Aller au contenu

Anti-Defamation League

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Anti-Defamation League
(en) Fighting Hate for GoodVoir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
(en) ADLVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Sigmund Livingston (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Président
Jonathan Greenblatt (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Coalition for Genetic Fairness (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
53,8 M$ (), 53,6 M$ (), 61,4 M$ (), 55,3 M$ (), 56,6 M$ (), 68,4 M$ (), 76,2 M$ (), 75,1 M$ (), 91,8 M$ (), 91,3 M$ (), 101,1 M$ (), 105,4 M$ (), 38,3 M$ (), 162,9 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
IRS

L'Anti-Defamation League (ADL, « Ligue antidiffamation », au sens : contre la calomnie) est une organisation non gouvernementale dont le but premier est de soutenir les Juifs contre toute forme d'antisémitisme. L'association est fondée par l'organisation B'nai B'rith aux États-Unis. Elle possède 29 antennes aux États-Unis et trois dans d'autres pays. Son quartier général est installé à New York.

Ses méthodes ont fait l'objet de diverses critiques. Sa définition de l'antisémitisme est de plus en plus controversée dans les années 2020, y compris au sein de la communauté juive américaine, puis au sein même de l'organisation. Plusieurs membres de l'Anti-Defamation League, en désaccord avec le président Jonathan Greenblatt, démissionnent en 2022-2024[1].

Objectifs et histoire

[modifier | modifier le code]

Objectifs déclarés

[modifier | modifier le code]

Les statuts de l'ADL précisent qu'elle « combat l'antisémitisme et toute forme d'intolérance, défend les idéaux démocratiques et sauvegarde les droits civiques pour tous »[2]. Le but premier de l'ADL est la lutte contre l'antisémitisme et la discrimination, par tous les moyens légaux possibles et des campagnes d'information et de sensibilisation.

Depuis les années 1930, l'ADL collecte et publie des rapports sur les organisations antisémites, racistes, extrémistes ou prônant la violence. Le résultat en est selon l'ADL une « célèbre base de données exactes, détaillées et indiscutables d'information sur les individus et groupes extrémistes »[3].

Chronologie

[modifier | modifier le code]

L'ADL est fondée par Sigmund Livingston en 1913 en réponse à l'arrestation en Géorgie de Leo Frank. Condamné à mort puis gracié par le gouverneur, convaincu de son innocence, Léo Frank est lynché par des habitants de Marietta[4].

Durant toute son histoire, l'ADL a eu pour but de s'opposer à toutes les organisations ou individus antisémites ou racistes et le fit avec les Nazis, le Ku Klux Klan, Henry Ford, le père Charles Coughlin (un évangéliste antisémite) et plus généralement les mouvements se réclamant du néonazisme. L'ADL enquête aussi sur les incidents antisémites en dehors des États-Unis.

Son combat contre Charles Coughlin débouche sur une réfutation complète de ses thèses inspirées de Joseph Goebbels[3] et la dénonciation des positions antisémites de Henry Ford aboutit à la rétractation officielle de ce dernier[5].

Après la guerre, l'ADL lutte pour une plus large admission aux États-Unis des Juifs, réfugiés de guerre, tout en continuant sa lutte contre le Ku-Klux-Klan[6].

Dans les années 1950, c'est à la cérémonie du 40e anniversaire de l'ADL que le président Dwight Eisenhower condamne pour la première fois le maccarthysme[7]. L'ADL continue son combat contre l'extrême droite dans les années 1960 en soutenant la lutte pour les droits civiques et en faisant publier en 1964 le livre Danger on the right par Benjamin Epstein et Arnold Forster[8] qui, dans les années 1970, inventent le concept de Nouvel antisémitisme, en dénonçant cette fois-ci l'antisémitisme venu de l'extrême gauche.

L'ADL continue son combat contre l'extrême-droite en dénonçant dans les années 1970 la dictature argentine[9] puis les propos racistes de Louis Farrakhan dans la décennie suivante[10]. Et six mois avant l'attentat d'Oklahoma City, l'ADL dénonce le danger que font courir les milices anti-gouvernementales d'extrême-droite aux États-Unis[11].

