Goëlo

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Goëlo
Blason de Goëlo
Héraldique
Drapeau de Goëlo
Drapeau
Goëlo
Carte de localisation.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Capitale historique Châtelaudren
Démographie
Langue(s) français - breton - gallo
Religion catholique

Le Goëlo (Goueloù, Goelo, ou Bro-Oueloù en langue bretonne) est un ancien pays de Bretagne, correspondant initialement au pagus Gouelou (un pagus était alors une subdivision administrative de la Domnonée), qui comprenait le nord-ouest de l'ancien évêché de Saint-Brieuc, sur la côte ouest de la baie de Saint-Brieuc, jusqu'à l'embouchure du Trieux.

L'archidiaconé du Goélo comprenait, en plus de la définition actuelle du Goëlo, le secteur de Loudéac. Il correspondait à une bande de l'ouest de l'évêché de Saint-Brieuc. Le reste de l'évêché de Saint-Brieuc était appelé archidiaconé de Penthièvre.

Son territoire correspond approximativement à l’ancien territoire romain du « velaviensis pagus ». Il comprend aujourd’hui, les cantons de Paimpol, Lanvollon, Plouha, Pontrieux, Plouagat, Châtelaudren, Etables-sur-Mer et les communes de Binic, Pordic, Plérin et Trémuson.

Toponyme[modifier | modifier le code]

La Côte de Goëlo s'allonge depuis l'embouchure du Trieux jusqu'à l'ouest de la baie de Saint-Brieuc.

L'étymologie du toponyme Goëlo est discutée (grammatici certant). Bro-Oueloù pourrait signifier le « pays des meilleurs » (dans le sens des plus forts) ou le « pays bien choisi »[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1137, le comté du Goëlo est possédé par Henri Ier de Penthièvre (Henri II d'Avaugour) , comte de Trégor et oncle du duc de Bretagne Conan IV. Ce dernier chasse son oncle en 1160 et ne lui laisse que le Göelo, qui apparaît ainsi, pour la première fois, comme une entité en tant que tel. Le comté passe ensuite à son fils, Alain Ier d’Avaugour, comte de Penthièvre et fondateur de l'abbaye de Beauport, en 1202, puis à ses héritiers, tous membres de la branche cadette de la famille de Penthièvre, dite d’Avaugour.

En 1420, le Goëlo est confisqué par le duc Jean V à la suite de son rapt par Olivier de Blois (†1433), puis de sa libération. Une grande partie du Goëlo est alors donnée au frère du duc, le comte Arthur, futur Arthur III, tandis que certaines seigneuries sont données à d'autres proches du souverain.

En 1452, le comté du Goëlo repasse à la famille de Blois, avant d’être à nouveau confisqué peu de temps après, à la suite de la Ligue du Bien public.

En 1480, le duc François II crée la baronnie d’Avaugour qu'il donne à son fils naturel François de Bretagne, qui devient ainsi baron d'Avaugour, comte de Vertus et de Goëlo. Il prendra le parti du roi de France contre sa demi-sœur, la duchesse Anne.

Économie[modifier | modifier le code]

Dans sa thèse de doctorat, l'urbaniste Iwan Le Clec'h[2] a étudié le dynamisme commercial de la région de Châtelaudren. Il explique la vitalité de cette agglomération par la présence d'un axe de communication historique, aujourd'hui la voie express Paris - Rennes - Saint-Brieuc - Guingamp - Brest, et l'ouverture de cette cité sur les campagnes avoisinantes. La Nationale 12 permet au Goëlo d'être attractif et d'accueillir de nombreuses industries agroalimentaires. Les villes littorales (Paimpol, Plouha, Binic-Etables-sur-Mer, Pordic) quant à elles bénéficient d'un effet résidentiel lié à l'accueil de touristes, de retraités et de périurbains riches. À Saint-Quay-Portrieux, cet apport est complété par une forte activité portuaire lié à la pêche et à la navigation de plaisance. Lanvollon connaît une expansion économique très forte due à la captation des dépenses de consommations des périurbains populaires qui peuplent les localités voisines. De par sa position de carrefour, elle offre également aux automobilistes en transit des facilités dans la réalisation de leurs achats. Il en ressort une agrégation de grandes surfaces commerciales à proximité des ronds-points qui ceinturent cette petite ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats concernant « Goëlo » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  2. Iwan Le Clec'h, Entre conservatisme et modernité de l'appareil commercial : en territoires périurbains et ruraux à l'ombre d'une ville moyenne - Saint-Brieuc, Brest, , 505 p. (lire en ligne)