Carlos Filipe Ximenes Belo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Carlos Filipe Ximenes Belo
Image illustrative de l'article Carlos Filipe Ximenes Belo
Carlos Filipe Ximenes Belo
Biographie
Naissance
Ordination sacerdotale 26 juillet 1980
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 19 juin 1988 par Mgr Francesco Canalini
Évêque titulaire de Lorium
Administrateur apostolique de Dili
21 mars 1988 – 26 novembre 2002
Autres fonctions
Fonction laïque
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Carlos Filipe Ximenes Belo, né le 3 février 1948) à Baucau, alors au Timor portugais, est un religieux salésien, évêque catholique, administrateur apostolique de Dili de 1988 à 2002. Il est co-lauréat avec José Ramos-Horta du prix Nobel de la paix de 1996 pour leur travail lors de la recherche d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Timor oriental.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît et grandit dans le district de Baucau dans le nord du Timor, alors portugais. Il perd son père, instituteur, alors qu'il n'a que deux ans. Il effectue sa scolarité à Baucau et à Ossu avant d'entrer au petit séminaire de Daré, dans la périphérie de Dili où il poursuit sa scolarité et ses études jusqu'en 1968.

De 1969 à 1981, il vit principalement à Rome et au Portugal où, ayant rejoint les salésiens, il suit les cycles de philosophie et de théologie en vue du sacerdoce. Il est ordonné prêtre le 26 juillet 1980.

De retour au Timor en juillet 1981, il exerce vingt mois comme professeur puis directeur pendant deux mois du collège salésien de Futumaca.

En 1983, le Saint-Siège le nomme administrateur apostolique de Dili, le mettant, de fait, à la tête de l’Église est-timoraise. Cette nommination est soutenue par le pro-nonce à Jakarta et par les autorités indonésiennes qui voient en lui un pasteur soumis. A contrario, les prêtres timorais boycottent sont installation en signe de défiance. Mais à peine cinq mois après son arrivée, il proteste avec véhémence lors d'un sermon dans sa cathédrale, contre les brutalités commises à Craras et les arrestations perpétrées par l'Indonésie. L’Église est alors la seule institution à même de communiquer avec le monde extérieur. Le nouvel administrateur apostolique écrit des lettres et prend des contacts dans le monde entier pour alerter sur la situation au Timor et tenter de briser l'isolement dont est victime la province.

Le 21 mars 1988, le pape Jean-Paul II lui accorde la dignité épiscopale et le nomme évêque titulaire de Lorium. Il reçoit la consécration le 19 juin 1988 des mains de Mgr Francesco Canalini, pro-nonce en Indonésie.

En février 1989, il écrit au président portugais, Mário Soares, au pape Jean-Paul II et au secrétaire général des Nations unies Javier Pérez de Cuellar, réclamant un référendum d'auto-détermination pour le Timor oriental sous l'égide des [[Nations-unies]) et demandant de l'aide pour le Timor « qui est en train de mourir, comme peuple et comme nation ». Lorsque la lettre adressée aux Notions-Unies est rendue publique en avril, il est plus que jamais la cible des autorités indonésiennes. La précarité de sa situation augmente encore lorsque, comme il l'avait déjà fait par le passé, il donne refuge en 1991, dans sa propre résidence, à de jeunes rescapés du massacre de Santa Cruz et a le courage d'en révéler l'ampleur.

L'action de Mgr Belo au service de la cause est-timoraise, pour y rétablir paix et réconciliation est reconnue mondialement lorsque lui est attribué, conjointement a José Ramos-Horta, le Prix Nobel de la paix 1996.

Après l'indépendance du Timor-oriental le 20 mai 2002, la santé de Mgr Belo, minée par le sttress et la pression accumulée au cours des années précédentes, décline. Jean-Paul II accepte sa démission le 26 novembre 2002. Il part alors pour le Portugal suivre des soins.

Début 2004, des appels se multiplient pour qu'il rentre au Timor et qu'il y brigue la présidence. mais, en mai 2004, il déclare à la télévision publique portugaise qu'il ne sera pas candidat: « J'ai décidé de laisser la politique aux politiciens ». Un mois plus tard, le 7 juin, Pascuál Chavez, supérieur des salésiens annonce que Mgr Belo rejoint le Mozambique comme missionnaire, dans un centre salésien, à Maputo.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]