Aussi, à partir des guerres israélo-arabes de 1967 et 1973, l'ADL dénonce les propos anti-sionistes et s'engage dans le soutien à Israël. L'ADL considère qu'antisionisme et antisémitisme sont très proches[12]. En conséquence, elle dénonce les biais anti-israéliens, comme la résolution 3379 de l'Assemblée Générale des Nations unies, votée en 1975 et révoquée en 1991, qui assimilait le sionisme au racisme[13]. Son guide pour les activistes[14] peut être assimilé de la Hasbara.

En 1997, le directeur de l'ADL, Abraham Foxman, reçoit le prix de la Liberté et de la Justice Martin Luther King - Donald R. Mintz décerné par le Centre national pour les relations entre Noirs et Juifs de l'université Dillard de La Nouvelle-Orléans.

En , l'ADL est condamnée à verser 150 000 dollars de dommages et intérêts à Pete McCloskey, ancien membre républicain du Congrès, pour l'avoir espionné du fait de ses positions antisionistes[15]. En 2003, Serge Halimi énonce que l’Anti-Defamation League cultive des relations avec les fondamentalistes chrétiens afin de les amener à soutenir Israël[16].

En 2005, l'ADL écrit aux 25 ambassadeurs de l'Union européenne pour que cette dernière rajoute le Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes en argumentant que « [son] objectif est de détruire l'État d'Israël et qu'[il] soutient activement les terroristes palestiniens [ce qui] affaiblit les efforts exercés actuellement par l'Autorité Palestinienne […] pour consolider le cessez-le-feu et mettre fin à la violence dans la région »[17][source insuffisante].

En 2007, le président de l'ADL aux États-Unis est Glen S. Lewy[18] et le directeur, Abraham Foxman[19].

Controverses

[modifier | modifier le code]

Fichage de personnalités antisionistes

[modifier | modifier le code]

En 1983, l'ADL distribue à des étudiants juifs américains un livret tamponné « confidentiel », listant sur 49 pages les noms de personnes et organisations supposées être des « militants pro-arabes », masquant sous un antisionisme leur profond antisémitisme. Cette liste comporte des noms connus de professeurs d'université et d'hommes politiques américains. Devant les protestations de 1 400 membres de la Middle East Studies Association, l'ADL se rétracte, attribuant la parution de cette liste à un bénévole trop zélé[20].

Le , puis le , les locaux de la Ligue anti-diffamation du B'nai B'rith à San Francisco et à Los Angeles sont perquisitionnés simultanément par le FBI qui prouve, au vu des documents saisis, qu'un employé de l'ADL a constitué depuis les années 1970 un vaste ensemble de fiches concernant 950 organisations et près de 10 000 individus, tels le Ku Klux Klan, le Djihad islamique, la Jewish Defense League, la NAACP, le Congrès national africain (ANC), l'ACLU (American Civil Liberties Union), le syndicat United Auto Workers, le mouvement Act Up New York, l'agence Tass, des représentants au Congrès, dont Nancy Pelosi (du Parti démocrate) l'activiste Lyndon LaRoucheetc. L'affaire se conclut par le paiement d'environ 200 000 dollars américains par l'ADL aux parties civiles[21],[22].

Démissions de membres de l'ADL en réaction à l'équivalence établie entre la gauche et l'extrême droite

[modifier | modifier le code]

Alors que le président de l'ADL, Jonathan Greenblatt (en exercice depuis 2015) s'est d'abord inscrit dans la ligne historique de l'ADL consistant à lutter contre l'antisémitisme de l'extrême droite nationaliste blanche, il a par la suite privilégié les attaques contre des activistes de gauche[23]. Ce changement de priorité a provoqué de vives controverses au sein même de l'organisation, selon The Forward[23] et Jewish Currents (en)[24].

En 2022 Jonathan Greenblatt, affirme dans un discours adressé à des dirigeants de l'ADL que les mouvements qui critiquent Israël, y compris Jewish Voice for Peace (organisation juive), ou Students for Justice in Palestine (en), diffusent l'antisémitisme au même titre que l'extrême droite suprémaciste blanche[1]. Cette équivalence a scandalisé des organisations juives, et une partie des membres salariés de l'ADL, dont deux démissionnent[1].

