Congrès panafricain d'Azanie

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Congrès panafricain d'Azanie
(en) Pan Africanist Congress of Azania
Image illustrative de l’article Congrès panafricain d'Azanie
Logotype officiel.
Présentation
Président Narius Moloto
Fondation
Scission de Congrès national africain
Siège Johannesbourg
Fondateur Robert Sobukwe
Organisation de jeunesse Pan Africanist Youth Congress of Azania
Organisation étudiante Pan Africanist Student Movement of Azania
Branche féminine Pan Africanist Women's Organisation
Branche armée Azanian People's Liberation Army (1961-1994)
Positionnement Gauche à extrême gauche
Idéologie Socialisme démocratique
Panafricanisme
Socialisme africain
Couleurs Vert, jaune
Site web www.pac.org.za
Représentation
Assemblée nationale
1 / 400

Le Congrès panafricain d'Azanie (en anglais : Pan Africanist Congress of Azania abrégé en PAC) est un parti politique d'Afrique du Sud. Ancien mouvement de libération, il naît en 1959 d'une scission de l'aile la plus africaniste de l'ANC, hostile à l'intégration de Blancs dans les instances dirigeantes du mouvement de libération ainsi qu'à l'influence du Parti communiste sud-africain (SACP).

Son projet politique néomarxiste prévoit de rebaptiser l'Afrique du Sud en Azanie (Azania).

Historique[modifier | modifier le code]

Robert Sobukwe fut le fondateur du PAC et son premier président en à Johannesbourg. Il en fit un rival immédiat de l'ANC pour conquérir les masses.

Ainsi, son premier coup d'éclat fut de devancer l'ANC dans l'organisation des campagnes de défiance au gouvernement. Alors que l'ANC avait lancé une campagne de défiance à compter du , le PAC décida d'organiser sa propre campagne de défiance 10 jours plus tôt le . Sobukwe appela les Noirs à laisser leurs « passeports intérieurs » (carte d'identité + laissez-passer) chez eux, défiant les lois d'apartheid, et à manifester pacifiquement devant les commissariats de police.

À Sharpeville, la manifestation pacifique dérapa en massacre. La police tua 69 personnes et en blessa 186.

C'est à la suite de ce massacre de Sharpeville que le gouvernement du Parti national Afrikaner décréta l'état d'urgence et prononça l'interdiction du PAC et de l'ANC. Sobukwe fut arrêté et emprisonné alors que de nombreux militants quittèrent le pays.

En 1968, le PAC se dota de sa branche militaire.

En 1969, Sobukwe fut relâché dans une quasi indifférence.

À la fin des années 1970, le PAC participa aux émeutes qui ensanglantèrent les towships et participa à la formation de la Conscience noire sous la direction de Steve Biko.

À la mort de Sobukwe en 1978, le PAC est un mouvement sans chef et sans réelle organisation.

En 1979, David Sibeko prit la direction de l'organe exécutif du PAC mais son assassinat à Dar es Salam en Tanzanie le plongea le parti une nouvelle fois dans l'instabilité.

En 1990, le PAC est de nouveau légalisé en même temps que l'ANC.

En 1994, sa participation aux premières élections multiraciales est un échec, confirmé par la suite en 1999 et 2004.

En 2003, une aile modérée du PAC fait scission sous la houlette de Patricia de Lille et constitue le parti des Démocrates indépendants (Independent Democrats).

Projet politique[modifier | modifier le code]

Bien que fondé en partie à cause de son hostilité à l'influence du Parti communiste, le PAC a évolué durant les années 1960 vers le maoïsme et le nationalisme africain.

Sa branche militaire, rivale de celle de l'ANC, fut lancée en 1968 sous le nom de Poqo puis fut rebaptisée « Armée de libération du peuple d'Azanie » (en anglais : Azanian People's Liberation Army, abrégé en APLA) au slogan à succès « un colon, une balle ». Concrètement, l'APLA fut incapable de concurrencer la branche militaire de l'ANC non plus que d'organiser la moindre campagne militaire.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges
1994 243 478 1,25
5 / 400
1999 113 125 0,71
3 / 400
2004 113 512 0,73
3 / 400
2009 48 530 0,27
1 / 400
2014 37 784 0,21
1 / 400

Assemblées provinciales[modifier | modifier le code]

Année Cap-Oriental État libre d'Orange Gauteng KwaZulu-Natal Limpopo Nord-Ouest Mpumalanga Cap-Nord Cap-Occidental
1994
1 / 56
0 / 30
1 / 86
1 / 81
0 / 40
0 / 30
0 / 30
0 / 30
0 / 42
1999
1 / 63
0 / 30
0 / 86
0 / 80
1 / 49
0 / 33
0 / 30
0 / 30
0 / 42
2004
1 / 63
0 / 30
1 / 73
0 / 80
0 / 49
0 / 33
0 / 30
0 / 30
0 / 42
2009
0 / 63
0 / 30
0 / 73
0 / 80
0 / 49
0 / 33
0 / 30
0 / 30
0 / 42
2014
0 / 63
0 / 30
0 / 73
0 / 80
0 / 49
0 / 33
0 / 30
0 / 30
0 / 42

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]