Stella-Plage

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Stella-Plage
Stella-Plage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Étaples
Intercommunalité Communauté de communes Mer et Terres d'Opale
Commune Cucq
Code postal 62780
Code commune 62261
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 51″ nord, 1° 35′ 20″ est
Superficie 3,76 km2
Localisation
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Liens
Site web www.stella-plage.fr

Stella-Plage est une station balnéaire française, appartenant à la commune de Cucq.

Elle est située sur la Côte d'Opale, dans le département du Pas-de-Calais et la région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Stella-Plage se situe dans le nord de la France, sur la Côte d'Opale, au bord de la Manche, entre Le Touquet et Berck (situées respectivement à 5 km et 8 km), ainsi qu'à environ 25 km de Boulogne-sur-Mer[1], 55 km de Calais[2], 100 km de Lille[3] et 190 km de Paris[4] à vol d'oiseau.

Stella-Plage est caractérisée par une très grande plage de sable fin contiguë avec celle du Touquet Paris-plage au nord et celle de Merlimont au sud. La digue est entourée par deux dunes, au nord les dunes de Mayville ( du nom du projet d'extension de Paris-plage imaginé par John Whitley, mais non réalisé) , un espace protégé de 23 hectares[5]. Au sud les dunes de Stella-Plage, entourés par les constructions et la plage, forment un espace de 236 hectares classés en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan initial de Stella-Plage.

En 1837, Alphonse Jean Baptiste Daloz, un notaire parisien âgé de 37 ans vend l'étude hérité de son père et achète les dunes de Cucq et de Trépied ( 1500 hectares pour 150 000 francs). Les premières années, il installe un troupeau de bovins, puis cultive des pommes de terres et des artichauts de Jérusalem pour produire de l'alcool. A partir de 1855, avec Charles Rigaux, son gendre, ils plantent de jeunes pins sur 800 hectares avec le soutien du gouvernement pour stabiliser les dunes. En 1858, ils se partagent le domaine, Daloz prend 1 250 hectares (le territoire actuel de la commune du Touquet) et Rigaux la partie sud de 350 hectares qui deviendra Stella[7].

Contrairement à la station du Touquet-Paris-Plage qui se détache de Cucq en 1912 pour constituer une commune autonome, Stella-Plage conserve son statut de quartier de Cucq.

En 1914, Stella-plage est lancée par les investisseurs parisiens Edmond Labrasse et Victor Poulain[8]. Charles Plumet, futur architecte en chef des expositions des Arts Décoratifs de Paris, dessine le plan du lotissement, s'inspirant du plan radioconcentrique en forme d'étoile (d'où le nom Stella, étoile en latin) de Cabourg et celui sinueux d'Arcachon[9]. Le projet est arrêté par la Première Guerre mondiale.

Afin de permettre l’aménagement de la station, les investisseurs mettent en place l’association syndicale libre des propriétaires de Stella-Plage[10].

La station est inaugurée en août 1923 par Edmond Labrasse en partenariat avec le revue Comoedia[11]. En 1925, Stella-Plage obtient le label station climatique, qui entraine la création du premier syndicat d’initiative en 1930[12]. Un première église est consacrée en 1928[13].

En 1934, la digue est inaugurée après un an de travaux et la colonie de vacances de Stella Plage ouvre financée par le comité d’entreprise de la société des transports en commun de la région parisienne[14]. En 1939, le lotissement possède environ 300 constructions.

Le mur de l'Atlantique à Stella-Plage.

La commune de Cucq va connaître des années difficiles pendant la Seconde Guerre mondiale ; presque toutes les villas sont détruites ou gravement endommagées. Seules, deux villas sont intactes à la fin du conflit.

En 1947, des prêtres polonais de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée achètent cinq hectares de sable et de dunes et fondent le centre Stella Maris pour offrir des vacances aux travailleurs polonais du bassin minier[15],[16].

Durant les trente glorieuses, la station se développe rapidement avec la construction de nombreuses villas, des campings, des centres de vacances, un centre nautique et des commerces.

Dans les années 60, Stella atteint les 500 habitants permanents et accueille environ 15000 vacanciers durant l'été[17].

Chaque saison, les estivants, propriétaires ou locataires affluent, surtout sur l'impulsion du syndicat d’initiative qui organise fêtes et manifestations diverses (courses cyclistes, jeux de plage, fête des fleurs).

Dans les années 1980, un grand ensemble immobilier le Sunny Beach est construit sur le front de mer.

Durant 70 ans le développement de la station est piloté par le syndicat des propriétaires, le commune prend à sa charge la police et l'école.

À la fin du XXe siècle, l'assemblée des 4000 copropriétaires de Stella-Plage vote sa dissolution et une résolution concédant à la ville toutes les parties communes, notamment les rues et la digue.

Galerie Photos[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Stella-Plage possède de nombreuses réalisations de villas inscrites au patrimoine architectural du ministère de la Culture, l'architecte le plus prolifique avant-guerre est Lucien Dufour à qui la commune a rendu hommage en donnant son nom à une avenue.

La station possède également une intéressante église constituée d'un dôme à pans et construite en 1958 sur un monticule au milieu des pins. Son acoustique remarquable permet d'y produire des concerts de qualité.