En , Stephen Rea, chercheur au Center for Technology and Society de l’ADL présente sa démission « en réaction à la condamnation publique par Jonathan Greenblatt des juifs américains qui protestent contre la guerre d'Israël à Gaza »[1],[25]. Selon Stephen Rea, Jonathan Greenblatt « diabolise » Jewish Voice for Peace et IfNotNow, organisations anticolonialistes dont les membres ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza et ont parlé d'un génocide commis par Israël dans cette enclave palestinienne[25].

Fin 2023, trois des employés du Centre pour la technologie et la société de l'ADL démissionnent, exprimant ainsi leur désaccord avec les critiques de l'ADL dirigées contre les manifestants pro-palestiniens et antisionistes, critiques qu'ils jugent excessives[23].

En janvier 2024, Yael Eisenstat, directrice du Centre pour la technologie et la société de l'ADL, présente sa démission en raison de la complaisance de Jonathan Greenblatt à l'égard d'Elon Musk[23],[24]. J. Greenblatt avait fait l'impasse sur le nationalisme blanc mêlé d'antisémitisme de Elon Musk, et approuvé publiquement l'engagement du milliardaire à interdire les discours pro-palestiniens sur X (ex-Twitter)[24].

Conflit avec le Wikipedia en anglais

[modifier | modifier le code]

En , la communauté de Wikipédia en anglais établit un consensus pour sa liste des sources discutées selon lequel l'ADL était « généralement peu fiable » sur le sujet du conflit israélo-palestinien y compris sur « l'intersection entre l'antisémitisme et le conflit [israélo-palestinien], comme le fait de qualifier les activistes pro-palestiniens d'antisémites »[26],[27]. La conclusion est issue d'une discussion en trois parties concernant la fiabilité de l'ADL dans le conflit israélo-palestinien, sur l'antisémitisme au sens large et sur la base de données des symboles de haine maintenue par l'organisation[28],[29].

Un administrateur de Wikipédia en anglais considère ainsi au terme de son évaluation du consensus communautaire qu'il existait des preuves substantielles que l'ADL agissait comme un « groupe de défense pro-israélien » auteur de désinformation non rétractée « au point de ternir sa réputation d'exactitude et de vérification des faits concernant le conflit israélo-palestinien » et habitué à « confondre les critiques des actions du gouvernement israélien avec de l'antisémitisme »[28]. La liste des sources de Wikipédia en anglais indique alors « qu'en dehors du sujet du conflit israélo-palestinien, l'ADL est une source généralement fiable, y compris pour les sujets liés aux groupes haineux et à l'extrémisme aux États-Unis »[28],[30]. L'ADL condamne ce déclassement affirmant qu'il s'inscrit dans une « campagne pour délégitimer » l'organisation. Cette décision est également critiquée par plus de 40 organisations juives, dont les Fédérations juives d'Amérique du Nord (en), le B'nai_B'rith et la HIAS[31],[26].

La Fondation Wikimedia mise en cause répond qu'elle « n'intervient pas dans les décisions prises par la communauté concernant la classification d'une source »[32]. Pour James Loeffler, professeur d'histoire juive moderne à l'Université Johns-Hopkins, la décision de Wikipédia en anglais porte un coup sérieux à la crédibilité de l'ADL tandis que Dov Waxman, directeur du Centre d'études israéliennes de l'Université de Californie juge que si les données de l'ADL commencent à être ignorées, cela deviendra un véritable problème pour les Juifs américains, « naturellement préoccupés par la montée de l'antisémitisme »[26]. Pour Mira Sucharov, professeure de sciences politiques à l'Université Carleton, c'est l'occasion de réfléchir aux motifs d'une telle suspicion envers l'ADL et c'est « un signe que la communauté juive a besoin de meilleures institutions »[26].

En , un article du magazine Tablet titré « Le problème juif de Wikipédia » rappelle un historique de détournements idéologiques de l'encyclopédie touchant à l'antisémitisme avant de considérer que c'est ce qu'il se passe dans une période où « le peuple juif et le récit juif subissent un assaut global sans précédent », l'offensive contre l'ADL participant d'« une attaque contre toute source d'information impartiale sur les Juifs ou Israël. »[33]. En , l'historienne Shira Klein, co-autrice d'un article sur des distorsions intentionnelle de l'histoire de la Shoah en Pologne[34] critique l'usage qui en est fait dans un rapport de l'ADL considérant que celui-ci fait une interprétation abusive des problèmes de l'encyclopédie et que « les attaques de l’ADL et du Congrès contre Wikipédia prétendent protéger les Juifs, mais n’ont en réalité rien à voir avec l’antisémitisme, et tout à voir avec le contrôle du discours sur Israël »[35].

