Women's Freedom League

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La Women's Freedom League (« Ligue féminine pour la liberté ») était une organisation politique féministe socialiste du Royaume-Uni, célèbre notamment pour ses campagnes en faveur du droit de vote des femmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe a été fondé en par soixante-dix-sept suffragettes, comme l'on nomme alors les membres de l'Union sociale et politique des femmes (WSPU), dont Teresa Billington-Greig, Charlotte Despard, Edith How-Martyn et Margaret Nevinson. La scission est la conséquence d'un désaccord avec l'annonce par Christabel Pankhurst que la conférence annuelle de la WSPU était annulée et que les décisions à venir seraient prises par un bureau restreint dont elle nommerait les membres.

La WFL s'oppose également à la violence des suffragettes, utilisant comme moyen d'action la désobéissance civile, comme la résistance fiscale au sein de la Women's Tax Resistance League (« Ligue féminine de résistance fiscale »), le refus de remplir les formulaires de recensement et les manifestations, notamment s'attacher à des objets au sein des Chambres du Parlement. Atteignant près de 4 000 membres, l'association publie le journal The Vote.

Défendant des idées pacifistes, y compris pendant la Première Guerre mondiale, elles participent au Women's Peace Council (« Conseil féminin pour la paix »). En plein cœur de la guerre, la WFL suspend ses activités et ses membres participent au travail volontaire des femmes, reprenant leurs activités en , participant à l'obtention du droit de vote des femmes en .

Aux élections générales britanniques de 1918, Charlotte Despard, Edith How-Martyn et Emily Frost Phipps se présentent sans succès à Londres, en tant que candidates indépendantes féministes et pacifiques. Elles célèbrent leur victoire dans le combat pour le droit des femmes mais continuent leur combat pour l'égalité des salaires et dans les mœurs. Le groupe décline alors en nombre d'adhérents, mais ne se dissoudra qu'en .

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives de la WFL se trouvent à The Women's Library (en), à la Library of the London School of Economics, référence 2WFL

Notes et références[modifier | modifier le code]