Leymah Gbowee

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Leymah Gbowee
Leymah Gbowee no Fronteiras do Pensamento Porto Alegre 2013 (9730602149).jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Eastern Mennonite University (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Domaine
Religion
Site web
Distinctions
Prix Nobel de la paix ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Prix James Parks Morton Interfaith (d)
Profile in Courage Award
Prix Gruber pour les droits des femmes (en)
Prix Nobel de la paix ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Leymah Roberta Gbowee, née le 1er février 1972 au Liberia, est une travailleuse sociale, militante libérienne pour la paix en Afrique. Elle est co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2011 et lauréate du Prix international pour la paix de la communauté du Christ en 2016[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est responsable de l'organisation du mouvement pacifiste Women of Liberia Mass Action for Peace (en) qui œuvre pour mettre un terme à la deuxième guerre civile libérienne en 2003 et conduit à l'élection de la première femme présidente d'une nation africaine, Ellen Johnson Sirleaf au Liberia.

Elle est membre de l'Église luthérienne[2].

En 2002, elle est à l'origine d'une « grève du sexe » où les femmes libériennes de toutes les confessions religieuses se refusent aux hommes tant que les hostilités se poursuivent[3]. Cela oblige Charles Taylor à les associer aux négociations de paix peu avant sa chute.

Avec Ellen Johnson Sirleaf et Tawakkol Karman, elle obtient le prix Nobel de la paix 2011 pour avoir « mobilisé et organisé les femmes au-delà des lignes de division ethniques et religieuses afin de mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections »[4].

En 2013, Leymah Gbowee est nommée ambassadrice interculturelle honoraire[5] par le Club UNESCO de l'université Paris-Sorbonne.

Dans une interview pour la Journée internationale des droits des femmes, Leymah Gbowee a également exprimé : « Le mouvement pacifiste des femmes Libériennes a démontré au monde que les mouvements de base sont essentiels au maintien de la paix, que les femmes en situation de meneuses sont des courtiers efficaces en faveur de la paix, et l'importance des mouvements de justice sociale culturellement pertinents. L'expérience du Libéria est un bon exemple pour le monde que les femmes — en particulier les femmes africaines — peuvent être pilotes de paix »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. page sur le site de la Communauté du Christ [1]
  2. Le Prix Nobel de la Paix pour les chrétiennes Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Roberta Gbowee
  3. Pénélope Bagieu, « Leymah Gbowee, travailleuse sociale », p. 105-113, in Culottées. Des femmes qui n'en font qu'à leur tête, Paris, Gallimard, coll. « Bande dessinée», 2016 (ISBN 9782070601387)
  4. Le prix Nobel de la paix décerné à trois femmes, dont la présidente du Liberia, France 24, 7/10/2011
  5. [2]
  6. International Women´s Day: Interview With Leymah Gbowee, Global Education Magazine, 8th March, (ISSN 2255-033X). Texte original: « The Liberian women peace movement demonstrated to the world that grassroots movements are essential to sustaining peace; that women in leadership positions are effective brokers for peace; and the importance of culturally relevant social justice movements. Liberia’s experience is a good example to the world that women—especially African women—can be drivers of peace. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Leymah Gbowee, travailleuse sociale dans Pénélope Bagieu, Culottées 1 - Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent, Gallimard, (ISBN 9782070601387) (bande dessinée)

Liens externes[modifier | modifier le code]