Critiques de définitions controversée de l'antisémitisme et défense de la politique israélienne

[modifier | modifier le code]

Bien que l'ADL rejette en théorie la confusion entre antisionisme et antisémitisme, « les experts se demandent, selon The Guardian, si le rapport annuel des incidents antisémites de l'ADL, largement cité, ne classe pas comme antisémites toutes les expressions d'une critique d'Israël. Une partie de ces incidents, par exemple, sont probablement des actions d’activistes antisionistes qui sont eux-mêmes juifs, comme Jewish Voice for Peace[1] ». The Forward note un changement après le  : l'ADL, qui répertorie dans un rapport plus de 3 000 incidents antisémites, a « considérablement élargi sa définition des incidents antisémites » ; 1 317 incidents dit antisémites relèvent en réalité de « l'hostilité envers Israël, plutôt que des formes traditionnelles d’antisémitisme sur lesquelles l’organisation s’est concentrée au cours des années précédentes », explique le journal juif américain[23].

Selon Ben Lorber, spécialiste du nationalisme blanc chez Political Research Associates (en), la défense de la politique israélienne y compris dans ses aspects réactionnaires tend à prendre le pas dans le travail de l'ADL sur la lutte contre l'antisémitisme de l’extrême droite[1].

En 2021, une centaine d'organisations qui œuvrent en faveur de la justice sociale et des droits civiques ont appelé d'autres organisations dans une lettre ouverte à rompre les liens avec l’ADL. Parmi les éléments qui ont contribué à cette prise de distance figure, selon The Guardian, le fait que l’ADL a « favorisé des formations communes de forces de l'ordre israéliennes et américaines et espionné des groupes progressistes et arabo-américains. »[réf. souhaitée]

Pour Noam Chomsky, cette organisation, comme d'autres, ne se préoccupe pas d'antisémitisme mais seulement « de l'opposition aux politiques d'Israël, ou plus exactement de l'opposition à sa propre vision belliqueuse des politiques d'Israël »[36].

