la non-violence », L'Humanité,‎

Le , dans une douzaine de villes, des manifestations rassemblent contre les camps de 15 à 220 personnes[20]. La principale réunit 1 500 non-violents, par principe ou par tactique, qui marchent vers le ministère de l'Intérieur[21]. Selon les autorités judiciaires, 629 personnes sont appréhendés. Elles sont emprisonnés jusqu’au lendemain[22].

« Nombreux étaient les jeunes gens, chrétiens, membres du P.S.U., jeunes communistes isolés n'appartenant à aucune organisation, qui nous disaient au cours de cette nuit : « C'est la première fois que nous avons l'impression de faire quelque chose : ni les les partis, ni les syndicats, ni les comités n'avaient su nous donner cet espoir et cette satisfaction. » »

— Claude Bourdet, « « Action directe » et « non-violence » », France Observateur,‎

Soutien aux réfractaires[modifier | modifier le code]

A partir de , sous l'impulsion du parachutiste déserteur Pierre Boisgontier[23], l'ACNV soutient les réfractaires au service militaire.

L'anarchiste André Bernard est insoumis et exilé à l'étranger depuis 1956 où il a participé au groupe Jeune Résistance. Il rentre en France en 1961 pour lutter avec l'ACNV[24]. Il se laisse arrêter au cours d'une manifestation et subit 21 mois d'incarcération.

L'ACNV réclame pour les réfractaires un service civil en Algérie et, en attendant, organise, avec quelques uns d'entre eux et des volontaires, des chantiers en Dordogne et en région parisienne[25],[26]. Des déserteurs et des insoumis sont arrêtés sur ces chantiers, ce qui déclenche des manifestations de résistance non-violente[27],[28].

L'ACNV encourage la solidarité avec les réfractaires, notamment par le renvoi des livrets militaires et des décorations[29].

Place Bellecour à Lyon, le , six volontaires de l'ACNV se sont enchainés et déclarent vouloir être traités chacun comme Michel Hanniet

Le , onze hommes s'enchaînent aux grilles du jardin des Thermes de Cluny, à Paris, sous la banderole « Pour la paix en Algérie. Jack Muir va en prison. Nous sommes tous Jack Muir ». Selon une technique pratiquée à plusieurs reprises par les non-violents[30], ils déclarent tous à la police être ce réfractaire[31]. N'étant pas munis de leurs papiers d'identité, ils sont inculpés de vagabondage et de participation à une manifestation non déclarée[32]. Avec un distributeur de tracts, ils sont incarcérés à la prison de la Santé et deux distributrices le sont à la Petite Roquette. Après dix jours d'interrogatoires et de perquisitions de leurs sympathisants, qui refusent de coopérer, les prisonniers sont identifiés. Ils sont libérés un par un, les derniers après six semaines de détention. Le vrai Jack Muir est attendu à sa sortie par des gendarmes et emmené dans une caserne, emprisonné à Lille et enfin réformé pour « déséquilibre mental » le . En 1962, selon le même scénario, les cinq prétendus insoumis Yves Bel sont incarcérés 52 jours à Nantes[33].

Le , quatre membres de l'Action civique non-violente comparaissent devant le tribunal de grande instance de Carpentras pour provocation de militaires à la désobéissance[34]. De nombreux témoins sont cités, dont Jean-Marie Domenach et des réfractaires détenus ou non. Hamdani Lakehal-Ayat est algérien et a été interné 54 jours au camp du Larzac. Il déclare : « Je suis différent de ceux qui se sont présentés ici avec les menottes, réfractaires de l'armée française. Moi je suis, grâce à l'Arche et à Jo Pyronnet, réfractaire du Front de libération nationale, restant pourtant d'accord sur ses buts[35]. » Le Procureur de la République prononce un réquisitoire qui, selon Le Monde, peut « apparaître comme une apologie pure et simple des inculpés[36]. » Ceux-ci sont néanmoins condamnés à des peines de prison avec sursis[37]. En outre, pour le renvoi de son livret militaire, Joseph Pyronnet est condamné à huit mois d'emprisonnement avec sursis, peine confondue avec la première[38]. Pour ne pas financer la force de frappe, il refuse de payer les frais de procès ce qui lui vaut, en 1963, vingt jours de contrainte par corps[39].

