Côte Sauvage de la presqu'île de Quiberon

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Côte Sauvage
La côte Sauvage à Port-Guibello, en Quiberon.
La côte Sauvage à Port-Guibello, en Quiberon.
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Communes Quiberon / Saint-Pierre-Quiberon
Coordonnées géographiques 47° 30′ 15″ N, 3° 09′ 05″ O
Étendue d'eau Atlantique
Longueur ≈ 8 km
Extrémités Pointe du Percho / Château Turpault
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Côte Sauvage
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Côte Sauvage
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
(Voir situation sur carte : Morbihan)
Côte Sauvage
Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
(Voir situation sur carte : arrondissement de Lorient)
Côte Sauvage

La côte Sauvage est une côte rocheuse du Morbihan (France).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La "Côte Sauvage" occupe la façade occidentale de la presqu'île de Quiberon, sur les communes de Quiberon et Saint-Pierre-Quiberon. Elle s'étend grossièrement sur 8 km[1] entre la pointe du Percho au nord et le château Turpault au sud[1].

Les falaises de la Côte Sauvage, plus élevées dans leur partie Nord (commune de Saint-Pierre-Quiberon), sont recouvertes d'anciennes dune perchées ; la hauteur des falaises s'abaisse progressivement en allant vers l'extrémité Sud de la presqu'île (commune de Quiberon), laissant la place à des pelouses rases (landes). « Lors des tempêtes d’automne et d'hiver, il règne sur ces étendues désertes une atmosphère de bout du monde qui contraste fortement avec le fourmillement estival. Plus en retrait du trait de côte, landes et pinèdes éparses sont traversées par endroits de murets de pierres qui forment un bocage lithique remarquable » écrit le Conservatoire du littoral[2].

La "Côte Sauvage de Quiberon" (partie située en Quiberon)

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La "Côte Sauvage de Quiberon" (partie située en Saint-Pierre-Quiberon)

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Histoire[modifier | modifier le code]

Port Bara, Presqu'île de Quiberon
Maxime Maufra, 1914
Collection privée

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Onésime Reclus décrit ainsi la Côte sauvage au début du XXe siècle :

« La côte sauvage, à Quiberon, est celle que battent les tempêtes furieuses de l'ouest et du nord-ouest. Cette côte déchiquetée, ravagée, percée par le mer de grottes et de souterrains qui par moments s'effondrent, commence à la pointe de Port-Maria pour se terminer à la pointe de Portivy, pointe qui protège l'isthme barré par le fort Penthièvre. Au-delà du fort, c'est une plaine de sable fin et uni battue par les flots, au devant de laquelle s'élèvent, de distance en distance, des rochers dont quelques-uns, comme Tiviec, méritent le nom d'îles. Toute cette côte (...) est d'une beauté sauvage et triste.On y va en moins d'une demi-heure de la gare de Saint-Pierre. Un bon marcheur va par la côte de Saint-Pierre à Port-Maria en moins de deux heures, et la route en vaut la peine, si l'on peut désigner ainsi un sentier à grand'peine tracé sur le rare gazon qui tapisse ces falaises brûlées par le vent d'ouest[3]. »

Protection[modifier | modifier le code]

La côte Sauvage est composée de falaises à l'ouest de la presqu'île, surmontées de pelouses aérohalines (alliance Armerio maritimae-Festucetea pruinosae), de dunes grises, de fruticées et de landes sèches (classe des Calluno vulgaris-Ulicetea minoris et à alliance du Dactylido oceanicae-Ulicion maritimi), entre-coupées de petites plages où les dunes embryonnaires se forment. 242,62 ha de la côté est classée en ZNIEFF (fiche descriptive mise à jour en 2016)[4].

Elle est classée parmi les sites pittoresques du Morbihan par arrêté du [5]. Elle appartient au Conservatoire du littoral depuis 1991 sur près de 200 hectares[2], et est intégrée depuis 2018 au Massif dunaire de Gâvres-Quiberon (18e Grand site de France[6] sous le nom de « Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon »).

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Dangerosité[modifier | modifier le code]

Des personnes sont fréquemment emportées par les vagues le long de la Côte Sauvage ; d'autres sont victimes de chutes dans les falaises très escarpées, par exemple le [7]. Le deux sauveteurs, Michel Pohin, pompier volontaire, et André Robet, gendarme, furent victimes de la mer alors qu'ils portaient secours à des naufragés.

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Les vagues de la Côte Sauvage sont par contre très prisées par les amateurs de surf.

Habitat et économie[modifier | modifier le code]

L'ancien vivier près de la Pointe de Beg ar Goalennec.

Compte-tenu de son relief très escarpé, de sa dangerosité et de son exposition aux vents dominants (elle est située face à l'Ouest), la Côte Sauvage est restée à l'état naturel si l'on excepte des occupations datant de la Préhistoire (dolmens du Port-Blanc, éperon barré de la Pointe de Beg en Aud), quelques utilisations ponctuelles (l'ancienne maison des douaniers, désormais en ruine, de la Pointe du Percho ; ancien terrain militaire de Kergroix) et le vivier aménagé au début du XXe siècle pour stocker des crustacés (un café-restaurant occupe désormais le site) à Beg ar Goalennec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La côte sauvage de Quiberon », sur Morbihan tourisme (consulté le )
  2. a et b « Côte Sauvage. Description », sur Conservatoire du littoral (consulté le ).
  3. Onésime Reclus, « À la France : sites et monuments. L'Armorique (Morbihan, Finistère, Côte-du-Nord). Quiberon (La Côte sauvage) », sur Gallica, 1900-1906 (consulté le ).
  4. Brice Normand, « La côte Sauvage de la presqu'île de Quiberon », sur developpement-durable.gouv.fr, .
  5. Fichier national des sites classés, consulté le 3 novembre 2018
  6. « Grand Site de France. Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon », sur gavres-quiberon.fr (consulté le ).
  7. « Un homme décède après une chute des falaises de Quiberon », sur 20minutes.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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