En 2025, The Guardian note que les supports de formation obligatoires dans les universités américaines en réponses aux menaces de l’administration Trump de retirer les financements aux universités qui ne lutterait pas contre l'antisémitisme ont été élaborés par la Jewish United Federation et l'Anti-Defamation League, « deux organisations qui défendent des positions pro-israéliennes aux États-Unis ». Les étudiants qui ne terminent pas la formation ne peuvent pas s'inscrire aux cours, tandis que les étudiants diplômés peuvent perdre leurs allocations. Le quotidien constate que leur message général est que « critiquer Israël ou le sionisme relevait de l'antisémitisme ». Ces supports comprennent notamment des conseils pour mener des débats en ligne, des stratégies médiatiques et la manière de faire pression sur les administrateurs pour qu'ils répriment les discours anti-israéliens sur les campus universitaires[37].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e et f (en-GB) Jonathan Guyer et Tom Perkins, « Anti-Defamation League staff decry ‘dishonest’ campaign against Israel critics », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  2. (en) « About ADL » (consulté le )
  3. a et b (en) « 1930-1940 The World and ADL Were Changing… », sur adl.org (consulté le )
  4. (en) « Leo Frank Case », sur New Georgia Encyclopedia, (consulté le )
  5. (en) Henry Ford, « Henry Ford's Letter of Apology », sur adl.org, (consulté le )
  6. (en) « 1940-1950 During and After the War… », sur adl.org (consulté le )
  7. (en) « 1950-1960 The Early Post-War Years… », sur adl.org (consulté le )
  8. (en) « 1960-1970 ADL Marched for Civil Rights… », sur adl.org (consulté le )
  9. (en) « 1970-1980 An Expanding World Role », sur adl.org (consulté le )
  10. (en) « 1980-1990 Introducing A WORLD OF DIFFERENCE® Institute », sur adl.org (consulté le )
  11. (en) « 1990-2000 Spotlight on Terrorism », sur adl.org (consulté le )
  12. (en) « Anti-Zionism at Anti-Semitism », sur adl.org (consulté le )
  13. (en) « Background on Anti-Zionism at the U.N » sur le site de l'ADL.
  14. (en) « Israel. A guide for activists » sur le site de l'ADL.
  15. (en) ADL Found Guilty Of Spying By California Court, Barbara Ferguson, rense.com, 27 avril 2002
  16. « Aux États-Unis, Ariel Sharon n'a que des amis », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. L’Anti Diffamation League (ADL) souhaite que l'Union Européenne ajoute le Hezbollah dans la liste des groupes terroristes, Communiqué du Ministère français des Affaires étrangères, 14 février 2005.
  18. (en) « ADL Annual Report 2007 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur adl.org (consulté le )
  19. (en) « Biography of Abraham H. Foxman »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur adl.org (consulté le )
  20. (en) Jeffrey Blankfort (no), « ADL Spies: The Strange History of the Anti-Defamation League », sur CounterPunch, .
  21. (en) « Anti-Defamation League Settles Spying Lawsuit », sur Los Angeles Times, (consulté le ).
  22. (en) « The Anti-Defamation League: A protector of civil rights or silencer of free speech? »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur truthinstitute.org. An AMP research project.
  23. a b c d et e (en) Arno Rosenfeld, « ADL appears to count anti-Zionist incidents in tally of antisemitism », sur The Forward, (consulté le )
  24. a b et c (en) « Top Executive Leaves ADL Over CEO’s Praise of Elon Musk », sur Jewish Currents (consulté le )
  25. a et b (en) Beth Harpaz, « ADL researcher quits over Greenblatt blasting of Jewish left on Israel and Hamas », sur The Forward, (consulté le )
  26. a b c et d (en) Asaf Elia-Shalev, « ADL faces Wikipedia ban over reliability concerns on Israel, antisemitism », Jewish Telegraphic Agency,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. Josh Marcus, « Why Wikipedia just labeled a top Jewish civil rights organization 'unreliable' on the Israel-Palestine crisis », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. a b et c (en-US) Aaron Bandler, « Wikipedia Editors Label ADL Only Reliable for Antisemitism When "Israel and Zionism Are Not Concerned" », sur Jewish Journal, (consulté le )
  29. (en) « Hate on Display™ Hate Symbols Database », sur adl.org (consulté le )
  30. Stephen Harrison, « Project 2025's Creators Want to Dox Wikipedia Editors. The Tool They're Using Is Horrifying. », Slate,‎ (lire en ligne)
  31. (en) Etan Nechin, « Leading Jewish Groups Rebuke Wikipedia's 'Attack' on ADL's Credibility on Antisemitism », Haaretz,‎ (lire en ligne)
  32. (en) Ben Brasch, « Wikipedia defends editors deeming Anti-Defamation League 'unreliable' on Gaza », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  33. (en) Izabella Tabarovsky, « Wikipedia's Jewish Problem », Tablet Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Jewish people and the Jewish story are under an unprecedented global assault. […] the attack on the ADL in this case is actually an attack on any source of unbiased information about Jews or Israel »

  34. (en) Jan Grabowski et Shira Klein, « Wikipedia’s Intentional Distortion of the History of the Holocaust », The Journal of Holocaust Research, vol. 37, no 2,‎ (DOI 10.1080/25785648.2023.2168939, lire en ligne, consulté le )
  35. (en) Shira Klein, « Is Wikipedia a cesspool of antisemitism? Don't trust the ADL's answer. », The Forward,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « The attacks by the ADL and Congress on Wikipedia purport to protect Jews, but in fact have nothing to do with antisemitism, and everything to do with controlling the narrative about Israel »

  36. Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir : Tome 1, Aden, 2005, p. 104.
  37. Antisemitism training designed by pro-Israel groups is becoming compulsory at US colleges. What’s in it?, 30/7/2025

Articles de presse

[modifier | modifier le code]
  • Alexandre Laurent, « États-Unis : une enquête parlementaire sur de supposés biais anti-Israël de Wikipédia », NEXT,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  • « Wikipedia rejette l’appel des groupes juifs à revenir sur l’initiative prise contre l’ADL », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]