À la fin de la guerre d'Algérie, on compte une trentaine de réfractaires au service militaire, soutenus par l'ACNV et condamnés jusqu'à trois ans de prison[40],[41],[42],[43],[44],[45]. Des procès frappent aussi les renvoyeurs de livrets militaires. Par exemple, Claude Michel, qui travaille au secrétariat de l'Action civique non-violente de Vanves, est condamné en 1961 à six mois de prison avec sursis. Récidiviste, il écope, en 1963, d'une amende de huit mille francs[46].

Le , à Colombes, quatre-cents manifestants réunis par l'ACNV accompagnent Daniel Beauvais qui se constitue prisonnier comme objecteur de conscience[47],[48]. Parmi eux, Claude Bourdet, Wladimir Jankelevitch, Alfred Kastler et Louis Lecoin[49].

Prolongements de l'ACNV[modifier | modifier le code]

Les méthodes de l'ACNV et parfois, à travers celle-ci, la philosophie des Communautés de l'Arche ont une influence importante sur les mouvances non-violente, pacifiste et antimilitariste, sur la lutte pour l'objection de conscience et sur celle des paysans du Larzac[50],[51],[52] et sur d'autres actions de désobéissance civile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Partant du principe qu'on abandonne tout pour aller à la guerre, Joseph Pyronnet décida de tout abandonner pour aller à la paix. », Jean-Noël Gurgand, « Le témoignage des « non-violents » », France Observateur,‎ (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce comité rassemble 450 personnalités dont l'appel indique notamment : « Nous nous engageons à agir de toutes les façons que nous jugerons bonnes en conscience et dans tous les domaines qui nous sont accessibles pour mettre fin en Afrique du Nord à une guerre qui est une menace contre la République en même temps qu'un crime contre le genre humain. »
  2. Tramor Quémeneur, « L'ACNV (Action civique non-violente) et la lutte contre les camps », Matériaux pour l’histoire de notre temps, no 92 « L'internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne »,‎ , p. 57 à 63 (lire en ligne)
  3. a b c d et e « Les premiers pas de l’ACNV, 1957-1960 », sur refractairesnonviolentsalgerie1959a63.org, (consulté le 25 février 2019)
  4. Hervé Hamon et Patrick Rotman, Les Porteurs de valises : la résistance française à la guerre d'Algérie, Paris, Éditions du Seuil, , 440 p. (ISBN 2020060965 et 9782020060967, OCLC 461675909, lire en ligne), p. 80
  5. Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077), p. 95 à 99
  6. a b c d e et f Tramor Quémeneur, « L'ACNV (Action civique non-violente) et la lutte contre les camps », Matériaux pour l’histoire de notre temps, no 92 « L'internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne »,‎ , p. 57 à 63 (lire en ligne)
  7. Les quatre-vingt-deux participants, « Pourquoi nous avons forcé l'entrée de Marcoule », Communauté de l'Arche, Bollène, 1958, archives à l'Observatoire des armements
  8. Y. Cazaux, Préfet du Gard, arrêté du 6 juin 1958
  9. « Les disciples de Lanza del Vasto ont commencé leur jeûne », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
  10. « Journée d'étude de la non-violence », Le Provençal,‎ (lire en ligne)
  11. « Par deux fois, la Communauté de l'Arche s'installe aux portes de Marcoule, à Codolet. Les gendarmes délogent les « manifestants » », Le Provençal,‎
  12. Claude Michel, « Origine et histoire de l'Action civique non-violente », L'Essor (Genève), no 7,‎ , p. 3 à 4
  13. Pyronnet 2006, p. 52.
  14. René Bernadat, « Le groupe d’Action civique de Grenoble : Action contre la torture », Action civique non-violente, no 2,‎ circa janvier - février 1959, p. 1
  15. Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l'Intérieur, « Les premiers pas de l'ACNV, 1957-1960 - Réfractaires non-violents à la guerre d'Algérie », sur www.refractairesnonviolentsalgerie1959a63.org (consulté le 20 avril 2019)
  16. a et b Tramor Quémeneur, « L'ACNV (Action civique non-violente) et la lutte contre les camps », Matériaux pour l’histoire de notre temps, no 92 « L'internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne »,‎ , p. 57 à 63 (lire en ligne)