Constructions inscrites au patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, place Royale, architecte Andrezj Kulesza[18] ;
  • Maison dite Villa L'Alouette, 991 boulevard de Berck, architecte Lucien Dufour[19] ;
  • Maison dite Villa Notre Refuge, 1015 boulevard de Berck, architectes Marcelin et Joannon[20] ;
  • Maison dite Villa Les Musardises, 1215 boulevard de Berck, architectes Marcelin et Joannon[21] ;
  • Maison villa balnéaire, 1218 boulevard de Berck, architecte architectes Marcelin et Joannon[22] ;
  • Maison dite Villa La Marjolaine, 1372 boulevard de Berck, architecte Lucien Dufour[23] ;
  • Maison dite Villa La Chaumière, 1427 boulevard de Berck, architecte Lucien Dufour[24] ;
  • Maison dite Villa La Crémaillère, 673 boulevard Edmond-Labrasse, architecte Lucien Dufour[25] ;
  • Édifice commercial Stella Agence, 647 boulevard Edmond-Labrasse, architecte Lucien Dufour[26] ;
  • Maison dite Villa Sous-Bois, 758 boulevard Edmond-Labrasse, architecte Lucien Dufour[27] ;
  • Maison dite Villa La Nichette, 938 boulevard Edmond-Labrasse, maître d'œuvre inconnu[28] ;
  • Maison dite Villa Yvonne et Charlotte, 37 rue de L'Étoile, architecte Lucien Dufour[29] ;
  • Maison dite Villa Marcelle, 65 rue de L'Étoile, architecte Lucien Dufour[30].
  • Maison dite chalet, 91 square de la Liberté, maître d'œuvre inconnu[31] ;
  • Hôtel de voyageurs dit Hôtel de l'Étoile, actuellement maison, 103 square de la Liberté, maître d'œuvre inconnu[32] ;
  • Maison dite Villa Petit Poucet, 121 square de la Liberté, architecte Lucien Dufour[33] ;
  • Maison dite Villa Bois Lurette, 430 allée Madeleine, architecte Lucien Dufour[34] ;
  • Maison dite Villa Piquart, actuellement centre de vacances, 201 avenue de Nice, architectes Chevalier et Picard[35] ;
  • Maison dite Villa La Gartempe, 20 rue de Saint-Quentin, architecte Lucien Dufour[36] ;
  • Maison dite Villa Coin Fleuri, 84 avenue de la Victoire, maître d'œuvre inconnu[37] ;
  • Maison dite Villa Verte Feuille, 150 avenue de la Victoire, architecte Robert Hideux[38].

Autres constructions notables[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance rue Albert
  • Chapelle polonaise Stella-Maris rue du Baillarquet

Stella-Plage et le cinéma[modifier | modifier le code]

Des scènes de cinéma ont été tournées à Stella-Plage :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Stella-Plage Blason
D'argent à quatre burelles d'azur, à la champagne de sinople (alias d'azur) ; à une étoile d'or brochant au canton dextre du chef et rayonnant de six rais du même vers la pointe et vers le flanc senestre[43].
Détails
Armes parlantes évoquant la structure et le nom de la station balnéaire (étoile → stella).

Armes officieuses, d'usage avéré depuis les années 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Cucq et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le )
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Cucq et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le )
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Cucq et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le )
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Cucq et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le )
  5. « Les dunes de Mayville : écrin de nature entre les stations balnéaires de Stella-plage et du Touquet », sur https://eden62.fr (consulté le )
  6. « ZNIEFF 310013725 Dunes de Stella-Plage », sur https://inpn.mnhn.fr (consulté le )
  7. (en) Muriel Petit-Konczyk, « The creators of the North of France coastal forest from 1845 to 1885 », Social sciences history association,‎ (lire en ligne)
  8. Sophie Cueille, « Les stratégies des investisseurs : des bords de ville aux bords de mer », In Situ,‎ (lire en ligne)
  9. Bernard Toulier, « Les réseaux de la villégiature en France », In Situ,‎ (lire en ligne)
  10. « La Station de Stella Plage », sur https://caue62.org,
  11. Pierre Chapelle, « Une plage qui vient au monde, Stella Plage », sur Revue Comoedia,,
  12. Didier Le Marrec, « Santé ; Direction générale de la santé ; Sous-direction de la veille sanitaire ; Bureau thermalisme, climatisme, eaux minérales 1851-1983 (page 21) », sur https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr,
  13. « circuit historique », (consulté le )
  14. « L'auberge de jeunesse de "Stella Plage" », sur Le Populaire : journal-revue hebdomadaire de propagande (page 6),
  15. « Stella Maris, son iode, son dancing et sa mémoire polonaise »,
  16. « 60 ans du village de vacances Stella Maris (page 6 de Polonia de France) », 2009-2010
  17. A. DUBOIS, « Enquête sociologique sur S T E L L A - P L A G E par CUCQ ( INSTITUT D' ETUDES MEDICO-SOCIALES PSYCHO-PEDAGOGIQUES DE L'INADAPTATION) », entre 1962 et 1964
  18. Notice no IA62001276, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no IA62000489, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Notice no IA62000491, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no IA62000488, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no IA62000490, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IA62000492, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no IA62000494, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Notice no IA62000486, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Notice no IA62000485, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Notice no IA62000487, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Notice no IA62000497, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Notice no IA62000501, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Notice no IA62000502, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Notice no IA62000500, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Notice no IA62000498, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Notice no IA62000499, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Notice no IA62000481, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. Notice no IA62000484, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Notice no IA62000493, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Notice no IA62000496, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Notice no IA62000495, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. a et b « Films tournés à Stella-Plage » (consulté le ).
  40. Élizabeth Prouvost, « Stella-Plage », sur https://www.unifrance.org (consulté le )
  41. « Lieu de tournage du film Combien tu m'aimes », sur filmfrance.net (consulté le ).
  42. Shalimar Preuss, « Rendez-vous à Stella-Plage », sur https://www.unifrance.org/ (consulté le )
  43. « 62261 Stella-Plage – Cucq (Pas-de-Calais) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).