  17. « L'action des volontaires et les actions populaires contre les camps à Paris », Action civique non-violente, no 6,‎ mai et juin 1960, p. 4
  18. « C'est à Montpellier, terre de liberté, qu'a pris naissance le mouvement de non-violence », Midi Libre,‎
  19. « Les « Non-violents » ont manifesté à Vincennes », Le Monde,‎
  20. « Les compagnons dijonnais de Lanza del Vasto ont manifesté dans le calme », Le Bien public,‎
  21. « Plusieurs centaines de « non-violents » se sont rassemblés pour protester contre les camps d'internement », Le Monde,‎
  22. Tramor Quémeneur, « L'ACNV (Action civique non-violente) et la lutte contre les camps », Matériaux pour l’histoire de notre temps, no 92 « L'internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne »,‎ , p. 57 à 63 (lire en ligne)
  23. « Plusieurs jeunes gens demandent à accomplir un « service civil » », Le Monde,‎
  24. Jérôme Gauthier, « Nous sommes tous André Bernard », Le Canard enchaîné,‎ (lire en ligne)
  25. Collectif, coordonné par l'association Sortir du colonialisme (préf. Tramor Quemeneur, postface Nils Andersson), Résister à la guerre d'Algérie : par les textes de l'époque, Les Petits matins, (ISBN 9782363830098 et 2363830091, OCLC 795451853, lire en ligne), « Appel public de l’ACNV, Novembre 1960 »
  26. « Solidarité aux Jeunes qui refusent de combattre en Algérie », Tribune socialiste, no 24,‎ (lire en ligne)
  27. « Un infirmier parachutiste qui avait déserté pour travailler dans un chantier de l'Action civique est arrêté. », Le Monde,‎
  28. « Deux « non-violents » déserteurs sont arrêtés à Gagny (S.et-0.) », Le Monde,‎
  29. « Un médecin et un ingénieur ont comparu devant le Tribunal », Midi Libre,‎
  30. « Cinq « non-violents » réfractaires au service armé s'enchaînent à un arbre », Le Dauphiné libéré,‎
  31. Jacques Tinel, « X2 : se disant Jack Muir », Esprit, no 3,‎ , p. 464 à 467 (lire en ligne)
  32. « Ils ont refusé de donner leur véritable identité », Le Monde,‎
  33. Claude Pustilnicov, « Un insoumis en liberté », Le Monde libertaire,‎
  34. Michel Legris, « M. Pyronnet expose les principes de l'Action civique non violente », Le Monde,‎
  35. Pyronnet 2006, p. 121.
  36. Michel Legris, « Le procureur de la République met l'accent sur « la respectabilité des sentiments des prévenus » », Le Monde,‎
  37. « Le tribunal de Carpentras a rendu son jugement dans l'affaire des non-violents », Midi Libre,‎
  38. « Le tribunal de Carpentras condamne à des peines de prison assorties du sursis, les non-violents jugés le 22 novembre », Le Monde,‎
  39. « M. Pyronnet, animateur de l'Action non violente est arrêté », Le Monde,‎
  40. Pyronnet 2006, p. 61 à 67.
  41. « M. Pierre Boisgontier est condamné à huit mois de prison pour refus d'obéissance », Le Monde,‎
  42. « Deux objecteurs de conscience, comparaissent jeudi devant le tribunal des forces armées de Metz », Le Monde,‎
  43. Les Cahiers de la Réconciliation, no 6, juin 1961, « Trois nouveaux objecteurs »
  44. « Un « non-violent » est condamné pour avoir refusé de servir en Algérie », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
  45. « Un « non-violent » avait refusé d'être soldat en Algérie : 18 mois de prison », Libération,‎ 23-24 septembre 1961 (lire en ligne)
  46. P.C., « Aix : huit mille francs d'amende pour refus du livret militaire », Le Monde,‎
  47. « Manifestation « non violente » à Colombes », Le Monde,‎
  48. « L'objecteur de conscience Daniel Beauvais est condamné à dix-huit mois de prison », Le Monde,‎
  49. Tract de l'ACNV « Pour un statut de service civil », avril 1963, lire en ligne Réfractaires non-violents à la guerre d'Algérie
  50. Joseph Pyronnet, Résistances non-violentes, Paris, L'Harmattan, , 170 p. (ISBN 2296005977 et 9782296005976, OCLC 424266413, lire en ligne), chap. 6 (« La lutte du Larzac »)
  51. Yves Hardy et Emmanuel Gabey, Dossier L comme... Larzac, Paris, Éditions Alain Moreau, coll. « Confrontation », 3e trimestre 1974, 416 p., chap. 3 (« Histoire d'une valse-hésitation »), p. 75 à 82
  52. Michel le Bris, Les fous du Larzac, Paris, Les presses d'aujourd'hui, coll. « La France sauvage », 2e trimestre 1975, 400 p., p. 292 à 307

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Joseph Pyronnet, Résistances non-violentes, Paris, L'Harmattan, (ISBN 2296005977 et 9782296005976, OCLC 424266413, lire en ligne), couverture, 4e de couverture, présentation de l'éditeur Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Erica Fraters (préf. Jean-Jacques de Felice, postface de Djaouida Séhili), Les réfractaires à la guerre d’Algérie 1959-1962, Paris, Éditions Syllepse, , 224 p. (ISBN 978-2849500491), fac-simile aux éditions Casbah, Alger
  • Erica Fraters, La désobéissance civile des réfractaires non-violents à la guerre d'Algérie, Les Éditions Libertaires, coll. « Désobéissances libertaires », , 36 p. (ISBN 2919568825)
  • Claude Michel (préf. Lanza del Vasto), La quête du sens, Fleurus Novalis,
  • Christian Fiquet, « Témoignage : réfractaires à la guerre d’Algérie avec l’Action civique non violente », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 127, 2015 En ligne
  • Tramor Quemeneur, « L'ACNV (Action civique non-violente) et la lutte contre les camps », Matériaux pour l’histoire de notre temps, no 92 « L'internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne »,‎
  • Tramor Quemeneur, « Refuser l'autorité ? Étude des désobéissances de soldats français pendant la guerre d'Algérie (1954-1962) », Outre-mers, Revue d'histoire, vol. 98 « Le contact colonial dans l'empire français : XIXe-XXe siècles », nos 370-371,‎ 1er semestre 2011, p. 57-66 (lire en ligne)
  • Collectif, coordonné par l'association Sortir du colonialisme (préf. Tramor Quemeneur, postface Nils Andersson), Résister à la guerre d'Algérie : par les textes de l'époque, Les Petits matins, (ISBN 9782363830098 et 2363830091, OCLC 795451853, lire en ligne)
  • Jean-Pierre Lanvin, À Dieu vat, Lyon, CDRPC, , 387 p. (ISBN 2913374077)
  • Marc Bernardot, « Entre répression policière et prise en charge sanitaire et sociale : le cas du centre d’assignation à résidence du Larzac (1957-1963) », Institut d’histoire du temps présent, no 83 « Répression, contrôle et encadrement dans le monde colonial au XXème siècle »,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2019)
  • Michel Auvray, Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Stock, Paris, 1983
  • Michel Hanniet, Insoumission et refus d'obéissance : un ancien réfractaire à la guerre d'Algérie passé à la question cinquante ans plus tard, Éditions Les Tilleuls du Square - Gros textes, 122 p. (ISBN 9782350823515 et 2350823512, OCLC 1028975704, lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le courage de refuser, documentaire de Mohamed Ben Said Damak, réalisé en 2005. Le film raconte le parcours et le cheminement personnel de réfractaires de la guerre d'Algérie et de refuzniks israéliens.
  • François Chouquet, Comme un seul homme, 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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